[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 39

septembre 6, 2014 dans La folle histoire de l’Univers (PODCAST)

Bonjour à tous, je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 39ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de comètes, d’accélérateurs de particules, de Thomas Pesquet et de superamas de galaxies…

LA MISE EN ORBITE DE ROSETTA AUTOUR DE CHURY
Mais commençons d’abord par l’évènement de ces dernières semaines avec la sonde Rosetta et la comète Churyumov-Gerasimenko… Et on en a eu, des surprises !! Tout a commencé mi-juillet avec une première image précise de la comète : elle a un double noyau !! J’ai l’impression que tout le monde a été absolument stupéfait de découvrir la forme de cette comète – et en même temps y a quand même de quoi ! Vous avez vu le machin ?? AH AH :D C’est fou !! L’Univers est quand même une petite chose merveilleuse et le plus beau dans l’affaire, c’est qu’il y ait des gens pour avoir su envoyer un engin qui nous a permis de faire la connaissance de ce gros caillou. C’est trop cool. C’est quand même TROP TROP cool.

Ah oui parce qu’on dirait pas comme ça, mais donc c’est un très très gros caillou, hein. Voici un schéma où on le compare à nos montagnes. Ou là, par rapport au centre ville de Los Angeles. Ou bien toujours à l’échelle par rapport à Paris. Un machin assez mastoc, donc, qu’on n’aimerait pas tellement prendre sur le coin du nez.

Bref ! Après avoir découvert qu’on imaginait un gros caillou bien rond pour finalement se retrouver avec un canard en plastique, il a fallu passer à l’étape suivante. C’était le 6 août, et elle était capitale puisque c’était la manœuvre qui devait mettre la sonde Rosetta en orbite à 100km autour de la comète.

Sachez que j’étais collée à mon écran ce matin-là et que j’avais mon petit cœur qui battait, et finalement – attention ça va être très rapide…

On a réussi !!! WOUHOUUUUH !!!

« Après dix ans, cinq mois et quatre jours de voyage, cinq passages à proximité du Soleil et 6,4 milliards de kilomètres parcourus, nous avons le plaisir d’annoncer que notre but est enfin atteint », a annoncé Jean-Jacques Dordain, le DG de l’agence spatiale européenne.
La com’ sur les réseaux sociaux était digne de l’événement, et par la suite, on a pu avoir des images toutes plus sublimes les unes que les autres…

Mais ce n’est pas du tout la fin de la mission, au contraire, c’est plutôt un autre début, et je vous propose d’écouter un conseiller scientifique de l’ESA nous expliquer pourquoi…

Vaste programme, très excitant donc, mais ce n’est pas tout ! Cette manœuvre enclenche également un autre événement historique à venir – oui parce que se mettre en orbite autour d’une comète A ÉTÉ un événement historique, hein, ça s’était jamais fait avant et les Allemands l’ont bien compris… j’espère qu’un jour on pigera ça en France aussi mais bon… c’est un autre sujet.

Donc ! Autre événement historique à venir, c’est évidemment l’atterrissage de Philae prévu pour le 11 novembre ! Et l’étape du 6 août était évidemment primordiale, et Eric Jurado, qui est responsable des opérations de navigation de Philae au CNES, explique très bien pourquoi…

Voilà ! Donc à l’heure où je vous parle, on est en là – Rosetta se trouve à moins de 50km de Chury (c’est son petit nom, pour les intimes) et 5 emplacements ont été préselectionnés en vue de l’atterrissage de Philae et l’emplacement choisi sera annoncé le 15 septembre. Et le choix ne sera pas facile puisqu’il devra à la fois avoir une surface pour atterrir dans de bonnes conditions, être assez ensoleillé pour que les batteries de l’atterrisseur puissent se recharger et permettre une communication régulière entre le sol et Rosetta qui tournera toujours autour.
Pas simple, pas simple, tout ça… Evidemment je vous tiendrai au courant, et en attendant, vous pouvez suivre les comptes Twitter officiels de Rosetta et de Philae pour avoir les infos en direct…

LE COUP DE PIED AU CUL DE BUZZ ALDRIN
En parlant de Twitter, justement, eh ben passons au tweet de la semaine, avec l’inénarrable Buzz Aldrin, le 2ème homme à avoir marché sur la Lune après Neil Armstrong, qui a 84 ans et qui a toujours une pêche d’enfer – et c’est aussi un champion de la com, du marketing et du personal branding. La preuve donc avec ce tweet où il nous informe qu’on peut enfin se procurer son t-shirt où l’on peut lire « Get your ass to Mars ». Pour les non-anglophones, ça peut se traduire assez vilainement par : « Envoie donc ton petit cul sur Mars ».
Voilà. Buzz Aldrin, mesdames messieurs !

THOMAS PESQUET, UN BEAU GOSSE SUR MARS ?
Et justement… La vie est bien faite, quand même, puisque ça m’amène directement à la personnalité de la semaine qui compte bien mettre ça en pratique, puisqu’il s’agit de Thomas Pesquet !
Thomas Pesquet n’est pas seulement très très beau et très très brillant, il est aussi astronaute et surtout il sera le dixième Français dans l’espace puisqu’il a été sélectionné pour une mission de longue durée dans la Station Spatiale Internationale de décembre 2016 à mai 2017. Et je réserve dès à présent une place à Baïkonour pour le voir décoller.
Mais en attendant, Thomas s’entraîne dur, et puis surtout, son but ultime est donc de mouvoir son musclé fessier jusque sur la planète rouge, et il en parle avec tout plein d’étoiles dans les yeux dans cette interview…

C’est vraiment super touchant, on le sent vraiment sautiller, dans sa tête, genre CHBOUING CHBOUING je veux aller sur Mars !! BOUING j’ai trop hâte j’ai trop hâte, je veux y aller !! wouhouhhh !!
Hein ? Oui je parle bien de Thomas Pesquet, oui – ne croyez pas une seule seconde que je pourrais éventuellement m’identifier à ce… hein ? projet un peu dingue de fouler le sol d’un autre monde… Bon !
Si vous voulez encore voir et entendre Thomas Pesquet d’ailleurs, je vous conseille vivement le talk TEDx qu’il a donné à TEDxPARIS 2012 – allez, je vous en mets un petit bout parce que je suis sympa…

Voilà ! Héhé, si vous voulez connaître la suite, faudra aller sur mon blog, puisqu’évidemment j’embedderai cette vidéo dans le billet dédié à ce podcast…

COSMOLOGIQUEMENT VÔTRE
En parlant de trucs 2.0, j’en profite pour passer au bidule connecté et vous présenter le super blog de Cécile Renault, qui est astrophysicienne et qui a notamment beaucoup travaillé sur la mission Planck et donc le fond diffus cosmologique, et qui fait vraiment des chouettes billets sur plein de trucs différents, mais toujours divisé en deux thématiques : sur la planète Terre et dans l’espace. Voilà, donc Planck, Rosetta, la découverte controversée des ondes gravitationnelles par Bicep2… Un très joli billet sur Kandinskiy, aussi, qui mêle art et science…
Bref, un blog qui vaut le détour ! Et qui s’appelle « Cosmologiquement vôtre »…

17 ÉQUATIONS QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
Et puisqu’on est dans la culture, je voudrais vraiment vous conseiller un livre qui s’appelle « 17 équations qui ont changé le monde ». Moi qui voudrais un jour comprendre le langage des mathématiques, ce bouquin est fabuleux !! Le concept est ultra simple : l’auteur choisit une équation, il te décrit chaque des termes dans un schéma, il te résume ce que ça dit, pourquoi c’est important et à quoi ça nous a conduit, et ensuite il te l’explique, il te la décrypte, il te raconte son histoire et à quoi elle sert pendant 20 ou 30 pages. C’est brillantissime. Et ces trucs ont VRAIMENT changé la face du monde. Un truc de dingue.
Bon alors, faut des fois s’accrocher un peu quand t’as niveau collège en maths comme moi tellement t’as tout oublié, mais c’est fabuleusement bon de comprendre et de ressentir tous les horizons qui s’ouvrent grâce à quelques signes mathématiques regroupés dans des formules trouvées par des génies. Voilà.
C’est chez Robert Laffont et ça coûte 22 euros.

TERRE, SYSTÈME SOLAIRE, VOIE LACTÉE, AMAS DE LA VIERGE, SUPERAMAS LANIAKEA
L’info de la semaine a son importance puisqu’elle fait la une de la revue Nature ! Rien que ça… Figurez-vous qu’on vient de nous découvrir une place encore plus précise dans l’Univers. Oubliez l’amas de la Vierge, on se trouve en fait dans un superamas baptisé Laniakea.
C’est une équipe franco-israelo-américaine qui a fait cette découverte et je vous propose de regarder quelques images explicatives, commentées par Hélène Courtois, une des auteures de cette publication…

Laniakea Supercluster – version française from Daniel Pomarède on Vimeo.

Voilà qui donne encore plus le vertige…

CHEZ MA COPINE ALICE
Ce qui donne le vertige, aussi, ce sont les engins du CERN, que j’ai enfin pu approcher de près… J’ai pu encore passer un week-end dans ce merveilleux endroit où les routes s’appellent Einstein et Schrödinger, où le web a été inventé et où il y a un refuge pour des souris informatiques…
Mais surtout il y a des accélérateurs de particules, j’ai pu en approcher quelques-uns de près, toucher les milliards de câbles, et donc avoir le vertige à 100 mètres sous terre en pensant qu’un engin pareil fait faire à des particules 11 200 fois le tour de 27 km en 1 seule seconde…

C’est comme Laniakea, ça dépasse un peu l’entendement humain, mais le plus beau dans tout ça, c’est qu’on peut le visiter.
Et j’y suis donc retournée il y a 15 jours à l’occasion d’un épisode de Podcastscience en direct du CERN et en public, c’était vraiment top et je vous conseille évidemment d’aller l’écouter.
Et je tiens à remercier chaleureusement mon ami Aurélien, qui travaille au CERN et grâce à qui j’ai passé des week-ends dont je me souviendrai jusqu’à la fin de mes jours dans un endroit qui rassemble certaines des plus grandes prouesses humaines. Voilà. Merci Aurélien, du fond du cœur.

24 SEPTEMBRE
Et terminons par la date qui concerne également le CERN ! Il s’agit du 24 septembre et c’est le jour de leur deuxième TEDx, avec comme l’année dernière un programme assez hallucinant qui sera présenté par Brian Cox, le physicien superstar de la BBC qui travaille justement sur l’expérience ATLAS du LHC.
Ça promet d’être grandiose, alors réservez vite vos places si ça vous donne une occasion d’aller visiter les lieux, parce que c’est un événement très couru.
Moi je pourrai pas y aller parce que le 24 septembre, j’ai Exoconférence ! C’est quasi la même chose, vous allez me dire, un gars tout seul sur scène qui raconte des trucs à base de sciences – je suis sûre que ce sera tout aussi réjouissant même si c’est pas vraiment le même délire. Quoique… Faut voir.

Et c’est la fin du 39ème épisode de ce podcast, un grand merci à vous de l’avoir suivi – n’hésitez pas à mettre des étoiles et un petit message sur iTunes pour me prouver qu’il y a des cœurs humains derrière ces chiffres glaciaux de téléchargements, n’hésitez pas non plus à partager la vidéo Youtube autant que vous voudrez. Vous pouvez me suivre sur Twitter, sur Facebook, et nouveauté de la rentrée ! Je suis toujours sur France Inter et vous pouvez désormais me retrouver tous les jours du lundi au jeudi dans « La tête au carré », le magazine scientifique de Mathieu Vidard, pendant les 10 dernières minutes de l’émission où je co-anime avec lui un quiz scientifique qui permet d’apprendre plein de choses en s’amusant et où on peut gagner des cadeaux… N’hésitez pas à vous inscrire, je vous appellerai peut-être pour participer…

Et pour finir cet épisode en images, je vous voudrais rendre hommage à Robin Williams dont la disparition m’a beaucoup émue, comme pas mal de gens de ma génération – il ne s’agit pas d’un extrait de l’Homme Bicentenaire, qui restera pour moi la meilleure adaptation d’Isaac Asimov au cinéma, mais de sa participation au réveil de l’équipage de la navette Discovery en 1988 – j’avais 5 ans…

Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[SPATIAL] Vivez l’amarrage de l’ATV en direct !

août 11, 2014 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale

[Avec AFP]
Un cargo spatial européen ATV, cinquième et dernier de la série conçue pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), doit s’amarrer automatiquement à la Station mardi après-midi, un événement qui sera retransmis en direct et en multi-caméras par l’agence spatiale française.

Dès 14h45 heure de Paris (12h45 GMT), le site du CNES commencera à diffuser, avec cinq angles de vue différents, les manoeuvres d’approche de l’ATV-5, à 400 km au-dessus de la Terre. Une séquence automatisée mais supervisée depuis le centre de contrôle de l’agence spatiale française, situé à Toulouse.

« Le flux vidéo principal diffusera une émission commentée d’une heure autour de l’amarrage », mais il sera aussi possible de suivre les opérations directement depuis l’ISS grâce à deux caméras embarquées, l’une russe et l’autre américaine, placées à l’extérieur de la station, précise le CNES dans un communiqué.

Une autre caméra plongera le spectateur au coeur des opérations du centre de contrôle de l’ATV à Toulouse, tandis qu’un dernier flux vidéo montrera, en temps réel et en images de synthèse, la progression de l’ATV vers la Station spatiale, jusqu’à son amarrage prévu pour 15h30 heure de Paris.

Baptisé Georges Lemaître en hommage au physicien belge père de la théorie du Big Bang, l’ATV-5, d’une masse au décollage de 20,3 tonnes, a été lancé dans la nuit du 29 au 30 juillet depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5.

Depuis lors, le cargo a effectué une série de manoeuvres pour rejoindre l’ISS, passant sous la station, puis au-dessus, pour finalement se laisser lentement dériver et venir se placer à son point d’attente, à 5 km en arrière, depuis lequel il entamera son approche finale mardi.

C’est Alexander Gerst, astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui supervisera le déchargement des quelque 6,6 tonnes de fret (un record) destinés aux six occupants de l’ISS : près de 850 litres d’eau potable, trois tonnes de carburant, et plus de 2,6 tonnes de denrées alimentaires, vêtements et équipements pour la recherche.

Teaser Amarrage #ATV5 from CNES on Vimeo.

A la fin de sa mission, début 2015, le vaisseau de dix mètres de long sera rempli des déchets non dangereux produits à bord de la Station. Il se détachera de l’ISS et plongera vers l’atmosphère terrestre où il se consumera avec sa cargaison, comme l’ont fait ses quatre prédécesseurs, Jules Verne (2008), Johannes Kepler (2011), Edoardo Amaldi (2012) et Albert Einstein (2013).

Le chant du cygne du dernier ATV sera filmé pour la première fois de l’intérieur, grâce à une caméra embarquée spécialement conçue pour transmettre les images des toutes dernières secondes du cargo avant de brûler avec lui.

Avec la fin des ATV, l’ISS sera ravitaillée par des vaisseaux russes Progress et des cargos opérés par des firmes privées américaines sous contrat avec la Nasa, SpaceX (Dragon) et Orbital Sciences (Cygnus).

Pour en savoir plus : l’astronaute Jean-François Clervoy parle de l’ATV sur Futura-Sciences.

Et l’encouragement d’Alexandre Astier !

 

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 38

juillet 25, 2014 dans La folle histoire de l’Univers (PODCAST)

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 38ème épisode de ce podcast où je vais vous parler d’exoplanètes, de musique cosmique, du big bang et de la Terre vue de l’espace…

Florent Marchet – « Bambi Galaxy »
Une fois n’est pas coutume, commençons en musique. Je voudrais vous signaler la sortie du dernier album de Florent Marchet, dont vous écoutez le titre d’ouverture, que j’écoute en boucle depuis des semaines, sur les images du clip d’un autre morceau.

Comme vous pouvez le constater, c’est un album qui nous emmène très loin dans l’espace et dans le temps, il s’appelle « Bambi Galaxy » et c’est une sorte de recueil de nouvelles de science-fiction musical. C’est très étonnant. Il nous raconte plein d’histoires – je trouve d’ailleurs les textes plus réussis que les musiques mais c’est tout à fait personnel, y a tout un univers qui nous emporte… Ça s’écoute presque comme un podcast, en fait.
Et puis on le sent vraiment impliqué, il doit s’intéresser à l’exploration spatiale et au futur depuis des années, le futur de la planète et de l’humanité semble l’inquiéter, enfin… Y a vraiment tout un tas de réflexions derrière. On sent qu’il a ça en lui depuis un brave moment, et ça m’a touchée. Voilà. « Bambi Galaxy », donc, chez votre disquaire et sur toutes les bonnes plateformes de téléchargement légal.

L’exoplanète Gliese 581c et ses soeurs… ou pas
Voyageons également dans l’espace et dans le temps avec la date de l’épisode : il y a 7 ans, le 4 avril 2007, a été découverte l’exoplanète Gliese 581c autour de l’étoile Gliese 581 qui se situe à 20,5 années-lumière de notre bonne vieille Terre. Elle a d’ailleurs été découverte par une équipe d’astronomes européennes dirigée par Michel Mayor, qui est le co-auteur de la découverte de la toute première exoplanète en 1995.

Et pour l’anecdote, Gliese 581c est nommée dans le film « Battleship » sorti en 2012 avec Liam Neeson puisque c’est là d’où viennent les méchants extraterrestres. Je vous le conseille, c’est complètement barré, on a bien rigolé, avec mon ami Pascal Mabille – et il a été nominé 7 fois au Razzie Awards, preuve que c’est du bon gros film pop-corn qui tache, avec seulement une récompense pour Rihanna quand même pour la pire actrice dans un second rôle. Ah ben voilà ! J’ai envie de le revoir, maintenant !

Bon, mais revenons à Gliese 581c. Si je vous en parle, c’est pas pour Battleship, c’est parce qu’il se trouve que récemment, deux des planètes du même système solaire, Gliese 581d et Gliese 581g, semblent n’avoir en fait jamais existé. Après des nouvelles analyses, des astronomes américains ont expliqué que les signaux reçus pouvaient en fait correspondre à des variations du spectre lumineux de l’étoile Gliese 581 dues à son activité interne.

Alors, qu’en est-il vraiment ?… Futura Sciences a interrogé Xavier Delfosse, qui fait partie de l’équipe qui a découvert les deux planètes en question.
Il faudra donc attendre de nouvelles analyses, et en attendant, comme dirait Etienne Klein : « Il faut se hâter de ne pas conclure… »
Et d’ailleurs Xavier Delfosse avait été interrogé sur son métier d’astronome et en quoi ça consistait au quotidien. Je vous laisse découvrir sa réponse…

Et puisque c’est grâce à la série COSMOS version Carl Sagan qu’il est devenu astronome, j’en profite pour vous signaler que COSMOS version Neil deGrasse Tyson, que j’ai enfin pu voir et qui est un chef d’œuvre et qu’on devrait diffuser dans les écoles du monde entier, a 12 nominations aux Emmy Awards, qui sont les Oscars de la télévision. J’espère bien qu’il aura les 12 parce que largement mérité.

Carnet rose cosmique : une nouvelle lune pour Saturne ?
Du côté des infos, restons du côté des astres que l’on découvre, mais plus proche de nous, cette fois, avec cette nouvelle étonnant : une lune de Saturne est en train de naître sous nos yeux dans ses anneaux !
C’est bien sûr la sonde Cassini qui a pu nous montrer ça, la NASA a annoncé la nouvelle le 14 avril dernier même si la photo date du 15 avril 2013 – il faut toujours du temps pour obtenir des données plus précises et confirmer une découverte, parce que rappelez-vous, dans le domaine des sciences… « Il faut se hâter de ne pas conclure… »

Ce qu’on voit sur l’image est une perturbation qui fait environ 1200 km de long sur 10 de large et elle serait donc provoquée par un embryon de lune qui fait pour l’instant 1 km de diamètre. C’est rien du tout mais le chercheur qui l’a trouvée a tenu à lui donner un nom, Peggy, parce que c’est le prénom de sa belle-mère qui fêtait ses 80 ans au moment où il a fait la découverte. C’est choupinou, hein ?

Bon en tout cas on ne sait pas trop ce qui va advenir de ce petit corps cosmique. Soit son développement va s’arrêter très vite, soit il va se désagréger, soit il va continuer à se développer pour ensuite quitter les anneaux et devenir un satellite à part entière. Quelle que soit l’issue, c’est de toute façon une aubaine pour les scientifiques qui ont plusieurs théories pour expliquer la formation des lunes de Saturne à partir de ses anneaux et qui ne savent pas encore quelle est la bonne. La petite Peggy pourrait donc apporter des éléments de réponse et permettre d’affiner les scénarios… À suivre, donc !

Le câlin d’astronautes américain, russe et allemand en pleine crise ukrainienne
Maintenant, une image. Et une image qui vaut tous les mots de l’Histoire de l’humanité. Elle date de fin mai dernier lors de la conférence de presse qui a précédé l’envol de 3 astronautes vers l’ISS, qui s’y trouvent toujours à l’heure où je vous parle.

Pour vous situer le contexte, c’était le tout début de la crise en Ukraine qui a refroidi considérablement les relations entre les Etats-Unis et la Russie, notamment. C’est ballot quand on sait que dans le domaine du spatial, ils travaillent ensemble depuis des décennies, et plus que ça : ils ont besoin l’un de l’autre depuis l’arrêt des navettes spatiales américaines. Les Etats-Unis ne peuvent pas envoyer d’astronautes dans l’espace, ils sont donc dépendants des Russes pour l’iSS – et d’un autre côté, la Russie a besoin de l’argent des Américains – 70 millions de dollars par siège pour l’ISS, par exemple – pour faire tourner leur agence spatiale. Bref…

Et avec la crise de l’Ukraine, la NASA a demandé à ce que plus aucun de leur employé n’ait de contact avec les Russes – même par mail, visioconférence et tout ça – sauf en ce qui concerne l’iSS. Mais ambiance… Et du côté russe, le gouvernement a fait savoir que s’ils continuaient comme ça, ils n’auraient qu’à envoyer leurs astronautes dans l’espace avec un trampoline.
Très, très tendu, tout ça, donc… Et justement, l’équipe en partance pour la station était composée justement d’un Russe, d’un Allemand, et d’un Américain.

Et un journaliste demande quelles implications la crise ukrainienne a au sein de leur équipe. Et voici leur réponse.

Voilà. J’aimerais bien m’arrêter là et passer à la suite tellement ça se passe de tout commentaire, mais putain, cette image devrait devenir le symbole de ce qui passe dans le domaine du spatial : des gens qui s’estiment, des gens qui se respectent – et qui certainement s’apprécient beaucoup, des gens qui travaillent ensemble et qui arrivent à dépasser les tensions géopolitiques dues à leur nationalités respectives, des gens qui sont juste des êtres humains et C’EST TOUT, et qui ne font aucune concession là-dessus. DES ÊTRES HUMAINS, des TERRIENS, des habitants d’une seule et même planète, d’une seule et même maison. Et C’EST TOUT.

Et de nombreux astronautes répètent à l’envi que dans le futur, quand ce sera techniquement possible, chaque habitant de la planète puisse faire un vol pour aller contempler la Terre de là-haut et faire prendre conscience d’abord que la Terre est un vaisseau spatial perdu dans l’immensité de l’espace et que c’est notre unique et seule oasis, et donc qu’on doit la préserver ; et ensuite pour faire prendre conscience qu’on est tous des habitants d’une même maison – et qu’il n’est d’ailleurs pas utile de monter très haut pour que les frontières disparaissent.
Et peut-être que ça, ça changerait le monde.

En tout cas, cette image me fait pleurer à chaque fois et elle illustre parfaitement bien une des principales raisons pour lesquelles j’aime autant le spatial et les sciences qui l’accompagnent.

Selfies de l’espace
Et pour rester dans le cœur du sujet, voici la rubrique des tweets… Et celui-là est un selfie de l’astronaute Rick Mastracchio posté le 23 avril dernier, où on voit nettement un sourire séparé de l’espace par seulement la fine cloison de son casque, sur fond de Terre…

Et quelques mois plus tard, Buzz Aldrin qui postait, selon lui, le premier selfie spatial de l’histoire en 1966, et on le voit également sur fond de Terre, qui semble n’avoir pas pris une ride en 48 ans… Ce qui est logique à l’échelle de l’âge de la Terre, mais en 48 ans, des continents de plastique sont apparus, des glaciers ont disparu, des côtes ont reculé, l’atmosphère a changé… et rien n’est fait pour ralentir tout ça et éviter une catastrophe.

 

Et c’est un problème, hein ! Parce que vous voyez, ça ? C’était en juillet dernier. On est toujours, tous, vivant ou ayant vécu, ici. Sur le même vaisseau. Dans l’immensité de l’Univers. Sans solution de repli.

La Terre et la Lune vue depuis Saturne en juillet 2013

La Terre en direct et en HD
Et puisqu’on en parle… Certes nous ne pouvons pas encore aller faire un petit tour en apesanteur pour aller voir la Terre de là-haut, mais grâce à des caméras situées sur l’ISS, on peut quand même la voir en temps réel et en HD sur ce site internet. Et je crois que c’est le truc le plus magique de ces 20 dernières années.
Bon, quand j’ai pris la capture d’écran du site, elle était du côté nuit de la Terre, donc pas de retransmission, ce qu’on voit est juste le reflet du soleil dans l’objectif de la caméra, visiblement. Mais juste en dessous de la vidéo, il y a une carte où on peut savoir où elle se trouve exactement – en cas de nuages, c’est impossible de savoir, sinon.

Et donc on peut voir la Terre en direct. Là par exemple, l’ISS commence à passer côté jour… un peu plus tard, là voici au-dessus de l’Espagne et du Portugal… la Méditerranée… et puis en plein cœur de l’Afrique… et là, elle va arriver au dessus de Madagascar et on commence à voir les côtes africaines se découper sur l’Océan Indien…
C’est planant, c’est fascinant, c’est hypnotisant, c’est grisant, c’est magique… C’est notre planète, en temps réel. Ça peut être très romantique à regarder, aussi, hein ! Pensez-y si vous n’avez pas de coucher de soleil sous la main et que vous voulez prendre votre temps avec votre nouveau ou nouvelle dulcinée… Parce que parfois, c’est vrai que « il faut se hâter de ne pas conclure ».

Les ondes gravitationnelles du big bang… ou pas ?
Trêve de plaisanterie, revenons aux choses sérieuses… Très sérieuses, même, puisque c’est un événement qui a fait l’effet d’un big bang dans tous les sens du terme : il y a quelques semaines, une équipe de chercheurs américains a annoncé avoir détecté directement des ondes gravitationnelles, ce qui est une grande première déjà, et qui en plus proviendraient du big bang ! Ce qui confirmerait la théorie… Mais d’abord, qu’est-ce qu’une onde gravitationnelle ? Je laisse le soin de répondre à Jean-Pierre Luminet, l’astrophysicien-blogueur dont je vous avais parlé à l’épisode précédent…

Voilà, donc vous imaginez bien que si une détection indirecte des ondes gravitationnelles venues d’un pulsar a débouché sur un prix Nobel, il en sera sûrement de même une détection directe venue du big bang…
Voici l’image des chercheurs américains. Là encore, je ne vais pas reformuler de peur de dire des bêtises et je vais citer un des chercheurs interrogé par Le Figaro.

Et les petits traits que l’on voit sur l’image, c’est ce qui représente la polarisation, si j’ai bien compris.
Mais voilà, comme toujours en sciences… « il faut se hâter de ne pas conclure ».

Et comme de nombreux scientifiques sont sceptiques, il se pourrait que cette annonce fracassante ait été faite un peu trop tôt par une équipe un peu trop zélée : peut-être ces chercheurs se sont-ils trompés sur l’interprétation de ces données… Du coup il va falloir attendre l’automne et les résultats du satellite européen Planck qui a observé la même portion du ciel, pour confirmer ou infirmer ces résultats…

Virginie Spies, auteur de « Mars Océan »
En attendant des nouvelles fraîches du big bang, faisons connaissance avec la personnalité de la semaine… Elle s’appelle Virginie Spies, elle est sémiologue et maître de conférences à l’université d’Avignon, spécialiste de la télévision – elle en a écrit deux livres – et elle s’intéresse notamment aux programmes populaires. En parallèle, elle est aussi auteure de pièces de théâtre. Et si je vous en parle aujourd’hui, c’est parce qu’elle a regroupé toutes ses compétences dans un projet de fiction en ligne qui s’appelle Mars Ocean – c’est un court roman de science fiction qu’elle a publié chapitre par chapitre sur Internet et que j’ai beaucoup aimé. (Retrouvez l’interview de Virginie Spies sur ce projet ici.)

Le pitch est le suivant : Mars Ocean – L’Univers n’a pas été totalement exploré, la télévision non plus. Qui n’a pas eu envie de changer de vie pour repartir à zéro ? Quand l’opportunité de partir sur Mars s’est offerte à Louise et Cyrius, ils ont tenté leur chance. Mais est-il possible de tout quitter lorsqu’on est filmé 24h sur 24 ? Lorsqu’on est contraint de vivre entouré de personnes qui comme vous ont tout quitté ? Et que faire quand l’une des participantes disparaît ?
Evidemment, elle s’est inspirée du projet Mars One mais s’en dégage librement, et l’intrigue est sympathique, de vraies questions sont posées et c’est très agréable à lire – d’autant plus que c’est très court pour ceux d’entre vous qui seraient allergiques aux pavés.
Le texte intégral est toujours disponible sur le site dédié, que je mettrai en lien sur mon blog bien entendu, et il est disponible en version Kindle pour la plage sur Amazon pour la modique somme de 1 euro 49.

Et c’est ainsi que je me hâte de conclure le 38ème épisode de « La folle histoire de l’Univers », un immense merci à tous ceux qui ont mis des étoiles à ce podcast sur iTunes et à tous ceux qui m’ont laissé un petit mot gentil – ça fait vraiment chaud au cœur et n’hésitez pas si vous ne l’avez pas encore fait, c’est toujours un plaisir de vous lire et de voir que vous existez autrement que derrière des chiffres de téléchargements ; je vous rappelle que tous les liens, vidéos, images sont mises en ligne sur mon blog ; et vous pouvez également liker la page du blog sur Facebook.
Et surtout, un énorme merci à tous ceux qui partagent ce podcast sur les réseaux sociaux et qui le font tourner – n’hésitez pas, c’est gratuit, c’est pour vous, c’est pour tout le monde.

Et je vous laisse en images avec les 5 premières minutes de mon talk TEDx sur la scène de Bobino à Paris le 12 juin dernière – l’intégralité de la vidéo se trouve bien sûr sur mon blog si vous voulez voir la suite…
Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire et passez un bel été sous les étoiles !

[ITW] Virginie Spies : « Chère Mars, tu as quelque chose de sexy car tu es mystérieuse »

juillet 25, 2014 dans Interviews, Mars

Salut Terrien(ne)s ! C’est la planète Mars. Récemment, l’une d’entre vous a publié un roman en ligne chapitre par chapitre qui s’appelle « Mars Océan« . On me l’a raconté, j’ai kiffé, j’ai voulu en savoir plus.

Qui es-tu, Virginie ?
Je suis une terrienne, Maître de conférences à l’Université d’Avignon et sémiologue, spécialiste de la télévision et je travaille aussi sur les liens entre télévision et réseaux sociaux. J’ai écrit deux livres scientifiques sur la télévision. Ce qui m’intéresse, dans mon métier, c’est d’analyser pourquoi les programmes populaires plaisent. J’essaye de comprendre et décoder les pratiques et le succès des émissions. Je suis aussi auteur et metteur en scène de théâtre, j’ai écrit une trilogie sur la télévision et la célébrité, et mes pièces ont été jouées à Avignon entre 2011 et 2013.

Peux-tu nous présenter le projet de Mars Ocean ?
Avec plaisir ! Quand j’ai entendu parler du projet Mars One, au printemps 2013, j’ai trouvé ce projet fou pour deux raisons : d’abord on allait pouvoir partir sur Mars mais sans possibilité de retour sur Terre et ensuite, l’expérience serait filmée « à la manière » d’une émission de télé-réalité. Ce sont ces deux choses qui m’ont vraiment interpellée. La télé-réalité parce que c’est l’un de mes objets de recherche, et le non-retour parce que la question de la disparition me taraude depuis longtemps.
D’ailleurs, ma dernière pièce « L’île aux célébrités » est l’histoire de célébrités qui se retrouvent sur une île après avoir fait croire au monde entier qu’elles étaient mortes. Cette histoire se base sur la « rumeur de survie » qui raconte qu’Elvis ou encore Marylin ne seraient pas morts mais qu’ils couleraient des jours heureux sur une île.

Ce qui m’intéresse, avec le projet Mars One, c’est que des personnes vont accepter en quelque sorte de disparaître, tout en devenant des célébrités mondiales. Pour moi, c’est le degré ultime de notre société du spectacle. Enfin, je travaille depuis quelques années sur la question du bonheur. J’imagine que les personnes qui veulent partir sur Mars partiront certes à la conquête d’une nouvelle planète, mais ce sera d’abord une quête d’eux-mêmes : ils cherchent quelque chose de l’ordre du bonheur ultime, ce serait la réalisation d’une vie.

Avec le projet Mars One, j’avais donc tous les ingrédients pour un roman qui toucherait à tout ce qui m’intéresse. Le sujet est devenu comme une évidence.

Pourquoi n’avoir pas utilisé le vrai projet Mars One, alors ?
Parce que je préfère utiliser un bout du réel que le réel dans sa totalité pour partir dans la fiction. Ce qui m’intéresse dans Mars One, c’est son projet de départ et comment, à partir de cela, je peux emmener le lecteur quelque part. En tant qu’auteur, le projet Mars One est un point de départ, c’est lui qui m’a donné l’idée du roman.

Par ailleurs, je n’avais pas envie d’être « attaquable » par les concepteurs du projet lui-même, je ne voulais pas leur faire du tort, ni peiner ceux qui ne veulent pas que l’histoire de Mars One se déroule comme je l’ai imaginé, en tant qu’auteur de fiction ;-)

Le spatial utilise beaucoup Internet pour être relayé : les comptes Twitter des sondes et robots qui partagent des infos et des photos venues de loin (de chez moi particulièrement :p), la vie des astronautes 24h/24 dans l’iSS, la Terre filmée en direct et en HD, la retransmission des lancements de fusée, les astronautes qui tweetent et qui bloguent, des Hangout avec l’ISS… Es-tu sûre que l’avenir de la communication de l’exploration spatiale, dont la mienne, soit à la télévision ?
Oui et non. Je m’explique : D’une part, ce que je constate dans mes recherches, c’est que l’univers médiatique n’est plus cloisonné. Nous sommes dans un univers transmédia : il n’y a plus la télé d’un côté, la radio de l’autre, puis Internet quelque part, la presse écrite ailleurs, etc. Les médias sont connectés les uns aux autres, le téléspectateur regarde la télé partout, tout comme le lecteur utilise plusieurs supports.

D’autre part, si en effet le spatial utilise beaucoup Internet, ce qui compte encore et qui comptera pendant de nombreuses années, c’est la télévision car elle génère de forts revenus et qu’elle est capable de rassembler un large public au même moment. Elle s’appuie beaucoup sur le web mais, à l’inverse de certains analystes, je pense que la télévision n’est pas morte. Elle se sert du web pour étendre son pouvoir et les réseaux sociaux lui ont même donné une nouvelle jeunesse. Et puis, aucun média n’a jamais tué l’autre. Par exemple, quand la télé est arrivée, le cinéma a cru qu’il allait en mourir. Aujourd’hui, c’est la télé qui finance en grande partie le cinéma !

Donc je suis désolée, chère Mars, mais ton avenir passe en partie par la télévision ;-)

Dans quelle mesure t’es-tu inspirée (ou pas !) des émissions de télé-réalité existantes dans Mars Ocean, notamment pour traiter l’enfermement et le côté psychologique d’une telle aventure ?
Je me suis vraiment inspirée des émissions de télé-réalité existantes. Je suis allée puiser dans mes connaissances et mes analyses de ce genre télévisuel. D’ailleurs, l’un des héros de Mars Ocean dit que cette forme de télé-réalité est une expérience ultime, qui rassemble à peu près tous les traits de cette télévision si populaire.

As-tu entendu parler de l’expérience Mars500 ?
Oui, mais je ne m’en suis pas inspiré pour écrire. Une fois que les personnages et la situation étaient posés, l’histoire s’est déroulée presque d’elle-même. C’est ce que j’aime dans l’écriture de la fiction !

Pourquoi une séparation physique entre les scientifiques et les autres, alors qu’ici, les Humains auront sans doute besoin d’être tous en relation les uns avec les autres ?
J’ai voulu qu’ils soient dans deux lieux différents pour l’intrigue, et aussi parce que, même si ce n’est pas comme cela que c’est envisagé pour l’instant par Mars One, il est possible que cela se passe comme ça si on veut créer du buzz avec des personnages « intéressants » en terme de télé-réalité. Après, cela pose en effet des problèmes, je les développe d’ailleurs dans le roman mais je n’ose pas en dire plus ici pour les personnes qui n’auraient pas encore découvert l’histoire ;-)

En tant que sémiologue, que penses-tu de la recrudescence de la présence d’astronautes en ce moment, notamment dans les publicités et au cinéma, alors qu’aucun être humain n’a posé le pied sur la Lune depuis 1972 ? Tu crois que c’est grâce à moi, ou en tout cas à l’espoir de venir m’explorer dans pas longtemps ? :p
Je crois que ce succès est dû en partie à l’espoir d’un monde meilleur, d’un ailleurs ou d’autres choses seraient possible. Depuis que je suis née, je n’ai entendu parler que de la crise. Or nous avons tous besoin de rêver, d’imaginer qu’ailleurs, il existe quelque chose de mieux. Et puis bien sûr, c’est certainement un peu grâce à toi chère Mars, tu as quelque chose de sexy car tu es mystérieuse. Tu as vu toute la littérature sur toi ? L’imaginaire du « martien », c’est pas rien tout de même !

Oui mais c’est aussi beaucoup de n’importe quoi… Est-ce que tu aimerais venir me voir, d’ailleurs ?
Je n’imagine pas aller sur Mars un jour, je vais déjà essayer de bien voyager sur Terre. Pour l’instant, je préfère imaginer ce qui pourrait se passer sur Mars et j’espère regarder l’émission lorsqu’elle se réalisera « en vrai ». A ce moment, crois-moi, je serai ta plus fidèle téléspectatrice !

Mars One vient d’annoncer qu’ils ont signé un contrat d’exclusivité avec Darlow Smithson Production pour la retransmission télévisée de la sélection des futurs marsonautes (dans un premier temps). Etant donné leurs productions, ils ont l’air très sérieux et spécialisés dans les sciences, l’environnement et les technologies. Mais c’est aussi une filiale du groupe Endemol dont j’ai de mauvais écho. Ton avis sur ce partenariat ?…
Pour tout te dire, cela ne m’étonne pas. Que faut-il pour que Mars One se réalise ? De l’argent. Donc des futurs annonceurs. Pour avoir des annonceurs, il faut une émission qui cartonne, et qui a été le précurseur de la télé-réalité ? Endemol bien sûr. Il va donc falloir inventer un programme qui fonctionne en terme d’audience, et pour une saison qui ne se terminera jamais. C’est complètement fou, c’est ça, dans le fond, le sujet de mon roman. Je pense que tout cela peut arriver car l’imagination des êtres humains n’a pas de limites, et franchement, cela peut être dangereux car le projet Mars One, c’est tout de même autre chose que de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola.

Y a-t-il une actualité pour le projet Mars Ocean ?
Le roman a démarré sur un blog, que je continue d’animer, et maintenant il est disponible sur Amazon en téléchargement. Et pour tout te dire, je suis à la recherche d’un éditeur, car je n’ai pas envie d’arrêter là. Si ça marche, je t’en envoie un exemplaire ?

Oh oui ! Ça me fera de la (re)lecture en attendant les premiers êtres humains, merci Virginie ! :D

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juillet 17, 2014 dans Pendant ce temps-là, dans l'Univers, Projet Voie Lactée

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