[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 41

septembre 20, 2014 dans La folle histoire de l’Univers (PODCAST)

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 41ème épisode de ce podcast où je vais vous parler du système solaire, d’intrication quantique, de voyage dans l’espace et de fête de la science…

VOLS SPATIAUX HABITÉS : SPACEX ET BOEING CHOISIS PAR LA NASA
Et commençons par le tweet de la semaine qui date du 16 septembre et qui est celui d’Elon Musk. Le fondateur et dirigeant de la société SpaceX se dit profondément honoré et reconnaissant de la confiance que la NASA place en SpaceX pour le futur des vols habités.

 

Parce qu’en fait c’est cette semaine que la NASA a choisi les deux compagnies privées qui s’occuperont du transport des astronautes vers l’ISS pour le compte des américains, parce que depuis l’arrêt des navettes spatiales, ben y a que les Russes qui peuvent envoyer des gens dans l’espace, et ça les Etats-Unis, ben ils aiment pas trop trop, être dépendants des Russes. Du coup, pouf ! ils sous-traitent à SpaceX et à Boeing, pour des contrats de partenariat de respectivement 2,6 et 4,2 milliards de dollars – ce qui n’est pas rien.
La vidéo de présentation de la capsule CST-100 de Boeing est toute pourrite, mais en gros ce sera pas tellement différent d’un Soyouz – en plus moderne, quoi – avec le même système d’atterrissage comprenant des parachutes.
Par contre, du côté de SpaceX, ça vend vachement plus de rêve… Regardez-moi ce petit bolide comme il est beau !! Et alors lui en plus, il redescend sur un pas de tir grâce à des rétrofusées.

J’ai carrément hâte de le voir à l’œuvre, et apparemment les premiers vols habités sont prévus pour 2017 – ce qui fait que Thomas Pesquet fera partie des derniers à partir dans l’ISS à bord d’un Soyouz puisque sa mission est prévue à partir de décembre 2016…

ED LU CONTRE LEES ASTÉROÏDES
La NASA est donc en train de régler son problème de dépendance vis-à-vis de la Russie concernant les vols habités, mais elle est toujours complètement à l’ouest concernant un autre problème : celui des astéroïdes potentiellement dangereux. Pour vous donner une idée de là où on en est, elle doit cataloguer 90 % des astéroïdes de 140 mètres et plus présentant un risque d’ici à 2020, et là, elle en est seulement à 10 %… Autant dire qu’on est mal barré.

Du coup il y a quelques mois, un peu échaudé par la météorite de Tcheliabinsk que personne n’avait vu venir, l’ONU a décidé qu’il fallait peut-être qu’on pense à se sortir les doigts du cul, tous, et qu’élaborer une stratégie avec les différents partenaires internationaux pour gérer un astéroïde qui nous foncerait droit dessus serait pas une si mauvaise idée, finalement. Je ne sais pas où ça en est, cette histoire, amis journalistes scientifiques, je vous refile le bébé si ça vous intéresse de creuser la question ; en tout cas il y a en a un qui ne reste pas les bras croisés sans rien faire en attendant qu’un caillou vienne nous faire un bisou, c’est Edward Lu !

Plus connu sous le nom d’Ed Lu, c’est un astronaute américain, et depuis qu’il ne va plus dans l’espace, il s’est investi de la mission qui nous intéresse, à savoir : détecter les astéroïdes qui pourraient nous mettre en danger et éventuellement réfléchir à des moyens d’agir quand y en aura un qui voudra nous dire bonjour.
Ça fait des années qu’il milite et il a toujours des formules très percutantes comme par exemple : aujourd’hui, si nous sommes heurtés par un gros astéroïde, ce ne sera plus de la malchance, ce sera de la négligence – ou encore : le million d’étoiles les plus proches ? découvert. Le million de galaxies les plus proches ? découvert. Le million d’astéroïdes les plus proches ? Toujours pas.

Du coup il est à l’origine de la fondation B612 qui a notamment sorti cette vidéo lors de la dernière Journée de la Terre, avec des chiffres que personne ne connaissait vraiment, et ça fait un peu froid dans le dos… Je vous la double en voice over.

Voilà – heureusement, Ed Lu est là qui veille au gros gras grand grain cosmique. Bruce Willis à côté, c’est un petit rigolo ! Sans rancune, Bruce.

PHILAE SE POSERA SUR LE SITE J !
Restons dans les petits corps célestes à explorer, mais cette fois-ci à défaut de les attendre, c’est nous qui allons vers eux. L’info de la semaine concerne la mission Rosetta autour de la comète Churyumov-Gerasimenko, puisque le site de l’atterrissage du module Philae a été désigné lundi par les scientifiques, il s’agira donc du site J ! qui se trouve… ici, précisément. Il reste à confirmer, et si jamais les nouvelles données concernant la surface annoncent de vilaines choses, alors le site joker est le site C – mais J a fait l’unanimité chez les chercheurs, donc ce serait dommage. Ensuite, faudra juste espérer que le site J sera sans mauvaise surprise le jour… J.

Ouais, je suis hyper chaude pour faire des pubs LCL, là – ils veulent pas me signer un gros chèque ? Non ? Non, bon. J’aurais tenté.
En attendant l’atterrissage prévu autour du 11 novembre, je vous remets l’animation du voyage parcouru par Rosetta et Philae ces 10 dernières années. Je sais, je l’ai déjà signalé 1000 fois, mais j’hallucine toujours autant qu’on puisse prévoir une trajectoire aussi incroyable sur un temps aussi long dans un espace aussi grand pour finalement réussir à viser un caillou aussi petit – par rapport à l’immensité de l’espace-temps. Et encore, y a pas la trajectoire de la mise en orbite, sur cette image ! La voilà, du coup.

Vraiment, je suis ébaubie devant ça, moi. Les mathématiques. Tu fais quelques calculs, et bim ! tu sais te mettre en orbite autour d’une comète. Et même peut-être te poser dessus. Wow.
Et je rappelle, soyons chauvins, qu’il s’agit d’une mission européenne avec une grosse participation française. Ça fait pas de mal.

CHURY, PLUTON ET SATURNE
Du côté des images, ben voici les dernières en date de Chury… Magnifiques, hein ? Prises par un engin qui a plus de 10 ans, donc. Et qui se trouve à environ 400 millions de kilomètres de nous.
Pour l’anecdote, 400 millions de kilomètres, si tu veux savoir à peu près comment c’est loin, dis-toi que si tu voulais y aller en TGV, tu mettrais 143 ans. Voilà. Ah ben ça calme direct, oui. T’imagines, vivre 143 ans en bouffant que des sandwichs SNCF ? A côté, s’installer sur Mars c’est le Club Med.

Mais je m’égare un peu. Donc, magnifiques clichés de notre comète.
Pendant ce temps-là, à la NASA, voici ce qu’ils réussissent à nous pondre… Vous savez ce que c’est, ce truc tout moche ? Ben c’est Pluton. Prise par la sonde New Horizons, légèrement plus jeune que Rosetta puisqu’elle est partie il y a moins de 9 ans. Alors par contre elle est encore loin de sa cible. Genre elle doit arriver le 14 juillet 2015, tu vois, genre.

Mais c’est ridicule. Europe. Etats-Unis. Europe. Etats-Unis. Europe. Etats-U… Oh, ok, ça va, hein. On peut se charrier, de temps en temps, non ?…
Tenez, pour vous prouver que je suis fair play, voici Saturne, le 8 septembre dernier, prise par Cassini, qui est américaine. On touche au sublime, là quand même…

LES DISTANCES DU SYSTÈME SOLAIRE
C’est beau le système solaire, hein ? Moi je m’y sens carrément bien, alors on va y rester un peu avec le bidule connecté de la semaine – et c’est justement une visite du système solaire par la BBC que je vous propose de découvrir à l’adresse que j’indiquerai dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog florenceporcel.com, il a été conçu pour un peu mieux appréhender les distances qui sont à l’œuvre là-dedans – peut-être que ça vous parlera plus que de compter en temps de TGV, allez savoir…

PREMIÈRE INTRICATION QUANTIQUE DE 3 PHOTONS
Quittons maintenant le silence éternel de nos espaces infinis qui font flipper, là, et voyons voir du côté des particules… Figurez-vous qu’une première mondiale a été réalisée par des chercheurs canadiens dans le domaine quantique ! Ils ont réussi à intriquer trois photons, qui sont des particules de lumière, entre autres.

L’intrication c’est simplissime sur le papier mais évidemment c’est une autre paire de manche en pratique : on dit qu’une particule est intriquée quantiquement à une autre quand elles se comportent comme si elles n’étaient qu’une seule et même entité. C’est-à-dire que si on modifie l’une, l’autre est modifiée à l’exact même moment même si elle se trouve à l’autre bout de l’univers. Un observateur extérieur à l’espace-temps qui ne pourrait pas nous voir, mais qui observerait une modification des particules intriquées réparties n’importe où dans l’espace-temps, serait parfaitement incapable de dire laquelle de ces particules a été modifiée par quelqu’un.

Personne ne sait exactement comment ça fonctionne, mais ça fonctionne, et si on avait jusqu’ici réussi à intriquer deux particules – des chercheurs de l’agence spatiale européenne avaient réussi à faire changer d’état deux photons distants de 143 kilomètres il y a 2 ans, par exemple – là les scientifiques ont donc intriqué 3 photons qui possédait une même polarisation – verticale ou horizontale – et ils ont réussi à tous les faire changer de polarisation au même moment en ne touchant qu’à un seul d’entre eux.

Et comme on peut remplacer vertical et horizontal par 0 ou par 1, eh ben c’est une nouvelle piste vers l’ordinateur quantique qui intéresse beaucoup de monde, même si ça reste pour l’instant plus du côté de la fiction que de la science… Mais on avance.

LE RETOUR DES « MARDI DE L’ESPACE »
En parlant de science-fiction justement, le thème du premier « Mardi de l’Espace » organisé par le CNES a été dévoilé, et il s’agira de « 2001, odyssée de l’espace – Quand la réalité rejoint la fiction ».
Les mardis de l’espace, ce sont des rencontres avec un ou deux experts sur un sujet donné dans un café près du siège social du CNES à Paris, l’entrée est libre dans la limite des places disponibles mais il faut évidemment prendre une conso.
La saison 2014-2015 s’annonce très très alléchante et on peut suivre l’événement sur Twitter grâce au hashtag #CNEStweetup. Le premier de la saison, ce sera donc le 21 octobre.

LA FÊTE DE LA SCIENCE
Et restons dans l’agenda avec les dates de la semaine – la fête de la science commencera vendredi prochain, le 26 septembre, et durera jusqu’au 19 octobre. C’est un événement national et des milliers d’activités, de rencontres, d’ateliers, de visites, de conférences sont organisés partout en France, tout le programme se trouve sur le site fetedelascience.fr.

D’ailleurs le week-end prochain la Cité des Sciences sera gratuite, et en plus elle organise une grande braderie, vous pourrez acheter des livres à 1 euro pièce – de quoi vous constituer une chouette bibliothèque à des prix défiant toute concurrence, si vous êtes dans le coin…
Et j’en profite également pour vous signaler qu’aujourd’hui, le 20 septembre, c’est le Jour de la Nuit, et que si vous écoutez ce podcast à temps vous pourrez sans doute participer à l’une des nombreuses manifestations organisées pour l’occasion. Le Jour de la Nuit, c’est le nom rigolo d’une opération de sensibilisation à la pollution lumineuse, à la protection de la biodiversité nocturne et du ciel étoilé.

C’est la fin du 41ème épisode de ce podcast – merci beaucoup de l’avoir suivi. L’épisode 42 ne sortira pas la semaine prochaine parce que je passe une grosse partie de mon week-end à Réaumur, en Vendée, pour donner une conférence – n’hésitez pas à venir si vous êtes du coin.
Merci à tous pour les messages sur les différentes plateformes, que ce soit sur Youtube, sur mon blog, sur Twitter, sur Facebook, sur Google Plus ou sur iTunes où vous pouvez mettre plein d’étoiles aussi – et merci de m’avoir propulsée en tête de classement devant la NASA, ça me fait toujours un petit quelque chose…

Si vous aimez ce podcast, je vous rappelle que vous pouvez voter pour lui à pour les Golden Blog Awards tous les jours pour le faire arriver dans la shortlist – c’est ensuite un jury qui décidera lequel méritera le prix dans la liste des 10 shortlistés.

Le 8ème épisode de ma twitsérie « Pendant ce temps-là dans l’Univers » est sorti – il s’agit de l’actualité de l’Univers vue par l’Univers lui-même – je m’éclate comme une gamine, avec ça.
Je vais voir l’Exoconférence ce mercredi 24 septembre – si vous êtes dans la salle aussi, ça peut être rigolo de se retrouver après pour discuter 5 minutes – donc faites signe.
Et bien sûr vous pouvez me retrouver sur Twitter, sur Facebook, sur mon blog florenceporcel.com et dans « La tête au carré » sur France Inter en fin d’émission pour le quiz scientifique !

Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[TWITTER] Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 8

septembre 17, 2014 dans Pendant ce temps-là, dans l'Univers, Projet Voie Lactée

Pour en savoir plus
Nous vivons donc dans un superamas de galaxies appelé Laniakea !
Grosse tempête solaire récemment… Heureusement, aucun dégât !
Plusieurs astéroïdes nous ont frôlé ces derniers jours, dont un nommé Pitbull, et nouvelle inquiétante : la NASA n’est pas du tout au point concernant les objets potentiellement dangereux…
« L’Exoconférence » d’Alexandre Astier, c’est en ce moment !
La couche d’ozone va mieux… mais c’est toujours pas gagné quand même
Quant à notre atmosphère, elle est de plus en plus asphyxiée par le CO2 qu’on rejette (et nous avec, accessoirement)

LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 1
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 2
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 3
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 4
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 5
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 6
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 7

LA SUITE !
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 9 (à venir)
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 10 (à venir)

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 40

septembre 17, 2014 dans La folle histoire de l’Univers (PODCAST)

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 40ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de lunes vivantes, de soleil agité, de comète admirée et de Terre abimée…

TEMPÊTE SOLAIRE
Et commençons par de l’actu chaude, comme on dit dans le jargon, et en l’occurrence de l’actu archi brûlante puisque notre étoile est très agitée, en ce moment, et chose un peu moins courante forcément : elle est très agitée… vers nous ! Une éruption a eu lieu le 10 septembre et on a pu la filmer sous toutes les coutures – donc là par exemple avec la Terre à l’échelle à côté. Autant vous dire que c’est pas de l’éruption de débutant, c’est toujours un peu costaud, et donc ce genre de petites choses mignonnes crée des tempêtes géomagnétiques sur la Terre quand elles sont dirigées vers elle – ce qui est le cas ici, donc.

Pas de panique, c’est pas encore aujourd’hui que tous nos satellites vont se faire griller et où les réseaux électriques vont sauter, mais quand même, il y aura des perturbations à prévoir ce week-end dans les communications radio et les signaux GPS – et quand même un peu dans le réseau de distribution d’électricité canadien.

Et il sera peut-être possible de voir des aurores jusque dans le nord de la France avec un peu de chance – ça c’est pour le côté un peu plus fun de la chose. Donc si votre GPS déconne un peu, n’en changez pas tout de suite, c’est juste à cause d’une éruption solaire. Eh oui. Ne jamais oublier qu’on vit à proximité d’une étoile en pleine forme et que c’est même grâce à elle qu’on est là et même que quand elle se décidera vraiment à nous refaire une grosse tempête comme y en a eu une en 1859, ben c’est ballot ma bonne dame mais maintenant on dépend de l’électricité et de l’électronique absolument partout et pour tout et qu’on va passer du jour au lendemain du 21ème siècle au 19ème.
Et c’est pas moi qui le dis, c’est l’Académie américaine des sciences. Et ces tempêtes ne sont pas rares, on a eu chaud aux fesses en juillet 2012, par exemple. A 9 jours près ça nous tombait dessus. Alors d’ici à ce qu’une un peu costaude soit dirigée vers la Terre… Hein. Voilà. Ça peut arriver. L’espace est un endroit dangereux. On vit dedans, faut toujours le garder à l’esprit !

UNE CAPSULE TEMPORELLE POUR UN ASTÉROÏDE
Allez, on passe de l’anxiogène au rigolo – désolée pour cette entrée en matière – la NASA est en train de mettre en place une capsule temporelle qui se trouvera à bord de la sonde OSIRIS-Rex. Cette sonde partira de la Terre en 2016 et partira à la rencontre d’un astéroïde nommé Bennu pour l’étudier sur place et collecter des échantillons qui seront ensuite renvoyés sur Terre et qui doivent arriver en 2023.
Et l’idée est donc d’imaginer ce que sera l’exploration spatiale en 2023, d’en faire un tweet avec le hashtag #AsteroidMission sur Twitter ou une image sur Instagram en y taggant OSIRIS-Rex et sans oublier le hashtag.
D’après le blog du Monde Big Browser, 50 tweets et 50 images seront sélectionnées – mais la sélection ne sera pas dévoilée – et les 100 prévisions seront donc découvertes en 2023 au retour de l’échantillon. On verra bien à ce moment-là qui a vu juste…
N’hésitez donc pas à tenter votre chance, vous avez jusqu’au 30 septembre !

LE SELFIE DE PHILAE AVEC CHURY
Restons du côté de Twitter avec le tweet de la semaine, et il nous vient du CNES, l’agence spatiale française, qui a partagé cette photo sublimissime d’un panneau solaire de Rosetta pris par Philae, avec la comète Churyumov-Gerasimenko en arrière-plan…
C’est grâce à ce genre de photo qu’on se rend compte que la réalité est souvent bien plus incroyable et plus belle que toutes les images de science-fiction qu’on peut trouver…

EXPÉRIENCE EN APESANTEUR POUR LYCÉENS ET ÉTUDIANTS
L’événement de la semaine c’est peut-être vous qui pourrez le vivre – et ça pourrait bien devenir l’événement de votre vie, croyez-moi. Le CNES – toujours lui, eh oui, et trop peu ou trop mal connu, si c’est pas malheureux… Bref ! Le CNES, donc, organise comme tous les ans un concours à destination des lycéens et des étudiants dont le but est de concevoir une expérience scientifique qui sera réalisée en impensanteur au cours d’un vol zéro-g.
Voici des exemples d’expériences – et pour éviter que YouTube ne bloque mon podcast, j’ai retiré U2 de la vidéo d’origine pour la remplacer par la Sarabande de Corelli que j’ai enregistrée moi-même, désolée pour le son pourri mais c’est fait avec les moyens du bord…
Et parce que c’est quand même un truc de dingue, ces vols, je laisse Jean-François Clervoy, qui est astronaute, rappeler ce que c’est exactement – regardez bien ce que l’avion fait à droite de l’écran et estomacs sensibles s’abstenir…

Je ne résiste pas à l’envie de vous diffuser les images de mon propre vol pour illustrer la suite – sachez que 3 projets lycéens et 3 projets étudiants seront retenus pour la campagne de vol du printemps prochain – ce qui implique donc une semaine à Bordeaux au mois de mars, et que les élèves de plus de 18 ans auront peut-être la chance d’embarquer pour le vol parabolique.
Si ça vous intéresse, dépêchez-vous, il faut renvoyer le dossier de candidature avant le 25 septembre – je mettrai évidemment le lien sur le billet dédié à ce podcast sur monblog, florenceporcel.com – et surtout tenez-moi au courant ! Si vous êtes sélectionnés, ça me ferait plaisir de le savoir, n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail, j’essayerai d’en faire un billet dans un épisode futur. Bonne chance à tous, en tout cas !

SÉBASTIEN CARASSOU ET LE COLLECTIF CONSCIENCE
Et en parlant d’étudiant, je voudrais vous parler de Sébastien Carassou – et le plus simple est encore qu’il se présente lui-même…
Voilà qui est dit ! Et qui est fait, surtout, puisque du haut de ses 22 ans, Sébastien est sur le point de démarrer une thèse à l’institut d’astrophysique de Paris où il va passer trois ans à étudier l’évolution de la forme et de la signature lumineuse des galaxies pendant les 10 derniers milliards d’années de l’histoire de l’Univers. Ça me vend un peu du rêve, je vous le cache pas.
Mais ce qui m’a surtout donné envie de le choisir comme personnalité de la semaine, c’est qu’il est à l’origine du Collectif Conscience, un projet très ambitieux et qui a beaucoup d’avenir – et là encore, le mieux est qu’il vous raconte lui-même…
Sébastien est aussi celui qui a importé le concept du compte Twitter de chercheur qui change de scientifique toutes les semaines…
Et avant-première galactique, c’est une exclu offerte par Sébastien, voici le trailer du collectif !…

Voilà, donc n’hésitez pas à suivre ça de très près, à participer et à faire tourner, c’est encore très jeune mais ça ne peut que devenir une référence de la médiation scientifique francophone…

TITAN ET EUROPE TRÈS TERRE À TERRE…
Et si on allait voir ce qui se passe du côté du système solaire, maintenant ?… Et les infos de la semaine nous proviennent des lunes de nos géantes gazeuses préférées, et en l’occurrence des deux cailloux glacés les plus passionnants de notre système – rien que ça.

Titan, d’abord ! On sait depuis longtemps que Titan est le seul corps connu du système solaire en dehors de la Terre à avoir des étendues liquides à sa surface. Pas d’océan d’eau sur le plus grand satellite de Saturne mais des lacs principalement constitués de méthane liquide dont il était connu qu’ils pouvaient être reliés à d’autres étendues liquides cachées sous la croûte.
Olivier Mousis, un chercheur du CNRS, a modélisé les interactions possibles entre les lacs de surface et les lacs souterrains pour mieux comprendre comment ils interagissent. Et son modèle permet d’apporter des explications à des bizarreries comme la faible abondance de gaz rares dans l’atmosphère et le fait que les pôles soient aplatis.
Et il est possible de vérifier tout ça puisque si le modèle dit vrai, alors les lacs alimentés par les pluies et les lacs alimentés par les réservoirs souterrains n’auraient pas du tout les mêmes compositions chimiques. Il suffira alors que Cassini fasse des mesures lors d’un prochain survol pour confirmer ou infirmer la théorie…

Quasiment 11 ans jour pour jour après sa désintégration dans l’atmosphère de Jupiter, la sonde Galileo continue à livrer des secrets puisque les scientifiques n’ont pas encore fini de décortiquer ses données. Et on en apprend de bonnes à propos d’Europe ! Europe, c’est cette lune qui abrite un océan d’eau liquide sous sa surface de glace et où je suis persuadée que ça grouille de méduses extraterrestres, là-dessous.
Mais passons.
Les chercheurs ont trouvé qu’il existe une tectonique des plaques sur ce petit monde ! Alors il ne s’agit pas de plaques océaniques ou continentales comme ici, mais des plaques de glace qui forment sa surface, donc. Et ce qui est incroyable dans l’histoire, c’est que le seul autre corps connu à avoir une tectonique des plaques, c’est la Terre. « La glaciale Europe est plus proche de la Terre rocheuse que tout autre corps planétaire que nous connaissons », a même écrit une chercheuse.
Je me demande ce qu’en pense les méduses europiennes. Ça vaudrait le coup de tailler une bavette, non ?

LA COUCHE D’OZONE VA MIEUX (MAIS C’EST PAS ENCORE ÇA)
En attendant de causer avec nos voisines aquatiques joviennes, sachez que la date de la semaine est le 16 septembre, et que le 16 septembre, c’est la journée internationale de la couche d’ozone.
Y a une bonne nouvelle concernant la couche d’ozone, qui n’est d’ailleurs pas une couche à proprement parler mais plutôt une zone de la stratosphère où la concentration en ozone est plus forte qu’ailleurs, ce qui nous protège des ultraviolets.
Désolée de ne pas paraître plus joyeuse que ça, mais vous imaginez bien qu’il y a un « mais ». Bon. La bonne nouvelle, c’est qu’elle est en train de guérir et qu’elle pourrait être à nouveau en pleine forme autour de 2050 et que le trou, entre guillemets, qui se forme tous les printemps au-dessus de l’Antarctique pourrait, lui, ne plus se former autour de 2100. Comme quoi, quand on veut, on peut.
Mais !… Mais d’abord, il faut continuer nos efforts et donc toujours veiller à respecter scrupuleusement le protocole de Montréal de 1987 qui a notamment interdit les CFC. Et ensuite, il reste de nombreux problèmes comme le tétrachlorure de carbone qui a aussi été interdit mais qui continue de progresser, et le dioxyde d’azote qui lui n’a carrément pas été interdit – mais qui devrait l’être. Et plus important encore, on a remplacé les CFC interdits par des HFC, qui ne détruisent pas l’ozone mais qui sont par contre de puissants gaz à effet de serre… Donc en gros, on déplace le problème de la couche d’ozone au climat. Si ça ne pose pas de problème à l’un, ça pose problème à l’autre. Il faut maintenant trouver des solutions qui ne fiche en l’air aucun des deux… Mais avec un peu de bonne volonté dans la durée, on voit que ça donne des résultats !

HOMO DISPARITUS
Cela dit, plus le temps passe, plus je m’informe sur la question et moins j’arrive à être optimiste sur la question du climat et des joyeusetés qui vont nous tomber sur la gueule si on continue à accélérer droit dans le mur.
Et je voudrais vous conseiller vivement de lire « Homo disparitus », de l’américain Alan Weisman, qui part du postulat suivant : imaginons que l’espèce humaine disparaisse d’un seul coup du jour au lendemain. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe pour la faune et la flore, pour les infrastructures, pour nos habitations, pour l’atmosphère, pour l’océan ?… Qu’est-ce qui se passe ?
J’avais découvert ce livre à sa sortie, en 2007, et pour tout vous dire je le lisais en cachette lors de mes pauses syndicales à la librairie du Bon Marché quand j’y travaillais – c’est dire si ça date. Je suis partie avant d’avoir fini de le lire et je ne l’avais pas acheté parce que j’étais étudiante et que j’avais d’autres priorités financières. Mais il m’avait déjà marquée au fer blanc et c’est notamment dans ce bouquin que j’ai entendu parler pour la première fois des continents de plastique.
Et il se trouve que j’avais oublié le titre, je ne me souvenais que de la couverture et j’ai cherché à le retrouver pendant des années, en vain… jusqu’à il y a quelques mois. Et là, c’est un peu comme si j’avais retrouvé mon livre préféré de quand j’étais enfant que j’aurais perdu du jour au lendemain – c’était un sentiment un peu magique. Et donc je l’ai lu cet été.
Et on y apprend des milliards de choses : comment s’abiment nos maisons, nos routes, nos ponts ; à quel point garder à sec le métro de New York est un miracle de tous les instants ; ce que deviendront les usines de l’industrie chimique ; j’ai appris des choses édifiantes et très inquiétantes sur les constructions dans les villes turques actuelles, etc etc… Vraiment, prendre 10 minutes pour en lire un chapitre tous les soirs ne sera du temps de perdu pour absolument personne.
Et évidemment, toutes les considérations pas très optimistes sur le CO2 qu’on a déjà balancé dans l’atmosphère et qui n’en partira pas. Et ça, c’est donc pour un livre sorti en 2007, avec donc des recherches entreprises pour l’écrire au tout début du 21ème siècle – et tout a empiré depuis.
A lire, vraiment. Vraiment, vraiment, vraiment. Il existe en poche, en plus, vous n’avez aucune excuse pour ne pas savoir.
Et pour continuer sur le réchauffement climatique, un rapport sorti cette semaine table sur une forte probabilité d’un réchauffement de + 5°C en France à l’horizon 2100.
Alors le climat de la France, ce n’est pas le climat global, qu’on soit bien d’accord. Mais si vous vous dites que 5°C, c’est pas grand-chose, écoutez ça bien attentivement.

Voilà.

C’est la fin de ce 40ème épisode de « La folle histoire de l’Univers » – oui désolée, c’est pas hyper gai tout ça, mais ça me semblait vraiment important d’en parler. Merci à tous de l’avoir suivi, merci à ceux qui m’ont mis des petits mots trop gentils sur iTunes, alors ça c’est trop cool, ça me fait hyper plaisir :D et n’hésitez pas à en laisser un avec tout plein d’étoiles si c’est pas encore fait.
Je vous informe que j’ai inscrit ce podcast aux Golden Blog Awards, et que si vous l’appréciez, vous pouvez voter pour lui tous les jours… Un café, un clic, par exemple, comme ça vous pourrez aussi voter pour lui du bureau, tiens.
Je vous informe également que le 27 septembre à 21h je donnerai une conférence au Manoir des Sciences à Réaumur, en Vendée – 2€ l’entrée et gratuit pour les moins de 10 ans, n’hésitez surtout pas à venir me dire bonjour si vous êtes du coin.
Et vous pouvez toujours me retrouver sur Twitter, sur Facebook, sur mon blog florenceporcel.com ainsi que du lundi au jeudi de 14h50 à 15h pour le quiz scientifique de « La tête au carré » sur France Inter, auquel vous pouvez évidemment participer si ça vous amuse.
Merci de m’avoir propulsée en tête de classement des podcasts vidéo catégorie Sciences et médecine sur iTunes, ça me fait super chaud au cœur, toujours, de voir ça…
Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 39

septembre 6, 2014 dans La folle histoire de l’Univers (PODCAST)

Bonjour à tous, je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 39ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de comètes, d’accélérateurs de particules, de Thomas Pesquet et de superamas de galaxies…

LA MISE EN ORBITE DE ROSETTA AUTOUR DE CHURY
Mais commençons d’abord par l’évènement de ces dernières semaines avec la sonde Rosetta et la comète Churyumov-Gerasimenko… Et on en a eu, des surprises !! Tout a commencé mi-juillet avec une première image précise de la comète : elle a un double noyau !! J’ai l’impression que tout le monde a été absolument stupéfait de découvrir la forme de cette comète – et en même temps y a quand même de quoi ! Vous avez vu le machin ?? AH AH :D C’est fou !! L’Univers est quand même une petite chose merveilleuse et le plus beau dans l’affaire, c’est qu’il y ait des gens pour avoir su envoyer un engin qui nous a permis de faire la connaissance de ce gros caillou. C’est trop cool. C’est quand même TROP TROP cool.

Ah oui parce qu’on dirait pas comme ça, mais donc c’est un très très gros caillou, hein. Voici un schéma où on le compare à nos montagnes. Ou là, par rapport au centre ville de Los Angeles. Ou bien toujours à l’échelle par rapport à Paris. Un machin assez mastoc, donc, qu’on n’aimerait pas tellement prendre sur le coin du nez.

Bref ! Après avoir découvert qu’on imaginait un gros caillou bien rond pour finalement se retrouver avec un canard en plastique, il a fallu passer à l’étape suivante. C’était le 6 août, et elle était capitale puisque c’était la manœuvre qui devait mettre la sonde Rosetta en orbite à 100km autour de la comète.

Sachez que j’étais collée à mon écran ce matin-là et que j’avais mon petit cœur qui battait, et finalement – attention ça va être très rapide…

On a réussi !!! WOUHOUUUUH !!!

« Après dix ans, cinq mois et quatre jours de voyage, cinq passages à proximité du Soleil et 6,4 milliards de kilomètres parcourus, nous avons le plaisir d’annoncer que notre but est enfin atteint », a annoncé Jean-Jacques Dordain, le DG de l’agence spatiale européenne.
La com’ sur les réseaux sociaux était digne de l’événement, et par la suite, on a pu avoir des images toutes plus sublimes les unes que les autres…

Mais ce n’est pas du tout la fin de la mission, au contraire, c’est plutôt un autre début, et je vous propose d’écouter un conseiller scientifique de l’ESA nous expliquer pourquoi…

Vaste programme, très excitant donc, mais ce n’est pas tout ! Cette manœuvre enclenche également un autre événement historique à venir – oui parce que se mettre en orbite autour d’une comète A ÉTÉ un événement historique, hein, ça s’était jamais fait avant et les Allemands l’ont bien compris… j’espère qu’un jour on pigera ça en France aussi mais bon… c’est un autre sujet.

Donc ! Autre événement historique à venir, c’est évidemment l’atterrissage de Philae prévu pour le 11 novembre ! Et l’étape du 6 août était évidemment primordiale, et Eric Jurado, qui est responsable des opérations de navigation de Philae au CNES, explique très bien pourquoi…

Voilà ! Donc à l’heure où je vous parle, on est en là – Rosetta se trouve à moins de 50km de Chury (c’est son petit nom, pour les intimes) et 5 emplacements ont été préselectionnés en vue de l’atterrissage de Philae et l’emplacement choisi sera annoncé le 15 septembre. Et le choix ne sera pas facile puisqu’il devra à la fois avoir une surface pour atterrir dans de bonnes conditions, être assez ensoleillé pour que les batteries de l’atterrisseur puissent se recharger et permettre une communication régulière entre le sol et Rosetta qui tournera toujours autour.
Pas simple, pas simple, tout ça… Evidemment je vous tiendrai au courant, et en attendant, vous pouvez suivre les comptes Twitter officiels de Rosetta et de Philae pour avoir les infos en direct…

LE COUP DE PIED AU CUL DE BUZZ ALDRIN
En parlant de Twitter, justement, eh ben passons au tweet de la semaine, avec l’inénarrable Buzz Aldrin, le 2ème homme à avoir marché sur la Lune après Neil Armstrong, qui a 84 ans et qui a toujours une pêche d’enfer – et c’est aussi un champion de la com, du marketing et du personal branding. La preuve donc avec ce tweet où il nous informe qu’on peut enfin se procurer son t-shirt où l’on peut lire « Get your ass to Mars ». Pour les non-anglophones, ça peut se traduire assez vilainement par : « Envoie donc ton petit cul sur Mars ».
Voilà. Buzz Aldrin, mesdames messieurs !

THOMAS PESQUET, UN BEAU GOSSE SUR MARS ?
Et justement… La vie est bien faite, quand même, puisque ça m’amène directement à la personnalité de la semaine qui compte bien mettre ça en pratique, puisqu’il s’agit de Thomas Pesquet !
Thomas Pesquet n’est pas seulement très très beau et très très brillant, il est aussi astronaute et surtout il sera le dixième Français dans l’espace puisqu’il a été sélectionné pour une mission de longue durée dans la Station Spatiale Internationale de décembre 2016 à mai 2017. Et je réserve dès à présent une place à Baïkonour pour le voir décoller.
Mais en attendant, Thomas s’entraîne dur, et puis surtout, son but ultime est donc de mouvoir son musclé fessier jusque sur la planète rouge, et il en parle avec tout plein d’étoiles dans les yeux dans cette interview…

C’est vraiment super touchant, on le sent vraiment sautiller, dans sa tête, genre CHBOUING CHBOUING je veux aller sur Mars !! BOUING j’ai trop hâte j’ai trop hâte, je veux y aller !! wouhouhhh !!
Hein ? Oui je parle bien de Thomas Pesquet, oui – ne croyez pas une seule seconde que je pourrais éventuellement m’identifier à ce… hein ? projet un peu dingue de fouler le sol d’un autre monde… Bon !
Si vous voulez encore voir et entendre Thomas Pesquet d’ailleurs, je vous conseille vivement le talk TEDx qu’il a donné à TEDxPARIS 2012 – allez, je vous en mets un petit bout parce que je suis sympa…

Voilà ! Héhé, si vous voulez connaître la suite, faudra aller sur mon blog, puisqu’évidemment j’embedderai cette vidéo dans le billet dédié à ce podcast…

COSMOLOGIQUEMENT VÔTRE
En parlant de trucs 2.0, j’en profite pour passer au bidule connecté et vous présenter le super blog de Cécile Renault, qui est astrophysicienne et qui a notamment beaucoup travaillé sur la mission Planck et donc le fond diffus cosmologique, et qui fait vraiment des chouettes billets sur plein de trucs différents, mais toujours divisé en deux thématiques : sur la planète Terre et dans l’espace. Voilà, donc Planck, Rosetta, la découverte controversée des ondes gravitationnelles par Bicep2… Un très joli billet sur Kandinskiy, aussi, qui mêle art et science…
Bref, un blog qui vaut le détour ! Et qui s’appelle « Cosmologiquement vôtre »…

17 ÉQUATIONS QUI ONT CHANGÉ LE MONDE
Et puisqu’on est dans la culture, je voudrais vraiment vous conseiller un livre qui s’appelle « 17 équations qui ont changé le monde ». Moi qui voudrais un jour comprendre le langage des mathématiques, ce bouquin est fabuleux !! Le concept est ultra simple : l’auteur choisit une équation, il te décrit chaque des termes dans un schéma, il te résume ce que ça dit, pourquoi c’est important et à quoi ça nous a conduit, et ensuite il te l’explique, il te la décrypte, il te raconte son histoire et à quoi elle sert pendant 20 ou 30 pages. C’est brillantissime. Et ces trucs ont VRAIMENT changé la face du monde. Un truc de dingue.
Bon alors, faut des fois s’accrocher un peu quand t’as niveau collège en maths comme moi tellement t’as tout oublié, mais c’est fabuleusement bon de comprendre et de ressentir tous les horizons qui s’ouvrent grâce à quelques signes mathématiques regroupés dans des formules trouvées par des génies. Voilà.
C’est chez Robert Laffont et ça coûte 22 euros.

TERRE, SYSTÈME SOLAIRE, VOIE LACTÉE, AMAS DE LA VIERGE, SUPERAMAS LANIAKEA
L’info de la semaine a son importance puisqu’elle fait la une de la revue Nature ! Rien que ça… Figurez-vous qu’on vient de nous découvrir une place encore plus précise dans l’Univers. Oubliez l’amas de la Vierge, on se trouve en fait dans un superamas baptisé Laniakea.
C’est une équipe franco-israelo-américaine qui a fait cette découverte et je vous propose de regarder quelques images explicatives, commentées par Hélène Courtois, une des auteures de cette publication…

Laniakea Supercluster – version française from Daniel Pomarède on Vimeo.

Voilà qui donne encore plus le vertige…

CHEZ MA COPINE ALICE
Ce qui donne le vertige, aussi, ce sont les engins du CERN, que j’ai enfin pu approcher de près… J’ai pu encore passer un week-end dans ce merveilleux endroit où les routes s’appellent Einstein et Schrödinger, où le web a été inventé et où il y a un refuge pour des souris informatiques…
Mais surtout il y a des accélérateurs de particules, j’ai pu en approcher quelques-uns de près, toucher les milliards de câbles, et donc avoir le vertige à 100 mètres sous terre en pensant qu’un engin pareil fait faire à des particules 11 200 fois le tour de 27 km en 1 seule seconde…

C’est comme Laniakea, ça dépasse un peu l’entendement humain, mais le plus beau dans tout ça, c’est qu’on peut le visiter.
Et j’y suis donc retournée il y a 15 jours à l’occasion d’un épisode de Podcastscience en direct du CERN et en public, c’était vraiment top et je vous conseille évidemment d’aller l’écouter.
Et je tiens à remercier chaleureusement mon ami Aurélien, qui travaille au CERN et grâce à qui j’ai passé des week-ends dont je me souviendrai jusqu’à la fin de mes jours dans un endroit qui rassemble certaines des plus grandes prouesses humaines. Voilà. Merci Aurélien, du fond du cœur.

24 SEPTEMBRE
Et terminons par la date qui concerne également le CERN ! Il s’agit du 24 septembre et c’est le jour de leur deuxième TEDx, avec comme l’année dernière un programme assez hallucinant qui sera présenté par Brian Cox, le physicien superstar de la BBC qui travaille justement sur l’expérience ATLAS du LHC.
Ça promet d’être grandiose, alors réservez vite vos places si ça vous donne une occasion d’aller visiter les lieux, parce que c’est un événement très couru.
Moi je pourrai pas y aller parce que le 24 septembre, j’ai Exoconférence ! C’est quasi la même chose, vous allez me dire, un gars tout seul sur scène qui raconte des trucs à base de sciences – je suis sûre que ce sera tout aussi réjouissant même si c’est pas vraiment le même délire. Quoique… Faut voir.

Et c’est la fin du 39ème épisode de ce podcast, un grand merci à vous de l’avoir suivi – n’hésitez pas à mettre des étoiles et un petit message sur iTunes pour me prouver qu’il y a des cœurs humains derrière ces chiffres glaciaux de téléchargements, n’hésitez pas non plus à partager la vidéo Youtube autant que vous voudrez. Vous pouvez me suivre sur Twitter, sur Facebook, et nouveauté de la rentrée ! Je suis toujours sur France Inter et vous pouvez désormais me retrouver tous les jours du lundi au jeudi dans « La tête au carré », le magazine scientifique de Mathieu Vidard, pendant les 10 dernières minutes de l’émission où je co-anime avec lui un quiz scientifique qui permet d’apprendre plein de choses en s’amusant et où on peut gagner des cadeaux… N’hésitez pas à vous inscrire, je vous appellerai peut-être pour participer…

Et pour finir cet épisode en images, je vous voudrais rendre hommage à Robin Williams dont la disparition m’a beaucoup émue, comme pas mal de gens de ma génération – il ne s’agit pas d’un extrait de l’Homme Bicentenaire, qui restera pour moi la meilleure adaptation d’Isaac Asimov au cinéma, mais de sa participation au réveil de l’équipage de la navette Discovery en 1988 – j’avais 5 ans…

Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[SPATIAL] Vivez l’amarrage de l’ATV en direct !

août 11, 2014 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale

[Avec AFP]
Un cargo spatial européen ATV, cinquième et dernier de la série conçue pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), doit s’amarrer automatiquement à la Station mardi après-midi, un événement qui sera retransmis en direct et en multi-caméras par l’agence spatiale française.

Dès 14h45 heure de Paris (12h45 GMT), le site du CNES commencera à diffuser, avec cinq angles de vue différents, les manoeuvres d’approche de l’ATV-5, à 400 km au-dessus de la Terre. Une séquence automatisée mais supervisée depuis le centre de contrôle de l’agence spatiale française, situé à Toulouse.

« Le flux vidéo principal diffusera une émission commentée d’une heure autour de l’amarrage », mais il sera aussi possible de suivre les opérations directement depuis l’ISS grâce à deux caméras embarquées, l’une russe et l’autre américaine, placées à l’extérieur de la station, précise le CNES dans un communiqué.

Une autre caméra plongera le spectateur au coeur des opérations du centre de contrôle de l’ATV à Toulouse, tandis qu’un dernier flux vidéo montrera, en temps réel et en images de synthèse, la progression de l’ATV vers la Station spatiale, jusqu’à son amarrage prévu pour 15h30 heure de Paris.

Baptisé Georges Lemaître en hommage au physicien belge père de la théorie du Big Bang, l’ATV-5, d’une masse au décollage de 20,3 tonnes, a été lancé dans la nuit du 29 au 30 juillet depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5.

Depuis lors, le cargo a effectué une série de manoeuvres pour rejoindre l’ISS, passant sous la station, puis au-dessus, pour finalement se laisser lentement dériver et venir se placer à son point d’attente, à 5 km en arrière, depuis lequel il entamera son approche finale mardi.

C’est Alexander Gerst, astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui supervisera le déchargement des quelque 6,6 tonnes de fret (un record) destinés aux six occupants de l’ISS : près de 850 litres d’eau potable, trois tonnes de carburant, et plus de 2,6 tonnes de denrées alimentaires, vêtements et équipements pour la recherche.

Teaser Amarrage #ATV5 from CNES on Vimeo.

A la fin de sa mission, début 2015, le vaisseau de dix mètres de long sera rempli des déchets non dangereux produits à bord de la Station. Il se détachera de l’ISS et plongera vers l’atmosphère terrestre où il se consumera avec sa cargaison, comme l’ont fait ses quatre prédécesseurs, Jules Verne (2008), Johannes Kepler (2011), Edoardo Amaldi (2012) et Albert Einstein (2013).

Le chant du cygne du dernier ATV sera filmé pour la première fois de l’intérieur, grâce à une caméra embarquée spécialement conçue pour transmettre les images des toutes dernières secondes du cargo avant de brûler avec lui.

Avec la fin des ATV, l’ISS sera ravitaillée par des vaisseaux russes Progress et des cargos opérés par des firmes privées américaines sous contrat avec la Nasa, SpaceX (Dragon) et Orbital Sciences (Cygnus).

Pour en savoir plus : l’astronaute Jean-François Clervoy parle de l’ATV sur Futura-Sciences.

Et l’encouragement d’Alexandre Astier !