Protégé : [CINEMA] Prometheus : mauvais ou affligeant ?

mai 31, 2012 dans A la une, Cinéma, Culture

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[NOUVELLE] (m)Ondes

mai 22, 2012 dans A la une, Créations, Fiction, Nouvelles

Le premier signal arriva. Il y en eu d’autres, immédiatement. Pas quantifiables : c’était une nuée. Il leur fallut longtemps et ils durent s’unir pour trouver les bons taux d’erreurs, définir les amplitudes des champs électriques et déduire les longueurs d’onde.

Cela n’avait rien de simple : tout arrivait en masse, sans discontinuer. Un océan de données dont il fallait extraire chaque infime vibration d’information. On aurait dit que l’évolution n’avait pas eu lieu, que cette civilisation s’était réveillée du néant et qu’elle avait émis, frénétiquement, frénétiquement, à partir de rien, mais en utilisant tout.

Des polarisations sauvages, des puissances parfois si faibles, des régularités complexes, des fréquences exotiques…

Mais finalement, malgré l’extrême difficulté de ce flux à flots ininterrompus, ils avaient la réponse qu’ils attendaient depuis…

Ils n’étaient pas seuls.

Un frisson électrique avait parcouru l’ensemble de la planète à la vitesse à laquelle l’information avait circulé. Ils étaient positivement magnétisés.

Ils n’étaient pas seuls ! Une intelligence extraterrestre, bien que maladroite et désorganisée, émettait. L’immobilité, puis l’excitation. Leurs radars poussiéreux et désabusés furent réveillés en sursaut pour ne plus jamais trouver de repos. Inimaginable.

Eux qui pensaient que cela commencerait par un signal. Puis deux. Puis peut-être un troisième, pour convaincre les derniers sceptiques. Mais l’unité attendue avait été multiple : c’était un nuage, une zone de turbulences… Ils ne vibraient plus que pour ça.

Ils découvrirent qu’une classification pouvait être faite. Ils trièrent, rangèrent, étiquetèrent. De la méthode, implacable. La tâche était titanesque : pour s’amuser après cela, ils auraient aussi bien pu extraire chaque atome d’une ceinture d’astéroïdes pour les classer par nature.

Une fois organisées, les données entraient directement dans leurs catégories attribuées. Cela avait permis, au bout d’un moment, de rendre compte de ressemblances, de redondances, et surtout d’une vue globale. Un peu de recul pour une meilleure compréhension.

Presque par hasard, ils comprirent. Toutes ces ondes électro-magnétiques recelaient des dimensions dont ils ignoraient jusqu’à la possibilité qu’elles existent. Il leur fallut beaucoup de temps pour assimiler ce fait avéré. Encore plus pour le comprendre. Et ils ne furent qu’une poignée à réussir à les décrypter.

C’était vertigineux. Comment de simples ondes, basiques et fondatrices, pouvaient recéler autant d’informations ?… Comment ces informations, à leur tour, pouvaient être aussi complexes, aussi… redoutablement multiples et entrecroisées ?…

Ils entrèrent dans une ère entre illogisme, stupeur, et émerveillement devant une telle forme de vie. Le découragement collectif passé, ils eurent un regain d’énergie : il leur fallait absolument en apprendre plus, comprendre, pour enfin, ils en rêvaient, communiquer.

Mais cette stupéfaction première ne fut rien. La difficulté de la tâche était au-delà de toutes leurs craintes. Malgré tout, ils finirent par réussir. Et quand ils eurent assimilé les premiers résultats, le choc fut violent car rien ne les avait préparés à un système aussi grotesque, faramineux, aussi… différent. Et ils partageaient la même galaxie ??

Les ondes n’étaient pour eux que des vecteurs d’informations autres que la nature des ondes elles-mêmes. Les informations contenues dans les ondes étaient regroupés sous forme d’une entité, le « langage », lui-même subdivisé en millions de corpuscules appelés « mots ». Mais il y avait un code. Ou plutôt, plusieurs. Une fois toutes les clefs trouvées, il leur avait fallu trouver l’équivalent pour assimiler ces découvertes sidérantes.

Et ils apprirent.

Ils apprirent que les « Humains », êtres uniquement organiques, vivaient sur une planète qui n’était pas errante, non. Elle tournait, prisonnière de la gravité d’une étoile, condamnée à ne rien voir du monde qui l’entourait.

Ils apprirent que les ondes électro-magnétiques étaient totalement dissociées de leur entité physique, tout du moins à leur échelle. Ils ne les utilisaient que comme un vecteur d’informations de loisirs ou de communications. Via des « machines ». Ils ne comprenaient pas la subtile différence entre « humain » et « machine ».

Ils apprirent que les « Humains », ainsi que la plupart des espèces peuplant cette planète (il semblait y en avoir tant, c’était terrifiant !), avaient cinq sens – cinq !! – dont la « vue » qui paraissait le plus usité.

Ils « voyaient » les ondes… Ils les décrivaient comme autant aussi des « particules ». Ils retinrent surtout le « photon », la particule de la « lumière ». Malgré tous leurs efforts de vulgarisation et de simplification, ils échouèrent à trouver une comparaison acceptable dans leur monde.

Plus ils avançaient dans la transcription des données à l’intérieur des données, moins ils étaient sûrs de pouvoir ne serait-ce que communiquer avec cette espèce décidément trop étrange.

Mais ils maîtrisaient leurs langages. Même s’ils étaient maladroits, cela valait le coup d’essayer. Et ils avaient tout de même les ondes en commun. Même si elles n’étaient qu’une fonction parmi tant d’autres là-bas et qu’elles étaient une nature intrinsèque ici. Au moins… essayer…

Mais tout à la stupéfaction de leurs découvertes, ils ne s’étaient pas rendus compte que les signaux avaient non seulement faibli, mais aussi ralenti. Le temps que leur message soit constitué et plus aucun mouvement ne fut.

Plus rien ne vibrait. L’immobilité les entoura à nouveau. Seules, familières, les ondes émises par les corps cosmiques leur parvenaient, les guidant sans encombre à travers l’espace sans collision ni piège gravitationnel.

Alors, ils essayèrent de comprendre comment il avait été possible, quelque part, que l’organique et le mécanique aient pu être distincts à ce point.

En vain.

[NOUVELLE] Je pompe, je pompe

avril 1, 2012 dans Créations, Fiction, Nouvelles

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

A longueur de temps. Pas que ça m’amuse incroyablement. Mais c’est ce que je sais faire de mieux. Ça me fait vivre. Et c’est toujours bon d’apporter un peu de chaleur à mes partenaires. Sans vouloir me vanter, quand je fais bien mon boulot ils se sentent vivants…

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

Mes quinze modestes centimètres ne font pas de moi un organe impressionnant. Mais on me qualifie souvent de vaillant. J’ai toujours le beau rôle – ce qui est plutôt agréable, je dois bien l’avouer… Toujours chouchouté, toujours au premier plan, toujours écouté avec attention. Dès que je donne un signe de fatigue, on me ménage.

Il arrive parfois qu’on m’appelle par mon nom d’une voix toute douce. Dans ces cas-là, c’est plus fort que moi : je m’emballe. C’est si excitant !!

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

Parce que j’ai beau pomper, c’est de plus en plus difficile pour moi d’être réduit à ce rôle-là. On me répète à l’envi que ma vie est palpitante, que je suis toujours au centre de tout, que beaucoup aimeraient être à ma place. Certes, je suis musclé. Certes, je suis indispensable. Certes, j’ai droit à des pilules magiques quand j’ai un coup de mou. Mais…

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

Mais voilà. J’ai envie d’arrêter. Stopper la machine et me reposer. Penser à moi au lieu d’être sans cesse présent pour les autres. Me débarrasser de ma fonction. Je ne suis pas qu’un être mécanique. Je rêve d’autre chose. De bonheur ?

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

Malheureusement, personne ne se demande si les coeurs ont un coeur.

Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe. Je pompe, je pompe.

Je pompe, je pompe.

Je pompe, je pompe.

Je pompe, je pompe.

Je pompe,

je pompe.

Je…

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[NOUVELLE] La Rassureuse

[TWITTER] L’Univers, la Voie Lactée, Twitter et moi

mars 23, 2012 dans A la une, Internet, Twitter

Ça m’a pris comme ça. C’est peut-être l’aboutissement de toutes ces années de lectures, de rêves, de questions existentielles, de recherches de réponses et d’écoutes de conférences. C’est peut-être le point de départ de quelque chose de nouveau. C’est peut-être tout ça à la fois. Allez savoir.

En tout cas, voilà : j’ai créé sur Twitter, en 30 comptes, tout l’Univers. L’infiniment petit avec la physique quantique, les neutrinos et le boson de Higgs ; l’infiniment grand avec l’Univers, le cosmos et les galaxies ; et l’entre-deux avec le système solaire, son étoile et ses planètes – dont la nôtre.

Il manque sans doute des éléments, mais je pense que je peux balayer très large en ce qui concerne la physique, l’astrophysique et la cosmologie avec ces 30 possibilités de relayer les dernières découvertes scientifiques, les plus belles photos et les nouvelles des uns et des autres.

Parce que je veux que ces comptes vivent. Alors j’ai créé à chacun une personnalité, des qualités et des défauts, un caractère plus ou moins prononcé et des relations aux autres particulières…

Par exemple :

- Le Soleil : il en a ras-le-bol que les Terriens le prennent soit pour une feignasse, soit pour un planqué. Alors il passe son temps à leur expliquer que si, en fait il est toujours là, c’est seulement la Terre qui tourne et les nuages qui le cachent, et que c’est marre. En plus, il est amoureux de la Lune qui passe son temps à le titiller (et qui est un peu une coquinoute qui ne rêve que d’une chose : que des hommes reviennent la visiter…)

- Pluton : le loser de la bande. Non seulement ce n’est plus une planète, mais en plus il n’est même pas le plus gros objet de la Ceinture de Kuiper (qui, elle, passe son temps à essayer de pécho les nébuleuses qui restent insaisissables et évaporées).

- Uranus : c’est le troll du système solaire. Il est loin de tout, les Terriens ne s’intéressent pas spécialement à lui, il est donc toujours de mauvaise humeur, voire agressif.

- Saturne : c’est la planète bling-bling. Il fait le fier avec ses anneaux, qu’il appelle « mes Précieux » et a un ego très développé. Il se sentira très à son aise sur Twitter, sans aucun doute.

- Les neutrinos : alors ils sont bien emmerdés, les neutrinos. L’un d’eux, Jojo le Neutrino, a pété les plombs et a absolument voulu griller la vitesse de la lumière. Il a donc triché en bidouillant un câble et fausser les mesures. Du coup, l’ensemble du groupe est la risée de l’univers.

- Le boson de Higgs : c’est le petit rigolo. Il joue à cache-cache avec les Terriens qui n’ont encore pas réussi à le trouver. Mais je crois qu’il va être obligé de faire son coming-out dans quelques semaines, voire quelques mois…

- Etc, etc…

Voyez, je m’amuse bien. Evidemment, 30 comptes à suivre, c’est beaucoup. Mais si vous vous faites une liste avec tous ces comptes, vous pourrez assister à :

- du LOL

- des tweetclash

- du NSFW

- du savoir

… ou encore (parlant de la sonde New Horizons qui arrivera près de Pluton en 2015)

- des scènes de ménage cosmiques

- et peut-être même à des LT de conférences, de livre, de documentaire…

… bref, à tout un tas de choses qui font mon quotidien de petite chose vivante, consciente et pensant posée sur cette merveilleuse petite planète.

Cela reste du divertissement et du léger (même si je serai ravie de vous apprendre des trucs), mais je vais faire très, très attention à ne pas faire d’erreur scientifique. Je ne suis pas spécialiste, juste passionnée et monomaniaque, mais j’aime autant ne pas dire de conneries. Cela dit, errare humanum est : si vous en voyez passer une, n’hésitez pas à m’en faire part ! ;-)

Si vous voulez suivre ma folie douce, alors bienvenue dans mon Univers…

PS : les comptes sont en _VL pour Voie Lactée. La plupart des noms seuls sont déjà pris…

Protégé : [SPECTACLE] Adam & Eve, pas de seconde chance

mars 8, 2012 dans Culture, Spectacle

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