Qui suis-je ?

Tout a commencé un 26 juillet, au coeur de l’été, un jour improbable dont personne ne se souvient jamais parce que t’es trop occupé à être les doigts de pied en éventail au bord d’un point d’eau.

Bien.

J’ai grandi à Châlons-en-Champagne (qui s’appelait alors Châlons sur Marne) et j’ai eu une enfance très heureuse où la télévision était rangée dans un meuble fermé à clef, où des milliers de livres étaient à ma disposition et pendant laquelle j’ai passé beaucoup, beaucoup d’heures dans un gymnase alors que j’aurais bien aimé être partout sauf là (sport-étude gymnastique du CP à la 4ème).

Intérieur du gymnase Pierre de Coubertin à Châlons en Champagne

 

J’ai écrit mon premier livre, illustré, en grande section de maternelle. Il s’appelait : « L’histoare du Prince Charmant ». Quand je l’ai montré, toute fière, à ma maman, elle s’est mise à rigoler très fort jusqu’à se plier en deux pour pleurer de rire. Vexée comme un pou, je me suis juré de ne plus jamais faire de faute d’orthographe de ma vie. Et de ne rien avoir à faire avec un quelconque prince charmant. Jusqu’ici, je ne m’en sors pas trop mal.

Je suis donc entrée au CP-Gym et je ne parlais pas beaucoup plus qu’en maternelle parce que j’étais très très timide. La légende dit que ma maîtresse a entendu le son de ma voix pour la première fois la veille des vacances de Noël. Je proteste (juste par esprit de contradiction).

J’étais fascinée par la Lune et pendant l’unique récréation de la journée (pendant la deuxième, on était en train de nous faire souffrir le martyr au gymnase à coups d’abdominaux, de sauts de grenouille, de pincettes et de séances de souplesse) je me demandais par quel truchement on était ici, vivant, sur cette planète, de cette manière. J’ai donc décidé de devenir astrophysicienne (même si je ne connaissais pas ce mot).

École Clovis Jacquiert à Châlons en Champagne

 

Mais rassurez-vous, j’avais surtout des ambitions de petite fille normale : au CE2 je suis devenue la championne de billes de l’école face à des garçons de CM2. J’étais trop fière. Il s’appelait Jérémy et je lui ai défoncé sa race à coups de cailles à un milliard. On ne me résiste pas, à moi. Mais j’aimais bien faire des jeux à l’élastique, aussi. Et j’étais également championne de marelle. C’était rigolo. Mais moins que les billes.

J’ai eu bien du mal à m’intégrer socialement parmi mes camarades de classe parce que j’avais pas le droit de regarder la télé. Alors du coup, une année, je n’ai mis qu’une seule chose sur ma liste au Père-Noël : la permission de regarder Hélène et les Garçons. Il a refusé. C’est là que j’ai compris qu’il n’existait pas, le fourbe.

A défaut de les voir sur un écran, j’ai continué à écrire des histoires en cachette dans la page du milieu de mes cahiers que je pouvais arracher sans me faire pécho jusqu’en deuxième année de DEUG d’Anglais à Paris-IV – c’est dire si je me faisais chier à l’école. Et je faisais chier les autres aussi, sinon ça n’aurait pas été drôle : la meuf que t’as envie de tuer parce qu’elle fait la gueule quand elle a 19 et qu’elle se demande où elle a été trop conne pour perdre ce fichu point, c’était moi.

Ah, et puis dès le CP et jusqu’en terminale, j’ai fait de la flûte. De la flûte à bec, oui oui. Mais dans un groupe trop bien de musique médiévale où j’ai appris au fil des ans à jouer de multiples tessitures (j’utilise ce mot si je veux) : de la sopranino bien adaptée à ma taille, à la basse qui était plus grande que moi (mais c’était drôle à voir). Et puis j’ai également soufflé dans des instruments un peu bizarres tel le cromorne. C’était rigolo et ça me manque beaucoup.

Cromornes de différentes tessitures

 

Dès que j’ai arrêté la gym (cette rondade salto-arrière carpé au double-mini trampoline avec réception de ma cheville droite à angle droit sur le rebord de béton a sonné ma délivrance, alleluia), j’ai commencé les cours de piano et la danse moderne. J’ai fait courir mes doigts sur la Méthode Rose et bougé mon popotin sur les Spice Girls en attendant de faire courir mes doigts sur les Spice Girls et bouger mon popotin sur… euh… nan, oubliez. Et je dépensais l’intégralité de mon argent de poche dans le cinéma.

Pour mes 16 ans, j’ai demandé un modem. Le dernier cri, le blanc, le 56k, qui coûtait presque 1000 francs. Je voulais Internet à la maison parce que j’étais très emballée par cette nouvelle petite chose qui m’inspirait déjà une sympathie et une excitation fascinantes. Je me suis rendue compte bien plus tard que j’étais née geek, en fait. Je pressentais le truc, tsé. Tut-tut-tut-tut-bip-bip-bip-krkrkrkrkrkrrrrrrr…

Quelques jours après, je me suis envolée vers le Canada pour y apprendre l’Anglais (ce qui m’a valu de louper l’éclipse à un jour près et j’étais bien dégoûtée vu qu’elle était totale dans la Marne). Pendant trois mois, j’ai eu l’impression de vivre dans un film : j’allais à l’école dans les school bus jaunes, j’avais un locker dans un couloir et je jouais Le Roi Lion et Jesus Christ Superstar tous les après-midis en cours de musique au sein d’un véritable orchestre. Sans compter les lotissements dignes du futur Desperate Housewives et les malls où les jeunes se retrouvent le samedi. Le premier jour, on m’a emmenée voir Star Wars – Episode I – La menace fantôme des mois avant sa sortie en France, je vous raconte pas comment j’étais fière (et surexcitée) (puis déçue, mais ça c’est autre chose).

Et puis bon, quand je suis revenue, on m’a annoncé qu’un oursin obèse n’avait trouvé rien d’autre à foutre que de s’installer tranquille dans ma boîte crânienne, alors il a bien fallu l’expulser à coups de bistouri parce qu’il avait tendance à prendre de plus en plus de place et à ne pas payer son loyer, la sale bête.

Bien.

Comme je ne pouvais plus lire ni écrire pendant six mois, je me suis mise à chanter et les trois accords que je connaissais m’ont beaucoup accompagnée. J’ai dû redoubler ma Première, et du coup j’en ai profité pour remplacer le latin par la musique et prendre les cours de théâtre dont je rêvais depuis toujours.

J’ai eu mon bac L en 2002 et j’ai pleuré pendant trois jours parce qu’un putain de 6 en philo (coeff 7) m’a fait louper la mention Bien de quelques points seulement.

Je voulais très fort être comédienne parce que je rêvais de cinéma, alors je suis partie m’installer à Paris. Malheureusement, le cours que je devais intégrer n’a pas eu lieu. Je me suis donc inscrite en première année de DEUG LLCE Anglais à la Sorbonne (Paris-IV) que j’ai validée haut la main en n’en foutant pas lourd (mais j’en ai noircies, des pages centrales de cahiers, pfiou !…) Comme je n’arrivais pas à trouver de job étudiant et que les heures de cours étaient rares, j’en profitais pour aller voir toutes les conférences à la Cité des Sciences… Voir en vrai ceux que je lisais en cachette depuis tant d’années… Et comme à chaque fois que je croisais une scène, je me disais qu’un jour, ce serait moi dessus.

Et à la rentrée suivante, j’ai intégré l’Ecole de Comédie Musicale des 3 Arts. A l’audition, quand on m’a demandé mes motivations, j’ai répondu que tout ce que je voulais faire dans la vie, c’était raconter des histoires, quel que soit le support et la manière. J’ai convaincu le jury. Un rêve devenait réalité.

Pendant trois ans, j’ai donc suivi cette formation professionnelle en chant, en danse, en théâtre et en comédie musicale. J’y ai beaucoup grandi, appris, mûri, travaillé, transpiré, pleuré, mais j’ai aussi attrapé le virus de la scène, celui de faire le clown devant une salle pleine, et je me suis épanouie dans la certitude que raconter des histoires, quel que soit le support et la manière, était ce que je savais faire de mieux.

Pour me faire un peu d’argent de poche, j’ai fait public dans des émissions. La télévision m’ayant toujours été interdite, elle me fascinait donc : j’étais comme une gamine devant un sapin de Noël à chaque fois que je mettais le pied sur un plateau. De JT en talk-shows en passant par les jeux, de directs en enregistrement d’une journée en passant par les conditions du direct, j’ai assisté à tous les supports, tous les formats, toutes les chaînes (ou presque). Même quand les prods ne payaient plus le public, j’y allais encore. Je ne pouvais plus m’en passer et je me promis alors d’en faire un jour – c’était un besoin, une nécessité vitale, un truc qui sort de tes entrailles, plus encore que la scène pour laquelle je me formais pourtant.

J’étais troublée…

A la sortie de l’Ecole en 2006, j’ai repris mes études pour avoir un « vrai diplôme » et l’assurance de consolider mon avenir autrement que par l’aléatoire intermittence du pestacle. J’ai donc fait ma deuxième année d’Anglais, puis j’ai changé de Sorbonne pour passer du côté de la Nouvelle (Paris 3) et entrer en Licence d’Information et Communication.

Parallèlement, j’ai fait des tas de jobs en CDI à temps partiel pour être enfin indépendante et soulager mes parents qui m’avaient financée jusque-là (qu’ils en soient chaleureusement remerciés ici).

Alors que je préparais un mémoire sur les journalistes littéraires, j’ai eu vent du concours organisé pour les 20 ans de l’émission Vol de Nuit. Epuisée physiquement par le rythme difficile fac+job et intellectuellement par la rédaction du mémoire, je me suis décidée la veille de la clôture du concours à participer. J’ai envoyé un texte en alexandrins et j’ai gagné. Je me suis donc exprimée au sujet de ce texte dans l’émission diffusée le 16 juin 2008 sur TF1, dont personne ne savait qu’elle serait la dernière (RIP). Et encore ce sentiment incroyable d’être à ma place sur un plateau de télévision…

En octobre 2008, j’ai continué en Master 1 dans le but d’intégrer l’année d’après le Master 2 pro de Journalisme Culturel au sein de la même université. Je suis également entrée à Parenthèse Radio, une radio nationale 100% talk dédiée à la famille, où j’étais officiellement la responsable du standard auditeur mais où j’ai également acquis beaucoup d’expérience dans de nombreux domaines : assistante de rédaction, journalisme, voix de pub et de jingle, chronique en direct à l’antenne une fois par semaine…

En juillet 2009, après plus de six mois de procédures, Parenthèse Radio a mis la clef sous la porte et j’ai été licenciée pour raisons économiques. J’ai appris au même moment que j’avais passé les trois étapes du concours d’entrée au Master 2 pro de Journalisme Culturel avec succès, et la joie et la fierté se sont mélangées à la crainte : sans Parenthèse Radio, comment allais-je pouvoir suivre tous les cours, trouver le stage obligatoire pour valider cette année et continuer à travailler pour payer mon loyer, mes factures et mes courses ?

La solution se trouvait dans la formule du contrat d’apprentissage qui m’aurait permis à la fois de continuer à être indépendante financièrement et d’avoir l’expérience professionnelle requise pour obtenir mon diplôme. Mais il était difficile à trouver. Alors j’ai ouvert mon premier blog pour y publier le travail qu’on nous demandait de fournir à la fac afin d’avoir une vitrine de professionnelle en devenir. Il s’appelait « Culture en Vrac » et il n’existe plus depuis que je l’ai transféré sur celui-là qui est quand même vachement plus bô <3

Je passais de plus en plus de temps sur Internet et je commençais à beaucoup m’y amuser, à apprécier la culture web et à prendre conscience des possibilités extraordinaires qu’il implique pour des milliards de choses, dont la création artistique que j’avais mise de côté, malgré ma frustration, par manque de temps.

En novembre, autant par désespoir de ne pas trouver de contrat d’apprentissage que par un besoin viscéral de créer quelque chose de mes blanches mains, ça m’a pris comme une envie de pisser : en l’espace de quelques heures, un dimanche, un CV-court-métrage a pris forme dans ma tête.

Vous connaissez sans doute la suite.

Au-delà du buzz et de la médiatisation qui m’ont beaucoup appris sur la profession, le monde, les autres et moi-même, cette aventure m’a obligée à me pencher sur Twitter que je ne comprenais pas jusqu’ici.

Et là… la révélation.

Ce truc a bouleversé ma vie de toutes les manières (positives) dont une vie peut être bouleversée.

Je n’ai pas trouvé mon contrat d’apprentissage et j’ai enchaîné deux stages très formateurs mais qui ne permettaient pas de payer ne serait-ce que mon loyer bien entendu (merci Papa, merci Maman, une fois encore).

Après ma soutenance de mémoire en octobre 2010 sur l’extimité, le web, le personal branding, le storytelling et le CV-vidéo, j’ai obtenu mon diplôme de journaliste spécialisée en culture pour clore définitivement 25 ans passés sur les bancs de l’école.

BEN C’ETAIT PAS TROP TÔT.

La vraie vie a donc commencé par un an de chômage et c’est en septembre 2011 qu’on m’a proposé le travail que mes rêves les plus fous n’avaient pas osé imaginer : j’ai été embauchée pour m’occuper de la partie web et réseaux sociaux d’une émission de télévision novatrice, Le Grand Webze.

Je crois que je n’aurai pas assez de toute une vie pour remercier Cyrille de Lasteyrie et Henri Poulain de m’avoir fait confiance et de m’avoir donné ma chance.

Mêler Twitter, blog, Facebook, culture web et une émission de télé en direct.

GNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Mais Le Grand Webze s’est arrêté en février 2012 après quatre émissions toutes plus différentes (et enrichissantes) les unes que les autres.

Gros coup dur.

Pendant les dix jours où j’ai dû garder la nouvelle pour moi (parce qu’elle n’était pas encore officielle), je me suis refait le film de cette aventure incroyable avec les plus belles personnes qui m’ait été donné de rencontrer.

Vinvin, Henri Poulain, François Rollin… JCFrog, une star des Internets, aux jingles… Alexandre Astier, invité de la première émission, wooow… Christophe Galfard, astrophysicien véritable, présent lors de la première également… Kheops, le jeune homme qui a permis à la Syrie d’avoir un Internet sécurisé, rien que ça… Tenir tête à Laurent Baffie… Donner la réplique au Palmashow… Et rencontrer Pascal Mabille, un garçon au talent (et au rire) fou ; Benoît Lebreau, intervenant de la première émission pour des blagues pas drôles, et finalement une des personnes les plus drôles que je connaisse ; Klaire Qui Fait Grr, autre personne parmi les plus drôles que je connaisse ; et Solange Te Parle, ineffable Solange… Ces quatre-là sont depuis devenu des amis chers. Et puis… le plateau, les caméras, les comptes à rebours, la préparation, l’excitation, l’adrénaline, le direct…

Bref. Tout emplie de nostalgie j’étais. (Et je parle comme Yoda si je veux.) Je me suis dit que ça ne pouvait plus durer, alors le lendemain du jour où on a rendu la nouvelle publique, je me suis lancée dans un truc qui m’a pris trois jours plein (super efficace pour penser à autre chose, je vous le conseille) : j’ai créé l’Univers sur Twitter, en 30 comptes.

 

N’y voyez là aucun délire mégalo de ma part. C’est juste que la physique, les sciences de l’Univers en général, me rassurent. Au moins, c’est carré et clair : y a des lois, des équations, des règles. Ca fonctionne ou ça ne fonctionne pas. Et si ça ne fonctionne pas, c’est encore plus génial, ça veut dire qu’on va chercher et qu’on va faire une découverte.

Oui je sais, c’est un peu confus, mais c’est clair dans ma tête : la science, c’est apaisant, tu peux prévoir, tu peux savoir, tu peux calculer, tu peux être précis, tu peux maîtriser des trucs qui te dépassent.

J’avais donc besoin, à ce moment-là, de me l’approprier plus qu’en lisant, écoutant, regardant des montagnes de trucs toutes les semaines à mes heures perdues. Et pourquoi ne pas mêler cette passion avec une autre ? Pourquoi ne pas la partager avec ceux, s’ils existent, qui sont dans mon cas ?…

La liste L’Univers était née. Et à l’heure où je vous parle, non seulement je m’éclate, mais en plus ça amuse des tas de gens. J’ai même été repérée par le CNES qui m’a invitée à l’atterrissage de Curiosity sur Mars en direct de la Cité de l’Espace à Toulouse en août 2012.

"Bonjour ! Vous êtes qui ?..." "Mars !! :D " "Ah oui. Vous voila."

 

Je fais ma crâneuse si je veux. Oui, je suis fière.

 

J'ai eu un orgasme. (Envoyé par un spécialiste véritable des trous noirs après mon billet sur le boson de Higgs.)

 

Bon, mais tout ça c’est bien beau, mais et la télé alors ?? Oui parce que bon, c’est pas le tout, mais je comptais pas m’arrêter là, moi.

Et pour mon plus grand bonheur, Le Vinvinteur a vu le jour. Plus de case invisible une fois par mois un vendredi soir à minuit : cette fois-ci, nous étions face à Claire Chazal et à Zorro tous les dimanches à 20 heures sur France 5 ! Même équipe : Vinvin à la présentation, Henri Poulain à la réalisation, et moi-même côté web. Et pour mon plus grand bonheur, « le mec pas drôle » du Grand Webze, Benoît Lebreau, est devenu le community manager n°2. Comme quoi, insister pour raconter une vanne pourrie à Alexandre Astier en direct à la télévision, ça mène à tout. Pensez-y.

Pas de direct, cette fois, mais… mais un truc que je n’aurais jamais imaginé même dans mes rêves les plus fous : de la fiction. Donc jouer la comédie…

GNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je jouais certes mon propre rôle, mais j’ai pu tour à tour être la cousine de Monsieur Poulpe, la sorcière des Monty Python, une chanteuse des années 50 et une fée Clochette trash. Je me suis bien amusée.

Et quel bonheur de faire partie d’un projet totalement nouveau, qui parle de web et de culture digitale avec une pointure comme Jean-Marc Manach, avec une nature hybride mi-magazine mi-fiction, tout cela avec une présence appuyée sur Internet et les réseaux sociaux et une communication dans les deux sens avec une communauté…

Mais travailler 12 000 heures par semaine pour le Vinvinteur ne me suffisait visiblement pas – je dois être un peu maso sur les bords, voyez-vous. Du coup, j’ai décidé d’occuper mes week-ends, parce qu’on ne sait jamais, des fois que je m’ennuie, hein, ce serait ballot ma bonne dame.

L’Univers sur Twitter et quelques billets de blog ne suffisaient pas. Il y avait trop d’infos, d’actu, de merveilles, de culture, de livres, de scientifiques, d’exploits, de magie… d’histoires à raconter en partance ou en provenance de l’espace que c’était trop lourd à garder juste pour moi. J’avais envie, besoin même, de partager toutes ces joies, tous ces espoirs et quelques coups de gueule avec les personnes que ça intéresserait. Je me suis donc lancée dans le podcast vidéo. Intitulé « La folle histoire de l’Univers« , je l’ai divisé en 8 rubriques (la personnalité, la date, l’info, l’évènement, l’image, le tweet, le bidule connecté et la culture) et j’ai décidé qu’il serait hebdomadaire.

Logo par Pascal Mabille

 

Ben oui ben voyons. Brillante idée, ça, encore. Je n’avais jamais manipulé iMovie de ma vie, je ne savais pas comment mettre un podcast en ligne sur iTunes (merci à Vincent Touati qui m’a aidée), et j’allais m’engager à pondre entre 12 et 15 minutes de contenu par semaine, avec de l’audio, de la vidéo, des images, de l’actualité, de la culture, et un peu d’histoire. En plus d’une vie professionnelle passionnante à plus-que-temps-plein. Oui oui oui…

Et j’ai tenu le choc. Je n’ai pas eu de week-end pendant 30 semaines (je ne vous parle même pas de vie sociale…) mais quel bonheur ! C’était un réel besoin. Et l’accueil réservé à ce podcast a été un réel choc : 1er de sa catégorie sur iTunes dès les premiers numéros, devant la NASA, le CNRS etc !! Il a même été en home d’iTunes France, et je parle de l’iTunes général, pas de la rubrique podcast… Je n’en reviens toujours pas. Sans compter les innombrables messages de ceux qui le suivent…

J’en suis toujours extrêmement émue. C’est toujours magique de voir qu’un sujet qui tient tellement à coeur rencontre l’intérêt et l’enthousiasme de milliers d’autres personnes…

Forte de cette expérience, je me suis dit que, pourquoi pas, je pourrais peut-être tenter d’en vivre un peu aussi… Rêve un peu fou qui est pourtant devenu réalité à partir d’août 2013 : je suis devenue chroniqueuse dans « La tête au carré« , le magazine scientifique de France Inter que j’écoutais depuis des années, animé par Mathieu Vidard. Parler des sciences de l’univers et du spatial deux fois par semaine à des centaines de milliers d’auditeurs dans un endroit qui ressemble à une soucoupe volante, je vous avoue que je trouve ça classe.
(Enfin évidemment… SAUF quand je fais des lapsus sexuels en direct, quoi. Mais que voulez-vous ma bonne dame, c’est le métier qui rentre, m’a-t-on dit ! (…) Euh… ouais. Bon. Je.)

Et puis sinon accessoirement, je me suis également portée candidate pour un aller simple vers Mars, dans le cadre du projet Mars One. Faire partie des rares Français en course pour le projet m’a (encore) valu un certain nombre d’articles dans les presses quotidiennes, nationales et internationales et de reportages sur tous les supports existants. Mon salon est devenu un espace public qu’environ tous les journalistes parisiens ont visité et filmé, et à défaut de voyager physiquement tout autour du monde, ma tronche se retrouve dans des pays qui utilisent un alphabet différent de celui de mon clavier.
Je vous jure que c’est vrai. 

Dans un quotidien papier du Bengladesh

 

Enfin bon, on rigole, on rigole, n’empêche qu’à la clôture des inscriptions début septembre 2013, nous étions 202 586 personnes à travers le monde entier à nous porter candidats. Fin décembre 2013, nous n’étions plus que 1 058. Et en avril 2014, après un check-up médical complet (je suis donc en parfaite santé, c’est gentil de demander), le chiffre est descendu à 705 personnes toujours en lice pour faire partie des happy few qui devront être formés pendant au moins 10 ans, et qui seront peut-être les premiers êtres humains à fouler le sol martien.

Et comme je ne suis pas du genre à attendre le doigts de pieds en éventail la suite des sélections : je m’entraîne. C’est ainsi que le mardi 8 octobre 2013 – c’était en matinée – j’ai eu la chance inouïe de participer à un vol zéro-g et de goûter aux délices de l’apesanteur.

Le plus beau jour de ma vie.

 

Je ne sais pas si on se remet un jour de ces émotions-là, mais après avoir tant bien que mal supporté à nouveau une gravité égale à 1 sur mes petites épaules qui ne demandaient qu’à flotter toute leur vie, ce sont mes pieds qui sont revenus sur Terre et j’ai eu la chance de donner des conférences courant 2014 sur Mars, l’exploration spatiale, l’Univers et le reste ; et de voir mon billet sur les femmes et l’exploration spatiale sélectionné pour être publié dans « L’anthologie des meilleurs blogues de science 2014 » aux éditions MultiMondes en avril 2014.

Entre deux chroniques, je ne suis pas restée inactive puisqu’on m’a fait l’honneur de me proposer de faire un talk TEDx. Après 6 mois d’écriture, de brouillons jetés et de relectures, j’ai eu l’immense plaisir de le présenter au public de Bobino le 12 juin 2014.

 

Août 2014, de retour dans « La tête au carré » : je m’occupe du quiz scientifique en fin d’émission en plus de le co-animer avec Mathieu Vidard. En parallèle, et en plus de « La folle histoire de l’Univers », je fais des conférences là où on m’invite, je m’attelle à l’écriture de mon premier spectacle, je suis approchée par une boîte de prod nommée Effervescence qui veut lancer une chaîne Youtube de vidéos de vulgarisation, et je prépare une mission de simulation martienne dans le désert de l’Utah avec la Mars Society.

Ce dernier trimestre 2014 est marqué par la science-fiction.

À suivre… 

 

47 thoughts on “Qui suis-je ?

  1. jean marie hodé dit :

    Oui tu mérites mille fois d’avoir une vie BELLE. Ton dynamisme et ton intelligence car il faut bien appeler ainsi la grande qualite cachée dans les neurones de ton cerveau sont éblouissants. Tu peut être tenté de dire merci aux compliments qu’on t’envoie mais c’est d’abord moi, nous, qui te remercions d’être ce que tu es et tout ce que cela nous apporte. De la joie et de l’espoir c’est à dire du bonheur Merci Florence

  2. Fabien dit :

    Bonjour Florence.

    Je suis tombé par hasard sur ta chaine youtube. Je regardais une vidéo sur youtube avec Alexandre Galfard et à la fin j’ai remarqué un titre sur le côté qui m’a interpelé : « la folle histoire de l’exoconference d’Alexandre Astier », spectacle que j’ai adoré. J’ai donc cliqué et j’ai découvert ta chaine et donc ton blog ;-)
    Toutes mes félicitations pour le travail que tu fais. J’ai beaucoup apprécié tes vidéos.
    Fabien.

  3. Quelle belle aventure ! Tu as eu la ténacité d’aller au fond de tes passions avec détermination et a su affronter les épreuves douloureuses de ton parcours avec courage… alors, admiration !

    - « doc !… Do-o-o-o-o-oc ! Venez voir ! »
    - « Quest-ce qu’il y a, Marty ? »
    - « Regardez ! Là, sur le Blog de Florence Porcel ! il est écrit qu’elle n’a pas vu l’éclipse de 1999 ! »
    - « Bonté divine !… Oh… Non de zeus ! J’entrevois à nouveau la possibilité de l’émergence d’une réalité alternative ! »
    - « Vous voulez dire… comme en 1985, avec l’Almanach des Sports ? »
    - « Exact ! Regarde, je vais te faire un dessin : la courbe du temps, ici, a infléchi sa course, provoquant l’émergence d’une réalité alternative dans laquelle Florence se trouve au Canada au lieu d’être chez elle pour l’éclipse ! Il faut qu’on fasse quelque chose ! »
    - « c’est, ça, Doc ! Y a qu’à la ramener en août 1999 avec la Delorean pour qu’elle observe l’éclipse ! »
    - « Erreur ! Car si ce satané Biff Tannen tenterait d’y voler une nouvelle fois la Delorean, il sera impossible de la ramener en 2015 et à son retour du Canada, elle pourrait se retrouver nez à nez avec son autre soi, provoquant une rupture du contiuum espace-temps, entraînant la destruction totale de l’Univers !!! Ceci dit, le cataclysme pourrait être plus localisé et affecter uniquement la ville de Châlons-en-Champagne. »
    - « Alors, Doc, qu’est-ce-qu’on fait ? »
    - « J’ai un plan !… Tiens regarde, c’est écrit là, noir sue blanc, sur le site de Fred Espenak de la Nasa : La prochaine éclipse totale visible en Europe sera à Oviedo, en Espagne, le 12 août 2026 ! Et la réplique de l’éclipse de 1999 sera visible aux Etats-Unis le 21 août 2017 ! C’est la simplicité même ! Tout ce que tu as à faire, Marty, est de lui envoyer ces renseignements ! »
    - « Dac, c’est vous le Doc, Doc ! »

    Voir cette éclipse totale de soleil a été, et de loin, le plus beau spectacle astro que j’ai vu alors, si effectivement tu n’en a jamais vu, c’est une injustice qu’il va falloir réparer coûte que coûte…

    https://www.youtube.com/watch?v=EVrFU63TTG0

  4. Stéphane dit :

    Bonjour Florence,
    Après avoir vu (presque) par hasard une de vos vidéos sur YT, je me suis dit que votre nom me disait quelques chose alors j’ai cherché…
    … et puis j’ai trouvé.
    Bon sur mais c’est bien sang ! C’est à la radio que je vous avais entendue !
    Après la lecture de quelques pages de votre blog, une évidence m’apparaît : je dois vous épouser.
    Y a t’il une liste d’attente où l’on peut s’inscrire ?

  5. Marc-Antoine JEULLIAU dit :

    Vous ai-je déjà envoyé ce billet ? et si oui pourquoi a-il été censuré ?

    Bonjour Florence.

    J’ai commencé à faire votre connaissance en vous lisant sur Echosciences Grenoble, puis en allant sur le site de France Inter, puis en parcourant votre blog, puis, en lisant “A ceux … qui doivent survivre” j’ai pris conscience que je devais vous écrire afin de partager un peu de science avec vous, et beaucoup d’empathie, aussi.
    La jeunesse booste l’enthousiasme et c’est l’un des sens de la vie, avec ses jeux de maux … de hasard et d’esprit. Et pour ce dernier c’est un ineffable plaisir que de percevoir les joies et vibrations de l’avis dans la vie de l’être qui, de chair devient cher. Et voilà bien ce que l’on condamne chez votre serviteur qui, en amateur, ferait de la littérature en se mêlant de faire de la science …

    Pour avoir aujourd’hui dépassé les 66 ans de quelques semaines, être d’une santé et d’un enthousiasme gravement atteints, d’une procrastination à toute épreuve, et pour causes, je vous demanderai d’excuser le fait que je fasse en complément de ce billet un copié collé d’un i-courrier envoyé hier à un membre d’EchoSciences Grenoble et qui contient l’essentiel de ce que je me propose de vous confier.

    Ainsi je me suis dit que, puisque vous parliez de Science et défendiez vaillamment les causes que vous jugiez justes, vous seriez peut-être intéressée par -et soutenir- ce qui pourrait bien être un grand PAS pour l’humanité “” , autrement dit une œuvre permettant d’unifier Philo-Art-Science, quand bien même elle serait celle d’un étymologique amateur autodidacte.

    Pour qui, visitant votre blog, serait intéressé par une ‘’nouvelle physique’’ s’imposant comme dépassant la physique mathématique contemporaine, ça n’est encore qu’à lire, depuis le 1er article paru le 10 mars 2012, sur le blog à l’adresse suivant :

    http://pourtoutetrienunprincipestructurantdelinteraction.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2012/03/10/presentation.html

    Tout bien pesé je vous envoie le copié-collé promis en message personnel, vous laissant libre de juger s’il peut intéresser vos lectrices et lecteurs. Si vous pensez que “oui” je vous autorise à le publier à la suite de cette intervention.

    Entre le vous, pompeux, et le tu, haillon, que soit ce que fort je pense et que je lis haut comme marque en toi née de l’aise prit en la relation.

    àM’ityes.

    Marc-Antoine JEULLIAU.

    • Bonjour Marc-Antoine, oui j’ai bien reçu ce commentaire, et non, il n’a pas été censuré. Je ne suis pas toujours dispo pour valider les commentaires quand ils arrivent. Il peut donc se passer quelques jours avant qu’ils apparaissent publiquement. Merci d’être un peu patient… ;-)

      • Bonjour Florence.

        Je suis désolé si j’ai pu vous paraitre ‘’pressé’’, mais ne voyant pas le billet que je vous avais envoyé le 5 avril apparaitre sur cette page, je me demandais seulement pourquoi … ?

        Et puis ce billet du 5 est subitement ré-apparu lorsque je vous ai envoyé son copié-collé … ? N’étant pas au faite des arcanes de mon ordinateur et de l’internet je ne chercherai pas à comprendre ce qui s’est passé.

        Je vous sais très occupée -mais ô combien pleine de ressources- aussi je vous remercie pour la réponse ci-dessus et vais continuer de vous lire et écouter pour mieux vous connaitre et apprécier.

        àM’ityes de M&A J_eulliau

  6. Bonjour Florence.

    J’ai commencé à faire votre connaissance en vous lisant sur Echosciences Grenoble, puis en allant sur le site de France Inter, puis en parcourant votre blog, puis, en lisant “A ceux … qui doivent survivre” j’ai pris conscience que je devais vous écrire afin de partager un peu de science avec vous, et beaucoup d’empathie, aussi.
    La jeunesse booste l’enthousiasme et c’est l’un des sens de la vie, avec ses jeux de maux … de hasard et d’esprit. Et pour ce dernier c’est un ineffable plaisir que de percevoir les joies et vibrations de l’avis dans la vie de l’être qui, de chair devient cher. Et voilà bien ce que l’on condamne chez votre serviteur qui, en amateur, ferait de la littérature en se mêlant de faire de la science …

    Pour avoir aujourd’hui dépassé les 66 ans de quelques semaines, être d’une santé et d’un enthousiasme gravement atteints, d’une procrastination à toute épreuve, et pour causes, je vous demanderai d’excuser le fait que je fasse en complément de ce billet un copié collé d’un i-courrier envoyé hier à un membre d’EchoSciences Grenoble et qui contient l’essentiel de ce que je me propose de vous confier.

    Ainsi je me suis dit que, puisque vous parliez de Science et défendiez vaillamment les causes que vous jugiez justes, vous seriez peut-être intéressée par -et soutenir- ce qui pourrait bien être un grand PAS pour l’humanité “” , autrement dit une œuvre permettant d’unifier Philo-Art-Science, quand bien même elle serait celle d’un étymologique amateur autodidacte.

    Pour qui, visitant votre blog, serait intéressé par une ‘’nouvelle physique’’ s’imposant comme dépassant la physique mathématique contemporaine, ça n’est encore qu’à lire, depuis le 1er article paru le 10 mars 2012, sur le blog à l’adresse suivant :

    http://pourtoutetrienunprincipestructurantdelinteraction.blogs.sciencesetavenir.fr/archive/2012/03/10/presentation.html

    Tout bien pesé je vous envoie le copié-collé promis en message personnel, vous laissant libre de juger s’il peut intéresser vos lectrices et lecteurs. Si vous pensez que “oui” je vous autorise à le publier à la suite de cette intervention.

    Entre le vous, pompeux, et le tu, haillon, que soit ce que fort je pense et que je lis haut comme marque en toi née de l’aise prit en la relation.

    àM’ityes.

    Marc-Antoine JEULLIAU.

  7. Patrick dit :

    Bonsoir Florence,

    Je suis comme toi un passionné de sciences, et d’astronomie, mais le quotidien de la vie a fini par m’en détourner un peu, et récemment, je te découvre sur un podcast de la Tête au carré, puis j’entends que tu fais partie des présélectionnés de Mars One (projet dont j’avais bien entendu déjà entendu parler avec beaucoup d’intérêt!), donc je fais quelques recherches, intrigué, trouve ton blog, tes comptes twitter, et voilà, comment tu viens de gagner un nouveau fan :-) Bravo pour tout ton travail, et ta passion très communicative de l’espace!
    Bon, je te laisse, car j’ai encore 33 épisodes de la folle histoire de l’Univers à regarder :-)

  8. Phil dit :

    Bonjour, je viens découvrir vos podcasts et j en suis heureux c’est trop de la balle.
    Belle journée à toutes et tous

  9. Dam dit :

    Bonjour,

    Bon, je voulais faire le ménage dans les podcasts auxquels je m’étais abonné mais je n’ouvre pas. Par acquis de conscience j’ouvre le premier que tu as fait quand même (sait on jamais). Puis j’ouvre le deuxième… Et je finis par en regarder quelques uns parce que j’en avais loupé une bonne trentaine du coup !

    Je regrette un peu de ne pas les avoirs consulté avant, mais je ne regrette pas de m’y être abonné pour un sou ! Pour un peu je me serai presque mis a twitter (enfin j’exagère peut être un peu pour twitter) !

    Donc merci pour ton podcast, ton investissement et pour cette passion que tu transmets !

  10. frank dit :

    Un ami m’a conseillé ce blog. Je pensais le parcourir vite fait et hop passer à autre chose.
    Ben, non, je suis toujours dessus tellement c’est agréable à lire.
    Vraiment sympa, bravo et longue vie !

  11. LeSage Michel dit :

    C’est passionnant à lire, vous maintenez constamment l’envie de poursuivre la lecture jusqu’au terme de l’histoire que vous racontez! N’étant pas sur Twitter, je ne sais ce que je rate…Bref, vous etes manifestement positive, et passionnée par ce que vous entreprenez tout au long de votre vie! Félicitations

  12. sommeteo dit :

    Wa quelle pêche!
    J’étais en grosse déprime météo, ma vieille passion, en train d’agoniser jour après jour ou plutôt nuit après nuit ou enfin, bref, on ne sait jamais trop si c’est le jour ou la nuit en ce moment. Et je venais d’écrire un édito sur mon site (eh oui pas de blog ni tweet ni face bidule connecté, que du dinoweb chez moi) en me disant que j’aurais peut-être dû ma rabattre sur l’univers , ma seconde passion. Ben quoi oui, j’écrivais qu’au moins l’univers c’est beau, ça change pas d’un coup en devenant moche et surtout, surtout, il n’y a personne pour te rabattre les oreilles toutes les 5 minutes en te disant « dis, tu t’es bien encore trompé, il a pas fait beau aujourd’hui! » Personne ne m’a jamais dit « dit, tu t’es planté mon gars, y’a pas eu de sursaut gamma aujourd’hui ».
    Enfin je m’égare, j’étais en train de regretter ne pas avoir mis le cosmos en number one sur ma top liste des passions il y a 20 ans quand je suis tombé sur ton podcast vidéo number one lui! Et alors, j’ai tout de suite été charmé par le ton, l’humour, le cocktail indéfinissable qui fait de ta série « la folle histoire de l’univers » un succès incroyable!
    Bon, je n’en suis qu’à l’épisode 8 et tout le concept me plaît énormément. Du coup je me suis dit mais faut que je lui laisse ma place pour la prochaine mission vers Mars! Si si, tu le mérites, vas-y!

    Enfin voila, félicitations, j’accroche vraiment et ça m’a vraiment redonné la patate!

  13. Par le Saint Graal, quelle drôle de trouvaille viens-je de faire là… Je cherchais quelques blogs sympas d’astrophysique pour me rappeler de mes années de doctorat, et je tombe sur quelqu’un que tout le monde connait sauf moi (qui suis un cyber-dinosaure : toujours connecté, mais ne possédant pas la télé…) mais dont j’aime le ton et le décalage. J’aime les touches-à-tout dotés d’humour, ce sont les seuls être valant réellement le détour. Et je m’arrêterai là car j’ai horreur de cirer les pompes.

    Diantre, mais il me vient d’un coup une puissante illumination dont seules les muses sauraient être responsables. Moi qui lance en ce moment un événement collectif concernant les vies originales via mon blog, ne viendrais-je point de trouver, par l’effet d’un hasard dont la bienveillance dispute à la naissance de la vie la première place du championnat des impromptus providentiels, une nouvelle personnalité de choix à qui proposer de collaborer à cette réalisation ? La joie m’émeut, presque autant que ma capacité à ne pas perdre le nord en pareil situation, snif, signez là s’il vous plait.

    Je vais me permettre un petit email de présentation de la chose. Vlan. Et je suivrai ce blog.

    A bientôt.

  14. Alexandre J dit :

    Et sinon, si tu publies ton autobiographie (oui, même avant 30 piges, regarde, Loana l’a bien fiat, hein) sache que je serai le premier à réclamer l’édition collector et dédicacée!
    Franchement, au-delà de l’humour, de la passion que tu mets dans ce que tu fais, de la centaine de cordes (toutes viables) accrochées à ton arc, et de la success story qui semble venir flirter avec toi, il y a également des épisodes plus touchants (voire difficiles) de ton existence et un style de narrateur pêchu et accrocheur qui – tout ça réuni (je sais c’est une longue phrase(attends un peu de relire Proust))- qui, donc, pourrait donner un bien beau bouquin, drôle, touchant, sincère (parce que je crois que c’est le qualificatif qui définit le mieux ce que je connais de toi (@twitter-inside)) et une histoire de vie déjà passionnante.
    Bref…
    Ah ah ah… pardon, c’est drôle de dire « bref » après pareille tirade.
    Bref (donc), tout ça pour dire que je ne peux jamais m’enfiler une page web se déroulant sur 2 mètres, mais que celle-ci, je l’ai dévorée en 2min 28s et que j’aimerais en lire d’avantage (ce que je vais faire de ce clic car il me reste beaucoup à découvrir).
    Bravo pour… ben, pour tout.
    Et aussi, sans vouloir me la raconter et tout, mais j’ai voté pour t’envoyé en l’air grâce aux déos Axe (non, les gens, ce n’est pas du tout ce que vous imaginez). S’il y a bien une personne ici qui mérité ça ;-)

    Bon vent et au plaisir de lire ce blog!

  15. Bon courage pour la suite !
    Pour ton histoire à la gym, moi c’est mon genou en angle droit qui a signé l’heure d’arrêt.
    J’ai découvert ton cours sur Twitter, j’ai bien ri !

  16. Laurent dit :

    Wolverine est très bon dans le « Grand Webze ».

  17. J’ai adoré lire ton histoire. Chez moi aussi la télé était sous cadenas mais j’arrivais à l’ouvrir avec un trombone!
    aller hop, la bise!!

  18. Achille :) dit :

    Je t’ai découverte avec la Folle Histoire de l’Univers sur iTunes :) je te l’ai déjà dit y a une demie heure dans les commentaires You Tube mais franchement j’adore comment tu traite les sujets, c’est hyper compréhensible et tu m’a fait découvrir pleins de sites et d’applications (notamment Planet Hunters, qu’on devrait renommer en Planet Scouters ;) ). Du coup je suis allé sur ton blog et le « qui suis-je? » a fini de me convaincre: t’es vraiment très douée, je suis sur que t’ira très loin! Un jour, j’allumerai la télé sur Discovery Channel et « woputain! c’est Florence Porcel! », j’en suis sur :P en tout cas, avec une passion et un talent comme ça, on n’arrive à tout :)
    Bonne chance,
    un admirateur secret

  19. Higgs, encore, comme vous ou presque dit :

    Et puisque vous lirez ceci,
    comme vous j’ai fait un billet sur notre aimable boson, en bas, ici http://sciencetonnante.wordpress.com/2011/11/21/le-boson-de-higgs-explique-a-ma-fille/ , dans les commentaires, à partir de
    « Improbable Higgs dit : » jusqu’à la fin de la page.
    N’avalez pas de travers !
    Bon courage

  20. Higgs comme vous dit :

    Excellent

  21. Daniel DONIN de ROSIERE dit :

    Merci Flo de nous donner une bonne leçon …qui nous fait du bien !!! De tout Coeur avec toi pour la suite !
    Bises ,
    Daniel .

  22. eden dit :

    Bravo Florence ! Que la force, l’envie, la joie et la poésie soient pour toujours avec toi !

  23. Virginie dit :

    Juste bravo d’avoir des rêves et de te donner les moyens de réussir.
    Ce n’est pas donné à tout le monde.
    Bonne chance pour l’avenir et au plaisir de te lire, c’est motivant ;)

  24. Didier dit :

    Si j’étais sur que ma loute d’amour ne passerait jamais sur ce blog,
    Si j’avais au moins plusieurs décennies de moins,
    Si je savais un tant soit peu écrire au moins 10 fois moins bien que toi …

    Alors je serais tombé amoureux, j’aurais été passionné et j’aurais déclaré ma flamme !

    Mais ma loute d’amour a flashé sur le concet du CM de l’univers (énorme moment de bonheur que je n’ai découvert que récemment … honte, et joie de la surprise en même temps). Mais j’ai tout du vieux con. Mais j’écris aussi mal que ce que je joue de la guitare, et pour le coup, c’est rien de le dire.

    Alors je prends juste le plaisir immense de te lire, et ça, c’est priceless !

    Et puis, parce que c’est bon de balancer un peu, te dire aussi que écrire « Je n’ai PAS trouvé PAS mon contrat d’apprentissage » c’est super osé, très en avance sur son temps, et totalement 2012 – Respect et clin d’oeil .. :)

    Bien à toi,
    d.

    • Oups, je vais corriger la coquille tout de suite, merci ! :D
      Quant au CM de l’Univers, le concept n’existe que depuis 8 petits jours, donc pas de panique… ;-)
      Un grand merci pour tous ces compliments, en tout cas !

  25. tibo dit :

    C’est beau, la vie :)

  26. Lepetitchose dit :

    Et dire que je te pensais super (sur la base de 140 signes x nombre de fois où tu as tweeté ces derniers mois)et que je te découvre encore plus que ça en 14 000 caractères :)

  27. Gonzalo dit :

    Bien lu, bien aimé ! J’aime les gens passionnés, je me sent moins seule :D et vive la vie !!!

  28. mdebrosses dit :

    Je te suis depuis pas mal de temps sur Twitter, et je suis ravie d’en avoir appris un peu plus sur toi. Très belle expérience qui remet pas mal de choses en place.
    Bravo !
    Marion

  29. ristorcelli dit :

    que dire jeune fille ton texte est admirable et je te souhaite tout le bonheur du monde qui evidemmment ds l’inattendu

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