[PODCAST] La folle histoire de l’Exoconférence

décembre 13, 2015 dans A la une, La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le deuxième hors-série de ce podcast où je vais vous parler de l’Exoconférence, le spectacle d’Alexandre Astier qui règle la question de la vie extraterrestre…

La version audio (.mp3) est disponible également. Pour vous la procurer, cliquez sur l’image !

Merci à Serge pour son aide précieuse !

LA CULTURE AVEC FRANÇOIS ROLLIN
Alexandre Astier se glisse à nouveau dans la peau de celui-qui-sait pour dispenser un savoir à ceux-qui-ne-savent-pas. Un hommage au travail de François Rollin, parfaitement assumé.
Pendant ce temps-là, François Rollin donne son point de vue sur le paysage culturel d’aujourd’hui…

L’IMAGE AVEC CHRISTOPHE GALFARD
Alexandre Astier commence son spectacle en évoquant de nombreuses images, réelles ou imaginées. Christophe Galfard, physicien théoricien ayant fait sa thèse avec Stephen Hawking et auteur du brillantissime « L’Univers à portée de main », m’a parlé de l’appréhension des distances, de l’image emblématique du cosmos et de sa fascination pour la question de la vie extraterrestre.

L’UNIVERS 2.0 AVEC BRUCE BENAMRAN
Alexandre Astier donne des conseils d’applications d’astronomie pour pouvoir regarder le ciel sans se perdre. Et qui de mieux qu’un Youtubeur pour cette rubrique ? Surtout quand ce Youtubeur fait la première partie du spectacle…

LE TWEET AVEC GUILHEM BOYER
Alexandre Astier est sur Twitter sous le pseudonyme de @sgtpembry. Mais par quel truchement ?? J’ai voulu comprendre pourquoi. Il m’a également parlé de son rapport avec ce média. Guilhem Boyer, community manager du CNES, a analysé la manière dont il gère son compte. Et le bilan est positif.

Alexandre Astier n’a pas manqué de me notifier le jour où il s’est rendu chez Étienne Klein pour préparer le spectacle. Le filou :-)

Et comme la vengeance est un plat qui se mange froid, je n’ai pas manqué de lui rendre la pareille quand, à mon tour, je me suis rendue chez lui pour qu’il me parle de son rôle dans le spectacle…

 

LA PERSONNALITÉ AVEC ÉTIENNE KLEIN
Du coup, qui de mieux qu’Étienne Klein pour être la personnalité de ce hors-série ? Au-delà de l’Exoconférence et d’Alexandre Astier, pour lesquels il a beaucoup d’estime, d’admiration et de respect, nous avons papoté de sujets aussi divers que l’origine de l’Univers, le temps dans les équations de Newton, la matière noire, et la théorie de bidule-truc. Je vous jure que c’est vrai.

L’INFO AVEC MICHEL TOGNINI
L’Exoconférence est bourrée d’informations sur l’astrophysique, les cosmogonies diverses (et surtout variées), et la manière dont les mythes extraterrestres ont émergé. Parmi ces mythes, beaucoup sont déconstruits par Alexandre Astier à l’aide du bon sens. Il évoque notamment le pilotage des soit-disant soucoupes volantes ainsi que le retro-engineering. Qui de mieux placé qu’un astronaute, pilote d’essai et militaire, pour confirmer ses dires et développer sur les OVNI et les PAN ?

LA DATE AVEC JACQUES ARNOULD
16 juin 2024. Au-delà du fait qu’Alexandre Astier fêtera ses 50 ans ce jour-là, l’Humanité apprend que la vie existe ailleurs. Comment réagira-t-on ? Que se passera-t-il dans la tête d’Alexandre ce jour-là ? Pour compléter son point de vue, je suis allée recueillir celui de Jacques Arnould qui a un métier unique au monde : chargé d’éthique dans une agence spatiale (le CNES, en l’occurrence).

L’ÉVÈNEMENT AVEC HERVÉ COTTIN
C’est le thème central du spectacle et c’est une question que tout le monde se pose : sommes-nous seuls dans l’Univers ? Le jour où un début de réponse positive nous arrivera sera un évènement incomparable dans notre histoire. Mais comment pourrait-on découvrir cette vie ? Où ? Quand ? À quoi ressemblerait-elle ? Et d’ailleurs… qu’appelle-t-on la vie ? Hervé Cottin, astrochimiste au LISA, m’en a longuement parlé dans un entretien passionnant…

LES ANAGRAMMES DE L’EXOCONFÉRENCE D’ALEXANDRE ASTIER
Parce que je m’ennuyais un dimanche soir, je me suis amusé à chercher des anagrammes de l’expression « l’Exoconférence d’Alexandre Astier ». (OUI BON. On a les occupations qu’on peut.) Certes, j’en ai trouvé quelques-unes qui ne veulent absolument rien dire – malgré leurs tournures grammaticalement correctes. Mais la dernière a quelque chose…

PERCEVAL EST-IL UN EXTRATERRESTRE ?
Tout fan de Kaamelott qui se respecte a bien remarqué que Perceval était un personnage spécial. Peut-être n’est-il pas l’enfant dans un corps d’adulte que l’on croit. Ou plutôt, si. Ou finalement, pas tout à fait… Questions existentielles, don mathématique, naissance inconnue et toujours le nez tourné vers les étoiles…
Mais alors… Perceval viendrait-il d’ailleurs ?

Bon, Alexandre n’a jamais voulu me donner la réponse mais j’aurais essayé.

Sinon, en plus de tous ces intervenants, je me suis aussi entretenue avec Patrick Baud, de la chaîne Axolot, grand spécialiste des curiosités et de l’étrange. Je ne pouvais pas passer à côté de son avis sur la question de la vie extraterrestre !

Je me suis également longuement entretenue avec mon ami Michel Felet, un journaliste passionné par le domaine du spatial, qui a interviewé les plus grands noms et côtoyé les plus grands mythes. Ne ratez pas son témoignage, il a des histoires étonnantes à raconter…

J’espère que ce hors-série vous aura plu ! Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne Youtube et à partager la vidéo le plus possible.
Merci à la générosité de tous ceux qui m’ont filé un coup de pouce sur Tipeee, ça m’aurait aidé à produire cet épisode.
Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air… à ne rien faire. À très vite :-)

[SPATIAL] Vivez l’amarrage de l’ATV en direct !

août 11, 2014 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale

[Avec AFP]
Un cargo spatial européen ATV, cinquième et dernier de la série conçue pour ravitailler la Station spatiale internationale (ISS), doit s’amarrer automatiquement à la Station mardi après-midi, un événement qui sera retransmis en direct et en multi-caméras par l’agence spatiale française.

Dès 14h45 heure de Paris (12h45 GMT), le site du CNES commencera à diffuser, avec cinq angles de vue différents, les manoeuvres d’approche de l’ATV-5, à 400 km au-dessus de la Terre. Une séquence automatisée mais supervisée depuis le centre de contrôle de l’agence spatiale française, situé à Toulouse.

« Le flux vidéo principal diffusera une émission commentée d’une heure autour de l’amarrage », mais il sera aussi possible de suivre les opérations directement depuis l’ISS grâce à deux caméras embarquées, l’une russe et l’autre américaine, placées à l’extérieur de la station, précise le CNES dans un communiqué.

Une autre caméra plongera le spectateur au coeur des opérations du centre de contrôle de l’ATV à Toulouse, tandis qu’un dernier flux vidéo montrera, en temps réel et en images de synthèse, la progression de l’ATV vers la Station spatiale, jusqu’à son amarrage prévu pour 15h30 heure de Paris.

Baptisé Georges Lemaître en hommage au physicien belge père de la théorie du Big Bang, l’ATV-5, d’une masse au décollage de 20,3 tonnes, a été lancé dans la nuit du 29 au 30 juillet depuis la Guyane française par une fusée Ariane 5.

Depuis lors, le cargo a effectué une série de manoeuvres pour rejoindre l’ISS, passant sous la station, puis au-dessus, pour finalement se laisser lentement dériver et venir se placer à son point d’attente, à 5 km en arrière, depuis lequel il entamera son approche finale mardi.

C’est Alexander Gerst, astronaute allemand de l’Agence spatiale européenne (ESA), qui supervisera le déchargement des quelque 6,6 tonnes de fret (un record) destinés aux six occupants de l’ISS : près de 850 litres d’eau potable, trois tonnes de carburant, et plus de 2,6 tonnes de denrées alimentaires, vêtements et équipements pour la recherche.

Teaser Amarrage #ATV5 from CNES on Vimeo.

A la fin de sa mission, début 2015, le vaisseau de dix mètres de long sera rempli des déchets non dangereux produits à bord de la Station. Il se détachera de l’ISS et plongera vers l’atmosphère terrestre où il se consumera avec sa cargaison, comme l’ont fait ses quatre prédécesseurs, Jules Verne (2008), Johannes Kepler (2011), Edoardo Amaldi (2012) et Albert Einstein (2013).

Le chant du cygne du dernier ATV sera filmé pour la première fois de l’intérieur, grâce à une caméra embarquée spécialement conçue pour transmettre les images des toutes dernières secondes du cargo avant de brûler avec lui.

Avec la fin des ATV, l’ISS sera ravitaillée par des vaisseaux russes Progress et des cargos opérés par des firmes privées américaines sous contrat avec la Nasa, SpaceX (Dragon) et Orbital Sciences (Cygnus).

Pour en savoir plus : l’astronaute Jean-François Clervoy parle de l’ATV sur Futura-Sciences.

Et l’encouragement d’Alexandre Astier !

 

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 35

janvier 16, 2014 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 35ème épisode de ce podcast (également disponible sur iTunes) où je vais vous parler de Mars, de télescope spatial à étoiles, de sonde à réveiller et de lectures variées…

LA DATE
Et commençons bien sûr par les vœux cosmiques ! Je dirais bien que ceux des astronautes de l’ISS sont les plus classes du monde, mais je ne suis pas sûre de pouvoir dire que l’ISS fait vraiment partie… du monde…



Ensuite ceux de Curiosity, qui en profite pour rappeler que notre 1er janvier 2014 coïncide avec son 500ème jour sur le sol martien ;




et enfin, à l’occasion de la 2014ème révolution de notre ère autour du soleil, le Soleil, justement, s’exprime sur la question…


 


L’INFO


Mais avant d’arriver en 2014, il s’est produit un événement de taille le 19 décembre ! Le télescope spatial européen Gaïa, dont la mission va être entre autres de cartographier plus d’un milliard d’étoiles de notre galaxie, la Voie Lactée, a décollé de Kourou sans aucun problème !
J’ai assisté à l’événement avec les gens qui ont travaillé sur ce projet à l’Observatoire de Paris, et j’en profite pour vous annoncer une nouveauté dans ce podcast : j’ai l’immense chance d’être désormais accompagnée dans mes déplacements par Anne-Sophie, qui m’a concocté ce reportage que je vous laisse découvrir…


Et c’était effectivement très bien parti puisque tout s’est déroulé parfaitement bien : Gaïa est arrivée à bon port 1,5 millions de kilomètres plus loin au Point de Lagrange 2 le 8 janvier ! Il reste peut-être du Champagne du lancement pour fêter ça…
Mais avant qu’il puisse vraiment commencer sa mission, il faudra quelques mois de tests pour être sûr que tout est ok niveau instruments. On devrait avoir les premières données mi-2014… J’ai trop trop hâte !!


http://www.sciencesetavenir.fr/espace/20140110.OBS1988/gaia-le-telescope-spatial-europeen-est-arrive-a-destination.html


LE BIDULE 2.0


Mais en attendant les premières données venues des étoiles et des confins de notre galaxie, il y a une sonde qui voyage dans l’espace depuis 10 ans, qui est en veille depuis 2 ans et demi parce qu’elle est trop loin du Soleil pour avoir de l’énergie et qui doit se réveiller dans quelques jours, le 20 janvier précisément…





Il s’agit de Rosetta, la sonde européenne qui doit étudier une comète et y poser un petit atterrisseur le 11 novembre prochain, manip très délicate qui n’a jamais été tentée dans l’histoire de l’exploration spatiale.
L’Agence Spatiale Européenne organise donc pour l’occasion une opération sur Internet baptisée « Wake up, Rosetta » – pour aider la sonde à se réveiller… Le but du jeu est d’envoyer une vidéo avec obligatoirement « Wake up, Rosetta ! » ou « Réveille-toi, Rosetta ». Y a déjà des super exemples, comme ce court-métrage en Lego




 
ou ce Dalek…  




 
Et attention ! Les 10 meilleures vidéos seront envoyées dans l’espace vers la sonde, qui les recevra un peu plus tard en fonction de sa distance à la Terre. Mieux encore : il y a un voyage à Darmstadt à gagner pour aller assister à l’atterrissage de Philae en novembre prochain du centre de contrôle de mission ! 


Si vous voulez participer, c’est jusqu’au 20 janvier sur cette page Facebook.



Rosetta, c’est en tout cas un projet européen d’1 milliard d’euros dont la mission est d’étudier la comète Churyumov-Gerasimenko pour en savoir plus sur la formation du système solaire – les comètes en étant des vestiges, des sortes de fossile qui n’ont pas bougé depuis qu’il s’est formé.


LES TWEETS

Un milliard d’euros ça peut sembler beaucoup – et ça l’est, puisque c’est 30% du budget annuel de l’ESA – mais j’aimerais faire un point rapide sur l’économie du spatial en 2 tweets du CNES, l’agence spatiale française. La France, c’est le 2ème budget par habitant pour l’espace civil avec 30€ par an et par habitant – derrière les Etats-Unis. 


  En 2014, la France a consacré 2,127 milliards d’euros au spatial, contribution à l’ESA comprise. C’est en augmentation car c’est le plus élevé depuis 10 ans.

J’en entends déjà hurler que c’est un scandale, qu’en période de crise on ferait mieux de mettre autant d’argent ailleurs, etc etc… C’est mal connaître le sujet : le spatial, c’est 16 000 emplois en France, déjà.

Un autre chiffre qui est souvent donné, c’est que pour 1 euro investi dans le spatial en France, c’est 30 euros qui retombent dans l’économie française. Et c’est parce que c’est aussi bon pour l’économie que l’Etat ne touche pas à ce genre d’enveloppe, même en cas de crise.

Et enfin et surtout, le spatial est partout dans notre quotidien. Le GPS et la géolocalisation, ce sont des satellites qui tournent autour de la Terre. La coque de votre iPhone 5, ça vient d’un brevet développé dans l’ISS. La météo et la surveillance des catastrophes naturelles, c’est encore des satellites.

Et beaucoup des technologies de pointe utilisées dans la médecine viennent de la recherche et développement dans l’industrie du spatial – comme l’explique par exemple cette image que je vous traduis.

 

 

« Quand le télescope spatial Hubble a été mis en orbite en 1990, les scientifiques se sont rendus compte que son miroir présentait des défauts. Toutes les images étaient floues… Bien qu’une mission de réparation a corrigé le problème quelques années plus tard, ils ont voulu tirer le meilleur d’une mauvaise situation. Du coup, ils ont développé un logiciel pour rendre les images nettes. (Petite aparté, on parle des débuts des années 90, hein). Plus tard, l’algorithme qui a été utilisé pour rendre nettes les images floues de Hubble a aidé à améliorer les images des mammographies. Donc si vous vous demandez si la NASA doit vraiment recevoir 1 centime par dollar du budget fédéral… pensez aux survivantes du cancer du sein. »

Et c’est loin d’être le seul exemple de ce que peut apporter le spatial à la médecine. D’ailleurs si vous êtes à Paris ou pas loin autour, ne manquez pas à ce sujet le Mardi de l’espace du 21 janvier au café du Pont-Neuf à Paris intitulé « Soigner grâce à l’espace » et qui traitera justement de la médecine et du spatial.

L’ÉVÈNEMENT

L’événement de cet épisode… Nous y voilà. Vous êtes sans doute déjà au courant, j’ai un peu monopolisé les rubriques insolite des médias divers et variés ces derniers jours… Alors voilà : je fais partie des 1058 shortlistés pour la sélection des futurs astronautes que Mars One veut envoyer sur Mars d’ici une dizaine d’années. 

 

Vous dire que je suis contente serait un euphémisme… Je suis folle de joie, et surtout plus que surprise de faire partie du 0,5 % des candidats qui ont réussi le passage au second tour ! On était 202 586 au départ, pour 1058 maintenant, et ce nombre se réduit de jour en jour puisque nous devons désormais fournir un certificat médical pour accéder à la suite du processus de sélection.

Dans le quotidien national du Bangladesh

Et justement, j’en profite pour vous dire un truc. J’ai été dépassée par la médiatisation dont j’ai fait l’objet. Attention, hein, je ne suis pas en train de me plaindre, j’ai eu l’occasion de transmettre ma passion pour le spatial et parler de mon rêve martien et c’est carrément chouette.
Mais nous sommes 1058, dont 22 en France. D’abord, c’est profondément injuste pour mes 21 camarades qui ont des parcours souvent plus bien intéressants que le mien et qui ont aussi des choses passionnantes à partager. Et surtout, ce n’est jamais très sain de se focaliser sur une seule personne. Surtout qu’en ce qui me concerne, j’ai des antécédents médicaux qui pourraient me fermer définitivement la porte de cette aventure.
Alors que d’autres ont déjà leur certificat médical…

Vous n’imaginez pas le nombre de messages que je reçois, de personnes qui me soutiennent, qui me remercient de leur apporter un peu de rêve, qui ont ressorti grâce à moi leur vieux télescope d’enfance du fin fond d’un grenier, qui veulent déjà que je sois l’ambassadrice française sur Mars…
Et vous n’imaginez pas à quel point ça me touche. Et c’est justement parce que ça me touche que j’ai terriblement peur de décevoir.

Alors bien sûr, je n’ai rien demandé. Je n’ai sollicité aucun journaliste, j’ai juste accepté toutes les demandes qui m’étaient faites.
Mais plus j’étais sollicitée, plus je me suis mis la pression toute seule, et j’ai vraiment peur de décevoir en n’ayant pas ce certificat médical. Il y a vraiment un risque que je ne l’aie pas, et ça s’arrêtera là pour moi.

Alors en attendant d’avoir la réponse, s’il vous plaît : intéressez-vous aux autres candidats. Ne mettez pas trop d’espoirs en moi…

Et merci pour vos messages d’encouragements et de soutien, vraiment, vous n’imaginez pas à quel point ça fait chaud au cœur.

LA PERSONNALITÉ

Et donc du coup, pour donner l’exemple, je voudrais vous présenter Jacques Ferrari ! J’ai rencontré Jacques sur le plateau du Grand 8 sur D8 et c’était un vrai bonheur de ne pas être la seule candidate pour parler de Mars One.

Jacques a 25 ans, il est voltigeur équestre en équipe de France et coach sportif de profession.
Il habite à Saumur dans le Maine et Loire, et il est en train de monter un spectacle équestre qu’il va produire.

Et en plus, il est super sympa. Et on n’est pas très grands, certes, mais à côté d’une miss qui fait déjà 1m82 et qui rajoute 12cm de talons, on ressemble carrément à 2 hobbits.
Bref ! N’hésitez pas à aller lire son interview sur le site français de Mars One géré par une association, ainsi que les interviews des autres candidats.

LES IMAGES

Et puisqu’on parle de Mars, je ne peux pas m’empêcher de vous montrer les dernières images en date… Vous voyez, ça ? Ce sont les traces de roues de Curiosity vues de l’espace. C’est génial, quand même. J’adore. Les satellites la suivent littéralement à la trace.

Alors par contre, du point de vue des roues, c’est tout de suite un peu moins fun. Elles commencent à fatiguer et ça inquiète un peu les ingénieurs et les scientifiques…

En tout cas, Curiosity n’est pas seulement sur Mars, elle est aussi devenue un Lego ! Et j’en profite pour remercier Jean-Baptiste qui me l’a offerte, je n’aurai jamais assez de 12 podcasts pour le remercier encore et encore pour cet incroyable cadeau qui ne pouvait pas me faire plus plaisir.

Il est tellement bien fait, ce Lego, en plus ! C’est un vrai bonheur. Je crois qu’il est en rupture de stock et je ne connais pas son prix, mais en tout cas, vous ne serez pas déçu par le rendu si vous souhaitez vous l’offrir…

 

UN PEU DE LECTURE

Et terminons avec un peu de lecture… J’ai beaucoup aimé le manga Terra Formars, ou en tout cas son premier tome, qui raconte l’expédition d’une équipe de hors-la-loi sur la planète Mars dont la mission est d’éradiquer les cafards qui ont proliféré après une tentative de terraformation. Et évidemment, rien ne se passe comme prévu… C’est mon premier manga et même si c’est un peu trop gore à mon goût, j’ai hâte de lire la suite.

 

De la BD, ensuite… Ça s’appelle « Le complexe du chimpanzé », et s’il y a des scénaristes, des producteurs ou des réalisateurs qui m’écoutent, si vous voulez l’adapter au cinéma, je vous en conjure, laissez-moi passer une audition pour le premier rôle. Le pitch ? On est en 2035, et une capsule spatiale tombe soudain dans l’océan Indien. A l’intérieur, Neil Armstrong et Buzz Aldrin. C’est un peu fâcheux, parce qu’après vérification, c’est vraiment eux, mais avant qu’on puisse comprendre comment c’est possible, pouf, on les retrouve momifiés comme s’ils étaient morts à la date où ils sont vraiment morts. Comme c’est un peu curieux, tout ça, une mission lunaire est mise en place pour aller voir là-haut si on peut trouver la réponse à toutes ces bizarreries… Et c’est à la meilleure astronaute du moment, Hélène Freeman, qu’on confie cette mission.
C’est en trois tomes, je les ai dévorés. Les dessins sont de toute beauté, des fois on dirait de la peinture. Ça m’est arrivé de passer 5 minutes sur une vignette pour vraiment l’apprécier. Bon par contre, j’ai été hyper déçue par la fin. On aurait dit que l’éditeur était à la bourre et qu’il a appelé le mec en disant « eh oh, c’est bon Jojo, là, on va pas y passer 15 plombes, je veux les dernières planches pour demain ! » C’est vraiment l’impression que ça donne. Enfin vous me direz.

Et enfin, Nouvelle Vie et autres récits de Pierre Bordage, ce sont 5 nouvelles de science-fiction comme je les aime, et en plus c’est pas cher parce que le livre coûte 3,80€.

Et voilà, c’est la fin de cet épisode numéro 35, merci à tous de l’avoir suivi et bienvenue à ceux qui me rejoignent dans cette aventure !… Je rappelle que vous pouvez suivre la page Facebook du blog, je suis également sur Twitter, et le plus beau cadeau que vous puissiez me faire si vous avez envie de me remercier pour ce travail que je fournis, c’est d’aller mettre plein d’étoiles sur iTunes et de m’y laisser un commentaire… ça me fait vraiment plaisir.

Et une fois n’est pas coutume, on se quitte en musique ! Le reportage sur le lancement de Gaïa que vous avez vu tout à l’heure a donc été filmé et monté par Anne-Sophie Drouet, qui est caméraman et monteuse le jour, et batteuse et chanteuse le reste du temps… Son nom de scène, c’est Phie, l’autre moitié d’Anne-So, et je mettrai tous les liens sur mon blog pour aller liker sa page Facebook et aller la voir en concert… Un immense merci à elle, et je vous laisse la découvrir… Prenez du temps pour être dans la Lune, faites des choses qui vous mettent des étoiles dans les yeux, et à très bientôt !…

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 33

décembre 3, 2013 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 33ème épisode de ce podcast (également disponible sur iTunes) où je vais vous parler de la comète ISON, de Saturne, de l’ISS, d’une BD à offrir, de Mars, d’anecdotes sur Gravity et de jeu-concours de Lego de l’espace…

 

Commençons par un anniversaire puisque le 1er novembre dernier, le télescope d’Arecibo a fêté ses 50 ans ! Le télescope d’Arecibo, c’est d’abord cette incroyable construction qui est à la fois une prouesse technologique et un magnifique exemple d’artefact qui utilise la nature avec intelligence, puisqu’il a été construit sur une cavité naturelle.

Et ce n’est pas un télescope qui voit les choses grâces à la lumière, lui il utilise les ondes radio – c’est ce qu’on appelle donc un radiotélescope, et c’est le plus grand télescope simple du monde.
Quelques chiffres pour s’en rendre compte : son antenne est la plus grande antenne convergente incurvée jamais construite avec un diamètre de 305 mètres et une surface composée de 38 778 panneaux d’aluminium. Il a fallu 3 ans pour construire, le tout, quand même !

Et à la base, il n’a pas du tout été conçu pour écouter l’espace mais pour étudier la ionosphère, c’est à dire la partie supérieure de notre atmosphère ! Et puis en fait, les scientifiques se sont rendus compte qu’il était tellement puissant qu’ils ont très vite élargi leurs champs de recherche.
Du coup, Arecibo étudie quand même la ionosphère, il regarde des astéroïdes, il a découvert des choses à propos de Vénus et de Mercure, il trouve des pulsars, ce qui a valu un prix Nobel aux deux scientifiques qui travaillaient sur ce sujet, il file des petits coups de pouce à la NASA, et ses données sont celles qui servent au projet Seti@Home qui consiste à utiliser l’ordinateur des personnes qui le souhaitent pour augmenter la puissance de calcul de SETI pour trouver un signal radio extraterrestre.

Et il a joué dans de nombreuses fictions, d’ailleurs : vous l’avez sûrement vu dans le James Bond « Goldeneye », dans la série « X-Files », dans le jeu « Battlefield 4″ ou bien sûr dans le film « Contact » où le personnage de Jodie Foster est inspiré de Jill Tarter qui a dirigé l’institut SETI pendant des années.
Et d’ailleurs Arecibo ne fait pas que recevoir des ondes radio puisqu’il a à son tour envoyé un message destiné à une éventuelle civilisation intelligente qui se trouverait dans l’amas M13. Mais comme il est situé à 25 000 années-lumière et que le message est parti en 1974, on n’est pas près de recevoir une réponse, c’est moi qui vous le dis.

 

Ah !… La vie ailleurs… Eternelle question qui n’est toujours pas résolue. Cependant, on a quand même fait un sacré bond en avant quand Curiosity nous a confirmé que Mars avait bel et bien été habitable. Habitée on n’en sait rien, mais habitable oui. Et ce que vous voyez là, c’est une reconstitution de Mars il y a 4 milliards d’années…

 

En tout cas, je ne sais plus trop bien si on cherche de la vie ailleurs juste par curiosité ou parce qu’on commence à en avoir ras-le-bol de la nature humaine… et ce tweet de Astronomy Blog l’illustre très bien.

 

Il dit : « Si jamais je devais expliquer à une force extraterrestre sur le point de nous envahir pourquoi ils devraient épargner l’humanité, j’espère que ça n’arrivera pas juste après avoir lu des commentaires sur Internet. »

Et c’est tellement vrai… Internet est la plus merveilleuse chose qui soit arrivée ces derniers temps à l’humanité, mais c’est aussi là que personnellement, je perds complètement foi en elle assez régulièrement. (Oui, parce qu’en vrai je suis une éternelle optimiste et je reste persuadée qu’on est capable de trop belles choses pour être foncièrement mauvais, mais bon… régulièrement, je me prends de jolies baffes dans la gueule quand même.)

Mais là où c’est vraiment grave – parce que mes états d’âme personnels, on s’en fout un peu – c’est qu’un journal américain historique comme Popscience, qui existe depuis 141 ans, ce qui est considérable par rapport à l’histoire des Etats-Unis – eh ben ce média a décidé de purement et simplement fermer les commentaires sous ses articles.

La directrice des contenus, Suzanne LaBarre, a expliqué que les commentaires étaient « mauvais pour la science ». Quand elle développe, ça donne ça, je la cite : « Les personnes qui publient des commentaires forgent l’opinion publique, l’opinion publique forge la politique publique, la politique publique forge comment, si et quoi la recherche va être financée, vous commencez à comprendre pourquoi nous nous sentons obligés de désactiver ces commentaires. »

Je n’arrive pas à savoir si cette solution extrême est bonne ou pas, mais en tout cas, il faut bien avouer que cet argument-là se tient. Parce que je suis quand même tombée récemment sur quelqu’un dans des commentaires qui te soutient mordicus qu’on nous ment qu’on n’est jamais allé dans l’espace et que la Terre est plate… Donc quand tu lis ça, ben oui, t’as juste envie de pleurer.

En tout cas si vous aviez encore un doute sur ces questions, je peux vous l’assurer : bien sûr que si nous sommes allés dans l’espace, et même qu’on y est en permanence depuis 13 ans, et même qu’on y emmène des objets, dis donc ! Et pour le coup c’est une première historique, la torche olympique a fait un petit séjour dans l’espace, accompagnée par deux astronautes russes en sortie extravéhiculaire le 10 novembre dernier…

 

Et 10 jours plus tard, le 20 novembre, on fêtait les 15 ans de l’ISS ! 15 ans ! 15 ans pour mettre en place le plus grand artefact jamais construit dans l’espace. Et cette vidéo montre à quel point c’est un exploit scientifique, technique et humain, une sorte de Lego spatial construit dans les 3 dimensions de l’espace par 6 agences spatiales représentant 16 pays qui, en plus ! n’utilisent pas les mêmes normes.

 

Longue de 110 mètres, large de 74 mètres, haute de 30 mètres, 400 tonnes et 400m3 habitables, 2500 m2 de panneaux solaires pour un coût total estimé à 115 milliards de dollars…
Des équipes de 3 se relayent tous les 6 mois, on en est à la 38ème, 1500 expériences scientifiques y ont été réalisées en médecine, physiologie humaine, biologie, physique, sciences de la terre, haute-technologie…

Tout ça à 400 kilomètres au-dessus de nos têtes à la vitesse de 28000km/h, ce qui est plus rapide qu’une balle de revolver, et je vous rappelle qu’il existe une appli permettant de savoir quand exactement elle passe au-dessus de nos têtes. Et j’ai passé mon été à la regarder passer, c’est assez magique. Il s’agit de ISS Spotter pour les iPhones et ISS Detector pour Android.

Et plus magique encore, c’est que non seulement on peut la regarder passer, mais elle nous observe également… La preuve avec ces photos de la Terre prises par de nombreux astronautes à bord…

La pointe de la Floride vue de l'ISS

Elle est belle notre planète, hein… couverte d’océans… Elle est d’autant plus belle qu’elle est unique – dans l’état actuel de nos connaissances – et nos océans avec. Nos océans surtout, qui contiennent à eux seuls des centaines de milliers d’espèces et où seulement 1% des espèces des océans profonds a été échantillonnée. Donc non seulement tout ça est unique mais en plus on est loin de tout connaître et de tout savoir.

Et il se trouve qu’il y a une sorte de pêche qui racle ces fonds marins en détruisant tout sur leur passage, donc 99% d’espèces qu’on ne connaît pas, et dans le pourcent restant, des coraux âgés de 4000 ans et des tas d’espèces dont le cycle de reproduction est très lent et qui risque donc de disparaître très très vite.

Je vous la fais courte parce qu’on s’éloigne des sciences de l’univers et de l’exploration spatiale, mais le chalutage profond est 3000 fois plus destructif que n’importe quelle activité marine humaine, y compris l’extraction de gaz ou de pétrole ; qu’il y a 11 navires en Europe qui utilisent cette technique donc 9 sont français ; que cette pêche est uniquement financée par des subventions – et donc par nos impôts – qu’en plus elle est déficitaire et qu’elle ne représente qu’une portion congrue des emplois marins français !

Pénélope Bagieu en a fait un post sur son blog, ce sont ces illustrations que j’utilise depuis tout à l’heure, et il ne reste que quelques jours avant qu’une loi ne puisse être votée au Parlement Européen pour interdire ce genre de pratique. Donc il n’est pas trop tard pour signer la pétition, il reste quelques jours pour rejoindre les plus de 600 000 personnes qui ont signé.
J’ai signé, bien sûr, parce que je pars du principe qu’en signant, je sauve un peu le monde. Voilà.

Après ce petit intermède, revenons à des choses moins terre à terre…

La comète ISON photographiée par Damian Peach

Elle est belle, hein.
Enfin elle était, parce que cette facétieuse comète ISON ne ressemble plus du tout à ça depuis le 28 novembre où elle est passée au plus près du Soleil.
Mais avant ça, regardez… Ce gif extraordinaire où on la voit, d’ailleurs il y a 2 comètes sur cette image, ISON étant celle en bas de l’image, dans son approche du soleil…

On voit très bien comment le vent solaire influence les queues des comètes, à des vitesses évidemment très accélérées, mais quand même… Moi je n’ai pas pu m’empêcher de penser à des spermatozoïdes et de voir les planètes comme des ovules. Ce n’est pas une comparaison si triviale quand on sait que la théorie de la panspermie, qui pense que ce sont les comètes qui ont apporté l’eau des océans et les premières briques de la vie sur Terre, est de plus en plus admise. Voilà. C’était pour la digression un peu philosophique du jour…

Pour en revenir à ISON, elle a donc frôlé le soleil le 28 novembre dernier, et comme elle est composée de glace, on s’inquiétait pour elle… Elle nous a d’ailleurs fait une sacrée farce en disparaissant complètement des radars pendant plusieurs heures… avant de réapparaître, certes diminuée, mais bel et bien là ! Cependant, il semble que plus rien ne subsiste d’elle à l’heure où j’écris ces lignes… On n’aura pas le spectacle incroyable promis pour Noël. Tant pis !

En parlant de Noël ! Vous êtes sûrement en pleine course aux cadeaux, alors si vous manquez d’idées pour un enfant ou un ado – ou même pour un adulte, d’ailleurs !, je vous conseille cette BD, « L’Europe dans l’espace », ou l’exploration spatiale côté ESA est racontée de différentes façons.

Déjà par le personnage de Tania, une astronaute, dans une BD en 2 parties où elle doit faire face à des terroristes qui veulent qu’elle emmène des diamants jusque dans la station MIR. Et une troisième BD, inédite, où elle doit aller secourir des astronautes sur la Lune.
C’est amusant, c’est frais, et surtout c’est super bien documenté. Les bâtiments existants sont les mêmes, les procédures sont respectées, bref… c’est un peu Gravity en BD – en plus légers, moins solitaire et surtout moins catastrophique.
Et entre les BD, l’histoire de l’exploration spatiale est racontée avec du texte, des photos d’archives, des explications, des images magnifiques, des schémas…

Bref, c’est un très beau cadeau de Noël à offrir pour tous ceux qui s’intéressent à tout ça, à partir de 8-9 ans. Il fait 176 pages, il coûte 25 euros, et il est préfacé par Jean-François Clervoy et Claudie Haigneré, entre autres…

En parlant de gens du spatial qui s’impliquent dans des livres… Voici la personnalité que j’ai envie de mettre en avant dans cet épisode. Il fait partie de la liste très sélect de mes héros, il s’appelle Sébastien Rouquette, il est docteur en planétologie – déjà rien que ça il me vend du rêve sur 12 générations d’immortels – mais en plus il est passé à ça d’entrer dans le corps des astronautes de l’ESA, il est entré au CNES en tant que médiateur spatial, il s’est occupé de la sélection des expériences éducatives des vols paraboliques, il a travaillé à la conception de satellites d’astrophysique, et il est désormais responsable des vols paraboliques.

J’ai d’ailleurs volé avec lui lors de mon expérience zéro-g – voilà, il est là en bleu à l’arrière-plan en milieu de l’image et c’est lui qui nous dit d’arrêter de lutter et d’y aller tranquille. Et ne me demandez pas comment il fait pour rester debout, je n’en ai aucune idée ! Ce garçon n’est pas humain.

Bon. Et en plus, il dit des choses géniales que je vais encadrer chez moi, du genre ça :

« On entend souvent des commentaires « le spatial ça coûte cher »… C’est faux. C’est environ 10€ par français et par an, 0,1% de l’évasion fiscale.
1 euros investi dans le spatial rapporte même 19€ à l’économie de notre pays. C’est énorme !
C’est très bien mais cela n’est qu’une partie du « bénéfice ». Le plus important à mes yeux, n’est pas ce qui brille, ce qui est monnayable. Non, la vérité est ailleurs. On vit dans un monde où l’humain doit être pesé, mesuré, évalué, chiffré, rentabilisé ! Et je pense que c’est une erreur. Ce qui fait le bénéfice maximal c’est la connaissance. La science est à préserver de même que la musique, le théâtre, la littérature,… L’expression scientifique est le 10e art !
La connaissance est à prendre au premier degré. Elle nous éveille à ce que nous sommes. Un peu comme lorsque les premiers satellites nous ont renvoyé l’image de la Terre, notre propre place dans l’Univers. Mais bien sûr, il a aussi la connaissance qui nous permettra d’acquérir de nouvelles compétences. On n’en a pas toujours conscience, la recherche fondamentale pose les jalons des inventions majeures de demain.
Juste un exemple, on imaginait dans les années 70 que l’apport de l’espace se ferait en particulier dans le domaine des communications. Aujourd’hui c’est plus dans le domaine de l’environnement que le spatial est une pierre angulaire, par la vision globale est précise qu’il rapporte de notre monde.
C’est finalement pour cela qu’on intente souvent des procès aux sciences en les accusant du mal qu’elles combattent. En vérité, elles rendent l’homme meilleur et plus malin. Tout ce qu’il faut pour ne pas être un agneau victime des systèmes et des dogmes.
Je suis heureux et fier de contribuer à cet élan humaniste. »

Voilà. C’est un extrait d’une longue interview que j’ai mise en ligne sur mon blog. C’est un homme passionnant, je vous invite vraiment à la lire.
Et d’ailleurs dans cette interview, je lui ai demandé comment on pouvait devenir monsieur en orange qui rattrape littéralement les gens au vol – parce qu’on ne sait jamais, hein, je pense à une reconversion – et ça a inspiré ce dessin absolument génial à la blogueuse dessinatrice AnneKa, que je remercie chaleureusement et qui illustrera peut-être régulièrement des sujets abordés dans ce podcast.

Dessin : AnneKa.

En attendant, vous pouvez aller voir ce qu’elle fait sur anneka.fr, c’est très chouette ! Et une version humoristique de ce dessin est en ligne sur mon blog, dans le billet dédié à ce podcast…

Dessin : AnneKa.

En tout cas il devrait y avoir des milliers de Sébastien Rouquette, et sachez qu’il a également sorti 2 livres pour les enfants, sans doute parce qu’il en a quatre : « Le papillon et la Lune » et « Mon premier atlas du ciel et de l’espace« .

Prenons un peu de distance avec un autre bidule connecté !… Un site qui s’appelle chromoscope.net propose de regarder la Voie Lactée, notre galaxie, dans toutes les longueurs d’onde, des rayons X aux ondes radio. Et c’est fou comme ça change et qu’on n’y voit jamais la même chose.

Ça permet aussi de rappeler que les sens humains sont limités. Rien que sur Terre, déjà, des animaux ont par exemple une ouïe beaucoup plus fine que la nôtre, ou entendent dans d’autres fréquences. On a un sens de l’odorat extrêmement peu développé et notre vue, donc, est limitée au visible – ce qui est une tautologie, je vous l’accorde – d’où notre besoin de fabriquer des instruments qui voient pour nous dans d’autres longueurs d’onde.

Alors imaginez… imaginez qu’une autre espèce intelligente existe, qu’elle soit dotée d’une vue, mais qu’elle ne puisse voir que dans les micro-ondes. Vous voyez la différence entre notre vision du monde et la leur ? Ça n’a rien à voir – sans mauvais jeu de mot. Alors on risque pas de se comprendre, donc de s’entendre, donc de se respecter.
Déjà qu’on y arrive pas ici, au sein de la même espèce vivant sur la même planète, parfois même dans le même pays, parfois même dans le même immeuble… Alors un alien, hein. Comment dire. C’est pas gagné.

Voilà. Non rien, en fait c’était juste comme ça.

Mais justement, tiens, restons dans le bidule connecté et l’humain… Je ne sais pas si vous savez, mais 2013 est l’année des mathématiques de la planète Terre. Pour l’occasion, Tasse de Sciences propose une série de vidéos sur ce thème illustrées par Aurélie Bordenave, qui illustre déjà les semaines dessinées de « La tête au carré » pour France Inter.
Je vous fais cadeau du 4ème épisode sur 5, c’est du génie.

 

(Et à propos de mathématiques, courez voir le docu « Comment j’ai détesté les maths » au ciné !!)

Bon, mais quand même, malgré nos désaccords, nous vivons tous sur une même planète. Qui, je le rappelle, est unique en son genre. Et des fois, on organise des trucs à l’échelle internationale qui mobilisent tout le monde… C’est pas souvent, ce sont souvent des évènements sportifs… mais des fois, c’est lié à l’espace. Et récemment, je vous en avais longuement parlé lors de l’épisode 31, les êtres humains tout autour du globe avait fait signe au même moment en direction de Saturne parce qu’on savait qu’une photo allait être prise de là-bas, par Cassini, à ce moment-là.
Et d’autres clichés viennent d’arriver… Le temps de traiter les données, de reconstituer les images, etc etc…
Voici donc Saturne.

C’est une vraie photo. Ce sont les vraies couleurs. Et nous sommes dessus. Vous ne vous voyez pas ?…
Alors voici la même photo légendée.

Truc de ouf, hein… :-)

Et c’est avec ce genre de photo qu’on se peut se rendre compte à quel point nous vivons sur un vaisseau spatial. Seuls les astronautes qui ont volé en ont profondément conscience, dans leur âme et dans leurs tripes, si j’ose dire, et c’est vraiment cette prise de conscience qui les change tous – en tout cas, tous ceux que j’ai pu rencontrer, lire ou écouter.
Et justement le mois dernier, j’ai été invitée à une séance privée de Gravity par l’association Women In Aerospace – Europe en compagnie justement de Jean-François Clervoy, astronaute, et de Tiffany Tavernier, scénariste. Ecoutez Jean-François Clervoy parler de la Terre vue de l’espace…

Il nous a aussi raconté que la première fois qu’il a vu le film, il a vraiment cru que les premières images, la réparation de Hubble et tout ça, étaient des images d’archives tellement c’était réaliste. Je rappelle qu’il a volé 3 fois, la dernière fois en 99 justement dans une mission de réparation de Hubble.
Il nous a raconté aussi que rien n’avait jamais été aussi catastrophique dans le film dans l’histoire des stations spatiales, mais que la station Mir a quand même eu chaud aux fesses…

Il nous a parlé aussi des deux autres grosses incohérences du film – tout en disant que c’était pas si grave, ça reste du cinéma, pas un documentaire – c’est qu’une combinaison spatiale, ça se retire pas comme ça, en général on s’y met à plusieurs, ça tient plus de l’armure que de la combinaison de mécano quand même, il y a notamment tout le circuit de refroidissement rempli d’eau pour rafraîchir quand on est côté soleil et réchauffer côté nuit, qui avait d’ailleurs été à l’origine de la fuite d’eau dans le casque de Luca Parmitano au mois de juillet.

Et deuxième grosse incohérence, physique cette fois-ci, c’est quand George Clooney est au bout du câble et que Sandra Bullock essaye de le rattraper. En vrai, il suffirait qu’elle le tire vers elle pour qu’il la rattrape. Et d’ailleurs, on le voit bien après quand elle tente de s’échapper de l’ISS en Soyouz, il est attaché à la station par son parachute, et elle a beau vouloir s’en aller, les câbles la ramènent tout le temps vers elle. Mais bon. Le scénario voulait que Clooney disparaisse, alors il s’est arrangé avec les lois de la physique.

Et d’ailleurs il n’y avait pas que Jean-François Clervoy à cette projection, il y avait aussi Tiffany Tavernier qui est scénariste et qui nous a donc parlé du scénario…

Voilà, donc si quelqu’un connaît Mathieu Kassovitz, dites-lui que je veux bien un rôle, hein !
Et Jean-François Clervoy nous a d’ailleurs apporté quelques précisions sur la préparation de Gravity. L’équipe a fait un vol parabolique dans l’avion de Novespace, mais pas Sandra Bullock. En fait elle a failli y passer dans le crash d’un jet privé il y a quelques années et depuis elle a peur, alors son staff avait demandé les CV de chaque personne à bord du zéro-g, leurs qualifications, leurs parcours, leurs heures de vol… Novespace a dit ok ben non, en fait, ça va pas être pas possible. Donc pas d’apesanteur pour Sandra Bullock, mais pour préparer son rôle, elle a quand même fait un Skype avec Cady Coleman qui était dans l’ISS à l’époque. Et c’est elle qui lui a dit que quand on se relâche complètement en apesanteur, on retrouve une position fœtale. Donc ce que vous voyez là c’est pas faux, mais pour l’avoir expérimenté moi-même, moi ce que j’ai constaté c’est que les bras s’envolent aussi, et avec les coudes écartés. Alors ça fait moins sexy que ça, c’est sûr, et moins fœtal, donc je pense que c’est pour ça qu’ils ont gardé cette position.

Vous avez dit symbole ?

Par contre, ce que je savais pas du tout, c’est que toutes les scènes d’apesanteur qu’il y a dans Apollo 13, c’est du vrai apesanteur ! Ils ont tourné tout ça dans un avion de la NASA, 12 minutes en tout je crois, j’imagine même pas le nombre de paraboles de 20 secondes que ça fait. Oh, 36, remarque, mais je crois qu’il a fallu 3 fois plus de prises pour que ce soit dans la boîte. Et Jean-François Clervoy nous a dit aussi que du coup, le vomi dans Apollo 13, c’est du vrai vomi – ce qui me rassure, je me sens vachement moins seule, du coup !

Cela dit la NASA n’a pas été consultante sur Gravity – en revanche elle a donné accès à toute la documentation qui était demandée. Mais elle l’avait été sur Armageddon et Space Cowboys, et d’ailleurs Jean-François Clervoy nous a raconté qu’en sortant d’un exercice de simulation, il avait croisé Clint Eastwood qui était là pour préparer son rôle ! Ah on croise de tout, à la NASA, hein…

Et il nous dit deux autres choses à propos du film également, c’est que en vrai les stations ne sont pas sur la même orbite, alors que dans le film si mais que ce n’est pas si grave parce que ça pourrait arriver ; et que la scène que j’ai trouvée un peu ridicule où elle se propulse vers la station chinoise à l’aide d’un extincteur n’est pas si ridicule puisque le premier américain dans l’espace avait le même système pour se déplacer, une sorte de pistolet à gaz. Donc comme quoi, hein…

Et ensuite, la conversation a porté sur les femmes dans l’espace, puisque c’est la raison d’être de l’association, et j’ai appris qu’il y avait une femme dans l’équipage de la mission qui avait mis Hubble en orbite en 1990 ; et que ben homme ou femme, c’est la même chose, aucune différence n’est faite. Chacun a un rôle bien défini, un poste, chacun sait ce qu’il a à faire et… voilà. C’est tout. Juste que quand il n’y a qu’une femme dans l’ISS parmi un équipage majoritairement masculin, les américaines ont un quart d’heure d’intimité matin et soir derrière un rideau pour se changer – alors que la russe, elle s’en fout complètement.

Voilà ! En tout cas si vous voulez rejoindre l’association Women In Aerospace – Europe c’est ouvert à tous, hommes et femmes, travaillant ou pas dans l’aérospatial. Je mettrai tous les liens dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog.

Et pour finir, je vous informe le magazine Ciel et Espace organise un grand jeu en partenariat avec Lego, l’ESA, le CNES, Universciences et plein d’autres… Il y a 3 catégories, enfants ado et adultes, et le but du jeu est de proposer une maquette en Lego la plus fidèle possible de Philae, l’atterrisseur de la sonde Rosetta actuellement en route vers une comète et qui devra se poser dessus.

Y a des sacrés cadeaux à gagner, comme des Lego de l’espace évidemment, mais aussi des abonnements, des maquettes d’Ariane 5, des livres, et le 1er prix catégorie adulte, c’est rien d’autre qu’un séjour au centre de contrôle de l’ESA à Darmstadt en Allemagne pour assister en direct à l’atterrissage de Philae sur une comète qui se trouve euh… très loin.
Un truc de ouf, quand même. Tout est expliqué dans le dernier numéro de Ciel et Espace – un abonnement à ce magazine est aussi une très bonne idée de cadeau de noël, quand j’y pense – et sur leur site internet.

Et c’est la fin de cet épisode 33, merci à tous de continuer à suivre ce podcast malgré le rythme beaucoup moins soutenu qu’il a pris, et sachez que la meilleure manière de me dire que vous l’appréciez, c’est de lui mettre une note sur iTunes et surtout de me laisser un petit commentaire… Ça me fait super plaisir.
Entre 2 podcasts, vous pouvez m’écouter tous les lundis et les jeudis sur France Inter dans « La tête au carré » à 14h45, je suis sur Twitter, vous pouvez liker la page de mon blog où je relaye non seulement mes billets mais aussi quand il y a des live de décollage de fusée, par exemple ; et j’espère qu’au prochain épisode, je pourrai vous dire si oui ou non je passe au second tour dans la sélection des astronautes qui iront s’installer définitivement sur Mars…

Prenez du temps pour être dans la Lune, faites des choses qui vous mettent des étoiles dans les yeux, et à très bientôt !…

[ITW/SCIENCES] Sébastien Rouquette : « L’expression scientifique est le 10ème art ! »

novembre 27, 2013 dans Culture scientifique, Interviews, Vers l'exploration spatiale, Vers la science

Quand on m’a parlé de Sébastien Rouquette, on me l’a décrit comme un homme aussi brillant que humble et sympathique. Mais aussi avec une expérience déjà longue comme le bras : un doctorat en planétologie, un brevet de pilote, une presque-sélection dans le corps des astronautes européens et une carrière au CNES…

Et j’allais voler avec lui. En tant que responsable des vols paraboliques, il était présent lors du vol Zéro-G que j’ai effectué le 8 octobre dernier (et que j’ai commencé à raconter dans ce billet).

La première rencontre a été sommaire : nous étions alors en train de déjeuner dans le parc de Novespace quand il s’est présenté. J’ai dû bredouiller un bonjour sans même oser sourire de peur qu’un bout de salade entre les dents ne me ridiculise. J’étais déjà tellement impressionnée… 

J’aurais voulu l’interviewer au micro de France Inter qui ne m’a pas quittée lors de ces deux journées à Novespace, mais trop intimidée, et malade et pressée à la sortie de l’avion, je n’en ai pas eu l’occasion. Heureusement, les Internets m’ont sauvée. Qu’il soit ici chaleureusement remercié d’avoir pris le temps de répondre à mes nombreuses questions…

Qui es-tu, Sébastien Rouquette ?

Planétologue de formation, je suis arrivé au Cnes en 2000 (à l’aube du nouveau millénaire) en post-doc, sur un sujet lié à la transmission de la connaissance. Alors c’est vrai c’était moins de l’astrophysique que de la médiation ou de l’épistémologie, mais c’est ce qui m’a ouvert les portes de l’espace. Je rêvais de travailler au CNES quand j’étais plus jeune… Ce fut aussi mon premier contact avec le vol parabolique. Je m’occupais alors de la sélection des expériences éducatives.

Puis j’ai travaillé à la conception de satellites d’astrophysique. Mon rôle était celui de responsable programmation mission. J’étais encore un médiateur entre les scientifiques et les ingénieurs pour faire en sorte que les rêves des uns soient dessinés par les autres, en tenant compte des contraintes orbitales.

Début 2011, je suis revenu vers le vol parabolique, programme dont je suis le responsable aujourd’hui. C’est un vrai plaisir… qui me donne l’occasion d’associer ma passion pour l’aviation et celle pour l’espace.

Quel est ton rôle exactement concernant les vols paraboliques ?

Le poste de chef de projet est multi-facettes. Gestion du budget, planning, organisation… Du point de vue technique, c’est la sélection des expériences avec les spécialistes thématiques du CNES, le suivi du développement des expériences, l’accompagnement des labos dans leurs travaux de recherche, jusqu’au déroulement des campagnes.

En fait, on reproduit un schéma de développement et d’accompagnement de la science quel que soit l’outil de travail. ISS, capsules, spationef ZERO-G. Et ce travail se fait au CADMOS, le Centre d’aide au développement des activités en micropesanteur et des opérations spatiales. C’est un service qui porte l’histoire des vols spatiaux scientifiques. Presque tous les astronautes français l’ont pratiqué.

Comment s’organise une campagne ?

Pour une équipe de recherche, tout commence quelques années avant une participation éventuelle. Il faut d’abord qu’elle soit soutenue pas le CNES. Pour cela, elle fait une proposition de recherche qui sera analysée par des groupes thématiques (spécialistes CNES et extérieurs). Si le soutien est accordé (financement), le labo va pouvoir, s’il le souhaite, faire appel au CADMOS pour développer un concept instrumental. Même si c’est plus simple que pour l’ISS, les contraintes techniques sont assez fortes et requièrent pas mal de savoir faire, ce dont nous disposons au CADMOS.

Pour les campagnes en particulier, l’aventure débute 8 à 10 mois avant une campagne, par un tour des labos soutenus par le CNES, pour connaitre les volontés de participation. On fait un état des lieux du travail en cours. Dès que tous les labos candidats nous ont communiqué leur fiche d’expérience (c’est un acte de candidature, en somme), le Comité de sélection se réunit pour établir la liste des lauréats. Le Comité regroupe les spécialistes thématiques et le chef de projet.

6 mois avant la campagne, les expériences sont donc connues. Pour les équipes, cela donne le départ du marathon de préparation de l’expérience. C’est là qu’intervient Novespace. Le CNES a confié à sa filiale l’essentiel du suivi technique des expériences pour leur adaptation au vol parabolique. Les ingénieurs Novespace font un travail formidable pour assurer la réussite des manips : résistance mécanique, risque chimique, biologique, électrique, étanchéité, masse, consommation électrique… Tout y passe pour déceler la moindre faille.

Un mois avant la campagne, la fébrilité s’accentue. C’est la réunion de sécurité. Les expériences sont passées en revue par les spécialistes techniques (mécanique, électronique, chimie, etc), les responsables de campagne et l’équipage (sécurité et commandant de bord). Autour de la table, on retrouve donc le CNES, Novespace, DGA-Essais en vol (qui assure les opérations en vol) et Sabena technics (maintien en condition de vol et intégration des expériences).

Et enfin, le moment tant attendu des vols arrive… Les manips sont installées dans l’avion, la fourmilière Novespace s’anime. Et tout va très vite ensuite.

A la fin de la campagne, chacun retrouve une activité terrestre la tête pleine d’images et les disques durs chargés de données à analyser. Le grand cycle peut reprendre.

Quels sont les problèmes qu’on peut rencontrer ?

Les problèmes sont rares car on suit de très près chaque expérience. Mais il peut arriver qu’un instrument ait du retard, qu’un élément électronique ou mécanique défaille.

Je me souviens par exemple d’une carte d’acquisition d’électrocardiogramme qui ne fonctionnait plus. L’ordinateur avait été changé et la carte ne fonctionnait plus. On a passé des heures à tenter de résoudre le problème en tentant des centaines de parades informatiques. Cela n’a pas fonctionné. Et l’équipe a perdu une partie de ses données.

On peut avoir des soucis avec des instruments très sensibles, sur des expériences nouvelles. Je pense par exemple à celles utilisant des lasers pour faire de l’interférométrie. La mise au point nécessite parfois plusieurs campagnes pour trouver le bon concept instrumental et le bon protocole.

Heureusement, la plupart du temps c’est moins problématique. Et dans des cas un peu difficiles, toute l’équipe se concentre sur le problème pour tenter de le résoudre.

Au contraire, quels bénéfices peut-on retirer de ces vols ?

Bon, alors je vais sortir mon petit couplet sur les bienfaits de la science.

Mais tout d’abord, pour être pragmatique, il faut savoir que le CNES finance totalement les campagnes. Les labos sont invités. Et ils sont en partie financés également par le CNES. Si le CNES finance, c’est parce que l’état investit dans la recherche publique. On entend souvent des commentaires « le spatial ça coûte cher »… C’est faux. C’est environ 10€ par français et par an, soit 0,1 % de l’évasion fiscale.

1 euros investi dans le spatial rapporte même 19€ à l’économie de notre pays. C’est énorme !

C’est très bien mais cela n’est qu’une partie du « bénéfice ». Le plus important à mes yeux n’est pas ce qui brille, ce qui est monnayable. Non, la vérité est ailleurs. On vit dans un monde où l’humain doit être pesé, mesuré, évalué, chiffré, rentabilisé ! Et je pense que c’est une erreur. Ce qui fait le bénéfice maximal, c’est la connaissance. La science est à préserver de même que la musique, le théâtre, la littérature, etc. L’expression scientifique est le 10ème art !

La connaissance est à prendre au premier degré. Elle nous éveille à ce que nous sommes. Un peu comme lorsque les premiers satellites nous ont renvoyé l’image de la Terre, notre propre place dans l’Univers. Mais bien sûr, il y a aussi la connaissance qui nous permettra d’acquérir de nouvelles compétences. On n’en a pas toujours conscience, la recherche fondamentale pose les jalons des inventions majeures de demain.

Juste un exemple, on imaginait dans les années 70 que l’apport de l’espace se ferait en particulier dans le domaine des communications. Aujourd’hui, c’est plus dans le domaine de l’environnement que le spatial est une pierre angulaire, par la vision globale et précise qu’il rapporte de notre monde.

C’est finalement pour cela qu’on intente souvent des procès aux sciences en les accusant du mal qu’elles combattent. En vérité, elles rendent l’homme meilleur et plus malin. Tout ce qu’il faut pour ne pas être un agneau victime des systèmes et des dogmes.

Je suis heureux et fier de contribuer à cet élan humaniste.

Ces vols sont spéciaux et donc bien encadrés. Peux-tu expliquer quels types de personnes sont présentes pendant le vol pour assurer les paraboles et la sécurité de tous ?

1) les scientifiques : opérateurs et sujets volontaires (les « cobayes » des manips de physiologie)
2) l’équipage : pilotes et mécanos navigants + le personnel de sécurité
3) l’encadrement projet : Novespace et CNES

Et il faut absolument ajouter l’équipe sol qui ne participe pas au vol mais qui est essentielle : mécanos sol.

Comment devient-on « monsieur-en-orange-qui-nous-rattrape-littéralement-au-vol » ? (Ça m’intéresse :-) )

Les gars en orange ont une formation spécifique en sécurité des vols, ce sont de super hôtesses de l’air. Et bien qu’ils distribuent des friandises et de l’eau en fin de vol, ils sont surtout formés à la gestion des situations critiques en vol (feu, dépressurisation, accident, évacuation, etc). Ils viennent d’un peu partout. Mais leur profil est essentiellement opérationnel, ce sont des gens de terrain.

Dessin : AnneKa.

Tu es scientifique de formation – y a-t-il des questions auxquelles tu voudrais des réponses et à laquelle une expérience à bord de l’avion pourrait répondre ?

J’ai toujours été passionné par la cosmologie. Une question se pose depuis que Newton et Einstein ont décrit les bases de la compréhension de la gravité. Est-ce que la gravitation agit de la même manière sur toutes les particules massives ? On appelle cela le principe d’équivalence. De la réponse à cette question dépend l’avenir des grands principes qui nous permettent de décrire l’Univers.

L’expérience ICE contribue à cette recherche en proposant un concept instrumental pour mesurer la chute libre de paquets d’atomes de nature différente. Pour résumer très simplement, si les paquets tombent à la même vitesse, la loi de la gravitation est validée. Sinon…

Les scientifiques et taïkonautes chinois ont-il été satisfait de leur entraînement/expérience ?

Oui ! Pour les scientifiques, ce n’était pas un coup d’essai. Les collaboration avec la Chine ont débuté il y a une petite dizaine d’années.

Pour les taïkonautes, nous sommes fiers d’avoir pu répondre à leur sollicitation. Nous participons ainsi à l’entrainement des astronautes de la 4ème puissance spatiale.

Quel souvenir garderas-tu de cette campagne de début octobre 2013 ?

Euh, un bon souvenir ! Nous avions pas mal de nouveaux protocoles en plus de nos collègues chinois et la pression n’était pas négligeable. Nous avons eu quelques soucis sur des expériences très pointues mais globalement, tous les acteurs de cette 44ème campagnes CNES sont rentrées ravis dans leur labos.

Les vols paraboliques, c’est génial. L’ISS, c’est incroyable. Mais… mais je fais partie de la génération qui a connu l’émergence d’Internet, l’arrivée des téléphones portables, l’explosion de la haute technologie, mais qui n’a jamais vu (ni même été contemporaine) d’êtres humains en train de fouler le sol d’un autre astre. Quel est ton sentiment sur l’avenir éventuel de l’exploration spatiale, côté vols habités ?

Je pense qu’on ira plus loin. Mais on ira plus tard ! Dans les années 80, on annonçait le premier pas sur Mars en 2020. 30 ans plus tard, on l’annonce pour 2050 ! D’autres priorités ont émergé entre temps, et c’est normal. Pour l’instant l’exploration robotique suffit aux scientifiques. Mais on ira. On percera un jour cette nouvelle frontière, après les océans, les pôles, les fonds marins, l’espace proche (y compris la Lune), on acceptera un jour de se jeter dans le vide, de tendre la main dans le noir. Cela me semble inéluctable, si toutefois, l’humanité n’est pas placée face à son destin sur Terre.

Ce qui peut remettre en cause ce projet de civilisation, c’est notre civilisation elle-même… dans le risque que quelques-uns font courir à la majorité, dans des choix à court terme, égoïstes et intéressés.

As-tu entendu parler du projet Mars One ? Qu’en penses-tu ?

Je n’y participerai pas. Mes enfants ne voudraient pas !

Mais pourquoi pas… C’est la première idée moderne du genre. Je pense qu’elle n’aboutira pas en 2023, parce que techniquement c’est infaisable. Problème de masse à envoyer, de support vie inexistant, de difficulté insurmontable aujourd’hui pour protéger des organismes vivants dans l’espace, milieu très agressif. Les mêmes difficultés ont été rencontrées par les premières expéditions sur Terre (exploration des mers et des pôles), à la différence que ces expéditions restaient dans leur milieu naturel, auquel nous sommes préparés. Mais elle a le mérite de nous faire avancer intellectuellement et elle pose la question de la dissémination de l’espèce humaine. Et bien d’autres encore :

- A-t-on le droit de laisser partir des gens sans espoir de retour et avec des chances de survie très faibles ?
- Quel cadre légal pour la première expédition sur Mars ? Est-ce la civilisation humaine ou une nation qui s’y établit ?
- Et si la vie existe sur Mars, de quel droit va-t-on la mettre en péril ?
- Nous détruisons notre environnement et notre civilisation. Va-t-on sur Mars pour reproduire ce modèle ?
- La terraformation de Mars est impossible. Nous ne vivrons jamais sur Mars comme sur la Terre. A quoi bon tenter de s’y installer ?
- Ne vaudrait-il pas mieux préserver notre planète que tenter de viabiliser une autre ?

Il faut lire et relire les « Chroniques martiennes » de Ray Bradbury. C’est un ouvrage majeur du genre et sur lequel on peut réfléchir longtemps…

Quelle est la question à laquelle tu rêverais d’avoir une réponse ?

La vie ailleurs : possible ou probable ?

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 32

octobre 27, 2013 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 32ème épisode de ce podcast (disponible également sur iTunes) où je vais vous parler de gravité à toutes les sauces – ou plutôt d’absence de gravité, d’une fusée qui fait du rewind, d’eau martienne, et d’une date historique dans l’histoire de l’humanité…

LE BIDULE 2.0
Mais commençons par le bidule 2.0… La comète ISON approche ! Il me semble que j’avais annoncé sa découverte par des scientifiques russes l’année dernière dans l’un des tous premiers épisodes de ce podcast, et si elle était encore très loin de nous, elle continue son petit bonhomme de chemin vers le soleil à la vitesse de 39 km/s à l’heure où je vous parle…
Elle a déjà croisé Mars, comme on peut le voir sur cette photo prise par la sonde MRO en orbite autour de la planète rouge ; on la voit beaucoup mieux ici, un peu plus tard – Mars est le point le plus brillant ; mais surtout, on peut suivre son avancée en temps réel sur ce site.
Et par exemple ça m’aide vachement à comprendre sa trajectoire dans le système solaire avec la position des planètes par rapport au soleil. Et quand on fait une simulation, on a l’impression qu’elle va se prendre toutes les planètes sur son chemin mais en fait non… C’est là qu’on se rend compte que purée, c’est un peu un miracle qu’on se prenne pas plus souvent des trucs costauds sur le coin du nez.

Autre bidule 2.0, c’est l’appli que vient de lancer le Palais de la Découverte et qui s’appelle « Echelles de taille ». Elle prend comme point de départ le Palais d’Antin, qui accueille le musée, et si on va vers la gauche on y trouve des objets ou des notions de plus en plus grandes, comme l’altitude de Hubble ou la distance du Soleil à Proxima du Centaure ; et si on va sur la droite on va vers l’infiniment petit, en passant par la fourmi ou les globules rouges.
On peut y trouver des infos supplémentaires à chaque fois, et c’est souvent relié à ce qu’on peut trouver dans le musée. En tout cas, on retrouve toutes les thématiques du lieu dans l’appli mais dans une forme originale : au lieu d’un bête plan du Palais de la Découverte, on peut vraiment se rendre compte des échelles de taille de tout ce qui nous entoure – et de ce qui nous compose…
Je pense que c’est très bien pour les enfants, en tout cas. L’appli est gratuite, et elle est dispo chez Apple et Android !

Et d’ailleurs, en parlant du Palais de la Découverte, il fait partie avec la Cité des Sciences du groupe Universcience, et si vous êtes parisiens et demandeurs d’emploi, sachez que le Pass valable 1 an pour un accès gratuit et illimité sur les 2 sites est à 15 euros ! Avec également l’accès gratuit aux planétariums, aux bibliothèques, des réductions pour la Géode, les boutiques et les restaurants, etc etc.
Voilà, moi je me suis offert ça et je m’en félicite. Sinon il est à 28 euros pour les moins de 25 ans et à 38 euros pour les plus de 25 ans, et il y a également un tarif à 80 euros pour un Pass famille. Evidemment, tous les renseignements seront en liens dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog !
Et je tiens à préciser que je n’ai aucun lien avec Universciences – c’est juste qu’on a la chance, à Paris, d’avoir ces deux endroits magiques, et que ça me semblait important de dire qu’ils sont plus accessibles que je ne le pensais moi-même. Voilà !

LA DATE
Maintenant, je vais vous montrer un truc de ouf qui s’est passé le 7 octobre dernier. Tout commence de manière tout à fait naturelle, une fusée sur un pas de tir, bon, si vous suivez régulièrement ce podcast, vous en avez vu d’autres. Celle-ci s’appelle Grasshopper, ce qui veut dire sauterelle, et c’est une fusée made in SpaceX – vous savez, la boîte d’Elon Musk qui est devenue la première compagnie privée à faire du fret pour l’ISS ? Bon.
Le point de vue est déjà nouveau, puisque ce décollage est filmé d’un Hexacopter – qui est un modèle de drone. Donc déjà, visuellement, ça claque. Et là… et là on ne se rend pas forcément compte de grand-chose mais… arrivée à 744 mètres d’altitude – ce qui n’est pas énorme j’en conviens – là… la fusée redescend. ELLE REDESCEND. Tranquille mimile, à peine perturbée… Et bim. OKÉ. OKÉ. VOILÀ.
Encore un exploit technique pour Elon Musk, mon héros. Le but du jeu, c’est évidemment d’inventer une fusée réutilisable pour réduire les coûts, mais aussi l’impact environnemental, j’imagine, si cher au milliardaire. Ce prototype de fusée, nommé aussi VTVL pour Vertical Take-Off Vertical Landing, est une réussite. J’ai hâte de voir les essais suivants !

 

L’ÉVÈNEMENT
Mais en parlant d’engins spatiaux qui réalisent de grandes premières, voici l’événement et… et c’est là que je me rends compte que pfiou !… j’ai laissé passer un paquet de temps entre 2 épisodes de ce podcast, bon, hum.

A chaque fois qu’on annonçait que Voyager 1 quittait le système solaire, je vous en parlais avec un brin de sarcasme – je crois que c’est quand même arrivé 2 ou 3 fois en une saison, quand même, hein ! D’ailleurs à ce sujet, j’aime beaucoup ce tweet de FibreTigre.

 

Bon, mais là, ça y est, c’est officiel, un pas historique a été franchi… Voyager 1 n’a pas quitté le système solaire, mais elle est entrée, pour la première fois dans l’histoire des artefacts, dans l’espace interstellaire.
Et voici ce qu’elle peut entendre, c’est unique dans l’histoire de l’humanité je le rappelle, hors de l’influence du vent solaire, à plus de 15 milliards de kilomètres de la Terre…

Donc pas de sortie du système solaire, qui se définit par l’influence gravitationnelle de notre étoile et donc jusqu’au théorique nuage d’Oort si j’ai bien tout compris, mais quand même une entrée dans un espace interstellaire, un endroit que les particules éjectées du soleil n’atteignent pas, pas plus que celles éjectées d’autres étoiles. Et cette merveilleuse petite sonde des années 70 continue à nous envoyer des données, même si un aller-retour entre elle et nous prend 35 heures…

Je lui souhaiterais bien bon vent, mais justement, si j’en parle aujourd’hui c’est qu’il y en a plus pour elle, donc… bon, ben bonne continuation de voyage, Voyager, alors…

LA PERSONNALITÉ
Revenons un peu sur Terre pour parler des humains… Et plus précisément d’une humaine. Elle est russe, elle s’appelle Adilya Kotovskaya, et ce genre de chose, voyez… ça m’énerve.

La médecin russe qui habilla Gagarine… Non mais ! Moi je vous avoue que quand j’ai lu ça, juste le titre, avec tous les clichés de genre qu’on a dans la tête, même moi qui fais hyper gaffe à ça, j’ai clairement imaginé une infirmière, ou une assistante, qui avait habillé Gagarine avant d’aller dans l’espace et que c’était une anecdote un peu annexe mais amusante d’une personne de deuxième plan qui avait vécu ce moment historique. Parce que pardon, hein, mais au risque d’insister, dans « habiller Gagarine », on pense quand même à une infirmière qui aide un malade ou à une maman qui habille son enfant.

Sauf que… sauf que voilà, dans les premières lignes de l’article, on y parle de poser des électrodes. Et qu’ensuite, on apprend que cette dame de 85 ans est docteur en physiologie, qu’elle a travaillé sur la mission Laïka, 1er être vivant à être allé dans l’espace, et qu’elle est un grand nom du spatial pour avoir travaillé sur la physiologie humaine, le système neuro-central et musculaire et sur l’immunologie. Pour résumer, elle est une spécialiste russe du corps humain en apesanteur, et sa conclusion après une vie de travail et d’expériences, c’est, je la cite, « L’Homme est un habitant de la Terre et il est fait pour y vivre » !

Et habiller Gagarine, dans tout ça ? Ah, oui, voilà, c’est au 3ème paragraphe, en fin de phrase, en anecdote. Et inutile de dire que ce détail n’est absolument pas le sujet de l’article.

Je peux comprendre qu’une anecdote fasse un titre accrocheur. Ok. Mais auriez-vous choisi la même, monsieur ou madame de l’AFP, si Adilya Kotovskaya avait été un homme ?… Eh ben moi je suis prête à parier que non et que vous auriez plutôt choisi les électrodes – parce que ça fait vachement plus sérieux, les électrodes, tout de suite ça fait scientifique, médecin, données compliquées, ouh la la ! Mais comme ce docteur en physiologie est une femme, on va plutôt mettre en titre pour la présenter qu’elle a habillé Gagarine, pour se conformer à l’image qu’on a de la femme, douce, aimante, toujours en train d’aider son prochain avec un joli sourire !

Vous savez quoi ? Ça me gonfle. Voilà. Et ce qui est encore plus énervant, c’est de voir que ce titre a été repris tel quel par tout le monde. TOUT LE MONDE. C’est pénible. Non mais vraiment. Et le pire dans tout ça, c’est qu’il n’y a sans doute pas de volonté manifeste d’être sexiste à la base !! Je peux même pas blâmer le ou la journaliste à l’origine de ce titre.
Mais s’il vous plaît, si vous êtes journaliste et que vous m’écoutez, si je peux me permettre une petite réflexion… Quand vous écrivez sur une femme, que ce soit un titre ou un papier… Quand vous avez fini, remplacez le nom de cette femme par un nom d’homme – ça se fait en 2 clics sur un traitement de texte. Et ensuite relisez-vous. Si y a des trucs qui vous paraissent bizarres, changez-les. Vraiment.
Un docteur en physiologie qui a laissé son nom dans l’histoire de l’exploration spatiale est un docteur en physiologie qui a laissé son nom dans l’histoire de l’exploration spatiale. Point. On se fout de savoir s’il a une paire de testicules ou de seins. Alors ce serait pas mal que le traitement journalistique soit le même. Merci !

Bon, en tout cas… Cette grande dame était à Toulouse pour célébrer les 20 ans du CADMOS, le Centre d’Aide au Développement des activités en Micropesanteur et des Opérations Spatiales, et concernant un aller-retour habité sur Mars, voici ce qu’elle dit : « C’est un délire. On peut y rêver, mais on en est encore loin, bien sûr. »
Eh oui c’est connu, plus que la technique, c’est bien la réaction du corps humain qui pose le plus de problème…

L’INFO
Mais l’info du podcast est quand même une excellente nouvelle qui nous vient de la planète rouge – une bonne nouvelle non seulement pour la connaissance mais également pour d’éventuels corps humains qui se rendraient sur place.
Le sol martien est composé de 2% d’eau ! On pensait que la surface de Mars était aussi glacée que sèche, eh ben non ! L’instrument d’analyse français SAM présent sur Curiosity a analysé un échantillon de la poussière, et après l’avoir chauffé à 835 degrés, il a analysé toutes les vapeurs qui se sont dégagées, et parmi tout ça, il a trouvé de la vapeur d’eau à hauteur de 2% de l’échantillon.

C’est une sacrée nouvelle dans le sens où on ne parle plus de glace au pôle ou éventuellement enfouie dans le sol, non – là, ça veut dire qu’il y a de l’eau partout, et à portée de main ! C’est donc une grande nouvelle pour le futur des vols habités, et évidemment pour la candidate à Mars One que je suis.
Mais… mais restons tout de même réaliste, tout ne sera pas si facile : déjà, cette eau n’existe ni à l’état liquide, ni sous forme de glace. Elle prend une autre forme chimique en se collant aux grains de poussière. Il faudra donc une petite manip pour lui faire reprendre une forme plus naturelle pour nous – inutile donc de penser qu’il suffira de sucer quelques cailloux en cas de soif. Et surtout penser à ne pas oublier son labo de petit chimiste avant de partir.

Deuxièmement, cette eau contient des perchlorates qui pourraient poser des problèmes de thyroïdes – donc il vaudrait mieux s’en débarrasser avant de boire de longues gorgées. Et troisièmement, la manip pour extraire cette eau du sol rejette des gaz toxiques – ce qui fait que pour l’instant, cette eau est un poison mortel. Mais ! mais maintenant qu’on sait tout ça et de manière précise, on va pouvoir trouver des solutions ! Parce que la science, c’est merveilleux. Eh ouais.
En tout cas, ça reste une grande découverte. Big up, Curiosity ! Et l’instrument SAM, français, cocorico. Voilà.

L’IMAGE
L’image, maintenant… Regardez… Coucou !! hihihi c’est moi !… Bon, cette vidéo est un peu pourrie mais j’en ai d’autres…

Avant de vous montrer, attendez que je vous raconte. Dans l’épisode précédent, je vous avais annoncé que j’allais faire un vol parabolique. Mais c’est quoi, exactement ? Jean-François Clervoy, astronaute et président de Novespace, qui s’occupe de ces vols en France, l’explique en 2 mots.
En fait, ça ressemble à ça. Un A300, qui est un avion tout ce qu’il y a de plus normal, comme le précise Stéphane Pichet qui a également été le pilote de mon vol, et il fait des paraboles. C’est à dire qu’il pique vers le ciel pour passer de 6000 à 8500 mètres d’altitude, période d’une vingtaine de secondes pendant laquelle on pèse 1,8 fois notre poids… puis il… euh, tombe et c’est là où nous sommes en zéro gravité, c’est à dire qu’on ressent absolument les mêmes sensations que les astronautes dans l’espace. Et c’est un truc de ouf. Y a pas de mot… Et il pique vers l’océan pour revenir à 6000 mètres, et c’est encore une période en 1,8g. Ensuite, il y a une minute où tout est normal, et ça recommence ! Et ce, 31 fois en l’espace de 2 heures.

Et moi, alors déjà, ben j’ai fait le décollage dans le cockpit. J’ai malheureusement pas les images, mais j’ai le son…
Ensuite, première parabole. Mon corps découvre la pesanteur terrestre multipliée par 1,8. Ça lui fait tout bizarre, comme dans un grand 8 où on plonge d’un seul coup vers le bas mais en plus fort et en plus dur. (…) Voilà, et ça y est, c’est fini. La surprise est passée, il sait, il s’habitue déjà. Et la première impesanteur… Wow. Je reste attaché comme conseillé mais j’ai l’impression de savoir ce qu’un bébé ressent quand il vient au monde. Une surprise physique… mais doublée d’un émerveillement infini.
Deuxième parabole, c’est encore très surprenant, j’ai du mal à lâcher prise et à me laisser aller !
Troisième parabole, on nous donne un précieux conseil…

4ème parabole, je tente le reportage pour « La tête au carré » en direct de l’apesanteur.

6ème parabole, idem, mais attachée à un siège à côté du hublot ! Les images sont de Erwan Lecomte, mon camarade journaliste de Science et Avenir
Le petit clin d’œil à Alexandre Astier que je lui avais promis ! Je crois qu’il a apprécié le geste

Et des rattrapages au vol, des galipettes, et surtout, surtout, un pied monstre…
Je ne m’en remets pas. Je ne m’en remets vraiment pas. Je tiens à remercier le CNES et Novespace pour m’avoir permis de vivre cette expérience qui est pour moi devenu le plus beau jour de ma vie. Vraiment. Je n’ai pas forcément envie de dire pourquoi parce que ça touche beaucoup à l’intime, mais vraiment, c’était… wow… enfin y a pas de mot. Et j’y retournerai. Je le sais. J’y retournerai. Voilà.
Et si vous voulez plus de précisions sur ce vol, la manière dont je l’ai vécu et les expériences scientifiques à bord, je raconte tout sur mon blog – la deuxième partie arrive bientôt. 

LE TWEET
Du coup, comment ne pas parler du film Gravity… Je ne vais d’ailleurs pas en parler, parce qu’il faut le vivre, mais voici le tweet qui a retenu mon attention, je le traduis : « Le film Gravity devrait être renommé « Zéro gravity ».

 

Et je ne vous montre pas pour ne rien spoiler, tout le monde ne l’a pas encore vu, mais il est très intéressant d’aller lire la TL de Neil deGrasse Tyson le 7 octobre parce qu’il y évoque point par point les quelques incohérences du film. Mais ça ne rend pas le rendu moins impressionnant pour autant, hein.

LA CULTURE
Autre genre de truc qui m’a carrément bluffée et avec gravity dans le titre aussi, c’est cette version de Bohemian Rhapsody de Queen par Tim Blais, un jeune étudiant en physique canadien de 23 ans. Non seulement c’est une reprise a cappella où il fait à lui tout seul toutes les voix et l’instrumentation de la chanson la plus compliquée de l’univers, à peu près, mais en plus il en a réécrit le texte pour parler de la théorie des cordes, la théorie également la plus compliquée de l’univers ! Et scientifiquement et musicalement, c’est irréprochable. Je dis bravo. Voilà. Bravo.

Voilà, c’est la fin de ce 32ème épisode, merci beaucoup de l’avoir suivi. Certains d’entre vous n’ont pas pu télécharger le précédent sur iTunes parce que la HD était trop lourde – je la réserve donc pour Youtube.
Merci à tous ceux qui ont voté pour mon blog pour les Golden Blog Awards, il fait désormais partie des 10 finalistes grâce à vous ! Rendez-vous le 13 novembre pour savoir s’il sera l’heureux gagnant du prix dans la catégorie Sciences…
Entre deux podcasts, vous pouvez me retrouver les lundis et les jeudis à 14h45 dans « La tête au carré » sur France Inter, et n’hésitez pas à mettre plein d’étoiles sur iTunes et à mettre un petit commentaire si vous appréciez « La folle histoire de l’Univers », ça me fait toujours très, très chaud au cœur et ça me donne du courage pour continuer…
A bientôt pour l’épisode 33 ! :-)

[VÉCU] Mon vol Zéro-G : le bonheur en impesanteur (1/3)

octobre 21, 2013 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale, Vers la science

9 octobre 2013

Je suis bouleversée au-delà des mots. Retournée. Comme hier matin, lorsque, en impesanteur, il n’y avait plus ni bas ni haut. Mes larmes tombent, sans discontinuer, depuis deux heures, vers la Terre, selon la dure loi de la pesanteur. Je suis bouleversée au-delà des mots, je comprends à peine ce qui m’arrive. Mon corps ne s’est jamais senti aussi bien, d’aussi loin que je me souvienne. Il est comme… encore empli de l’euphorie de la liberté que procure l’impesanteur : se mouvoir en trois dimensions, ne plus avoir de limites, aller où bon lui semble sans se frotter ni être ralenti par quoi que ce soit… Sans poids, sans gravité, sans contraintes, sans tensions… Non, ce n’est pas de l’euphorie. C’est de la béatitude physique…

Je crois… je crois que c’est la même sensation que quand on tombe amoureux, quand on flotte au-dessus du sol sur son petit nuage, quand il nous pousse des ailes. Être en apesanteur, c’est également tomber, flotter, avoir des ailes… Mais puissance mille. Il n’y a réellement plus de limite physique, c’est la liberté dans toute sa puissance.

C’était hier matin, et mon corps est… tellement… bien. Comme purifié… C’est… étrange, troublant, perturbant… Cet état de grâce va-t-il durer ? Y aura-t-il une chute, difficile comme dans l’avion, où l’on supportait presque deux fois son poids après n’avoir rien pesé pendant une vingtaine de secondes ? Ou bien va-t-il se réhabituer à vivre dans la pesanteur terrestre, comme depuis 30 ans, avec tout le poids, les limites, et les contraintes que cela implique ?

Une chose est sûre : cette expérience de la gravité zéro ne peut pas être la dernière. Je la revivrai, d’une manière ou d’une autre. C’est là-haut que je suis bien.

Quelques semaines plus tôt… 27 août 2013

En mode groupie à côté de Mathieu Vidard juste après ma 1ère chronique

Je fais ma première chronique pour « La tête au carré« , le magazine scientifique de France Inter, animé par Mathieu Vidard. Je suis folle de joie, folle d’angoisse, mais ça se passe bien. Et je suis folle d’excitation de savoir que, si tout se passe bien, ça va durer toute la saison. Sur le moment, j’ai l’impression que rien d’autre ne pourrait me rendre plus heureuse. Comme je me trompais… :-)

28 août 2013

« Vols paraboliques : tentée ? » : c’est l’objet du mail qui vient d’arriver. Je n’en crois pas mes yeux et je hurle de joie. Je réponds frénétiquement oui, oui ! OUI OUI OUI !!!! Un rêve va devenir réalité et c’est Séverine Klein, chef du service Grand Public du CNES, qui est la messagère de cette incroyable nouvelle. C’est elle, déjà, qui m’avait conviée à l’atterrissage de Curiosity sur Mars en direct de la Cité de l’Espace de Toulouse un an plus tôt et dont je garde un souvenir ébloui. Je ne sais pas si j’aurai assez de temps pour la remercier d’avoir pensé à moi…

30 août 2013

Visite chez le médecin pour le certificat d’aptitude au vol zéro-g. J’ai un peu peur que mes mésaventures médicales passées ne soient rédhibitoires. Mais non.

Mon électrocardiogramme est « probablement normal ». Les machines se mettent à faire de l’humour, maintenant… Ce satané truc a repéré mon stress de ne pas passer le test. Mais si.

Me voilà officiellement apte :-) (En même temps, vu que Stephen Hawking l’était, ça m’aurait un peu fait chier de ne pas l’être, voyez-vous…)

Stephen Hawking en impesanteur

6 septembre 2013

Déjeuner avec Séverine Klein et Julien Watelet, du CNES. Je suis partagée entre poser les milliards de questions qui me viennent à l’esprit et l’envie de garder de la surprise – et donc certainement un peu de magie. Je sais que les bédé-blogueurs Boulet et Marion Montaigne ont vécu ce vol, j’avais survolé leurs posts mais sans trop m’y arrêter. Je voudrais découvrir les détails sur place, par moi-même…

Et puis, il faut bien l’avouer, c’est aussi à cause de mon trouillomètre qui commençait sérieusement à grimper vers le rouge. Étant la plus grande angoissée du système solaire, à peu près, moins j’en saurais, moins j’aurais l’occasion de m’affoler toute seule.

« Ah non mais comme ils coupent les moteurs de l’avion quand il pique du nez vers l’océan… » C’est la première phrase de ce déjeuner dont j’ai souvenir. AHEM. Comment ça, ils coupent les moteurs ?? En fait, pas tout à fait : c’est juste que la poussée des moteurs est réduite. Bon… Pas d’affolement, pas d’affolement. Une fois de plus, la peur se mêle à l’excitation. J’ai tellement envie de vivre ça…

On discute de choses et d’autres : des différents types de profils (les anxieux, les exaltés, les anxiogènes, les excités… tout un tas de gens avec des x dedans), des anecdotes, des expériences scientifiques qui seront conduites à bord, de l’avion qui a très peu d’heures de vol au compteur et qui jouit d’un entretien unique au monde…

Aaaaaaaaaaaaah.

L'A300 Zéro-G, sagement garé près de Novespace, à l'aéroport de Bordeaux, le 7 octobre 2013

Et puis on passe des paraboles à l’espace, on cause de l’actualité du spatial français et européen, Gaïa qui va bientôt être lancée, Curiosity à moitié gérée depuis Toulouse, ce que personne en France ne sait, la future mission ExoMars, et puis Mars One

Par association d’idées, une interview d’Alexandre Astier par Canal+ me revient en tête : il y disait qu’il rêverait d’aller dans l’espace. Ayant eu l’immense chance de le rencontrer sur le plateau du Grand Webze et connaissant sa passion pour les sciences et le spatial, j’en parle à Séverine et Julien, qui l’ignoraient. Me vient alors l’idée de lui faire un petit clin d’oeil pendant une parabole, pour lui offrir un petit morceau d’espace en attendant qu’il ait la chance de le vivre lui-même.

Le déjeuner se termine, et je suis plus que jamais impatiente, et angoissée, de goûter aux merveilles de l’impesanteur.

12 septembre 2013

Je prends mon courage et mes DM à deux mains (j’ai la chance de pouvoir lui en envoyer…) et j’annonce donc à Alexandre Astier que je vais faire un vol parabolique, et que je penserai très fort à lui quand je serai en apesanteur. Que s’il m’arrive quelque chose, je lui lèguerais tous mes Lego de l’espace, et qu’il n’oublie pas de dédicacer mon intégrale de Kaamelott pour consoler mes parents.

17 septembre 2013

Je potasse les descriptions des expériences scientifiques qui seront menées dans l’avion. Comportement d’une flamme, atomes refroidis au presque zéro absolu… Euh… c’est pas un peu dangereux, ça, dans un avion qui va faire des cabrioles ?…

Détail d'un dispositif dans lequel des atomes de masses différentes sont refroidis au quasi zéro absolu pour vérifier le principe d'équivalence

Bon. Sinon, il y a des étudiants qui vont expérimenter des réactions chimiques de l’atmosphère de Titan, des taïkonautes qui vont venir s’entraîner, une maquette de vaisseau martien censé créer de la gravité artificielle qui va être testée, la perception de son propre corps via uniquement des signaux auditifs qui va être étudiée, etc etc… De quoi causer dans « La tête au carré » !!

25 septembre 2013

Je flippe. L’échéance approche. J’ai peur. J’ai hâte. J’ai peur. Je commence à prendre de l’homéopathie pour calmer mon angoisse. À ma grande surprise, et n’en déplaise aux sceptiques/je-sais-tout-mieux-que-tout-le-monde/énervés-du-bulbe, ça fonctionne plutôt très bien. Le thé me manque, mais que voulez-vous ma bonne dame, il faut ce qu’il faut, hein.

Le Cri, de Munch

J’ai du mal à m’endormir… En fait, j’ai peur. Mais j’ai toujours peur. Il y a toujours quelque chose qui m’angoisse, qui me tend, qui me stresse. J’ai peur, sans arrêt, pour moi, pour mes proches, pour le monde. J’ai peur de ne pas être à la hauteur, j’ai peur que l’avion ait un problème, j’ai peur d’avoir des migraines, j’ai peur de faire une crise d’angoisse, j’ai peur de…

La peur entraînent les doutes, les doutes entraînent les angoisses, les angoisses entraînent les questions, les questions entraînent la peur… Je me fatigue moi-même. J’en ai ras-le-bol d’être née angoissée et d’avoir peur de mon ombre. Je voudrais m’alléger de toutes ces craintes qui sont parfois un peu lourdes à vivre. Qu’on me soulage de la gravité, vite !

28 septembre 2013

Je reçois tous les e-billets concernant mon séjour. Départ de Paris-Orly le 7 octobre à 8h50. Nuit dans un hôtel à proximité de l’aéroport de Mérignac où se trouve Novespace et l’A300 Zéro-G. Et le retour Bordeaux-Paris est prévu à 14h50 le lendemain. Outch. Sachant que le vol parabolique se terminera aux environs de 12-13h, ça ne me laissera pas beaucoup de temps pour m’en remettre avant de remonter dans un avion normal…

Mais ça devient sacrément concret. Je trépigne d’impatience…

1er octobre 2013

Je passe à Storycircus emprunter la GoPro pour pouvoir filmer. C’est celle, dernier modèle, qu’a utilisé Vinvin dans le Vinvinteur ces derniers mois… Je suis contente de l’avoir avec moi :-) Merci Storycircus ! Je suis sûre qu’elle se plaira autant dans l’avion que sur le front de Cyrille…

La GoPro du Vinvinteur confortablement installée dans son éphémère maison volante !

3 octobre 2013

Je rentre de France Inter après avoir fait ma chronique. Tout le monde m’a souhaité bonne chance. Violaine Ballet, la réalisatrice de l’émission, m’a répété en riant : « T’es tarée… » et je me suis exclamée : « Ouais !! » dans un grand sourire fier. Je la fais moins à l’intérieure…

J’alterne depuis 15 jours entre excitation, euphorie et angoisse. Là, j’angoisse. Assise sur mon canapé, je me demande si je dois laisser une lettre. Au cas où. Ou les mots de passe de mes trucs en ligne. Le choix se fait en une fraction de seconde, quasiment de manière inconsciente. Il vaudrait mieux que je laisse mes mots de passe. Mais non.

NOM DE NOM C’EST STUPIDE.

Je me traite de tous les noms. Il ne m’arrivera rien, et puis c’est tout. C’est vraiment débile et je suis en colère contre moi. Mais, mentalement, je note ce qui est sociologiquement intéressant : préférer laisser ses mots de passe plutôt qu’une lettre quand on n’est pas sûr de revenir…

Je fais des tests avec le Nagra, l’appareil qui me servira à enregistrer du son pour France Inter, je checke la GoPro et tout ce qui va avec… Techniquement, je suis prête ! J’ai hâte… Ça y est, j’ai chassé l’angoisse et c’est l’excitation qui revient.

J’AI HÂTE, BON SANG, J’AI HÂTE !!!

Suite au prochain épisode !

[DIRECT] Gaïa : la tête dans les étoiles

septembre 19, 2013 dans Culture scientifique, Vers la science

Regardez le Hangout en direct à partir de 20h sur le télescope spatial Gaïa qui va être lancé fin novembre pour cartographier les étoiles et sonder la Voie Lactée… (Et n’hésitez pas à voter pour ce blog pour les Golden Blog Awards, tous les jours si vous voulez !)

[SPATIAL] Les hangouts du CNES

juin 23, 2013 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale

Ce dimanche 23 juin à 11h, le CNES a organisé un Hangout avec Eric Lorigny, le responsable de FIMOC (French Instrument Mars Operation Centre). Son travail ? Creuser des trous sur Mars.

Il nous a raconté son quotidien, son boulot, ses relations avec la NASA et a répondu à toutes nos questions avec une simplicité et une émotion désarmantes.

Mais ce n’est pas le seul Hangout organisé par l’agence spatiale française : cette semaine, à l’occasion du Salon du Bourget, plusieurs ont eu lieu sur des thèmes différents mais toujours liés au spatial. Les voici ci-dessous pour les revoir !

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 30

juin 6, 2013 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Et voici l’ultime ! J’ai encore peine à croire qu’une saison entière vienne de passer et que j’aie réussi à tenir le rythme. Comme disait Woody Allen à propos de l’éternité, je ne vous cache pas que c’était quand même long sur la fin… Mais au moment de mettre la touche finale au générique (oui, il y en a un dans cet épisode !), il faut bien avouer que j’ai eu du mal à me résoudre à finir.

Parce que cette saison est close, après 30 épisodes, soit environ 7 heures et demie de contenu. Parfois, souvent même, j’aurais voulu parler de tellement plein d’autres choses tellement l’actualité concernant les sciences et l’exploration spatiale est riche, belle, magique, lumineuse… Je me suis lâchée sur ce dernier : il dépasse les 30 minutes.

Il est bien difficile de faire un bilan de ces 30 semaines. Que dire, à part que c’était incroyablement enrichissant !… La plus belle chose qui soit arrivée, c’est votre intérêt : d’un point de vue purement égoïste d’abord parce que je me sens beaucoup moins seule :p, et d’un point de vue moins égoïste (quoique…) parce que ça me fait un bien fou de partager tout ça avec vous. C’était un besoin. Et savoir qu’il y a autant de « vous », de tous âges, de tous milieux, de toutes positions géographiques, de tous centres d’intérêts, etc… C’est encore plus grisant !! Et puisqu’on est dans le sentimentalisme dégoulinant, j’ose dire que je me sens la podcasteuse la plus heureuse de l’Univers :-)

Du coup, j’ai eu envie de vous faire un cadeau. Oh, bien modeste. Mais je vous donne l’occasion de gagner un DVD de Stephen Hawking en jouant au quizz que je vous ai mitonné. 30 questions, 30 bonnes réponses, 1 lettre correspondant à chaque bonne réponse. A la fin, ça donne une phrase. Mais cette phrase ne sera complète qu’avec la lettre-mystère qui lui manque et qui se trouve dans ce dernier épisode… Soyez le premier à noter la phrase-mystère complète dans les commentaires sous le quizz, et le DVD est à vous !

Et si vous voulez m’aider à vous connaître un peu mieux, n’hésitez pas à répondre aux quelques questions du sondage.

Merci pour vos encouragements, vos critiques, vos compliments. Merci à ceux qui m’ont dit qu’il mériterait de passer en format télé. C’est mon rêve… Et je réfléchis bien sûr à la manière d’en faire une deuxième saison.

Place à l’épisode numéro 30 !

 

 

 

 

Brian Greene et les neutrinos

https://twitter.com/bgreene/status/332571296368058368
http://mynasa.nasa.gov/pdf/499461main_grc_sands_communication_navigation_signaling.pdf
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=0F20lG3CSJo

 

 

Opportunity bat un record de la NASA

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130521.OBS9932/le-rover-opportunity-bat-un-record-de-40-ans.html
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronautique/d/opportunity-bat-le-record-americain-de-distance-extraterrestre_46524/

Phoenix fête ses 5 ans sur Mars

http://www.asc-csa.gc.ca/fra/astronomie/mars/phoenix/default.asp
https://twitter.com/asc_csa/status/338293900424921088
https://twitter.com/MarsPhoenix/status/819810990

9 mois de Curiosity en timelapse

 

 

La première femme européenne dans l’espace a 50 ans

http://fr.wikipedia.org/wiki/Helen_Sharman

Le premier fret commercial vers l’ISS a 1 an

http://www.nasa.gov/multimedia/videogallery/index.html?media_id=144576411

Un astéroïde a sa propre lune

http://phys.org/news/2013-05-dark-massive-asteroid-earth.html#jCp
http://www.cieletespace.fr/node/10420

 

 

4 éruptions majeures pour le soleil

http://www.cieletespace.fr/node/10466
http://www.lecosmographe.com/blog/soleil-4-puissantes-eruptions-le-13-et-14-mai-2013/#.UaYe7ivAUiN

 

 

Centaurus A par un amateur…

http://www.slate.com/blogs/bad_astronomy/2013/05/29/active_galaxy_amazing_pic_taken_by_amateur_astronomer.html
http://www.cieletespace.fr/node/10469
http://www.rolfolsenastrophotography.com/Category/Serrurier-truss-newtonian/25456460_CHP5wT#!i=2096667426&k=jjSGnfG

Deuxième forage pour Curiosity

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20130521.OBS9896/curiosity-second-forage-reussi-sur-la-planete-mars.html

Les radiations cosmiques, Curiosity, la presse et moi

http://mars.jpl.nasa.gov/msl/news/whatsnew/index.cfm?FuseAction=ShowNews&NewsID=1478
http://www.slate.fr/life/73287/aller-sur-mars-vaut-il-un-cancer
http://www.esa.int/esaKIDSfr/SEMCOK3S18H_Technology_0.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/2001_Mars_Odyssey
http://www.stce.be/newsletter/html/2012/STCEnews20120816.html

 

 

RIP Kepler :-(

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/exoplanetes-est-ce-la-fin-de-la-chasse-pour-kepler_46466/

 

 

Un télescope spatial crowdfundé

http://www.kickstarter.com/projects/1458134548/arkyd-a-space-telescope-for-everyone-0
http://www.20minutes.fr/article/1164503/ynews1164503?xtor=RSS-176
http://www.planetaryresources.com/

 

 

Un jeu vidéo en vitesse lumière

http://myscienceacademy.org/2012/11/04/a-slower-speed-of-light-mit-game-lab/
http://gamelab.mit.edu/games/a-slower-speed-of-light/

 

 

Pariscience et 3 documentaires en plein air

http://www.pariscience.fr/fr/newfestival/358/la-nuit-du-film-scientifique-/?

Exposition : 50 ans de la première femme dans l’espace

http://www.desetoilesetdesailes.com/festival/animations-decouverte/expositions
http://www.enjoyspace.com/fr/news/50-ans-de-femmes-dans-l-espace

L’association Women In Aerospace – Europe a une antenne en France !

Toutes les photos utilisées dans la vidéo sont disponibles ici.

http://www.esa.int/fre/ESA_in_your_country/France/Ouverture_d_une_antenne_francaise_de_Women_In_Aerospace_-_Europe
http://www.exploratheque.net/articles/women-aerospace-europe-s-installe-paris
https://twitter.com/search/realtime?q=%23wiaeurope&src=typd
http://wia-europe.org/
https://twitter.com/WIA_Europe
https://www.facebook.com/wia.europe?fref=ts

Chris Hadfield et l’expédition 35 de retour sur Terre

http://www.asc-csa.gc.ca/fra/missions/expedition34-35/sante.asp

 

 

Karen Nyberg, une femme dans l’espace actuellement

http://www.jsc.nasa.gov/jscfeatures/articles/000000545.html
http://en.wikipedia.org/wiki/Karen_L._Nyberg
https://twitter.com/AstroKarenN/status/340139531342843905

Livres à lire et à déguster

Les mots de l’espace, de Daniel Kunth
A la recherche du boson de Higgs, de Christophe Grosjean et Laurent Vacavant
Toute la bibliographie de Stephen Baxter (hard SF) et toute celle de Robert Charles Wilson (SF)

Et bien sûr…