[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 25

avril 14, 2013 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Après une semaine d’absence due à une visite privée du CERN (merci Aurélien !!), voici le 25ème épisode de cette folle histoire de l’Univers ! En espérant qu’il vous plaira… :-)






Le son du big bang

https://twitter.com/lemondefr/status/322420428708667392
https://soundcloud.com/uw-today/bigbangsound100
http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2013/04/11/boum-ecoutez-le-son-du-big-bang/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208

James Hansen quitte la NASA

http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/03/james-hansen-climatologue-franc-tireur-quitte-la-nasa_3152722_3244.html
http://rt.com/news/earth-hawking-mankind-escape-702/

Pioneer 11 est partie il y a 40 ans

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/la-sonde-pioneer-11-a-ete-lancee-il-y-a-40-ans_45769/#xtor=AL-29-1[ACTU]-45769[la_sonde_pioneer_11_a_ete_lancee_il_y_a_40_ans

Apollo 13 a 43 ans






12 avril : Journée internationale du vol spatial habité

http://en.wikipedia.org/wiki/Cosmonautics_Day
http://www.un.org/en/events/humanspaceflightday/

Un astéroïde en orbite autour de la Lune

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2013/04/06/la-nasa-envisage-de-capturer-un-asteroide_3155446_1650684.html
http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/04/11/un-asteroide-tremplin-pour-aller-sur-mars_3157709_3244.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter#xtor=RSS-3208
http://image-cnes.fr/2-cest-beau-la-techno/comment-capturer-un-asteroide/

Distance to Mars

http://www.distancetomars.com/

Cratères jumeaux martiens

http://www.cieletespace.fr/node/10307?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+cieletespace%2FLVCd+%28Les+actualit%C3%A9s+de+Ciel+%26+Espace%29

Fête de la Bretagne et sciences

http://www.espace-sciences.org/sites/44895/fete-de-la-bretagne

Astrojuniors

http://www.astrojuniors.fr/activite/astrojunior-pratique-sur-la-couleur-du-ciel/

Participez au Space Apps Challenge 

http://lacantine-toulouse.org/5034/international-space-apps-challenge
http://www.cnes.fr/web/CNES-fr/10729-gp-international-space-apps-challenge-relevez-les-defis-de-la-nasa.php
http://lacantine.org/events/space-apps-challenge
http://spaceappschallenge.org/

La folle histoire de Florence Porcel

http://www.youtube.com/watch?v=yiPFFy7fO0g
http://www.flickr.com/photos/vousk-prod/8562316870/in/set-72157633005269205/
http://www.vousk-prod.net





Le Vinvinteur n°24 – Pour en finir avec l’école à Papa

http://www.levinvinteur.com/



Le Vinvinteur n°24 – Pour en finir avec l’école… par levinvinteur

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 13

décembre 20, 2012 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Le 13 sera le dernier de 2012 avant 2013 : j’ai décidé de prendre un repos bien mérité ! Un épisode un peu plus court que d’habitude, début de lâcher-prise oblige, avec un petit bonus final pour dépasser quand même les 8 minutes. Et, contrairement à ce que j’avais annoncé, il n’y aura finalement pas de « Spécial fin du monde », décision due à une poussée de feignasserie aigue. Et merci pour vos notes et vos commentaire sur iTunes !! :D

Sommes-nous une simulation informatique ?

http://news.techeye.net/science/scientists-plan-test-to-see-if-the-entire-universe-is-a-simulation-created-by-futuristic-supercomputers

Hubble, cher Hubble…

Tous les jours à 17h30 en iMax à la Géode. Instructif et planant. Sinon, il a réussi à dénicher 7 très très vieilles galaxies…

http://lci.tf1.fr/science/remonter-au-plus-pres-du-big-bang-l-exploit-du-telescope-hubble-7725313.html
http://www.lageode.fr/programme/imax/hubble/
http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/espace/20121218.OBS2808/sept-galaxies-primitives-decouvertes-par-hubble.html

Paris Space Week

http://www.paris-space-week.com/index.html
http://www.paris-space-week.com/PDF/Programme.pdf

Promenons-nous dans la nébuleuse…

https://twitter.com/Nebuleuses_VL/status/278848154957406209
http://www.eso.org/public/france/images/eso1250a/zoomable/

Carte interactive d’exoplanètes

http://www.scientificamerican.com/article.cfm?id=graphic-science-exoplanet-discoveries-date-just-drop-in-bucket-interactive

Promenade sur le Nil de Titan

http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/Cassini_spots_mini_Nile_River_on_Saturn_moon

Le million, le million ! 

http://www.maxisciences.com/astronaute/les-spationautes-depassent-le-cap-du-million-d-heures-dans-l-espace_art27912.html
http://www.enjoyspace.com/fr/news/un-million-d-heures-dans-l-espace

Le dernier pas sur la Lune a 40 ans

http://www.maxisciences.com/programme-apollo/apollo-17-il-y-a-40-ans-des-astronautes-atterrissaient-sur-la-lune-pour-la-derniere-fois_art27899.html

Yuri Milner, le milliardaire qui aime la physique et les physiciens

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/physique-1/d/des-millions-de-dollars-pour-stephen-hawking-et-des-leaders-du-lhc_43344/#xtor=AL-27-1[ACTU]-43344[des_millions_de_dollars_pour_stephen_hawking_et_des_leaders_du_lhc
http://www.fundamentalphysicsprize.org/

 

Et la vidéo bonus… Merci à Vinvin de s’être intéressé à ce podcast dans Le Vinvinteur, malgré l’apparent « copinage »…

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 6

octobre 28, 2012 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Et de 6 ! C’est fou comme ça passe vite. Cette semaine, j’ai eu un peu de mal à remplir mes 8 catégories – c’était pas folichon niveau actu et nouveautés. Mais j’espère que vous passerez un bon moment !

Merci encore à tous ceux qui mettent une note et un commentaire sur iTunes (accessible ici). Ce n’est pas grand-chose mais c’est la plus belle récompense que vous puissiez m’offrir – avec votre téléchargement et votre écoute.

L’Univers vu par Chloé, 9 ans

https://twitter.com/AudeNectar/status/259996683990077440

Dessin de Chloé, 9 ans

Le bulbe de la Voie Lactée en 9 milliards de pixels

http://www.gurumed.org/2012/10/25/vrifiez-quil-y-a-bien-84-millions-dtoiles-dans-cette-image-au-9-000-milliards-de-pixels/

http://www.skymania.com/wp/2012/10/nine-billion-pixel-photo-shows-84-million-stars.html/7138/?utm_source=feedburner&utm_medium=twitter&utm_campaign=Feed%3A+skymania%2FNZCJ+%28Skymania+News+%7C+Space+headlines%29

http://www.eso.org/public/images/eso1242a/zoomable/

La photo aux 9 milliards de pixels et aux 84 millions d'étoiles

Valles Marineris : le plus grand canyon du système solaire

http://webodysseum.com/videos/valles-marineris-the-grand-canyon-of-mars/

http://www.esa.int/images/valles_3d_H.jpg

Thomas Pesquet : le premier homme sur Mars sera-t-il français ?

http://www.esa.int/esaCP/SEMPKJMFL8H_France_0.html

Les jeunes européens, la science et le CNRS

http://www.science.gouv.fr/fr/agenda/bdd/res/4762/22emes-rencontres-cnrs-jeunes-ldquo-sciences-et-citoyens-rdquo-/

http://www.cnrs.fr/sciencesetcitoyens/spip.php?article4

https://twitter.com/search/realtime?q=%23jeunesCNRS&src=hash

La BD du LHC

http://www.lhc-france.fr/l-aventure-humaine/la-bd-du-lhc/

Intrication quantique et téléportation d’information

https://twitter.com/FlorencePorcel/status/262117834023399424

https://twitter.com/PhysQuant_VL/status/262117967595175936

http://www.rtflash.fr/nouveau-record-teleportation-quantique-sur-grande-distance/article

Découverte de Japet par Cassini

https://twitter.com/Saturne_VL/status/261738941131137025

Une tempête saturnienne gigantesque

Roman de SF : « Janus », d’Alastair Reynolds

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 3

octobre 6, 2012 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Merci à tous pour vos retours, vos RT, vos commentaires et vos encouragements. Je prends de plus en plus de plaisir à faire ce podcast et je suis bien contente qu’il soit partagé. À l’heure où je vous parle, il a été téléchargé sur iTunes 350 fois (tout rond !) pour chaque épisode – je ne sais pas si c’est honorable ou pas (et je m’en fous), moi, je suis contente !! :D

La Semaine mondiale de l’Espace (il paraît)
http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=29129&Cr=fedotov&Cr1=#.UG_6TvkZYl8
http://www.collegedevinci.com/Semaine-mondiale-de-l-espace-1246
https://www.facebook.com/events/462847200404404/permalink/465175956838195/
http://www.fetedelascience.fr/

Vitesses, mouvement, immobilité, métaphysique
https://twitter.com/Terre_VL/status/252751231141965825
https://twitter.com/Terre_VL/status/252751365980450816

Caillou martien
http://www.nasa.gov/multimedia/imagegallery/image_feature_2366.html
http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/09/28/01008-20120928ARTFIG00523-curiosity-decouvre-le-lit-d-une-ancienne-riviere-sur-mars.php
https://fr.foursquare.com/marscuriosity

Les 50 ans de l’ESO
https://twitter.com/i/#!/search/realtime/%23anniVL
https://twitter.com/Univers_VL/status/254161352480923649
http://www.eso.org/public/france/
http://www.iap.fr/actualites/laune/2012/50ansEso/FranceESO50ans.html

SN 1006, la supernova devenue nébuleuse (comme quoi, ça mène à tout, naine blanche)
http://www.maxisciences.com/supernova/sn-1006-l-039-explosion-de-la-plus-brillante-des-supernovae-enfin-elucidee_art26832.html
http://www.cieletespace.fr/node/9619
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/astronomie/d/le-zoom-de-hubble-sur-la-supernova-de-lan-1006_16057/
http://fr.wikipedia.org/wiki/SN_1006

L’application Swift Explorer qui fait naître des trous noirs dans le creux de ta main (GNNNN)
(Que voulez-vous, ça me vend du rêve, à moi…)
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/univers/d/maj-la-sonde-swift-a-lassaut-des-sursauts-gamma-lancement-effectif_4827/

Kathryn Sullivan
« Et toi, t’as fait quoi dans la vie ? » « Oh, bah je suis la première femme à avoir fait une chtiote balade hors d’un véhicule, juste ma combi et moi, dans l’espace, direct, comme ça, wesh. Et toi ? » « (…) »
https://twitter.com/Terre_VL/status/253399564739031042
http://www.optcorp.com/edu/articleDetailEDU.aspx?aid=2583

BD : « Fables scientifiques »

Et ça se prononce « kiropraxie ». Ouais. Ok. Nan, mais… je vais y arriver, à en faire un sans erreur, hein, je vais y arriver…

[COMPO PERSO] Un marin

février 25, 2012 dans Culture, En vrac

Après avoir parodié Lara Fabian avec « Je DM » et Patrick Bruel avec « T’as pas le droit« , je me suis souvenu que j’avais aussi des chansons rien qu’à moi.

Mais voilà : c’est une chose de les enregistrer pour ses parents et ses grands-parents, c’en est une autre que de les partager sur un blog ouvert à tous. Surtout quand lesdits enregistrements datent d’une époque où Twitter n’existait pas (pensez donc !) et où je n’avais jamais approché un professeur de chant à moins de 20 kilomètres.

Mais je me suis lancée il y a quinze jours en partageant « Crépuscule » avec vous. Je souhaite renouveler l’expérience aujourd’hui avec « Un marin », qui date de la même époque.

Bonne écoute…

 

UN MARIN

Un marin qui prend la mer
Et sa femme qui l’espère

De vagues d’amertume
A un flot salé de larmes
Récif d’espoirs mais rien n’y fait
Il préfère l’écume
L’appel passionné du large
Le bruyant silence du mystère

Le marin qui prend la mer
Et sa femme qui l’espère

Une tempête s’est levée
La belle se met en colère
Les rouleaux jusqu’au septième ciel
La couleur a changé
Mais à force de caresses
Il vit de sa piquante maîtresse

Le marin qui prend la mer
Et sa femme qui l’espère

C’est un monde parallèle
Où tous les jours sont différents
Elle peut rire mais jamais ne dort
Elle aime sentir en elle
De nombreux être vivants
Passera jamais l’arme à bâbord

Mais le marin qui prend la mer
Et sa femme qui l’espère

Sur sa falaise
Dans son malaise
Elle voit la mer
En adultère

Dans son chagrin
Elle sent le grain
Le grain de folie
Sur son mari

Un marin qui meurt en mer
Et sa femme qui l’espère

[COMPO PERSO] Crépuscule

février 8, 2012 dans Culture, En vrac

J’ai écrit et composé cette chanson le samedi 21 septembre 2002 (oui, c’est précis, mais je note tout). Je venais de regarder l’émission « Thé ou café ? » dont l’invité était Jeremy Irons, comédien anglais qui me fascine depuis mon adolescence. La dernière question qui lui avait été posée était : « Quel est votre mot préféré en français ? » « Crépuscule », avait-il répondu en prenant bien soin de le prononcer correctement.

Je me vois encore me lever, comme un robot, traverser l’appartement, m’asseoir au piano, et poser mes mains sur le clavier. Vingt minutes après, la chanson était là.

Il y a des instants de grâce dans la vie qui ne s’expliquent pas. Cette chanson est comme… descendue de très très haut pour arriver jusqu’au bout de mes doigts. J’étais presque à l’extérieur de moi-même lorsque les accords sont venus et que le texte s’est écrit sur ma feuille.

Bien sûr, c’est une modeste chanson sans prétention. Mais ça a été l’un des moments les plus étranges de ma vie…

Anecdote

Un an plus tard, j’ai présenté cette chanson lors d’une audition pour entrer dans l’école d’auteurs-compositeurs d’Alice Dona. Lorsque j’ai eu fini, elle m’a regardé longuement et m’a demandé : « Vous vous sentez bien dans votre époque ? » J’ai été complètement interloquée par une question aussi bizarre. « Non, parce que… vous parlez comme dans les Liaisons Dangereuses« , m’a-t-elle expliqué. Je n’ai pas été retenue.

Cinq ans plus tard, quasiment jour pour jour, je gagnais un concours littéraire avec un texte en alexandrins sur… le Vicomte de Valmont. Et toc !

(Bon, soyez indulgents, cet enregistrement date de 2003 et je n’avais encore jamais pris de cours de chant…)

 

CREPUSCULE

 

Au crépuscule d’un amour
Au gré du vent sur un chemin
Un clair de Lune avant le jour
Ce crépuscule comme un destin

Nos âmes unies sous les couleurs
D’un ciel hésitant à grandir
Notre si pudique impudeur
Que nous sentions nous envahir

Vingt-cinq printemps, soixante automnes
Sous un crépuscule naissant
Où tout est rien ; nos cœurs s’étonnent
De lire nos regards étincelants

La légère brise du crépuscule
Se heurte à nos peaux réchauffées
L’extase de l’abandon embrume
Nos corps nos mains entremêlés

Quand devant le flou horizon
La mer déborde de nos yeux
De nous savoir à l’unisson
Sous ce crépuscule des dieux

Alors nos sourires enivrants
Et soulagés de blanches peurs
Se livrent au crépuscule vibrant
De l’euphorie de nos ardeurs

Et donc le crépuscule témoin
De notre langueur foudroyante
Grave dans la mémoire de chacun
Des souvenirs dignes de Dante

Dès lors ce feu qui nous consume
Sans en rien nous diminuer
Attisé par les crépuscules
Tous différents sans rien changer

Quand notre soleil se couchera
Dans nos regards purs comme ce ciel
Ce crépuscule reviendra
Veiller nos amours éternelles

 

Photo de gelinh en Licence CC

[PARODIE] T’as pas le droit (ACTA, SOPA)

février 4, 2012 dans Culture, En vrac

Toujours en hommage à l’ami Jcfrog, voici une nouvelle parodie de mon humble cru.

Etant donné le sujet choisi, je précise que je tiens à ne parodier que des artistes dont j’ai acquis les albums et les partitions de piano de manière tout à fait légale (achat ou cadeau), et ce non par peur du grand méchant FBI/Hadopi/loup (rayez la mention inutile) mais pour une question d’éthique personnelle.

Bonne écoute ! :-)

 

T’AS PAS LE DROIT (ACTA, SOPA)

(Chanson originale : « Qui a le droit ? » – Gérard Presgurvic/Patrick Bruel)

 

On leur a dit vous êtes tous des vieux cons

Vous n’avez rien compris au web que nous voulons

Vous, vous voulez tout voir et tout savoir

Nous surveiller, sans droits que des devoirs

 

Ils nous ont dit on va tout arrêter

Le tout gratuit, les ayant-droits pillés

Nous on veut bien payer pour du contenu

Chères industries sortez-vous les doigts du cul

 

T’as pas le droit, t’as pas le droit

ACTA, SOPA de faire ça

De nous priver de nos libertés

Dans le monde entier

 

On n’a pas envie d’être à la merci

De législateurs qui

Ne connaissent pas mais mettent à la casse

Ce polymédia qui les dépasse…

 

Ils nous ont dit le partage c’est pas bien

On perd du fric et on contrôle plus rien

Y a que la censure pour nettoyer tout ça

Toutes ces ordures et tous ces hors-la-loi

 

Ils légifèrent sans rien dire à personne

Car ils espèrent vraiment changer la donne

Logiciels libres, culture, médicaments

Ils interdisent – ça doit stopper maintenant

 

Refrain

[POESIE] Le Vicomte de Valmont (Concours Vol de Nuit 2008)

août 29, 2011 dans Culture, En vrac

Voici le texte qui m’a permis de faire partie des lauréats du concours « Vol de Nuit – Spéciale 20 ans », en juin 2008. La consigne était : « Quel est le personnage littéraire qui vous a fasciné, ou qui vous a provisoirement éloigné de la littérature ? » Mon choix s’est porté sur le Vicomte de Valmont…

 

LE VICOMTE DE VALMONT

C’est un homme méchant et manipulateur,
Un prédateur malin aux grandes ambitions,
Un séducteur habile à déchirer les cœurs
Un vil galant nommé : Vicomte de Valmont.

C’est une libertine emplie de perfidie,
Une maîtresse femme aux toujours bons accueils
Mais ne vous fiez point à sa grande courtoisie
C’est la tant redoutée Marquise de Merteuil.

Ce duo infernal et si machiavélique
Multiplie les conquêtes et les trahisons
Pour déshonorer les figures angéliques
Soumises à leurs jeux d’amour et de passion.

Leurs victimes choisies, Cécile et de Tourvel,
Prises dans les filets de leurs plans démoniaques,
Sont ou bien mariée, ou jeune jouvencelle,
En tout cas cibles pures à leurs plans d’attaque.

Si je fus tant touchée par les desseins cruels
De ces anciens amants aux mœurs affriolantes
C’est parce que je fus Cécile et de Tourvel,
Passionnée, abusée, mais toujours consentante,

Une proie si facile et à la fois sauvage
Pour un Valmont moderne au regard de velours
Pour un vicomte âgé de quelques fois mon âge
Sans contexte serti de merveilleux atours,

A ce point ambigu, dénué de manières,
Et uniquement mû par ses envies ardentes
Qui me fascinaient tant et me laissaient naguère
Bien plus morte que vive et si souvent tremblante…

Je me demandais lors où était de Merteuil,
La complice cachée, la fière entremetteuse,
La sorcière engagée aux multiples écueils,
Ce personnage odieux aux lettres si flatteuses

Je ne l’ai pas trouvée au-delà de moi-même,
Moi, complice avouée de mon propre bourreau,
J’étais aussi marquise et portais le diadème
D’une étonnante aisance accordée au berceau.

Ce livre épistolaire et ces deux personnages
M’ont d’autant plus émue qu’à travers leur histoire
Une leçon de vie donnée page après page
Se révélait à moi et comblait mes espoirs

De comprendre les lois des relations humaines
Dans leurs plus noirs desseins et leurs plus vils contours
En espérant bien sûr que cela ne me mène
A aucun des malheurs provoqués par leurs tours !

L’ineffable Magie, la fée Littérature,
D’un coup de baguette nous explique le monde,
Les rancœurs et les cœurs, les espoirs qui perdurent,
Les passions éperdues auxquelles on succombe ;

Elle anticipe tant mes erreurs d’ici-bas
Que jamais sans roman je n’oserais sortir
Ni trop m’aventurer dans de délicieux bras
Sans prendre de leçon qui pourrait m’avertir

D’une éventuelle dangereuse liaison
Qui pourrait m’arriver du jour au lendemain.
Ne pas s’entourer de toutes les précautions
Serait creuser le nid de problèmes sans fin…

Aimer les livres et leurs bons enseignements
Est la clef d’une vie heureuse et réussie,
Ils nous offrent toujours d’abréger nos tourments,
D’améliorer nos cœurs, et nos sens en sursis

Et malgré mon envie de brûler les étapes,
D’accumuler amants, amantes et désirs,
Je freine mes ardeurs avant que ne me happe
L’insatiable appétit qui me fera souffrir

Car la vie toute entière en ses multiples dons
Est tellement prospère en cadeaux de tout style
Que profiter de tous est impossible, au fond,
Alors la frustration me laissera fébrile.

Je me laisse bercer par ces phrases chiadées
Que nous offre le grand Choderlos de Laclos
En rêvant d’un Valmont, contente d’avoir joué
Dans la cour des plus grands, et attendant bientôt

D’enfin vivre moi-même un autre de ces rôles
Que les livres nous offrent pour nous rendre heureux,
Et de croquer mes rêves comme sans contrôle
Pour jouir sans hésiter car la vie est un jeu…

[NOUVELLE] Insoutenable légèreté d’une gymnaste

janvier 12, 2011 dans Culture, En vrac

[Texte  publié sur Héros Ordinaires]

à Juliette

Quand j’étais petite, j’avais la tête pleine de héros. J’ai vite laissé tomber les princesses, niaises, pour m’enticher d’aventuriers, volontaires. Je dévorais le Club des Cinq, je me prenais pour Fantômette ; mais plus fascinantes encore étaient ces gymnastes. Yang Bo. Svetlana Boginskaïa. Nadia Comaneci. Des noms exotiques, qui ne disaient rien à personne sauf à mes camarades de classe.

Dès le CP, j’étais dans un cursus un peu spécial : sport-étude. Tous les jours, une demi-journée d’école, et une demi-journée au gymnase. Entendre le mot « gymnastique » dans la bouche de béotiens pour signifier tout exercice physique me rendait folle de rage. La gym, c’est un sport à part entière. Le sport le plus complet, le plus exaltant, et peut-être aussi le plus esthétique.

Trois heures par jour, nous étions donc en justaucorps pour les filles, et en short pour les garçons. Faire de la musculation pour être plus solide dans toutes les positions, faire de la souplesse pour pouvoir exécuter les figures imposées correctement. Maîtriser son équilibre, rétablir une position de hanche, apprendre le gainage, jambes tendues et pointes de pieds serrées.

Et des larmes. De la douleur. Insidieuse, parfois, comme celle dans mes genoux qui semblaient engranger toutes les ondes de choc de toutes mes réceptions. Vive, souvent, quand les entraîneurs tiraient sur nos jambes ou s’appuyaient sur notre dos pour nous assouplir. Sourde, régulièrement, quand les exercices de musculations répétés trop de fois ou maintenus trop longuement martyrisaient nos muscles d’enfants. Et des larmes, systématiquement.

Yang Bo

Le soir, épuisée et après avoir fait mes devoirs – heureusement qu’il ne me fallait pas beaucoup d’effort pour être la première de la classe – je lisais. La Bibliothèque Rose m’emmenait dans des univers où les enfants étaient presque indépendants, où aucun adulte ne leur imposait quoi que ce soit, où il leur arrivait des aventures passionnantes sans qu’ils aient besoin d’aller faire subir autant de souffrances à leur corps, quotidiennement.

C’était différent pour Fantômette. Elle était première de la classe le jour, et justicière la nuit. Elle s’en sortait souvent grâce à sa souplesse de chat, grâce à des rondade-flip-salto qui impressionnaient les voleurs. Moi je n’en étais qu’au saut de main, mais j’étais petite, encore. Alors je refermais le livre. Et avant d’éteindre ma lampe de chevet, je regardais les posters de mes idoles. Yang Bo. Svetlana Boginskaïa. Nadia Comaneci. Il n’y aurait pas qu’à l’école que j’aurais dix sur dix. En voilà des filles qui avaient réussi.

De toutes les promotions de classe gym, seulement deux ou trois éléments sortaient du lot. Je faisais partie de ceux-là. On m’a vite proposé d’intégrer les minimes – j’avais un niveau trop élevé pour les benjamines. J’étais de toutes les compétitions, les dimanches, avec les entraînements le mercredi et parfois le samedi. Et personne ne s’inquiétait de mes résultats scolaires. Je suis arrivée très vite au collège, et sans aucun effort de ma part.

Avec l’intensification des entraînements, mes genoux me faisaient souffrir de plus en plus. Mais je voulais devenir une championne, moi aussi. Comme Yang Bo. Comme Svetlana Boginskaïa, qui m’avait refusé un autographe mais de qui j’avais pu avoir un postillon. Emerveillement. Elle était si belle, si harmonieuse, ni trop musclée ni trop svelte, une taille de guêpe mais une puissance et une grâce incroyables.

Je me musclais toujours plus, je m’assouplissais encore, même si mon corps qui changeait semblait vouloir l’inverse. C’était moi qui décidais. J’avais le contrôle sur lui – c’était moi, non ? Il devait m’obéir. Je devais être plus stable dans mes réceptions, plus précise dans mes lâchers, plus rapide dans mes rotations. Je voyais les grandes s’alourdir à mesure qu’elles approchaient du lycée : elles étaient obligées de mettre des soutiens-gorges sous leur justaucorps, et leurs cuisses ne contenaient pas que des muscles. Horreur. Je n’en voulais pas. Pas de ça chez moi.

Nadia Comaneci

Le lycée était là. L’entrée en seconde a été une belle victoire : j’avais réussi à ne pas m’empêtrer de seins, je rentrais encore dans mon justaucorps préféré en velours que ma mère m’avait offert pour mes dix ans, et je n’avais pas ces règles qui obligeaient les autres à mettre des corsaires régulièrement. J’étais légère, gracieuse, j’avais battu le record du nombre de soleils d’affilée aux barres, et j’étais la seule de mon équipe à réussir le double-salto au saut. Je visais le triple carpé arrière.

Je ne comprenais pas pourquoi on m’emmenait voir un psy alors que j’aurais pu être au gymnase. Alors ça, ça me rendait folle de rage. Mes parents étaient fiers des bulletins que je rapportais, ils étaient fiers des médailles que je gagnais, il fallait que je fasse quoi ?? Que je rabaisse le niveau ??? Non. Moi, j’étais l’intello, et j’étais l’espoir du club. Je devais avoir ce dix sur dix. Svetlana Boginskaïa avait pu le faire. Pourquoi pas moi ? Il ne comprenait pas, de toute façon. Je ne lui parlais plus, ça servait à rien.

Je devais être plus légère, et perdre moins de temps à table où je me faisais chier. Je me dégoûtais moi-même quand j’avais 19 en SVT et quand je me demandais où j’avais bien pu être aussi conne pour donner une mauvaise réponse ; pas quand je regardais le miroir du praticable où j’étais à deux doigts de réussir le triple carpé. J’étais encore trop lourde. Il était con, ce psy. Fallait que je lui prouve que j’avais raison. Que je pouvais le faire. Pour qu’il soit fier aussi. Mais pour ça, fallait que je sois encore un peu plus légère.

Svetlana Boginskaia

Quatre jours avant les finales de zone où je devais me qualifier pour les championnats de France, je me suis retrouvée entre quatre murs verts pâles. C’était bien le comble, moi qui ne m’étais jamais blessée. Interdiction de voir mes parents tant que je n’avais pas repris cinq kilos. J’ai ri intérieurement. D’un air de mépris absolu. Cinq kilos. Ils étaient fous. Ils n’avaient jamais fait de poutre de leur vie, ma parole. Dix sur dix. Aucun déséquilibre. Ne pas dépasser de partout restait la meilleure stratégie. Et l’envol avant la réception sur le tapis devait être élégant. Puis le salut aux juges. L’envol. Le salut. L’envol…

J’ai 27 ans. J’ai soutenu ma thèse de cardiologie, qui sera publiée. J’ai étudié les effets d’une nourriture trop riche sur la veine cave supérieure. Mes patients viennent me voir pour soigner leurs excès – je ne leur en tiens jamais rigueur. Comme Fantômette, je rends service. Je sauve des vies.

Un photomontage, il y a quelques années, m’a violentée comme un coup de défibrillateur. Yang Bo et Svetlana Boginskaïa étaient plus harmonieuses que moi. Mes idoles, mes héroïnes, je rêvais de leur ressembler, et j’étais devenue à peine leur ombre. Trente-deux kilos pour un mètre soixante.

J’ai fini par décrocher cette qualification aux championnats de France. Je n’y suis pas allée, parce que je savais que j’échouerais. C’était inconcevable. Et je crois surtout… que j’avais peur de m’envoler et de ne jamais retomber. De rester en suspension au-dessus de mon corps affalé. Et décharné.

Je n’ai pas remis les pieds au gymnase depuis des années. Je ne suis pas prête, encore. Mais j’y retournerai un jour, parce que j’ai croisé des jeunes filles à l’air trop sérieux qui ont à peine la force de pousser la lourde porte d’entrée. Des filles trop légères, qui veulent gagner. Elles ont sûrement des idoles, elles aussi. Des idoles qui ont fait de grandes choses. Mais de grandes choses parce qu’elles mangeaient comme des sportives, avec appétit.

Un jour, je leur dirai comment leur ressembler. Un jour, comme mes coeurs fatigués de tant d’excès, je les ramènerai à la vie.