[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 46

mars 6, 2015 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 46ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de planètes naines (au pluriel), de vaisseaux spatiaux, de femmes de sciences et de sortie dans l’espace…

TERRY VIRTS DANS L’ESPACE
Et commençons justement par la sortie dans l’espace avec les tweets de l’astronaute américain Terry Virts ! Le 22 février dernier, il a posté un selfie de lui en sortie extravéhiculaire où on voit la Terre se refléter dans son casque avec un message que je traduirais comme suit : « Ma toute première sortie dans l’espace aujourd’hui – c’était trop génial !!! »

Et un tweet suivant où il partage deux photos de lui en pleine action, sur fond de lever ou de coucher de soleil derrière notre belle planète bleue. Ben c’est beau.

 

Et quelques jours plus tard, il a tweeté seulement cette photo du salut vulcain sur fond de Terre, sans texte, pour rendre hommage à Leonard Nimoy, l’interprète de Monsieur Spock dans Star Trek, décédé le 27 février dernier.

 

LES 25 ANS DU PORTRAIT DU SYSTÈME SOLAIRE
Restons dans les dates avec le 14 février ! On y a fêté cette année les 25 ans de cette photo culte… C’est le premier – et toujours le seul, à ce jour – portrait du système solaire. C’est la sonde Voyager 1 qui l’a fait, ce portrait de famille cosmique, et de gauche à droite on peut y voir Jupiter, la Terre, Vénus, Saturne, Uranus et Neptune – toutes aussi grosses que des points plus ou moins bleus ou grisâtres. À 6 milliards et demi de kilomètres du soleil, on n’est vraiment pas beaucoup plus gros qu’une poussière, déjà, et on est juste un peu loin dans le système solaire. N’hésitez pas à aller voir ce cliché, je mettrai le lien sous la vidéo et sur mon blog, florenceporcel.com, évidemment, il est vraiment bouleversant.

Alors par contre il manque Mercure, qui était trop proche du Soleil pour que Voyager 1 puisse la voir, et Mars qui s’est perdue dans la luminosité du soleil aussi sur l’objectif de l’appareil photo.
Il manque également Pluton, qui non seulement était encore une planète, à l’époque, mais qui en plus était plus proche du Soleil que Neptune ! Ça lui arrive de temps à l’autre, c’était le cas il y a 25 ans, mais elle était trop petite et trop peu lumineuse pour être vue.

PLUTON ET CHARON PAR NEW HORIZONS
Mais ça, c’était y a 25 ans, parce qu’aujourd’hui on a une sonde qui s’appelle New Horizons et qui se dirige justement droit sur elle pour lui rendre une petite visite – et je vous présente donc l’image de cet épisode qui est animée, prise par New Horizons du 25 au 31 janvier dernier, et où on voit Pluton et Charon.

Cette image est très intéressante parce qu’on y voit nettement que l’orbite de Pluton est perturbée par Charon qu’on présente souvent comme sa lune. Or, peut-on vraiment parler de satellite quand un corps – plus petit certes – perturbe à ce point l’orbite de l’astre autour duquel il tourne ? D’ailleurs tourne-t-il réellement autour de Pluton ? Eh ben non. Et c’est là que je vais vous causer du barycentre.

On parle de barycentre en astronomie pour désigner le centre de gravité d’un système à deux corps. Ne partez pas tout de suite je vais essayer de vous expliquer clairement ce que ça veut dire.
Vous avez deux corps, par exemple la Terre et le Soleil. Quand il y en a un qui beaucoup plus massif que l’autre, le barycentre se trouve très très près du centre du plus gros – d’ailleurs on confond souvent centre du noyau et barycentre pour aller plus vite – et donc le plus petit tourne autour du plus gros – comme la Terre autour du Soleil. C’est valable aussi pour la Lune autour de la Terre, pour Neptune autour du Soleil ou pour Titan autour de Saturne, pour vous donner plein d’exemples.

Bon. C’est un peu différent pour les systèmes où les corps n’ont pas des masses très très différentes. Dans ces cas-là, le barycentre ne se trouve pas au centre d’un des deux corps, mais à l’extérieur, quelque part dans l’espace entre les deux corps, qui du coup orbitent tous les deux autour du barycentre au lieu d’en trouver un qui tourne autour de l’autre. C’est le cas de Pluton et Charon. Charon ne tourne pas vraiment autour de Pluton – il est plus rigoureux de dire que Pluton et ! Charon tournent autour de leur barycentre – et donc certains scientifiques les qualifient de double planète naine.

Pour revenir sur cette histoire de barycentre et si c’est pas clair, imaginez que vous êtes à un mariage et qu’il y ait une piste de danse. Vous devez trouver un partenaire, vous mettre face à face, vous prendre par les mains et tourner sur vous-mêmes. Si vous êtes face à un jeune enfant, le petit bout de chou aura beau tirer vos bras de toutes ses forces, il ne fera pas le poids face à vous et au bout de quelques tours, vous tournerez tout seul sur vous-mêmes en faisant tournoyer le gnome autour de vous à bout de bras – en général les enfants adorent. Dans cette situation, c’est un peu comme si vous étiez le Soleil et le gnome, la Terre. Bon, mais si maintenant vous vous retrouvez face à un partenaire qui fait le même poids que vous, alors vous tournerez tous les deux autour d’un point qui se trouvera quelque part exactement à mi-chemin entre vous deux. Et si vous êtes plus léger que votre partenaire, ce point se rapprochera de lui – exactement comme dans le cas de Pluton et Charon.

Mais attention, ce n’est pas une très bonne analogie parce que dans le cas des astres c’est la gravitation qui est en jeu, alors que dans le cas de la danse c’est l’effet centrifuge – en terme physique c’est pas tout à fait la même chose.
Et si vous voulez une dernière analogie, Pluton et Charon c’est comme si on remplaçait la Lune par une très grosse Mars – et qu’on la plaçait un peu plus proche, d’ailleurs, mais ça j’ai pas vérifié.
En tout cas, ces images prises par New Horizons confirment bien que le barycentre ne se trouve pas du tout au centre de Pluton.

Voici une autre image de la sonde où on peut voir deux lunes, Hydre et Nix – les deux autres ne sont pas visibles sur cette image – tourner autour de Pluton et Charon. Cette animation a été rendue publique le 18 février, soit le jour du 85ème anniversaire de la découverte de Pluton.

J’ai hâte que New Horizons arrive au plus près pour avoir d’autres images, en tout cas – encore quelques mois à attendre…

LES TACHES DE LUMIÈRE DE CÉRÈS
En attendant, c’est une autre planète naine qui fait l’actualité ! Elle est beaucoup plus proche de nous puisqu’elle se trouve dans la Ceinture d’Astéroïdes qui se situe entre Mars et Jupiter, elle s’appelle Cérès, et il se passe des trucs bizarres, là-bas…
C’est la sonde Dawn, actuellement en route pour aller la rejoindre, qui nous transmet ces images. On y voit un astre qui ressemble à la Lune, gris foncé constellé de cratères, mais des taches blanches apparaissent un peu partout… Et plus incroyable encore, une de ces taches blanches s’avèrent être doubles ! Comme si quelqu’un avait oublié d’éteindre ses phares, là-bas…

C’est très étonnant ! Les scientifiques n’ont aucune idée de ce que ça peut être. La théorie la plus avancée est celle du cryovolcanisme, mais ils pensent également à des roches très claires qui reflèteraient pas mal la lumière du soleil. En tout cas la sonde Dawn doit arriver demain, le 6 mars, pour se mettre en orbite et j’espère bien qu’on pourra avoir des images plus détaillées pour élucider ce mystère Cérès !…

UN SUCCÈS POUR L’IXV
L’événement de cet épisode, c’est bien sûr l’Agence Spatiale Européenne qui vient d’entrer dans une nouvelle ère avec le test 100 % réussi de l’IXV – c’est son petit nom – un engin spatial hybride, à mi-chemin entre la capsule Soyouz et la navette spatiale.
L’IXV a décollé de Kourou le 11 février dernier et il a effectué un vol de 100 minutes où il est monté jusqu’à 420 kilomètres d’altitude – l’altitude où évolue la Station Spatiale – et il est ensuite redescendu dans l’atmosphère sans encombre pour amerrir dans le Pacifique.
L’objectif de ce vol d’essai était surtout de tester trois choses : les comportements des dispositifs d’isolation thermique (moi je traduis ça par comment ça se passe au niveau des matériaux qui doivent isoler l’intérieur de l’engin des températures extérieures), les effets de la rentrée dans l’atmosphère (qui est la partie la plus délicate d’un vol de retour sur Terre), et l’évaluation des techniques de guidage du vaisseau (en gros, est-ce qu’il est allé où on voulait qu’il aille).
Tout s’est donc très bien passé et à l’heure où je vous parle, les scientifiques et les ingénieurs sont en train d’éplucher les données des 300 capteurs présents sur le vaisseau.
En tout cas ce premier succès fait entrer l’Europe dans le club des nations – ou assimilées, hein – capables de ramener du contenu sur Terre, que ce soit des astronautes ou des échantillons, même si ce vol d’essai était vide, évidemment. Il faut savoir que c’était une technologie qu’on n’avait pas, avant l’IXV – alors que les Russes font revenir les astronautes dans leur Soyouz qui date de Mathusalem, environ, les Chinois pareil avec leur capsule inspirée du Soyouz, les Américains avaient leur navette et SpaceX a ses capsules Dragon pour les retours de matériel.
Et l’IXV, qui a été développé par Thales Alenia Space, une entreprise franco-italienne, est une sorte de mélange entre une capsule et une navette : il mesure 5 mètres de long pour 2 tonnes, il n’a pas d’ailes mais il a une forme allongée et on peut le diriger.
Bref – ce prototype non-habité a fait ses preuves, et maintenant le but c’est de fabriquer une mini-navette réutilisable, donc capable d’atterrir. Elle s’appellera l’ISV et devrait être testée en 2020.

 

YEONMI PARK
Passons à la personnalité de cet épisode… Exceptionnellement, je voudrais vous parler de quelqu’un qui n’a aucun rapport avec les sciences ou avec le spatial. Il s’agit d’une jeune femme coréenne de 21 ans qui s’appelle Yeonmi Park qui a fait un discours lors du sommet One Young World de Dublin il y a quelques mois. Elle y parle des conditions de vie en Corée du Nord et comment elle a réussi à s’en échapper. Evidemment tout ce qu’elle raconte est absolument épouvantable mais à un moment, elle explique comment elle a pu, avec sa maman, se guider dans le désert de Gobi grâce aux étoiles…


Corée du Nord : le discours de Yeonmi par positivr

Si j’ai eu envie de vous parler d’elle aujourd’hui, c’est non seulement parce que son témoignage m’a beaucoup beaucoup émue mais aussi parce que cette anecdote fait écho à des choses que j’ai vues et vécues ces derniers temps.
Je suis de plus en plus inquiète de la dépendance de nos sociétés aux technologies qui continuent à se développer de manière exponentielles alors qu’elles sont elles-mêmes dépendantes de sources d’énergie qui commencent déjà à nous manquer, et dont on doit de toute façon réduire notre consommation pour lutter contre le réchauffement climatique.
On a de plus en plus tendance à s’en remettre à des technologies pour faire les choses à notre place – comme du calcul mental ou le chemin qu’on doit prendre pour aller d’un point à un autre – ce qui est très pratique mais qui ne devrait pas, je trouve, se substituer totalement à ce qu’on pourrait faire sans. En gros, on ne prend plus la peine d’apprendre des choses qui pourraient nous être très utiles sans technologie.

Alors certes, la probabilité pour qu’on soit perdu dans un désert comme Yeon-Mi avec une boussole cassée est relativement faible pour la plupart d’entre nous – mais voici ma question : est-ce que cette jeune femme serait là aujourd’hui pour nous apporter son témoignage si elle et sa maman n’avaient pas su se guider grâce aux étoiles ?
En d’autres termes, j’ai la crainte qu’on oublie d’apprendre des choses qui pourraient nous être très utiles à l’avenir, quand l’énergie sera rationnée. Je ne pense pas qu’être complètement dépendant d’instruments soit une bonne chose – même aujourd’hui en cas de panne, de casse ou d’oubli, par exemple.
Or, si on fait un sondage dans la rue, je suis sûre que les personnes qui savent repérer le nord grâce aux étoiles, ou qui savent que le soleil se lève à l’est et qu’il se couche à l’ouest sont plutôt rares.

Et j’ai eu un premier écho de ces questionnements dans l’Exoconférence d’Alexandre Astier quand il explique qu’on n’a jamais été aussi avancé technologiquement, mais que quand même, dans le passé, les enfants avaient besoin de connaissances en astronomie pour savoir lire l’heure. Ça paraît anecdotique mais je pense qu’il y a une vraie question – et le témoignage de Yeon-Mi me renforce dans cette idée.
Et deuxième chose, je me suis justement retrouvée au beau milieu d’un désert récemment, sans boussole ni GPS – c’était dans l’Utah aux Etats-Unis lors de ma mission de simulation martienne. Au début, j’étais complètement désorientée parce que c’était un paysage vraiment nouveau pour moi – et c’est hyper rare que je sois désorientée parce que pour une raison que j’ignore, je sais toujours où se trouve le nord. C’est pas vraiment rationnel, mais je peux toujours vous l’indiquer où que je sois, comme si j’avais une sorte de boussole interne, et sans m’aider du soleil ou des étoiles – je le sens, c’est tout.
Mais le jour de notre arrivée, avec le décalage horaire et cet environnement un peu extraterrestre, j’avais littéralement perdu le nord et j’étais pas bien. On a profité de ne pas être encore en simulation le premier soir pour sortir voir les étoiles, et là j’ai pu le repérer tout de suite, et je me suis sentie mieux. Et quand après on sortait en sortie extra-véhiculaire et que j’avais un doute, je pouvais me repérer grâce au soleil.

Bref, voilà, il n’y a pas vraiment de conclusion à tout ça. Je ne dis pas que la technologie c’est mal, attention, hein, je dis juste que c’est dommage qu’on perde un peu le réflexe de faire un peu de calcul mental de temps en temps, d’utiliser une carte ou un plan ou d’apprendre à se repérer dans l’espace grâce aux astres. Et le témoignage de cette jeune fille en est un exemple.
C’était juste des réflexions comme ça… sans autre but que de poser des questions et de réfléchir un petit peu.

DES FEMMES DE SCIENCES EN PAGAILLE
Après ces considérations cosmico-philosophiques, voyons ce qu’il y a du côté du bidule 2.0… Vous n’êtes pas sans savoir que c’est bientôt la Journée Internationale pour les Droits des Femmes, je ne peux donc pas m’empêcher de les mettre à l’honneur – ce qui est complètement débile comme phrase puisque c’est ce que je fais dans quasi tous les épisodes mais bon.
Figurez-vous que j’ai trouvé un jeu de cartes à télécharger sur Imgur sur les femmes scientifiques – il y a la règle du jeu avec, donc si vous ne savez pas quoi faire de votre prochain samedi soir et que vous comprenez l’anglais, n’hésitez pas (en envoyez-moi une photo, ça m’intéresse.) Ça permet d’apprendre à connaître des scientifiques qu’on connaît évidemment beaucoup moins que leurs homologues masculins, ce qui est toujours intéressant à prendre.
Et je ne sais pas s’il y a un lien de cause à effet mais quelques jours plus tard, je suis tombée sur un crowdfunding québécois pour un jeu de cartes également à propos de femmes scientifiques. Apparemment c’est un couple qui cherchait des modèles d’inspiration pour leur fille de 7 ans et ils veulent financer la création d’un jeu – c’est en français, pour le coup, prévu pour que les enfants puissent y jouer et ils reverseront de l’argent à des organismes de promotion des sciences. Donc si ça vous intéresse de participer à ce projet, je mets le lien sous la vidéo et sur mon blog, florenceporcel.com

MARS !
Et pour finir un peu de culture avec un livre qui s’appelle tout simplement « Mars » de Ben Bova. Je voudrais remercier beaucoup beaucoup beaucoup le jeune homme qui me l’a conseillé aux Utopiales ! Il se reconnaîtra, j’espère, en tout cas j’ai kiffé ma race vous avez pas idée. C’est bien simple, j’ai passé mes deux plus gros vols en avion à le lire : moitié à l’aller, moitié au retour.
Il n’est pas récent, il date de 1992, mais c’est le meilleur roman à propos de Mars que j’ai pu lire jusqu’ici – avec « Seul sur Mars » d’Andy Weir.
J’ai particulièrement bien aimé le fait que le personnage principal ne fasse pas partie d’une majorité : bon c’est un homme, occidental, mais il est à moitié Peau-Rouge, ce qui est un aspect important de l’histoire.
Et à la base il est quand même d’abord géologue et il fait partie de la toute première mission habitée vers Mars où il va se passer tout plein de choses, vous imaginez bien. Ça se lit tout seul, c’est un vrai bonheur, et Mars et les conditions de voyage et de séjour là-bas sont tellement crédibles qu’on s’y croirait vraiment, et ça, c’est cool. Et il est disponible en livre de poche, pour ne rien gâcher.

Et voilà ! C’est la fin de ce 46ème épisode – je voudrais remercier Sébastien Carassou qui m’a relue – et ses félicitations me vont droit au cœur parce que bon quand même il est astrophysicien et pas moi, donc ça fait toujours plaisir de savoir qu’avec beaucoup de travail, je réussis à ne pas dire de bêtises.

Je voudrais remercier tous ceux d’entre vous qui me filent un coup de pouce sur Tipeee ! C’est vraiment super touchant, vous êtes nombreux et ça m’émeut beaucoup… Donc merci, vraiment. Je rappelle que le principe de Tipeee, c’est que si vous voulez m’aider financièrement à continuer à créer des contenus, vous pouvez le faire à partir d’un euro, soit par mois, soit une seule fois, et que vous pouvez donner n’importe quand et arrêter de donner n’importe quand aussi. En tout cas sachez qu’avec ce que vous m’avez déjà donné, je me suis acheté un micro pour vous proposer du meilleur son – j’espère qu’il vous plaît, n’hésitez pas à me dire…

Si ça ne vous intéresse pas de donner de l’argent mais que vous voulez m’aider un peu quand même, la meilleure manière de le faire est évidemment de vous abonner à ma chaîne Youtube, de cliquer sur le pouce vert et de partager cette vidéo. Si vous êtes abonné à ce podcast sur iTunes n’hésitez pas à lui mettre tout plein d’étoiles et un commentaire sympa.
Et j’en profite pour vous dire que la version audio de ce podcast est désormais disponible sur l’application Stitcher ! Elle est gratuite et c’est le meilleur moyen d’écouter des contenus depuis un téléphone ou une tablette – mais j’aurai l’occasion de vous en reparler.

N’hésitez pas à aller découvrir les autres vidéos que je poste sur ma chaîne Youtube et de les partager, en tout cas, il va y en avoir des nouvelles très vite, et pour info je serai le 12 mars à Nancy pour faire un troisième TEDx, cette fois-ci en duo avec Lucie Poulet, dont je vous avais déjà parlé, qui est ingénieure en aérospatiale et doctorante en génie des procédés biologiques et qui était le commandant de notre mission de simulation martienne. A ce propos, je ne vous en ai pas beaucoup parlé dans cet épisode mais c’était une expérience de dingue et j’essaye d’en faire un épisode spécial très vite.

En attendant prenez soin de vous ! Prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire…

[TWITTER] Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 9

mars 5, 2015 dans Culture scientifique, Pendant ce temps-là, dans l'Univers

Pour en savoir plus
Un double point lumineux sur Cérès, aperçu par Hubble et confirmé par Dawn, intrigue les scientifiques…
On connaît la vie telle qu’on la connaît – mais on pourrait trouver de la vie telle qu’on ne la connaît pas sur Titan, une des lunes de Saturne
Incident de parcours pour Curiosity qui souffre d’un court-circuit !
Un satellite militaire américain a explosé, faisant des dizaines de débris
La sonde New Horizons se rapproche de Pluton – va-t-elle redevenir une planète pour autant ?
Vénus pourra être vue à proximité de Mars prochainement – voici une photo d’elle en compagnie d’Uranus, en attendant…
Ne manquez pas l’éclipse du 20 mars prochain ! Mais munissez-vous absolument de lunettes spéciales, en vente avec le dernier numéro de Ciel & Espace

LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 1
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 2
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 3
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 4
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 5
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 6
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 7
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 8

LA SUITE !
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 10 (à venir)

Merci à mes Tipeurs pour leur soutien <3

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 43

novembre 7, 2014 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 43ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de l’exploration martienne, de sons cosmiques, d’un moment historique à venir et malheureusement de tristes nouvelles…

SEMAINE NOIRE POUR LE SPATIAL PRIVÉ
Et commençons par celles-ci d’ailleurs, elles sont au nombre de deux, ces mauvaises nouvelles : une fusée Antarès a explosé le 28 octobre quelques secondes après son décollage, regardez… attention ça va être rapide.

Voilà, images impressionnantes mais ce n’est que de la tôle. 200 millions de dollars de dégâts quand même pour Orbital Sciences sans compter la casse sur le pas de tir mais il n’y a aucune victime humaine à déplorer au sol, et les astronautes dans la Station Spatiale Internationale qui attendaient la capsule de fret que la fusée devait livrer peuvent s’en passer.
Apparemment, comme pour les satellites de Galileo qui n’ont pas été envoyés sur la bonne orbite, ce serait une défaillance du moteur russe qui serait à l’origine du problème. Mais encore une fois, même si c’est bien dommage et que ça fait jamais plaisir, ce ne sont que des dégâts matériels.

En revanche, du côté de Virgin Galactic, un pilote s’est tué lors d’un vol d’essai de la navette SpaceShipTwo destinée au tourisme spatial. C’était le 31 octobre et l’enquête est toujours en cours pour déterminer exactement ce qui s’est passé. Le deuxième pilote s’en est sorti, heureusement, mais il est blessé et il sera interrogé quand il le pourra.

C’était en tout cas une semaine bien noire pour le spatial privé et ça nous rappelle à quel point ce domaine est dangereux, épouvantablement complexe, et que la moindre erreur peut avoir une issue fatale.

C’est pour ça que quand Mars One prévoit d’envoyer le premier équipage en 2024, ce n’est pas crédible deux secondes, il y a trop de trucs à régler avant et 2024, c’est juste demain.

MDRS CREW 148
Du coup… En attendant de voir comment Mars One va s’y prendre pour régler tous ces problèmes, et en combien de temps ils pensent le faire, je vous présente le premier tweet du compte Twitter officiel de l’équipage 148 de la Mars Desert Research Station.

 

J’en fais partie – et je vous avoue qu’avoir son nom sur ce genre de blason, ça fait un petit quelque chose, et nous simulerons donc une mission martienne dans un module d’habitation perdus dans le désert de l’Utah, aux Etats-Unis, du 24 janvier au 7 février prochain.

C’est la Mars Society qui organise ça – elle existe depuis 15 ans, c’est une organisation internationale à but non lucratif et son objectif est de promouvoir et d’aider l’exploration habitée de la planète Mars. Et donc depuis tout ce temps, elle organise des conférence et des concours, elle promeut l’enseignement des sciences, elle soutient les agences spatiales, et elle monte des tas de projets dont les missions de simulations.
Donc je fais partie de la 148ème à se relayer dans l’habitat de l’Utah pour 2 semaines où nous serons 6 à vivre comme sur Mars. Donc même nourriture que les astronautes, pas de sortie sans combinaison spatiale, temps de douche limité, entretien des modules, délai de communication simulé comme si on était vraiment sur Mars, etc etc… Et tout ceci en anglais bien entendu.
Cela dit le commandant de notre équipe est Lucie Poulet, dont je vous avais parlé dans l’épisode l’épisode 37 puisqu’elle a fait une mission de simulation de 4 mois à Hawaii – tout s’est très bien passé et du coup, elle rempile pour 15 jours !

Alors ce genre de mission, c’est essentiellement pour les scientifiques : Lucie, par exemple, elle est ingénieure et son but dans la vie c’est de réussir à faire pousser des plantes sur la Lune et sur Mars. Donc elle cherche notamment quelle longueur d’onde de lumière est la plus appropriée.
Je ne connais pas du tout les quatre autres mais je vous conseille d’aller sur notre site pour voir un peu quel genre de profils ils ont – en tout cas à part des scientifiques et des ingénieurs, ce genre de mission accepte aussi les communicants – ce sera mon rôle, je serai donc chargée de raconter ce qui se passe sur le site et sur les réseaux sociaux – et des artistes en résidence.

Et d’ailleurs je cherche des sponsors pour financer ma mission, il me faudrait idéalement 2000 € – moitié en billet d’avion que j’ai déjà achetés, et 1000 dollars que demande la Mars Society. Je ne veux pas faire de crowdfunding, mais si vous faites partie d’une société qui fait du mécénat ou ce genre de chose, ça m’intéresse, d’autant plus que je ne sais absolument pas comment m’y prendre.
Dans tous les cas, j’aurai évidemment l’occasion de vous en reparler…

KATE GREENE
Et d’ailleurs je vais continuer tout de suite avec la personnalité de la semaine qui s’appelle Kate Green, c’est une journaliste américaine qui a justement fait une mission de 4 mois et dont j’avais beaucoup aimé l’article sur l’ennui qu’elle en avait fait. Il n’a pas été traduit en français mais si vous lisez l’anglais, je vous le mets en lien dans le billet dédié à cet épisode sur mon blog florenceporcel.com

Et elle a écrit un autre article, qui a récemment été traduit en français sur Slate, et qui se base également sur son expérience lors de sa mission de simulation. Comme elle est scientifique de formation, elle a fait une étude sur le sommeil des membres de l’équipage, elle avait donc aussi toutes les données concernant les dépenses caloriques de chacun. Et elle s’est rendue compte que les femmes avaient besoin de 2 à 3 fois moins de calories par jour que les hommes et que, en gros – je vous résume l’article en une phrase, hein – le plus cohérent, le moins cher, et le plus confortable pour l’équipage serait de n’envoyer que des femmes vers Mars, puisque je rappelle que dans le spatial, moins la charge est lourde, plus le coût est limité – en ce moment on est à 30 000 euros le kilo, si vous voulez. Et en plus, les personnes petites et minces sont évidemment beaucoup plus à l’aise dans un endroit aux dimensions réduites – comme c’est déjà le cas dans l’ISS.
Je vous résume l’article grossièrement mais il est vraiment intéressant, avec plein d’explications d’études qui ont été conduites pendant l’histoire de l’exploration spatiale et tout – à lire, donc.

SIDING SPRING A FRÔLÉ MARS
Mais en attendant de voir la planète à travers des yeux humains, le 19 octobre dernier était un jour historique dans l’histoire du système solaire puisqu’une comète a frôlé Mars – et ça n’arrive que tous les millions d’années – autant vous dire qu’on ne la reverra pas de sitôt, celle-là. Elle s’appelle Siding Spring, elle n’a fait aucun dégât puisque les sondes en orbite avant été rangées derrière la planète pour des raisons de sécurité, et l’image que vous voyez est une vraie photo, prise par le télescope spatial Hubble.

(c) Hubble

Et quand je vous dis qu’elle a frôlé la planète, elle est passée à 136 000 km, ce qui est vraiment rien du tout, c’est le tiers de la distance Terre-Lune – et elle se déplace à 56km/s, soit 202 000 km/h… On n’aurait pas aimé qu’elle heurte un satellite, en effet.
En tout cas les rovers au sol ont pris des images qui devraient nous arriver bientôt. Et voici une autre photo, prise de la Terre cette fois-ci, par l’astrophotographe Damian Peach.

(c) Damian Peach

NOTRE BEAU SYSTÈME SOLAIRE
Restons dans les images et restons d’ailleurs dans notre système solaire avec ces tâches solaires assez impressionnantes… Alors ça n’a pas l’air comme ça sur ce gif parce qu’on n’a jamais d’emblée la taille du Soleil en tête – donc la revoilà, pour info. Oui on est là, en bas à gauche. Voilà voilà.

Donc des taches solaires impressionnantes qui sont d’ailleurs accompagnées d’éruptions de classe X, les plus puissantes.
Ce groupe de taches a été baptisé AR 2192, il est plus gros que Jupiter, ce qui n’est pas rien, et c’est la plus grosse formation observée sur notre étoile depuis 2001. Heureusement qu’elle est dans un cycle d’activité plutôt tranquillou…

Plus proche de nous, voici une photo assez sublime du système Terre-Lune vu par la sonde chinoise Chang-E5 qui a fait un petit tour lunaire et qui est revenu…

Et puisque décidément la Terre aime être accompagnée, voici une photo de la Terre et de Mars.
Mais si, regardez ! Là bas, très loin…

INTERSTELLAR
Du côté de la culture, un film qui nous emmène très loin, c’est Interstellar. Je l’ai vu le jour de sa sortie – et je n’intègre pas la bande-annonce à ce podcast parce que Youtube va bloquer la vidéo – et je n’ai pas voyagé aussi loin et été aussi emportée depuis Contact. C’est une grosse claque visuelle et auditive et ça fait un bien fou d’avoir du spectacle comme ça au cinéma, j’attendais ça depuis un brave moment. Ben depuis Contact, en gros.
Alors bien sûr y a des défauts – mais Contact aussi en avait – et c’est pas super crédible parfois – mais on s’en fout. On demande pas à un film de science-fiction d’être crédible à 100 %. Si vous recherchez ça, regardez un documentaire mais arrêtez de demander à de la fiction de tenir debout. Ça n’a pas de sens. La fiction, c’est justement un truc qui n’a rien à voir avec la réalité. Non je dis ça parce que quand je dis que j’ai aimé c’est l’argument qu’on me ressort tout le temps, alors…
Et puis aussi : arrêtez de comparer n’importe quel film de science-fiction avec 2001, odyssée de l’espace. Il faut arrêter, maintenant. Stop. C’est plus possible. Sérieusement, c’est plus possible. 2001 est sorti en 1968. 1968 !! On a fait autre chose, depuis, hein ! Et des tas de trucs bien, je vous jure ! Il faut arrêter, maintenant !!
C’est comme si on comparait systématiquement le dernier ordinateur sorti à un Minitel. Le Minitel, c’était le top du top, on est d’accord. Mais dans son contexte. Faut vraiment arrêter, avec 2001. On est passé à autre chose, quoi.
Donc, Interstellar, j’ai adoré, j’irai sûrement le revoir parce que ce film regroupe tout ce que j’attends d’un film : me divertir, m’emmener très loin dans l’espace et dans le temps, me faire voir des choses que je ne peux pas voir dans la vraie vie, et me poser des questions sur l’Univers, la vie et le reste.

SUMERKI
Et puisqu’on est dans la culture, je ne peux pas ne pas vous parler de Sumerki, qui a gagné le prix Utopiales européen, et je faisais partie du jury…

Alors Sumerki, c’est le roman le plus étrange et le plus fascinant que j’ai jamais lu. C’est l’histoire toute bête d’un traducteur russe, qui vit à Moscou, qui normalement traduit de l’anglais vers le russe ou inversement, mais qui accepte de traduire un texte espagnol parce qu’il n’a pas beaucoup de travail. Et le texte espagnol en question est un vieux manuscrit du 15ème siècle qui est le journal de bord d’un conquistador en Amérique du Sud à qui il va arriver des choses étranges…
Et ce roman en fait, c’est à la fois l’histoire du traducteur qui traduit le texte à Moscou dans le présent, et l’histoire du conquistador en Amérique du Sud dans le passé. Et on bascule je ne sais pas comment dans le fantastique puis dans la science-fiction avec une fin tellement inattendue qu’on se reprend encore une claque, et on se demande comment l’auteur a fait pour nous emporter dans un univers aussi étrange sans qu’on comprenne à quel moment on est passé d’un quotidien banal à un monde inquiétant et pâteux, gluant. Et je l’ai vécu, ce bouquin, c’est à dire que j’ai vécu une expérience physique, j’avais des palpitations, j’avais du mal à respirer, j’avais les mains qui tremblaient tellement fallait que je connaisse la suite et vite… Et cette fin !… Cette fin…
Bref. Sumerki – ça veut dire crépuscule en russe – aux éditions L’Atalante, je vous le conseille.

LA NASA SUR SOUNDCLOUD
Du côté du bidule 2.0, la NASA continue son exploration des possibilités quasi-infinies du web avec l’ouverture d’un SoundCloud où elle regroupe tout plein de sons trop bien comme des décollages de fusée, des retranscriptions audibles pour l’oreille humaine des ondes sonores des planètes, le bip bip de Spountik, des discours de Kennedy ou encore du fameux « Houston, on a un problème »…
C’est merveilleux, j’y passerai des heures, c’est trop génial.

ALLEZ PHILAE !!!!
Last but not least !… L’événement est bien sûr à venir et c’est l’atterrissage de Philae sur la comète qui se passera le 12 novembre.

Le site J a été baptisé Agilkia du nom d’une île égyptienne et on espère tous que ça lui portera bonheur… Je rappelle que la mission Rosetta a décollé il y a plus de 10 ans et que c’est la première fois dans toute l’histoire de l’humanité qu’un artefact va se poser sur une comète – et je rappelle que c’est l’Agence Spatiale Européenne, avec de nombreux partenaires européens dont le CNES, qui a lancé cette mission.
Je serai à la Cité des Sciences le 12 pour vivre ce moment, et j’espère bien qu’il y aura des dispositifs spéciaux en télé, en radio et sur Internet pour que vous puissiez aussi assister à l’événement. C’est très risqué mais on croise tous les doigts pour que ça se passe bien…
En tout cas j’espère vous apporter de bonnes nouvelles au prochain épisode !

C’est la fin de ce numéro 43, merci à tous de l’avoir regardé. Et je voudrais vous remercier surtout d’avoir été si nombreux à voter pour moi pour les Golden Blog Awards, me voici 2ème derrière les amis d’Agence Tous Geeks, chez qui j’avais été invitée l’année dernière et dont j’avais diffusé un reportage dans le numéro 37, si vous avez la curiosité d’aller voir. Pareil, le résultat des courses ça sera le 12 novembre – quelle journée !! On verra bien si le jury se prononce en ma faveur ou pas.

Je voudrais aussi saluer tous ceux que j’ai pu croiser aux Utopiales, j’ai rencontré beaucoup d’entre vous et ça m’a fait hyper plaisir de vous voir en vrai et de pouvoir échanger – plus ou moins selon les cas, et désolée si j’ai pas eu l’occasion de discuter plus avec vous que vous l’auriez voulu.

J’ai passé un festival extraordinaire et j’en reviens pas d’avoir vécu un truc aussi dingue et je voudrais remercier toutes les équipes des Utopiales pour tout. Et voici une photo de groupie avec Roland Lehoucq, astrophysicien, et président du festival.

Et pour finir en image, voici un extrait de la rencontre avec Alexandre Astier. C’est l’hommage d’un artiste aux sciences, et c’est à la fois juste, riche, brillant et très émouvant. J’espère que vous serez aussi touchés que moi… A très vite et bonne chance à Philae !

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 42

octobre 11, 2014 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 42ème épisode de ce podcast où je ne répondrai pas à la grande question sur la Vie, où je ne répondrai pas non plus à la grande question sur l’Univers, et où je répondrai encore moins à la grande question sur le Reste. Eh ouais, c’est comme ça.

L’INDE AUTOUR DE MARS !
Du coup commençons par l’événement de ces derniers jours et il est historique : le 24 septembre dernier, l’Inde est entrée dans l’Histoire avec plusieurs premières pour une seule mission.
D’abord, sa sonde Mars Mission Orbiter a réussi l’exploit de se placer en orbite autour de Mars. Il faut savoir que c’est la première fois dans toute l’histoire de l’exploration spatiale qu’un pays y arrive du premier coup. Enfin… l’Europe aussi avait réussi à faire ça du premier coup mais aux dernières nouvelles, l’Europe n’est pas un pays.

Ensuite, l’Inde devient le premier pays d’Asie à explorer Mars. Quand on pense au spatial chinois qui s’est posé sur la Lune il y a moins d’un an et que ça faisait 37 ans qu’on avait rien posé sur elle, ou encore qu’ils ont construit leur propre station spatiale, que l’Inde les grille sur Mars, c’est quand même à souligner.

Et enfin cette sonde, elle a été construite en un temps record et avec un budget low-cost ! Il n’aura fallu que 3 ans pour la concevoir et la fabriquer, avec un coût de 74 millions de dollars, ce qui est une somme tout à fait ridicule dans le domaine. Pour vous donner une idée, la sonde américaine MAVEN qui s’est mise en orbite martienne aussi quelques jours avant a coûté 671 millions de dollars. Et Gravity, c’est 100 millions de dollars. Se mettre en orbite pour de vrai autour de Mars coûte moins cher que se mettre en orbite pour de faux autour de la Terre – en tout cas quand on est Indien… et Indienne !!

Parce que c’est l’autre très bonne surprise de cette histoire : beaucoup de scientifiques indiennes ont fait partie de cette mission : 20 % du personnel de l’ISRO, agence spatiale indienne, sont des femmes ; et elles comptent pour 10 % des ingénieurs – c’est certes peu mais c’est un bon début. Et surtout, c’est une physicienne qui était directrice des opérations sur cette mission, et il y a quelques années à l’occasion d’un lancement de satellite, le directeur de projet, le directeur de mission et le directeur des opérations étaient des directrices. Je ne suis pas sûre qu’on puisse en dire autant du côté de l’agence spatiale européenne…

Mais la sonde n’est pas seulement un exploit technologique, elle a aussi un but scientifique et elle va analyser la présence de méthane – ou non – dans l’atmosphère de Mars pour savoir si l’existence d’une forme de vie primitive sur la planète est possible ou pas.

FROM MARS, TO INDIA
Mais en attendant les résultats scientifiques, voici les images qu’elle nous envoie, cette sonde indienne… Ça, c’est la toute première…

Et celle-là, c’est la dernière en date…

Et celle-là, entre les deux, qui est sublime et où on voit très distinctement l’atmosphère martienne… Quelle bien belle planète !

SEUL SUR MARS

En la voyant comme ça, on ne se doute pas que c’est un désert extrêmement hostile pour notre organisme fragile de bipède organique… Et pourtant !

Rester coincé tout seul sur Mars est un cauchemar de tous les instants et c’est le sujet de ce roman monstrueux que j’ai dévoré d’une traite.
L’histoire est très simple : suite à une tempête de sable, une équipe d’astronautes est contrainte de partir, mais ils laissent l’un d’entre eux laissé pour mort. Sauf qu’il n’est pas mort, et le livre est en fait son journal de bord à partir du moment où il revient à lui et où il se rend compte qu’il est tout seul sur Mars, avec heureusement un module d’habitation en bon état, mais sans aucun moyen de communication, donc sans moyen de faire savoir qu’il est vivant.

Et c’est tellement crédible !! Alors souvent un peu technique, du coup, parce que ça pose tout plein de problème d’ingénierie, mais c’est une sorte de mélange entre Robinson Crusoé, Apollo 13 et Gravity – avec en plus un personnage plein d’humour donc c’est souvent drôle. Et c’est tellement réussi que les droits ont déjà été rachetés par le cinéma et que Ridley Scott est en train de préparer un film. Donc si vous cherchez un excellent thriller, « Seul sur Mars » de Andy Weir.

ALLÔ LA TERRE ? SUR VENTS CONTRAIRES

Et décidément c’est un peu la fête des contenus de qualité sur le thème des sciences, de l’espace et de l’exploration spatiale, en ce moment – et j’aurais dit ça même avant qu’on me propose d’en faire partie.

Je vous présente Vents Contraires, la revue collaborative du théâtre du Rond-Point, à Paris. Quel rapport avec les thèmes abordés dans ce podcast, me direz-vous ? Eh ben à l’occasion de l’Exoconférence d’Alexandre Astier, actuellement à l’affiche du Rond-Point, Vents Contraires a monté tout un dossier qui s’appelle « Allô la Terre » et qui regroupe des tas de contenus très différents sur le thème du contact avec une civilisation extraterrestre.
Il y a des poèmes, de la BD, des chroniques, des vidéos, des interviews – et dans les interviews, il y a des gens aussi divers et passionnants qu’Emmanuel Kreis qui est historien des religions et qui a un point de vue super intéressant sur le conspirationnisme ufologique ; il y a Xavier Passot, le responsable du GEIPAN (Groupe d’Etudes d’Informations sur les Phénomènes Aérospatiaux Non-identifiés) au sein de l’agence spatiale française ; bon il y a moi ; mais surtout, il y a Alexandre Astier, et ça… l’entendre parler de toutes ces choses-là, pour moi, c’est du petit lait.

Quant au spectacle lui-même, je l’ai vu, donc, et qu’est-ce que vous voulez que je vous dise… C’est drôle, intelligent, instructif, inspirant, vertigineux, grinçant, poétique… C’est du Astier, quoi.
Et pourtant je suis pas la cible, clairement ! J’ai souvent été frustrée parce que c’est hyper grand public – et c’est très bien !! et heureusement qu’il est là pour le faire – mais pour des gens qui s’intéressent à tous ces sujets depuis des années, des amateurs éclairés comme on dit, ça reste un chouïa frustrant parce qu’on aimerait qu’il aille un peu plus loin, qu’il creuse plus certains aspects qu’il ne fait parfois qu’effleurer.
Mais bon… C’est sûr que s’il avait fait ça, le spectacle durerait 12 heures, c’est pas gérable – enfin pour lui ! parce que moi perso, je pourrai l’écouter 25 siècles causer de ce genre de thématiques sans m’ennuyer 3 secondes.
Donc, l’Exoconférence, foncez-y si ça passe pas trop loin de chez vous.

ELENA SEROVA, PREMIÈRE RUSSE DANS L’ISS
Il y en a 3 par contre qui sont partis loin de chez eux, à 400 km d’altitude précisément, ce sont les astronautes du nouvel équipage de la Station Spatiale Internationale qui ont rejoint leurs petits camarades déjà sur place le 26 septembre dernier : il s’agit de deux Russes et d’un Américain, à savoir Barry Wilmore, Alexandre Samokoutiaev et Elena Serova – les voici accueillis par Reid Wiseman et Alexander Gerst – Maxime Souraev étant hors champ.

Cette semaine c’est Elena Serova qui m’intéresse puisqu’elle est la première cosmonaute, donc la première femme russe, à monter à bord de la Station Spatiale Internationale… C’est la quatrième femme russe dans l’espace mais celle qui l’avait précédée avait volé vers la station Mir en 1994 et en 1997 – ce qui fait quand même 17 années sans femme russe dans l’espace…

Elena Serova est ingénieure, diplômée de l’institut national supérieur d’aviation de Moscou, elle a été sélectionnée dans le corps des astronautes en 2006 à l’âge de 30 ans, et après plusieurs années de formation à la Cité des Etoiles, la voici dans l’expédition 41/42 en tant qu’ingénieure de vol où elle va passer les 6 prochains mois dans l’ISS à faire des expériences en biophysique et en médecine.
Et bien évidemment, un journaliste a quand même réussi à lui demander comment elle allait faire pour prendre soin de sa coupe de cheveux dans l’espace. Voici ce qu’elle a répondu :

LES GARDIENS DE LA GAL… DE l’ISS
Restons dans la Station Spatiale Internationale avec le tweet de la semaine : « Il y a maintenant 6 humains, 20 souris, des mouches, des poissons, des plantes, et un robonaute dans l’ISS. C’est un vrai zoo, là-haut ! »
Tu m’étonnes… Une véritable arche de Noé, cette station spatiale, c’est vraiment n’importe quoi… M’enfin tant qu’il n’y aura pas des licornes et des chatons mignons, je vous préviens que j’y foutrai pas les pieds.

LE CHAÎNON MANQUANT DE LA VIE ?
Il y a donc un radeau bourré de vie en orbite basse autour de la Terre, mais quid de la vie ailleurs ? Les scientifiques cherchent toujours – mais on a peut-être une nouvelle piste. Pour ça il faut que je remonte au fonctionnement des étoiles alors je vais essayer de résumer sans dire de bêtises.

Les étoiles, c’est rien d’autre que des usines de fusion nucléaire. À la base, y a beaucoup d’hydrogène. Pourquoi l’hydrogène ? Parce que c’est l’élément le plus simple, il est seulement composé d’un proton et d’un électron. Bon, de l’hydrogène, donc. Il fait tellement chaud au cœur des étoiles que les atomes d’hydrogène fusionnent pour donner des atomes d’hélium. Et voilà, n’importe quelle étoile que vous voyez, Soleil y compris, fabrique de l’hélium, c’est leur job – rien d’autre. Et ça, la transformation de l’hydrogène en hélium, c’est un truc du genre 95 % de leur vie. Enfin je suis pas exactement sûre du chiffre, vu que ça dépend de la taille des étoiles, mais c’est une très grosse partie, quoi.

Et puis un jour, ben y a plus d’hydrogène. Alors du coup c’est l’hélium qui commence à être fusionné – parce qu’il fait toujours très très chaud, là-dedans. Mais comme ça change ses petites habitudes de plusieurs milliards d’années, ben ça la gonfle, donc elle commence à gonfler à ce stade-là. Et plus y avait de masse à la base, c’est-à-dire plus y avait d’hydrogène pour former l’étoile, plus l’étoile est massive, plus elle a d’énergie et donc plus elle peut continuer longtemps à fusionner des atomes – et évidemment, les nouveaux atomes formés deviennent de plus en plus lourds ; donc on est passé de l’hydrogène à l’hélium, puis après avoir fusionné de l’hélium, elle fusionne du carbone, puis du néon, puis de l’oxygène, puis du silicium, puis du fer, et en général après ça elle se transforme en supernova, et là ça synthétise tous les éléments plus lourds que le fer – mais toutes les étoiles n’atteignent pas ce stade – le soleil par exemple mourra bien avant, comme le résume très clairement ce tableau.

Donc vous imaginez bien qu’avec les températures nécessaires à ce genre de cuisine, on peut pas bien fabriquer les éléments du tableau périodique ailleurs que dans les étoiles – d’où l’expression « poussières d’étoiles » puisque tout ce qui nous compose vient de ces jolies petites choses qui ont brillé un jour. Dont, évidemment, ce qui nous intéresse ici, à savoir les briques de la vie.

Mais revenons à la mort des étoiles. Quand elles ne sont pas très grosses, comme le soleil, leur cœur s’effondre pour former des naines blanches, et elles expulsent leurs couches externes, constituées des atomes qui ont été fabriqués, et ça crée des nuages de gaz qu’on appelle nébuleuse planétaire – oui, rien à voir avec les planètes. En voilà quelques exemples, et c’est comme ça que le Soleil finira. Ces cadavres cosmiques sont quand même les objets les plus sublimes de l’Univers, on est bien d’accord…

Et pour les supernovae, c’est pareil, les couches externes sont expulsées dans l’espace – ce qui donne des rémanents de supernova, comme sur ces images – mais comme cette fois le cœur explose – enfin il explose pas vraiment, c’est un peu plus complexe que ça mais je suis pas compétente pour rentrer dans les détails – donc ça produit des ondes de choc monumentales et ça fait valdinguer tous les éléments lourds qui ont été produits un peu partout, et en plus de ça, l’onde de choc arrive jusqu’aux autres nuages de gaz et de poussières des étoiles moins grosses, ce qui les sort un peu de leur torpeur, et ça provoque ou ça accélère leur contraction créée par la gravitation, et pouf ils s’effondre sur eux-mêmes, et pouf ça donne de nouvelles étoiles, etc etc…

Ça fait donc maintenant 10 minutes que je vous raconte les étoiles, la fusion thermonucléaire et le reste mais pourquoi exactement ?… Ah oui ! Les briques de la vie.

Donc… Au cœur de notre Voie Lactée – vous savez ? là où ça sent la framboise… bref. Y a des gigantesques nuages de gaz où se trouvent donc tout un tas d’atomes qui s’assemblent pour former des molécules – et qui dit nuages de gaz dit aussi… aussi… lieu de formation des étoiles ! Faut suivre, hein.

Et donc en gros, regarder là-bas à 27 000 années-lumière du Soleil, c’est un peu comme si on observait ce qui s’est passé au moment où notre propre système solaire s’est formé. Or ! des chercheurs viennent d’y trouver tout plein de ça ! Alors ça, c’est une molécule d’iso-propyl cyanide, composée d’atomes de carbone en gris, d’atomes d’hydrogène en blanc et d’un atome d’azote en violet. Et alors ? me diriez-vous. Et vous auriez raison. Eh ben le truc, c’est que jusqu’ici, on trouvait beaucoup de ça. C’est presque la même chose, et bien évidemment, tout est dans le « presque ». La différence entre ça, et ça, c’est que dans celle qu’on connaissait bien, les atomes se suivaient un peu comme dans un collier de perles. Alors qu’ici… c’est subtil, hein, je vous l’accorde, mais ça forme une ramification en sorte de patte d’oie – évidemment ce serait plus flagrant si on avait un gif en 3D mais j’ai pas trouvé.

Et le fait que les atomes se soient organisés comme ça, contrairement à la première version qu’on connaissait bien, ça permettrait à d’autres atomes de venir s’y accrocher pour former des molécules beaucoup plus complexes, comme… TADAAAM des acides aminés qui, comme chacun sait, permettent de former l’ADN et donc la vie – telle qu’on la connaît, toujours, hein.

Or, vous savez sans doute qu’on trouve tout plein d’acides aminés dans les météorites, ce qui a conduit à la théorie de la panspermie. En gros, ça dit que les briques de la vie ne sont pas nées sur Terre, mais dans l’espace, et qu’elles ont été amenées sur Terre par les météorites qui s’y sont écrasées.
Cette découverte est donc un pas de plus vers cette théorie – les molécules d’iso-propyl cyanide se formeraient donc dans les nuages de gaz où se forment les étoiles, elles permettraient à d’autres atomes de venir s’y accrocher pour devenir des molécules plus complexes comme les acides aminés, qui s’accrocheraient à des poussières qui passent par là et qui deviennent ensuite de plus en plus pour arriver au stade de caillou, caillou qui s’écraseraient sur des planètes d’un système en cours de formation autour d’une étoile formée dans un nuage de gaz, et tous ces acides aminés copuleraient joyeusement dans une soupe d’eau liquide et d’énergie solaire sur un bébé planète pour former de l’ADN et ensuite la vie et ensuite moi qui vous raconte tout ça… Pfiou !…

Ceux que j’ai perdu en route, levez la main ? Ah ouais quand même. Mais attendez, c’est pas fini !
Quand j’ai partagé l’article de Science et Avenir qui en parle, y a Martin Fournier qui m’a répondu ça : « pour détailler un peu, tant qu’on n’a pas trouvé de carbone sp3 asymétrique, on n’a rien trouvé ».
Alors j’ai pas compris ce que ça veut dire, mais en gros, si ça se trouve, je viens d’écrire 12 pages d’explication pour rien. Mais comme il vient de finir sa thèse d’astrochimie, j’ai un peu tendance à lui faire confiance.
Donc voilà. Peut-être ben que oui y aurait de la vie virtuellement possible partout dans l’Univers, mais peut-être encore ben que non.

NON, PLUTON N’EST PAS « REDEVENUE » UNE PLANÈTE
Puisqu’on est dans les réponses de Normands, plusieurs personnes ces derniers jours sont venus me dire que ça y est, Pluton était redevenu une planète ! Alors que ce soit bien clair : NON.
Cette rumeur provient d’une réunion d’astronomes américains qui ont décidé de la surclasser, comme ça, à la cool, mais ça marche pas comme ça en vrai. Parce que moi aussi je peux le faire, hein. Mais en fait non : il n’y a que l’Union Astronomique Internationale qui puisse prendre des décisions sur la nature des corps célestes – et c’est tout ! C’est comme ça. C’est eux qui font les lois.

Alors je rappelle la définition d’une planète.
Il faut que ce corps soit en orbite autour d’une étoile – c’est bon puisque Pluton tourne autour du soleil.
Il faut aussi que ce soit un corps en équilibre hydrostatique – c’est-à-dire une sphère, hein – qui ne produise pas de fusion thermonucléaire – sinon ça s’appelle une étoile. Et aux dernières nouvelles, Pluton ne fusionne pas d’hydrogène pour produire de l’hélium, donc jusqu’ici tout va bien.
Et troisième point, il faut que le corps en question ait fait le ménage d’un point de gravitationnel, c’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir d’autres corps qui gravitent au voisinage de son orbite. Et là par contre Pluton a merdé, on en trouve des kilotonnes, dont certains qui sont plus gros que lui – comme Eris, par exemple.

Et l’argument de « ouais mais quand même, Pluton a des lunes » n’est pas valable ! On trouve des astéroïdes, qui ont des lunes, et ça n’en fait pas des planètes pour autant !

Et de toute façon, c’est UAI qui décide, et c’est marre. Alors après, on peut effectivement discuter des conditions dans lesquelles cette décision a été prise… Et là je vais me taire 5 minutes et je vais laisser causer l’ami e-penser qui a expliqué ça beaucoup mieux que je ne le ferai jamais.

Voilà. Mais dans ces conditions, on peut aussi remettre en question la validité des lois qui sont votées en l’absence d’un certain nombre de députés et de sénateurs.
Voilà.

Oh, et pour en finir avec cette histoire, vous savez pourquoi ça fait autant polémique, surtout du côté des scientifiques américains ? Non parce que globalement ailleurs, on s’en fout, hein.
Ben c’est parce que du temps où elle était une planète, c’était la seule découverte par un Américain. Eh ouais.
Et parce qu’aussi ils ont fabriqué une sonde qui s’appelle New Horizons, chargée d’aller étudier Pluton, qu’elle a été envoyée le 19 janvier 2006 vers la planète la plus éloignée du système solaire, ce qui leur aurait permis de réaliser encore tout un tas d’exploits, mais que 9 mois après le lancement, le 24 août 2006, bim ! l’UAI décide que leur planète chouchoute n’en est plus une.
Ah ben ils font la gueule, depuis, c’est sûr… Donc voilà ce qu’on pouvait dire à propos de Pluton.

LES UTOPIALES
Revenons à des choses moins polémiques avec la date de la semaine, et je voudrais vous signaler que du 29 octobre en 3 novembre se déroule les Utopiales. Les Utopiales, c’est un festival international de science-fiction qui a lieu tous les ans à Nantes et voici le teaser de cette année…

Je vous informe que je fais partie des invités de cette année puisque j’interviendrai dans différentes tables rondes sur des sujets divers, que je fais partie d’un jury littéraire qui décernera un prix, et qu’il y aura même une « rencontre avec » organisée à mon sujet… C’est bien parce que la « rencontre avec » de la veille ce sera Alexandre Astier – ahahah ça fout pas la pression DU TOUT, alors faites pas les cons, si vous êtes dans le coin venez, ce sera le vendredi à 16 heures, j’ai trop peur de me retrouver toute seule.

Et voilà, c’est la fin du 42ème épisode de ce podcast. Si vous l’avez apprécié ainsi que les 41 précédents, vous pouvez voter pour lui chaque jour pour les Golden Blog Awards – je vous en remercie d’avance.

Merci à tous ceux qui le téléchargent sur iTunes, qui le regardent sur Youtube, et qui le partagent, vous m’avez encore hissée à des sommets tels que je grille la politesse à Etienne Klein lui-même et que audio et vidéo confondus, je me classe juste derrière les monuments de Jean-Claude Ameisen et de Mathieu Vidard…

En parlant de Mathieu Vidard, je co-anime avec lui le quiz scientifique de la Tête au Carré du lundi au jeudi à 14h50 sur France Inter – n’hésitez pas à vous inscrire si ça vous amuse de jouer ; je vous informe également que je fais partie des speakers de TEDxReims le 21 novembre prochain dont le thème sera la société 3.0 ; et enfin je voudrais adresser un merci monumental à l’ami d’e-penser. J’ai fait un caméo d’une demi-seconde dans sa dernière vidéo sur la relativité […] et mes abonnements Youtube ont augmenté de 500 %. Un immense merci à lui, donc, et bienvenue à tous ceux qui me rejoignent !

En attendant le numéro 43, vous pouvez donc me retrouver sur Facebook, sur Twitter et sur mon blog. Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[ITW] Virginie Spies : « Chère Mars, tu as quelque chose de sexy car tu es mystérieuse »

juillet 25, 2014 dans Culture, En vrac, Interviews

Salut Terrien(ne)s ! C’est la planète Mars. Récemment, l’une d’entre vous a publié un roman en ligne chapitre par chapitre qui s’appelle « Mars Océan« . On me l’a raconté, j’ai kiffé, j’ai voulu en savoir plus.

Qui es-tu, Virginie ?
Je suis une terrienne, Maître de conférences à l’Université d’Avignon et sémiologue, spécialiste de la télévision et je travaille aussi sur les liens entre télévision et réseaux sociaux. J’ai écrit deux livres scientifiques sur la télévision. Ce qui m’intéresse, dans mon métier, c’est d’analyser pourquoi les programmes populaires plaisent. J’essaye de comprendre et décoder les pratiques et le succès des émissions. Je suis aussi auteur et metteur en scène de théâtre, j’ai écrit une trilogie sur la télévision et la célébrité, et mes pièces ont été jouées à Avignon entre 2011 et 2013.

Peux-tu nous présenter le projet de Mars Ocean ?
Avec plaisir ! Quand j’ai entendu parler du projet Mars One, au printemps 2013, j’ai trouvé ce projet fou pour deux raisons : d’abord on allait pouvoir partir sur Mars mais sans possibilité de retour sur Terre et ensuite, l’expérience serait filmée « à la manière » d’une émission de télé-réalité. Ce sont ces deux choses qui m’ont vraiment interpellée. La télé-réalité parce que c’est l’un de mes objets de recherche, et le non-retour parce que la question de la disparition me taraude depuis longtemps.
D’ailleurs, ma dernière pièce « L’île aux célébrités » est l’histoire de célébrités qui se retrouvent sur une île après avoir fait croire au monde entier qu’elles étaient mortes. Cette histoire se base sur la « rumeur de survie » qui raconte qu’Elvis ou encore Marylin ne seraient pas morts mais qu’ils couleraient des jours heureux sur une île.

Ce qui m’intéresse, avec le projet Mars One, c’est que des personnes vont accepter en quelque sorte de disparaître, tout en devenant des célébrités mondiales. Pour moi, c’est le degré ultime de notre société du spectacle. Enfin, je travaille depuis quelques années sur la question du bonheur. J’imagine que les personnes qui veulent partir sur Mars partiront certes à la conquête d’une nouvelle planète, mais ce sera d’abord une quête d’eux-mêmes : ils cherchent quelque chose de l’ordre du bonheur ultime, ce serait la réalisation d’une vie.

Avec le projet Mars One, j’avais donc tous les ingrédients pour un roman qui toucherait à tout ce qui m’intéresse. Le sujet est devenu comme une évidence.

Pourquoi n’avoir pas utilisé le vrai projet Mars One, alors ?
Parce que je préfère utiliser un bout du réel que le réel dans sa totalité pour partir dans la fiction. Ce qui m’intéresse dans Mars One, c’est son projet de départ et comment, à partir de cela, je peux emmener le lecteur quelque part. En tant qu’auteur, le projet Mars One est un point de départ, c’est lui qui m’a donné l’idée du roman.

Par ailleurs, je n’avais pas envie d’être « attaquable » par les concepteurs du projet lui-même, je ne voulais pas leur faire du tort, ni peiner ceux qui ne veulent pas que l’histoire de Mars One se déroule comme je l’ai imaginé, en tant qu’auteur de fiction ;-)

Le spatial utilise beaucoup Internet pour être relayé : les comptes Twitter des sondes et robots qui partagent des infos et des photos venues de loin (de chez moi particulièrement :p), la vie des astronautes 24h/24 dans l’iSS, la Terre filmée en direct et en HD, la retransmission des lancements de fusée, les astronautes qui tweetent et qui bloguent, des Hangout avec l’ISS… Es-tu sûre que l’avenir de la communication de l’exploration spatiale, dont la mienne, soit à la télévision ?
Oui et non. Je m’explique : D’une part, ce que je constate dans mes recherches, c’est que l’univers médiatique n’est plus cloisonné. Nous sommes dans un univers transmédia : il n’y a plus la télé d’un côté, la radio de l’autre, puis Internet quelque part, la presse écrite ailleurs, etc. Les médias sont connectés les uns aux autres, le téléspectateur regarde la télé partout, tout comme le lecteur utilise plusieurs supports.

D’autre part, si en effet le spatial utilise beaucoup Internet, ce qui compte encore et qui comptera pendant de nombreuses années, c’est la télévision car elle génère de forts revenus et qu’elle est capable de rassembler un large public au même moment. Elle s’appuie beaucoup sur le web mais, à l’inverse de certains analystes, je pense que la télévision n’est pas morte. Elle se sert du web pour étendre son pouvoir et les réseaux sociaux lui ont même donné une nouvelle jeunesse. Et puis, aucun média n’a jamais tué l’autre. Par exemple, quand la télé est arrivée, le cinéma a cru qu’il allait en mourir. Aujourd’hui, c’est la télé qui finance en grande partie le cinéma !

Donc je suis désolée, chère Mars, mais ton avenir passe en partie par la télévision ;-)

Dans quelle mesure t’es-tu inspirée (ou pas !) des émissions de télé-réalité existantes dans Mars Ocean, notamment pour traiter l’enfermement et le côté psychologique d’une telle aventure ?
Je me suis vraiment inspirée des émissions de télé-réalité existantes. Je suis allée puiser dans mes connaissances et mes analyses de ce genre télévisuel. D’ailleurs, l’un des héros de Mars Ocean dit que cette forme de télé-réalité est une expérience ultime, qui rassemble à peu près tous les traits de cette télévision si populaire.

As-tu entendu parler de l’expérience Mars500 ?
Oui, mais je ne m’en suis pas inspiré pour écrire. Une fois que les personnages et la situation étaient posés, l’histoire s’est déroulée presque d’elle-même. C’est ce que j’aime dans l’écriture de la fiction !

Pourquoi une séparation physique entre les scientifiques et les autres, alors qu’ici, les Humains auront sans doute besoin d’être tous en relation les uns avec les autres ?
J’ai voulu qu’ils soient dans deux lieux différents pour l’intrigue, et aussi parce que, même si ce n’est pas comme cela que c’est envisagé pour l’instant par Mars One, il est possible que cela se passe comme ça si on veut créer du buzz avec des personnages « intéressants » en terme de télé-réalité. Après, cela pose en effet des problèmes, je les développe d’ailleurs dans le roman mais je n’ose pas en dire plus ici pour les personnes qui n’auraient pas encore découvert l’histoire ;-)

En tant que sémiologue, que penses-tu de la recrudescence de la présence d’astronautes en ce moment, notamment dans les publicités et au cinéma, alors qu’aucun être humain n’a posé le pied sur la Lune depuis 1972 ? Tu crois que c’est grâce à moi, ou en tout cas à l’espoir de venir m’explorer dans pas longtemps ? :p
Je crois que ce succès est dû en partie à l’espoir d’un monde meilleur, d’un ailleurs ou d’autres choses seraient possible. Depuis que je suis née, je n’ai entendu parler que de la crise. Or nous avons tous besoin de rêver, d’imaginer qu’ailleurs, il existe quelque chose de mieux. Et puis bien sûr, c’est certainement un peu grâce à toi chère Mars, tu as quelque chose de sexy car tu es mystérieuse. Tu as vu toute la littérature sur toi ? L’imaginaire du « martien », c’est pas rien tout de même !

Oui mais c’est aussi beaucoup de n’importe quoi… Est-ce que tu aimerais venir me voir, d’ailleurs ?
Je n’imagine pas aller sur Mars un jour, je vais déjà essayer de bien voyager sur Terre. Pour l’instant, je préfère imaginer ce qui pourrait se passer sur Mars et j’espère regarder l’émission lorsqu’elle se réalisera « en vrai ». A ce moment, crois-moi, je serai ta plus fidèle téléspectatrice !

Mars One vient d’annoncer qu’ils ont signé un contrat d’exclusivité avec Darlow Smithson Production pour la retransmission télévisée de la sélection des futurs marsonautes (dans un premier temps). Etant donné leurs productions, ils ont l’air très sérieux et spécialisés dans les sciences, l’environnement et les technologies. Mais c’est aussi une filiale du groupe Endemol dont j’ai de mauvais écho. Ton avis sur ce partenariat ?…
Pour tout te dire, cela ne m’étonne pas. Que faut-il pour que Mars One se réalise ? De l’argent. Donc des futurs annonceurs. Pour avoir des annonceurs, il faut une émission qui cartonne, et qui a été le précurseur de la télé-réalité ? Endemol bien sûr. Il va donc falloir inventer un programme qui fonctionne en terme d’audience, et pour une saison qui ne se terminera jamais. C’est complètement fou, c’est ça, dans le fond, le sujet de mon roman. Je pense que tout cela peut arriver car l’imagination des êtres humains n’a pas de limites, et franchement, cela peut être dangereux car le projet Mars One, c’est tout de même autre chose que de vendre du temps de cerveau disponible à Coca-Cola.

Y a-t-il une actualité pour le projet Mars Ocean ?
Le roman a démarré sur un blog, que je continue d’animer, et maintenant il est disponible sur Amazon en téléchargement. Et pour tout te dire, je suis à la recherche d’un éditeur, car je n’ai pas envie d’arrêter là. Si ça marche, je t’en envoie un exemplaire ?

Oh oui ! Ça me fera de la (re)lecture en attendant les premiers êtres humains, merci Virginie ! :D

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 37

juillet 12, 2014 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 37ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de Mars, du système solaire, de rencontres et de petits hommes verts…

LA DATE
Et commençons avec une date et ce sera le 30 avril, c’est un événement qui me concerne personnellement puisque c’est le jour où Mars One m’a confirmé que je faisais partie des 705 – oui c’est marqué 706 dans le mail mais en fait y a eu un désistement depuis – des 705, donc, candidats toujours en course pour un aller simple vers Mars. Je vous en parle ici parce que vous êtes nombreux à me demander où ça en est, tout ça, alors voilà : j’ai passé tous les tests médicaux qu’ils demandaient avec succès, j’ai donc pu fournir le certificat obligatoire pour rester en lice.
C’est parti pour la prochaine étape, maintenant ! On sera convoqués dans les prochains mois pour des entretiens individuels et le principe sera simple : la planète sera découpée en région, je ne sais pas combien et je ne sais pas lesquelles, mais sans doute un truc du genre amérique du nord, amérique du sud, afrique, europe, etc ; et ils garderont 20 candidats par région qui pourront accéder à l’étape 3.

Je ne sais pas exactement sur quoi portera l’entretien, mais ça sera en anglais évidemment, et surtout, ce sera déjà filmé puisque Mars One a récemment signé un contrat d’exclusivité avec DSP, une boîte de prod anglaise, pour s’occuper de la diffusion internationale du programme associé au projet – dont les revenus tirés de la pub serviront au financement.
Alors la première fois que j’ai lu le communiqué de presse, j’ai vu Endemol, et effectivement DSP est une filiale d’Endemol. Même si c’était logique parce que Mars One et Endemol sont toutes les deux néerlandaises et qu’Endemol est la plus grosse société indépendante de productions audiovisuelles du monde, en fait ! Donc puisque Mars One souhaite faire un programme international, c’était plus facile pour eux de s’associer à une société déjà implantée un peu partout que d’aller démarcher les pays un par un. Choix logique, donc, même si j’en espérais un autre.
Mais je ne suis pas du genre à m’arrêter à mes réflexes épidermiques, je me suis donc renseignée… Et j’ai appris qu’Endemol, en fait, c’était un groupe énorme qui ne fait pas que ! de la télé-réalité abominable. Il fait aussi des jeux, des documentaires, des fictions – la série « Black Mirror », par exemple, que j’ai pas vue mais dont on m’a beaucoup parlé en bien, eh ben c’est eux !
Alors ils font beaucoup de merde aussi, hein, soyons bien d’accord – mais un peu d’honnêteté intellectuelle ne nuit pas et il faut aussi dire ce qui est, même si ça m’arrangeait pas à la base.

Donc ! que fait exactement DSP, puisque c’est ça qui nous intéresse ?… Eh ben des très très bons programmes, il faut bien l’avouer. Figurez-vous qu’ils sont spécialisés dans les documentaires historiques, scientifiques et techniques, comme on peut le voir sur leur page d’accueil notamment et c’est eux qui ont fait « Hawking », par exemple, qui a reçu 3 Emmy Awards et dont voici la bande-annonce… Voilà, désolée pour les non-anglophones mais je ne l’ai pas trouvée en VF. Et je vous mettrai la vidéo du docu en entier sur mon blog.

Pareil pour le magnifique « Earth From Space » que je vous conseille absolument, il est un peu long mais qu’est-ce que c’est sublime – et on apprend des milliards de choses sur la Terre, son fonctionnement, comment tout est lié, et à quel point c’est une machinerie extrêmement complexe qu’on est en train de zigouiller…

Voilà ! Donc visiblement, Mars One cherche plus à faire un programme sous la forme d’un docu plutôt que de la télé-réalité pourrie, ce qui m’arrange évidemment. On verra, hein, croisons les doigts, mais si DSP reste dans ce qu’ils savent faire, ce serait quand même vachement bien.

LA PERSONNALITÉ
Restons dans les projets d’exploration martienne avec la personnalité de la semaine : je voudrais vous présenter Lucie Poulet. Et c’est une histoire 2.0 trop rigolote : je ne sais pas si vous vous souvenez, mais l’année dernière, Axe avait lancé un concours dont le premier prix était un voyage dans une navette de tourisme spatial – dont aucune n’est encore au point, d’ailleurs, mais c’est un autre sujet.
Une des manière d’accéder à la finale était d’avoir un maximum de votes sur un site – j’en profite pour remercier tous ceux qui ont voté pour moi, d’ailleurs, j’ai fini 2ème derrière l’humoriste Cyril Garnier – et Lucie faisait partie des candidats les mieux placés. Quelques mois plus tard, elle m’envoyait un mail pour une raison que j’ai oubliée depuis, mais du coup voilà, de fil en aiguille j’ai appris que c’est une passionnée du spatial – et de Mars, entre autres – et j’ai eu l’occasion de l’interviewer pour France Inter quelques jours avant qu’elle ne parte faire une simulation martienne de 4 mois à Hawaii – rien que ça.

Lucie a 28 ans et elle a déjà un parcours long comme 20 fois mon bras. Elle a fait maths sup maths spé, l’école des Mines de Nancy, puis 1 an de stage à l’ESA – l’agence spatiale européenne. Ensuite elle est partie dans l’Arizona pour faire un master d’ingénierie aérospatiale. Elle est donc ingénieur, « orienté biologie » comme elle le dit elle-même, parce qu’en fait, elle se spécialise dans les systèmes d’éclairage pour pouvoir faire pousser au mieux des plantes sur la Lune ou sur Mars. Eh, c’est pas génial, sans déconner ? Et toi, tu fais quoi dans la vie ? Oh, ben je fais en sorte qu’on puisse cultiver des salades lunaires et martiennes. OKAY.
Bon, et donc en ce moment, elle se trouve sur un volcan d’Hawaii en pleine mission de simulation martienne depuis plus de 3 mois puisque ça en dure 4 en tout, et elle devrait en sortir le 28 juillet. En fait, elle poursuit ses recherches sur les effets des différentes longueurs d’onde sur la culture de plantes pour sa thèse qu’elle prépare au sein de l’agence spatiale allemande.
Et dans ce genre de simulation, tout est vraiment reconstruit comme s’ils étaient sur Mars ! Ils sont six, enfermés dans un habitat, avec des panneaux solaires, de la nourriture lyophilisée, un quota limitée d’eau à utiliser, ils ne sortent jamais sans scaphandre, etc etc…
De temps en temps, elle arrive à nous donner des nouvelles sur son blog, et elle a récemment fait une vidéo pour des scolaires dont voici un extrait…

Avant de participer à une mission de 4 mois, elle avait déjà fait une simulation de 15 jours organisé par la Mars Society, et il se trouve qu’elle vient de monter un dossier pour en refaire une début 2015, en me proposant de m’intégrer à l’équipe… On aura la réponse avant la fin de l’été si tout se passe bien, et j’ai trop trop hâte – en attendant, je croise les doigts !! parce que ce serait quand même trop génial… Je vous tiendrai au courant.

 

 

L’ÉVÈNEMENT

L’événement que j’ai retenu pour cet épisode, c’est l’annonce de 715 exoplanètes découvertes… d’un seul coup !! Ça a été annoncé par la NASA le 26 février dernier lors d’une conférence de presse diffusée en direct sur Internet, et c’était surtout historique puisque jamais autant de nouvelles planètes n’avaient été validées d’un seul coup !! En fait, elles n’ont pas été vues d’un seul coup d’œil à un télescope, c’est jamais aussi simple, c’est plutôt un événement technique, en fait.

En l’occurrence, il s’agit du télescope spatial Kepler qui servait – parce qu’il est hors service, maintenant – à scruter les étoiles pour y détecter des passages de planètes. Dès qu’il trouve quelque chose, on dit qu’il s’agit d’une exoplanète candidate, et ensuite chaque candidate est vérifiée une par une par d’autres moyens de détections. Autant vous dire que c’est long, déjà donc parce qu’on ne peut le faire qu’une par une, et ensuite parce qu’avec cette méthode de détection, il faut attendre que la planète repasse devant son étoile. En d’autres termes, si des extraterrestres voulaient découvrir la Terre avec cette méthode, ils la classeraient dans les candidates quand ils la verraient passer devant le soleil. Et il faudrait attendre un an, le temps qu’elle boucle une orbite complète, pour qu’ils la revoient passer et qu’ils la confirment en tant que planète. Du coup bah pour nous c’est pareil, ça prend du temps, et c’est aussi la raison pour laquelle on découvre beaucoup plus de planètes qui se trouvent très proche de leur étoile, et donc qui en font le tour complet très rapidement, que de planètes qui en sont plus éloignées.

Et donc, pourquoi 715 d’un coup d’un seul, comme ça ? En utilisant une autre technique, évidemment, appelée « vérification par multiplicité » et qui se base sur une méthode utilisant les probabilités. Le principe est simple : Kepler repère des systèmes solaires potentiels. Il y en a où un seul astre tourne autour d’une étoile. Dans ces cas-là, l’astre qui tourne peut être une étoile compagnon, et pas forcément une planète. Mais dans le cas des systèmes où plusieurs astres ont été repérés, alors ce sont forcément des planètes – la certitude est d’autant plus grande que le nombre d’astres l’est aussi. Et le tour est joué, sans mauvais de mot ! En étudiant les systèmes candidats à plusieurs exoplanètes, on en arrive à en détecter 715 d’un coup. Et ce qu’il y a d’incroyable dans l’histoire, c’est que ça a quasiment doublé en une fois le nombre total d’exoplanètes découvertes depuis 1995…

M’enfin quand même… je me demandais, l’autre jour… On va les compter jusqu’à quand, comme ça ? Parce qu’à un moment ça ne va plus tellement avoir de sens, maintenant qu’on sait qu’il y en a partout… Ce serait pas plus intéressant de s’intéresser à leurs caractéristiques plutôt qu’à leur nombre ? Enfin moi je dis ça, c’est sûrement ce qui va se passer de plus en plus, mais on en est toujours à les compter. Et elles s’interrogent aussi, d’ailleurs…

 

 

LE BIDULE 2.0
Quelques images inédites et exclusives, maintenant… J’ai eu l’immense plaisir d’être invitée à l’épisode 42, ça ne s’invente pas, du podcast de l’Agence Tous Geeks sur l’exploration spatiale, dont l’intervenant principal était Michel Felet, un journaliste spécialisé justement dans le spatial et dont j’avais écouté attentivement les interventions lors d’un épisode précédent. Ça a été filmé et monté par Anne-Sophie qui me suivait régulièrement avant qu’elle ne parte s’installer en Norvège et on y parle de Gravity avec le témoignage de l’astronaute Michel Tognini, le 3ème français dans l’espace, on y parle également de vols paraboliques, mais aussi des toutes premières fusées françaises, tout ça mâtiné du fameux rire de Pascal Mabille…

Voilà ! Et pour la petite histoire, Michel Felet a tenu sa promesse de me faire rencontrer Michel Tognini puisque quelques semaines plus tard, nous avons dîné tous les trois – et j’espère que ça se reproduira parce que j’étais tellement intimidée que j’ai même pas osé lui poser des questions de peur de l’ennuyer… On verra bien ! En tout cas c’était adorable de sa part et Michel Tognini est sympathique, ouvert, humain, passionnant, brillant… enfin… tout ça quoi… hein… voilà voilà.

Du côté 2.0 toujours, je voudrais vous signaler 2 blogs : le premier s’appelle Luminesciences, c’est le blog de l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet (dont je vous conseille tous les livres, d’ailleurs) et qui est aussi musicien, poète, scénariste… Il est très riche, il parle toujours de sciences mais à travers des prismes souvent originaux et ce sont des billets parfois exigeants, parfois très bien vulgarisés, souvent personnels… C’est vraiment chouette et c’est un des très rares scientifiques en exercice à tenir un blog – à souligner, donc.

Le deuxième blog est en fait plutôt un site d’information scientifique destiné au grand public, mais avec la particularité d’avoir des articles uniquement écrit par des chercheurs du CNRS. Et c’est une double réussite : déjà parce que l’interface est claire, pratique et fonctionnelle ; et ensuite parce qu’il y a des centaines de sujets traités dans toutes les disciplines et que c’est toujours passionnant. Entre autres exemples on peut trouver un portrait d’un scientifique travaillant sur Rosetta, des infographies sur les supercalculateurs, une vidéo sur la restauration du château de Pierrefonds, ou encore comment la chimie s’appréhende comme un jeu de Lego…
C’est vraiment un excellent exemple de service public et big up à l’équipe qui l’a monté et qui le fait vivre – à faire connaître, vraiment.

L’INFO
Une grande première maintenant pour l’info de cet épisode !… Non seulement une première, mais surtout une découverte qu’on n’imaginait même pas possible… Une équipe d’astronome, dont certains travaillent à l’Observatoire de Paris, a donc trouvé un astéroïde… avec des anneaux ! Il s’appelle Chariklo et il a été découvert comme la plupart des exoplanètes, par la méthode de l’occultation d’étoile, comme on peut le voir sur cette animation. Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune ne sont donc plus les seuls objets du système solaire à être munis d’anneaux…

LES IMAGES
En parlant du système solaire, justement… Et si je vous y emmenais en voyage ?… Allez venez, on va y faire un petit tour ensemble, ça va être trop bien.
Pour commencer évidemment, je vous propose d’admirer notre étoile sous toutes ses coutures… Ce sont les plus belles images prises par la sonde SDO ces 4 dernières années…

Éloignons-nous légèrement et passons voir ce qui se passe du côté de Vénus… Et c’est un arc-en-ciel extraterrestre tout neuf que voilà ! Cette image a été prise le 24 juillet 2011 à 70 kilomètres d’altitude par la sonde Venus Express, et il s’agit bien évidemment de la lumière du soleil reflétée par des gouttes de liquide contenues dans les nuages de l’atmosphère de Vénus – là-bas il ne s’agit pas d’eau, mais d’acide sulfurique… C’est joli quand même.

Encore plus proche de nous… On connaît bien la face de la Lune tournée vers nous, mais on la connaît moins vue du dessus… Voici donc le Pôle Nord de la Lune. Profil étonnant mais néanmoins tout aussi joli que l’arc-en-ciel vénusien.

Et je ne résiste pas à l’envie de vous montrer une photo du petit rover chinois Yutu, le Lapin de Jade, sur le sol lunaire… Pris en photo par l’atterrisseur Change’E. Ça a l’air tellement paisible, là-haut… Enfin surtout parce que c’est très mort, aussi, hein, y a pas de secret.

Un qui est moins paisible, par contre, c’est Buzz Aldrin qui n’aime pas trop trop qu’on lui dise qu’il n’est jamais allé sur la Lune et que c’est un gros lâche et un menteur. Héhéhé. Ne refaites pas ça chez vous, hein, c’est pas bien du tout de casser la gueule des gens – mais venant d’un très honorable papy de 79 ans face à un taré de conspirationniste, faut bien avouer que ça soulage…

Mais quittons le plancher des vaches et ses violences pour s’éloigner un peu…
Cette photo a été prise le 3 juillet 2003 par la sonde Mars Express alors qu’elle entamait son voyage vers la planète rouge…

Quelques années plus tard, c’était au tour de Curiosity de partir de la Terre pour atteindre Mars. Et il y a quelques semaines, elle a pris ce cliché de la Terre vue du sol martien… Voilà, vous êtes ici.

Vous ne vous voyez pas ? Alors zoomons un peu… En fait, il y a également la Lune, sur cette photo…

Maintenant, sortons du système solaire intérieur pour entrer dans le système solaire extérieur et faisons une petite halte par Jupiter… Figurez-vous que sa célèbre tâche rouge, qui est en fait une grosse tempête (mais très très grosse, hein, du genre à mesurer 3 fois la Terre quand elle est en forme), la grande tâche rouge, donc, qui est de moins en moins grande ! Elle n’est plus ovale mais ronde, et si elle continue à perdre en moyenne 933 kilomètres par an, elle pourrait avoir disparu dans 20 ans. Merci au télescope spatial Hubble pour cette fine observation…

Après Jupiter, Saturne ! Et comme notre bonne vieille Terre, Saturne a des aurores boréales… Ces images ont été prises le 5 avril et le 20 mai 2013 par Hubble également en ultraviolet, et par la sonde Cassini en infrarouge et en lumière visible…

Et pour finir ce petit voyage au sein de notre système solaire, Uranus n’est pas en reste puisqu’elle a été photographiée par Cassini, qui orbite atour de Saturne et de ses lunes depuis 2004… Oui, c’est un autre point bleu pâle, tout là-bas…

Alors certes, on n’a pas eu d’image de Mercure et de Neptune, les première et dernière planètes, mais j’espère que ça vous aura plu quand même…

Les TWEETS
Revenons à du terre-à-terre avec le tweet !… Ben le voilà, donc.

Et il se passe de commentaire. Ça fait quelques mois, maintenant, mais je ne sais toujours pas de qui je suis la plus jalouse, dans l’histoire. D’Astier qui va chez Etienne Klein, ou d’Etienne Klein qui a dû passer quelques heures à papoter avec Astier ? Je ne sais pas. J’arrive pas à trancher. Dans tous les cas, si cette entrevue entre deux des esprits français les plus brillants de notre époque n’a pas été filmée, je pense que c’est un coup à qualifier ça de crime contre l’humanité. Au moins. (Eh, c’est de 42ème degré, hein, je préfère préciser, sait-on jamais…) En tout cas, je compte bien qu’au moins l’un des deux me raconte tout ça un jour…

Ah et puis d’ailleurs à ce propos ! Vous avez été quelques-uns à me demander si Etienne Klein m’a déposé son dernier livre sur mon bureau le 1er juillet, comme demandé au précédent épisode de ce podcast. Eh ben figurez-vous que non. J’en conclus donc qu’il ne m’écoute pas. Diantre !! Ou alors, ceci peut s’expliquer aussi par le fait que je n’ai pas du bureau. Peut-être. Allez savoir, hein ! C’est un facteur qui pourrait jouer.

Bon ! Mais en fait le tweet suivant est plus intéressant – en tout cas il annonce un événement d’envergure… Ta daaaaaam !!!!

 

L’Exoconférence, mesdames messieurs !!!! Alexandre Astier va nous causer des extraterrestres. Eh ben j’ai jamais été aussi impatiente de voir un spectacle. D’ailleurs j’ai déjà ma place !! Je ne vous dis pas tout de suite quand j’y vais – par contre c’est l’occasion de vous signaler que des dates à Nantes viennent d’être rajoutées à l’occasion des Utopiales, et que je serai aux Utopiales… Au plaisir de vous croiser si vous comptez y faire un tour aussi, du coup.
Et concernant l’Exoconférence, je vous mettrai en lien sur mon blog une interview d’Astier où il commence à en parler… Han !! Han la la j’ai trop trop hâte.

LA CULTURE
En attendant il faudra bien patienter et dans la rubrique culture de cet épisode, je vous propose une petite spéciale Mars qui devrait faire passer le temps bien agréablement !

D’abord, le Projet Mars, d’Andreas Eschbach, publié aux éditions L’Atalante – qui sont d’ailleurs basées à Nantes, si je ne m’abuse. Mais comment c’est trop bien, ce bouquin !! C’est en 3 volumes (parce que la suite n’est pas encore publiée en France) et c’est une sorte de Club des Cinq martiens – en plus moderne évidemment. On est un peu dans le futur, une ville martienne en sous-sol est parfaitement opérationnelle, et on suit les aventures des enfants de Mars – 4 adolescents entre 12 et 15 ans qui sont les premiers humains nés sur Mars et à qui il arrive des tas d’aventures trépidantes… C’est super agréable à lire, on s’y croit vraiment, l’intrigue est chouette… C’est un super, super moment. Et je pense que ça peut se lire assez tôt, à partir de 10 ans si vos gnomes sont des bons lecteurs. Maintenant, j’attends la suite avec impatience parce que le 3ème tome se finit comme une saison de Lost, là, avec une ouverture de ouf. Aaaaah. Non mais en fait, quand on y pense, du coup c’est aussi frustrant que d’attendre l’Exoconférence.

Et là, la dame se rencontre que la BD dont elle va parler ensuite a exactement le même problème… Genre c’est la mode ! Hop, un auteur nous raconte des histoires martiennes, et puis pouf ! on nous laisse là à la fin de l’ouvrage en train de les maudire parce qu’on a pas la suite… Ah je vous jure… On n’est pas aidés, hein.

Cette BD s’appelle « Romance de Mars », de Bruno Bellamy, publié en auto-édition, et je vous avoue que j’ai mis longtemps avant de l’ouvrir parce que ça me faisait un peu peur… Des femmes à poil sans vraiment de raison, du noir et blanc… En tant que féministe qui aime la couleur, ça faisait beaucoup.
Mais quand même. Déjà, c’est Bruno Bellamy qui me l’a offert, ce qui est adorable de sa part, ensuite il m’a fait une super trop belle dédicace personnalisée, geste que j’apprécie à sa juste valeur, et enfin je n’aime pas tellement juger sans avoir lu avant. Du coup je m’y suis plongée…

Et j’ai été très, mais alors très très agréablement surprise. Plus que ça, d’ailleurs, j’ai vraiment eu un gros coup de cœur !! Alors déjà, l’édition est généreuse.
Ça commence par l’explication de la genèse du projet – sur le blog de Bruno Bellamy, à la base, donc – ensuite il y a les 15 épisodes de la BD elle-même, et enfin il a demandé à ses potes artistes de faire un dessin sur le même thème, et on a une sorte d’exercice de style de Queneau version BD, c’est ma foi fort agréable à découvrir.
Quant à l’histoire, elle est basique : un dessinateur de BD est amené à aller sur Mars, déjà habitée par des humains depuis un moment, et il tombe amoureux d’une habitante de là-bas qu’il dessine toute nue à chaque fin de chapitre…
Et c’est choupinou. Vraiment. C’est naïf, c’est mignon, c’est tendre, et les dessins sont beaux, c’est très agréable à lire. Mais il y a donc une fin ouverte et j’attends le deuxième volume avec grande impatience, maintenant !
Donc bravo, Bruno Bellamy, et un immense merci, c’est un très joli cadeau que vous m’avez fait.
Si le cœur vous en dit, il coûte donc 12 euros et je vous mettrai le lien pour vous le procurer dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog, avec option dédicace personnalisée – c’est une super idée pour un cadeau, aussi.

Et dernier livre s’appelle « Destination Mars ». Il s’agit cette fois d’un recueil de nouvelles de science-fiction toutes sur une thématique martienne, et c’est vraiment chouette parce que les recueils de nouvelles, c’est ce que je préfère et c’est pas ce qui se publie le plus – en France, en tout cas. Il y a plein d’auteurs différents, certaines nouvelles ont déjà été publiées et d’autres sont inédites – mais comme dans tout recueil, c’est parfois inégal. Mais j’ai été particulièrement touchée par un texte qui traite de la vieillesse sur Mars – si Mars One devient réalité, il faudra y réfléchir et s’y confronter, donc du coup ça m’a bien parlé.
C’est donc un livre publié aux éditions du Riez (ou riez, je sais pas comment ça se prononce, mille excuses…) et il coûte 18 euros 90.

Et voilà, c’est la fin de ce numéro 37 de « La folle histoire de l’Univers », merci de l’avoir regardé ; je vous rappelle que vous pouvez retrouver cette vidéo sur ma chaîne Youtube, sur mon blog florenceporcel.com avec tous les liens, les vidéos, les images ; et bien sûr sur iTunes où il ne faut surtout pas hésiter à mettre plein d’étoiles et un commentaire – c’est ça qui me donne l’énergie de continuer, parce que c’est énormément de travail et que parfois j’ai pas le courage… Mais pour plus d’infos au quotidien, vous pouvez me suivre sur Twitter et il y a aussi une page fan pour mon blog sur Facebook.
Je tiens à signaler que ma copine Anne-Sophie qui fait mes reportages a sorti son 1er single le 25 juin ! A découvrir d’urgence évidemment.

Et je vous laisse en image pour les anglophones d’entre vous avec un excellent sketch sur l’absurdité d’un débat public sur le réchauffement climatique… Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, n’oubliez pas de rester les yeux en l’air à ne rien faire et passez un bel été… À très vite !

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 36

juin 22, 2014 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

[Oui, JE SAIS, je suis (très très) à la bourre. Mais je me suis rendue compte que c'était très difficile d'écrire deux chroniques scientifiques par semaine en même temps qu'un podcast sur les mêmes sujets. Alors maintenant que la saison de "La tête au carré" est terminée, je vais peut-être pouvoir rattraper mon retard de ces 6 derniers mois...]

[Chère Anne-So, mille excuses, j'ai dû tailler ton reportage à la hache :-( Tu avais intégré la bande-annonce de COSMOS mais malheureusement, Youtube l'a bloquée, j'ai donc dû la couper... Mais le podcast entier est disponible sur iTunes.]

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 36ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de l’Univers, du cosmos, de la Lune, de Rosetta, d’étoiles, de tout ça…

Et commençons par l’événement de ce début 2014 avec bien sûr le réveil de Rosetta, dont je vous avais parlé à l’épisode précédent… Elle avait été programmée pour se réveiller le 20 janvier dernier à 11h après une sieste de 957 jours… Et le temps que le réveil sonne, qu’elle se remette en route, qu’elle se réchauffe – parce qu’à 700 millions de kilomètres du Soleil, il fait froid ! – et qu’elle envoie un signal vers la Terre pour dire qu’elle allait bien – signal qui a mis 45 minutes à arriver… On a eu le temps d’avoir les miquettes que tout ne se passe pas comme prévu, mais si !! Si !! A 19h20, on a reçu le signal !!

Elle va donc très bien et continue son périple dans le froid dans l’espace interplanétaire où elle doit rencontrer la comète Churyimov-Gerasimenko en août prochain et déposer son atterrisseur Philae à sa surface le 11 novembre – je rappelle que tout ceci n’a jamais été fait : ni accompagner une comète pendant des mois, ce qu’elle fera jusqu’en décembre 2015, ni poser un engin sur une comète. Ça va être du sport parce que c’est incroyablement complexe.

Mais j’aurai l’occasion de vous en reparler, et en attendant, il existe un site où on peut savoir où se trouve Rosetta (sa position exacte et sa distance par rapport au soleil et à la Terre, par exemple) – et on peut même retracer ses 10 années de voyage et mieux comprendre comment elle s’est servie de l’influence gravitationnelle des planètes pour accélérer et pour atteindre sa cible.
D’ailleurs puisque j’y suis, big up aux gens qui ont calculé la trajectoire dans ce flipper cosmique plus de 10 ans à l’avance, ÇA FORCE LE RESPECT. Et même si c’est un ordinateur qui fait la simulation, y a tellement de paramètres à rentrer et d’équations qu’il a fallu trouver pour programmer l’engin que… bon… l’humain est un génie, parfois, hein, voilà voilà. Bref !

Elle est pas encore arrivée, Rosetta, mais elle tient le bon bout. Elle va enfin commencer à tirer des plans sur la comète. Ouais je sais. Je sors. Bon en tout cas, là elle multiplie ses freinages pour ralentir sa vitesse par rapport à la comète et tout se passe très bien pour le moment, c’est merveilleux.

Et justement, tiens voilà, c’est elle ! C’est Rosetta qui a fait un selfie de ses panneaux solaires quand elle a survolé Mars… Chouette photo, hein ? C’était juste pour la transition.

Eh ben figurez-vous que quelques années après ce cliché, sur la planète Mars, ce petit caillou blanc est apparu le 8 janvier 2014 au pied des roues d’Opportunity. Oui oui, du jour au lendemain, pouf ! Il était là, comme le montre cette photo avant/après.

Alors les scientifiques étaient bien emmerdés, ils cherchaient une explication. Elle a finalement été trouvée : ce sont les manœuvres de déplacements du rover qui ont retourné un caillou et qui l’ont envoyé bouler un peu plus loin. Mais c’est une véritable aubaine pour eux puisqu’il présente une face qui n’avait pas regardé le ciel depuis des milliards d’années…

Et puisqu’on parle d’Opportunity, passons à la date avec le 25 janvier où l’endurant petit rover a fêté ses 10 années terrestres sur Mars ! Pour l’occasion, il nous a envoyé un selfie – on le distingue à peine sur le sol martien tellement ses panneaux solaires sont recouverts de poussière martienne, le pauvre…

Je rappelle qu’il n’était censé fonctionner que 3 mois. Et qu’il vient donc de fêter allègrement ses 10 ans et qu’il fait toujours des découvertes. 10 ans ! Avec des panneaux solaires complètement recouverts qui le privent d’un peu d’énergie ! Eh ben heureusement… Heureusement surtout que le vent martien le nettoie régulièrement. Mais toute cette poussière n’empêche pas le satellite HiRISE de le suivre depuis l’espace…

Opportunity est donc carrément plus solide que Curiosity qui a des petits problèmes de roues, mais elle a passé la dune de sable Dingo Gap avec succès pour les reposer un peu des vilains cailloux coupants ! C’était vraiment un pari pour les ingénieurs, qui gardent toujours en tête que si Spirit, je jumeau d’Opportunity, ne fonctionne plus, c’est justement parce qu’il s’est ensablé dans une zone de même type. Mais elle a tâté le terrain d’une roue, elle s’est lancée, et elle l’a fait.

Et elle réussit également désormais à se déplacer en marche arrière justement pour reposer ses roues. D’ailleurs HiRISE lui a demandé si elle avait bien pensé à mettre en route le bip bip pour prévenir qu’elle reculait, ce qui a provoqué chez moi un joli fou rire. Déjà l’imaginer tester d’une roue la dune de sable comme on teste du bout du doigt de pied la température de l’eau, ça m’a fait marrer, mais là… Ah la la. Tout ça est drôle. C’est cool. On vit vraiment une chouette époque, avec ces comptes Twitter qui interagissent entre eux avec humour…

Bon, mais je parle de tous ces robots comme s’ils étaient vivants, à leur prêter des émotions, des qualités ou une conscience, alors que ce ne sont que des objets – de très haute technologie – mais des objets quand même, peut-être parce que ce serait PAS MAL qu’on renvoie des êtres humains au-delà de l’orbite de l’ISS – m’enfin moi je dis ça, je dis rien…
Mais en attendant, y a quand même des nouvelles sacrément bonnes du côté de la vie dans l’Univers. Parce qu’avec tous les progrès scientifiques, les instruments de mesure de plus en plus incroyables et les dizaines d’années de recherche, on ne sait toujours pas si nous sommes seuls !
Y a vraiment pas beaucoup d’astronautes et de scientifiques qui pensent que notre présence soit une exception, mais on n’a toujours aucune preuve. Cela dit, on avance, et tout ça est très excitant…

Il y a eu notamment cet article qui a fait l’effet d’un big bang dans ma vision de l’univers personnelle, et je ne comprends pas que ce soit passé complètement inaperçu, au moins en France, qui nous apprend que l’eau serait un élément qui se trouve absolument partout dans l’Univers. Et puisqu’on se base sur cet élément, entre autres, pour expliquer les formes de vie telles qu’on les connaît, c’est quand même une nouvelle absolument fabuleuse.

Je vous explique. Vous avez l’Univers. Bon. Il est composé d’énergie noire à 68,3 % et de matière noire à 26,8 %. Sauf qu’on ne sait absolument pas ce que c’est et que ça représente quand même plus de 95 % de l’Univers. Mais c’est pas ce qui nous importe ici. Les 4,9 % restants sont composés de matière baryonique, qui est un mot savant pour désigner toute la matière composée de protons et de neutrons qui composent les atomes et les molécules – en gros, toute la matière connue, donc vous, moi, cet ordinateur, les plantes, les cailloux, les nébuleuses et les galaxies.
Et il se trouve que ces 4,9 % de la matière connue de l’Univers se compose à 75 % d’hydrogène et 24 % d’hélium ; le pourcent restant étant composé d’éléments plus lourds (tous ceux qui nous composent, soit dit en passant) qui ne peuvent être fabriqués qu’au sein des étoiles puisqu’il n’y a que là qu’il y a l’énergie et la chaleur nécessaire pour fabriquer ces éléments.

Tout le monde suit bien ? Bon. Donc, les étoiles. Pour résumer leur fonctionnement, les étoiles naissent d’un nuage de gaz d’hydrogène qui s’effondre sur lui-même en se contractant, et donc en chauffant de plus en plus fort à mesure qu’il se contracte, et qui finit, à force de chauffer, par allumer une sorte de cœur d’étoile où la chaleur est telle que les atomes d’hydrogène fusionnent pour devenir des atomes d’hélium. Cette usine de fusion nucléaire fonctionne tranquillou comme ça pendant un bout de temps – quelques milliards d’années pour notre soleil, mais ça dépend de la taille de base de l’étoile – et puis quand la réserve d’hydrogène arrive à terme, ben ce sont les atomes d’hélium qu’elle commence à fusionner pour créer d’autres éléments plus lourds, et là du coup elle se transforme en géante rouge puis une naine blanche, et entre les deux, toute la matière qu’elle aura fabriquer sera progressivement éjectée dans l’espace.
Et plus une étoile est grosse, ou massive, plus elle a d’énergie pour créer des éléments de plus en plus lourds – et en général les étoiles qui vont jusqu’à synthétiser des trucs hyper balèzes comme du fer, ben elles explosent en supernova. Et l’explosion envoie aussi dans l’espace tous les éléments synthétisés, donc le fer, l’oxygène, le carbone… Enfin n’importe quel élément du tableau périodique. Voilà pourquoi on dit souvent qu’on est des poussières d’étoiles : c’est parce que tous les éléments qui nous composent ont été fabriqués par elles.

Et donc ! Quand une étoile explose, bim ! ça envoie des poussières d’étoiles partout. Et ce que cet article décrit, c’est que ces poussières sont principalement composées de silicates, qui contiennent de l’oxygène. Et elles sont bombardées par le vent solaire d’autres étoiles qui sont nées entre temps, et qui contient des ions d’hydrogène. Et hop ! De l’oxygène et de l’hydrogène, ça fait de l’eau. Mais c’est pas tout ! On sait aussi depuis un bail que les poussières interplanétaires contiennent aussi du carbone organique puisqu’on en trouve sur les astéroïdes et les comètes, par exemple. Les chercheurs en concluent donc que l’eau et le carbone organique, deux des ingrédients indispensables à l’apparition de la vie telle qu’on la connaît, sont présents absolument partout dans tout l’Univers, puisque des étoiles explosent partout dans l’Univers… Le troisième élément pour l’apparition de la vie, c’est l’énergie, donc globalement des étoiles ou des planètes massives pour créer des forces de marées sur des lunes plus petites comme autour de Saturne ou Jupiter, et bien sûr un peu de chance quand même. Mais globalement, y aurait tout partout pour que notre existence ne soit pas une exception, loin de là.
Truc de malade, non ? Truc de malade.

Et puisqu’on parle d’explosion d’étoile, voici un time-lapse d’images prises par Hubble sur une période de 4 ans, entre 2002 et 2006. En fait, ce n’est pas vraiment une explosion et les scientifiques sont un peu perplexes sur la nature de cet événement. Une collision d’étoiles, peut-être ? En tout cas celle qu’on voit au milieu s’appelle V838 Monocerotis et tout ceci s’est passé il y a très longtemps puisqu’elle se trouve à 20 000 années-lumière, mais c’est tellement, tellement beau…

En parlant de trucs cosmiques trop beau… Bon il est un peu tard, maintenant, puisqu’on est fin juin au moment où je vous parle, mais il y a eu un événement de ouf malade ces derniers mois : un remake de la série COSMOS de Carl Sagan. Et les personnalités de ce numéro 36, eh ben je les ai rencontrées : d’abord Ann Druyan, productrice de la série – l’originale et son remake, puisqu’en fait c’est la veuve de Carl Sagan, et elle a aussi produit l’adaptation ciné de « Contact », écrit par Carl Sagan qui est juste mon film préféré. C’était un immense honneur et une grande grande joie pour moi de rencontrer cette grande dame. J’étais assez émue, je dois dire… Et ensuite, Neil deGrasse Tyson. Ouais !! Le seul, le vrai, l’unique !!! C’est lui qui dit ça, par exemple : « Ce qu’il y a de bien avec les sciences, c’est que ça reste vrai, que tu y crois ou non ». J’adore ce mec. ET IL A JOUÉ SON PROPRE RÔLE DANS THE BIG BANG THEORY !!!

Et pardon, hein, mais y a pas que Obama qui a un selfie avec lui. Non mais oh !

Bon, donc je les ai rencontrés à Londres lors d’un voyage de presse, et j’ai pu interviewer les deux. L’entretien avec Ann Druyan a duré 30 minutes et on était plusieurs journalistes autour d’une table, et je lui ai notamment posé la question des femmes scientifiques dans ce remake – parce que c’est une question qui me tient à cœur, comme vous le savez sans doute. Et voici sa réponse…

Voilà et si vous voulez en savoir plus sur les femmes scientifiques, il y a une excellente conférence de Yaël Nazé, qui en a d’ailleurs écrit un bouquin dont je vous avais déjà parlé, que je vous conseille vraiment de voir, c’est édifiant. Edifiant dans le sens où il y a tellement de femmes qui ont marqué l’histoire des sciences de manière incroyable, et personne n’en a jamais entendu parler, c’est dément. Bref. Et je vous mettrai aussi en lien sur le blog un document qui les résume toutes.

Et puis j’ai eu droit à un face à face d’un quart d’heure avec Neil deGrasse Tyson. Et comment c’était trop cool. Du coup, si vous avez envie de connaître les coulisses d’une interview, je vous mets les premières secondes, c’est mon arrivée dans la pièce, et la première question à propos de Twitter. Faites pas gaffe à mon anglais épouvantable. Et là je ne double pas au-dessus parce que ce serait dommage mais je traduirai dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog – écoutez…

Voilà, Neil deGrasse Tyson qui veut absolument que je revienne de Mars, je vous avoue, ça fait toujours bien dans un dîner mondain – dommage que je n’aille jamais en soirée.

(Voir aussi le billet que j’ai consacré à ces deux rencontres.)

Bref, en tout cas, c’était 2 rencontres vraiment passionnantes et marquantes et je remercie de tout cœur Gwendoline Oliviero, qui travaille pour National Geographic, qui m’a permis de vivre tout ça. Et après Londres, elle a également organisé une soirée au Palais de la Découverte pour présenter la série, et j’y suis allée avec ma copine Anne-So qui m’a fait un reportage trop bien…

Voilà ! Maintenant les 13 épisodes de la série ont tous été diffusés, et j’espère que ça vous aura donné envie de les voir – en tout cas moi j’ai trop hâte que ça sorte en DVD parce que comme je n’ai pas l’option télé, je n’ai pas National Geographic et j’ai pas pu les regarder… Sortie DVD en VOST seulement le 3 décembre selon mes informations, mais pour ceux qui ont l’option télé de tous ces FAI, vous avez accès à cette chaîne ; et excellente nouvelle ! les 5 derniers épisodes seront rediffusés cet été du 7 au 11 juillet à 17h, et du 21 au 25 juillet à 17h50. Vous me raconterez.

Du côté des tweets… Restons dans l’esprit de COSMOS qui raconte la vie, les sciences, l’Univers et le reste ; j’aimerais vous présenter mon projet intitulé « Pendant ce temps-là, dans l’Univers »… Le concept est simple : avec mes 30 comptes sur Twitter, je fais parler les astres entre eux. Je fais ça depuis 2 ans, certes, mais là, le plus régulièrement possible, l’Univers lui-même réunit tout le monde pour faire un petit état des lieux. Je me base évidemment sur l’actualité scientifique ou spatiale et je fais une image de chaque épisode que je publie sur mon blog avec les liens des infos citées en dessous. Voilà, c’est beaucoup de boulot mais ça m’amuse beaucoup, je vois ça comme un travail d’auteur et j’espère que ça vous fera marrer…

Et sinon, un tweet plus conventionnel qui nargue Newton ! Moi si je tweete que je vais manger une pomme, c’est carrément moins classe, c’est vraiment pas juste, d’abord.

 

Restons sur les Internets avec les bidules 2.0… Alors ça, ça c’est fabuleux. Pour représenter les distances au sein du système solaire, qui sont tellement énormes qu’on peut difficilement les appréhender, un graphiste a réduit la Lune à la taille d’un pixel et a mis tout le reste à l’échelle – là le soleil, par exemple. Et en fait il faut juste scroller. Juste pour vous montrer, on va faire le chemin de la Terre à Mars.
Voilà on y est.
Ce truc est vraiment génial, et je pense notamment aux enfants. Tout de suite on comprend et c’est super ludique, en plus.

Et ce site-là… C’est un truc de malade. Ça s’appelle First Men On The Moon, et en appuyant sur GO, on revit en temps réel avec les sons et les images d’archives le premier alunissage. À regarder dans le noir et avec un casque, on a l’impressionnant d’y être, c’est planant. J’adore ce truc.

Un peu de culture maintenant… Deux choses très importantes, la première étant bien sûr la parution du livre « En cherchant Majorana », d’Étienne Klein.
Ah ben voilà. Du coup je vais en profiter pour passer un message personnel si ça vous dérange.
Cher Étienne Klein ! Il va falloir faire un choix. Ah si. Alors de deux choses l’une : soit vous arrêtez définitivement d’écrire aussi bien. Soit vous sortez un livre au minimum toutes les semaines. Non parce que ça va bien, là, de me donner un texte aussi passionnant, aussi entraînant, aussi personnel et aussi bien écrit, et puis pouf ! genre ça s’arrête au bout de 160 pages ! Ah mais ça va pas être possible, hein. Donc allez hop !! Au boulot. Je veux le prochain sur mon bureau pour le 1er juillet. Voilà.

Désolée pour cet intermède, il fallait que ce soit dit. Et je sais ce que vous vous dites, que ça ne sert à rien parce qu’il ne m’écoute pas, oui, bon, certes. C’est possible. Mais comme la probabilité pour qu’il m’écoute est faible mais non nulle, il y a quand même une chance, alors je la prends.
Je crois que vous avez saisi le message, ce livre est un excellent livre. Ettore Majorana, c’est un physicien de génie du début du 20ème siècle, un personnage assez mystérieux, surtout depuis qu’il a disparu en 1938 et qu’on n’a jamais su ce qu’il lui était arrivé. Alors à l’heure qu’il est il est à peu près certain qu’il soit mort, mais est-ce qu’il est mort en 38 ? Ou plus tard ? Et comment, où ? Et surtout, pourquoi ?
Étienne Klein a voulu avoir des réponses à ses questions, et ce livre n’est pas le récit de la vie de Majorana, mais celui des chemins qu’Etienne Klein a dû parcourir pour trouver – ou pas – ces réponses. Alors il dit « je », il réfléchit, il raconte Majorana, ce qu’il en sait, où il a vécu, et ce qu’il a ressenti quand il est allé dans les endroits où il a vécu…
Voilà, bon, je m’arrête là, mais je pense que je le relirai de temps en temps parce qu’il est très riche. Mais vous me connaissez, je suis pas très objective quand il s’agit d’Etienne Klein. En tout cas si ça vous tente, c’est aux éditions des Equateurs et Flammarion et il coûte 17 euros.

Et un peu de cinéma bien sûr avec 7 Oscars pour Gravity : réalisateur, photo, montage, mixage, son et effets spéciaux – quasiment que de la technique et c’était amplement mérité.
J’ai été vraiment déçue que Sandra Bullock ne décroche pas celui de la meilleure actrice, parce que la vache, c’était une performance de malade. Il faut savoir qu’elle avait quasiment ni décor, ni accessoires, ni costume, ni partenaire et qu’elle a tourné dans 8m2 cube au bas mot.
Mais bon, tant pis, en tout cas, voici les félicitations super classes des astronautes qui étaient dans l’ISS à ce moment-là…

Et voilà, c’est la fin de ce numéro 36 de « La folle histoire de l’Univers », merci de l’avoir regardé ; je vous rappelle que vous pouvez retrouver cette vidéo sur ma chaîne Youtube, sur mon blog florenceporcel.com avec tous les liens, les vidéos, les images ; et bien sûr sur iTunes où il ne faut surtout pas hésiter à mettre plein d’étoiles et un commentaire – j’adore les commentaires. Pour plus d’infos au quotidien, vous pouvez me suivre sur Twitter et il y a aussi une page fan pour mon blog sur Facebook.
Je tiens à signaler que ma copine Anne-Sophie qui fait mes reportages sort son 1er single le 25 juin ! Et je conseille d’aller le découvrir, c’est top, ce qu’elle fait, vraiment.
Et je vous laisse en image avec la reconstitution de la toute première fois que des êtres humains ont vu un lever de Terre derrière la Lune… À très vite !

[TWITTER] Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 6

avril 27, 2014 dans Culture scientifique, Pendant ce temps-là, dans l'Univers

Pour en savoir plus
Une nouvelle lune est en train de naître dans les anneaux de Saturne.

La photo du Soleil me vient d’un utilisateur de Twitter. Merci !

Le flash de lumière sur cette photo de Curiosity aura fait couler beaucoup d’encre 2.0… Mais la NASA a vite fait de donner une explication rationnelle à ce phénomène pas si rare.

La nuit du 14 au 15 avril, Mars était effectivement au plus proche de la Terre… pendant que la Lune s’éclipsait dans l’ombre de notre planète…

Comme prévu, la sonde LADEE s’est écrasée sur la face cachée de la Lune après six mois de mission.

Et hors du système solaire, la première exolune semble avoir été découverte… ainsi que la première exoplanète de la taille de la Terre située dans la zone d’habitabilité de son étoile ! Elle s’appelle Kepler-186f et se trouve à 500 années-lumière de nous.

Vue d'artiste de Kepler-186f

Si vous avez un compte Twitter, vous pouvez suivre la liste ou les comptes de l’Univers !

LES ÉPISODES PRÉCÉDENTS
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 1
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 2
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 3
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 4
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 5

LA SUITE !
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 7 (à venir)
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 8 (à venir)
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 9 (à venir)
Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 10 (à venir)

[BD] Bulles d’Univers 1

avril 18, 2014 dans Culture scientifique, Vers l'exploration spatiale

Ah, la fameuse photo de Curiosity qui a fait le tour des Internets… Une lueur étrange : il n’en fallait pas plus pour élaborer les hypothèses les plus farfelues ! Mais c’est une explication bien plus terre à terre (Mars à Mars ?) que la NASA a apportée, et je vous en parlais justement dans « La tête au carré » sur France Inter le 9 avril dernier (à partir de 2’51)…

Mais la Lune n’est pas en reste. Elle s’est certes éclipsée il y a quelques jours dans l’ombre de la Terre, mais une actualité peu banale la concerne ces jours-ci : la sonde LADEE arrive à court de carburant et va s’écraser sur le sol lunaire dans les prochains jours (à partir de 5′).

 

MISE À JOUR
Ça y est, elle s’écrasée !

 

Et à l’instar des animaux qui viennent d’être reconnus comme « doués de sensibilité », je suis persuadée que les astres sont des objets cosmiques sensibles (très sensibles, même…) aussi.

Alors avec Aurélie Bordenave, l’illustratrice des fabuleuses « Semaines Dessinées » de La Tête Au Carré, nous avons décidé de les laisser s’exprimer…

Voici le premier strip de « Bulles d’Univers » !

Si vous voulez plus de dessins d’Aurélie, n’hésitez pas à faire un tour sur son site.
Si vous voulez plus de dialogues entre les astres, alors n’hésitez pas à faire un tour par ici !

Ceci est un billet auparavant publié sur le Blog au Carré !

[TWITTER] Pendant ce temps-là, dans l’Univers… 5

avril 6, 2014 dans Culture scientifique, Pendant ce temps-là, dans l'Univers

Pour en savoir plus…

C’est une découverte à laquelle personne ne s’attendait… : un astéroïde avec des anneaux !

C’est un parachutiste norvégien qui a failli se faire couper en deux par une météorite

Voici une synthèse du dernier rapport du GIEC (le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

Mars sera au plus proche de la Terre le 14 avril, ne manquez pas ça !

La dernière proposition en date (!) concernant la naissance de la Lune serait donc 95 millions d’années après la formation du système solaire.

Nouvelle venue dans le système solaire : la planète naine 2012VP113 !

Alexandre Astier a révélé l’affiche et le nom de son prochain spectacle : « L’exoconférence ». Il a mis en lien sur son compte Twitter les différents sites de réservation de la tournée française. Concernant Paris, les réservations seront ouvertes à partir du 20 mai. J’ai hâte de voir ça… :-)

… et nous avons effectivement discuté en Klingon, la langue de Star Trek.

Voici la traduction :
- phrase 1 « Ne sois pas idiot… Oui ! »
- phrase 2 « Une langue ne suffit jamais… »
- phrase 3 « Je parle un peu la langue de Tau Ceti ! »

Oui. Ben on s’amuse comme on peut, hein… :p

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