[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 56

août 9, 2016 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 56ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de visites virtuelles, d’astres découverts ou à découvrir dans le système solaire, d’images martiennes et de robots à la retraite…






LA NUIT DES ÉTOILES 2016

Et je commence par le plus urgent avec les deux évènements de l’été : c’est la Nuit des Etoiles, bien sûr, qui se tient du 5 au 7 août avec des manifestations gratuites et ouvertes à tous partout en France. Je suis un peu à la bourre, mais j’ai fait une vidéo spéciale fin juillet pour annoncer tout ça, donc j’espère que vous n’êtes pas prévenus trop tard si ça vous intéresse…





À l’occasion de cette vidéo où je vous explique comment repérer le nord grâce à la Grande Ourse, Mickaël Launay de la chaîne Micmaths m’a d’ailleurs appris qu’on pouvait faire cuire 10^55 kilos de pommes de terre dans une casserole de la taille de la Grande Ourse… Ce qui doit faire une belle purée tout de même. Il arrive à cette estimation après avoir calculé le volume du tétraèdre formé par les 4 étoiles délimitant le récipient de la casserole… Merci Mickaël ! J’adore ce genre d’info ! Et si vous ne connaissez pas sa chaîne, courez-y, c’est sans doute la meilleure du Youtube français.


LE


FESTIVAL D’ASTRONOMIE DE FLEURANCE

Deuxième événement de l’été, c’est le 26ème festival d’astronomie de Fleurance, à Fleurance, donc, qui se tiendra de 6 au 12 août avec des milliards de trucs à voir, à faire, à écouter. Pas encore possible pour moi d’y assister cette année malheureusement, mais j’espère que vous en profiterez bien si vous allez y faire un tour… Et bien sûr, on pensera très fort à André Brahic tout au long de l’été. Cet astrophysicien qui a découvert les arcs de Neptune et qui a milité toute sa vie pour la diffusion de la culture scientifique auprès du grand public nous a quittés le 15 mai dernier. La Nuit des Etoiles lui est dédiée et un hommage lui sera rendu à Fleurance.



LA MISSION ROSETTA EN DESSIN ANIMÉ

En parlant de culture scientifique à destination du grand public, je vous conseille d’aller regarder le dessin animé de l’ESA sur la mission Rosetta. C’est très mignon, c’est très bien expliqué, ça s’adresse aux adultes comme aux enfants, et ça permet d’avoir un résumé des pérégrinations et des découvertes scientifiques de la sonde Rosetta et de l’atterrisseur Philae à propos de la comète Chury. C’est vraiment trop trop choupi et super bien fait !!





D’ailleurs, le 27 juillet, Rosetta a définitivement arrêté d’écouter Philae… La Berceuse que je lui avais composée prend donc maintenant tout son sens… Adieu Philae…





Et on va bientôt dire adieu à Rosetta aussi puisqu’elle ira rejoindre le sol de la comète le 30 septembre prochain… Ce sera la fin d’une très très grande mission, et je suis ravie d’avoir pu la vivre au jour le jour. Merci l’Europe d’avoir pu permettre tout ça !!


L’ÂGE DE GLACE – LES LOIS DE L’UNIVERS
Et côté culture toujours, au cinéma en ce moment il y a L’âge de glace, les lois de l’Univers – et les aventures de Scrat dans l’espace sont super bien fichues !! Ils ont vraiment bien rendu l’impesanteur, ou au contraire la pesanteur trop forte, les problématiques liés aux combinaisons spatiales, aux vaisseaux spatiaux et tout… C’est vachement bien fait et ça m’a fait pleurer de rire. Et en bonus dans le film, on retrouve un astrophysicien superstar – je vous dis pas qui – j’étais comme une ouf, dans la salle.


INDEPENDENCE DAY 2
Et puis aussi au cinéma il y a ENFIN Independence Day 2 que j’ai trop kiffé. C’était une très bonne suite, c’est super agréable de retrouver les mêmes personnages 20 ans après, y a des bonnes idées, les décors sont magiques, et puis y a des aliens, un savant fou hyper attachant, des répliques qui m’ont fait hurler de rire, une base lunaire, un vaisseau géant, des personnages qui ne sont pas QUE des hommes blancs hétérosexuels, et y a tout qui pète dans tous les sens, alors que voulez-vous, je suis comblée. Voilà.


UNE NOUVELLE PLANÈTE NAINE
Du côté des choses un peu plus sérieuses, figurez-vous que Pluton et ses copines accueillent une nouvelle venue dans la famille des planètes naines puisqu’une équipe franco-canadienne a découvert un nouvel objet transneptunien de 700 kilomètres de diamètre que l’on appelle RR245 en attendant de lui trouver un nom correct. On peut être fier parce que la caméra qui a réussi à la détecter à plusieurs milliards de kilomètres d’ici a été conçue et réalisée au CEA de Saclay.


DES NOUVELLES DE LA NEUVIÈME PLANÈTE
En parlant d’astre lointain dans le système solaire, on a quelques nouvelles de la potentielle neuvième planète… Je rappelle qu’il y a quelques mois, Mike Brown, l’astronome américain qui a découvert Eris et qui a donc amené à déclasser Pluton, a annoncé avec grand bruit avoir découvert, avec son collègue Konstantin Batygin, une neuvième planète qui se trouverait très très loin dans le système solaire. Quelques semaines plus tard, l’étude d’une équipe française arrivait à la même conclusion, même s’ils n’étaient pas d’accord sur l’endroit où elle pourrait se trouver. Et là, on aurait un nouvel indice en faveur de cette hypothèse : cette neuvième planète pourrait résoudre un vieux mystère, que Kuiper a soulevé au 20ème siècle.


Pour ça, il faut revenir 4,5 milliards d’années en arrière, lors de la formation du système solaire. Notre étoile est née de l’effondrement sur lui-même, dû à la gravitation, d’un nuage de gaz et de poussière quasi-sphérique en rotation. Une fois le Soleil allumé, le reste du gaz et des poussières s’est mis à tourner autour de lui et à s’aplatir grâce à la force centrifuge. Donc le nuage est passé d’une quasi-sphère à un disque. Evidemment, ce disque se trouve sur le même plan que l’équateur du Soleil, ce qui est assez intuitif. Et puis les gaz et les poussières de ce disque ont formé les planètes. On s’attendrait donc à ce que les planètes orbitent sur le même plan que l’équateur du Soleil… mais en fait non ! Leurs plans orbitaux font un angle de 6° par rapport à l’équateur solaire ! Et 6°, ce n’est pas rien… Voilà ce qu’avait découvert Kuiper et que personne n’explique jusqu’à présent. Qu’est-ce qui a pu décaler de 6° leurs plans orbitaux ? Pourquoi ces fichues planètes sont toutes de traviole ?


Alors moi je propose deux hypothèses. La première, c’est qu’elles se sont mis une murge astronomique pour fêter la fin du Grand Bombardement Tardif et qu’elles n’ont pas encore dessoûlé. Peut-être qu’elles avaient 25° d’alcool dans l’orbite et qu’elles n’en ont plus que 6, hein, c’est possible. Et la deuxième hypothèse, c’est qu’avant le Grand Bombardement Tardif, là, Saturne s’était rapprochée de Jupiter, et donc du Soleil, et que Jupiter qui a toujours voulu avoir une relation privilégiée avec le Soleil a vu ça d’un mauvais œil, elle s’est énervée, et elle a envoyé valser Saturne un peu plus loin, avec Uranus et Neptune dans le lot qui n’avaient rien demandé.





Et alors là, le Soleil, bah ça l’a gonflé, mais comme il ne pouvait pas vraiment gonfler parce que c’était pas l’heure de devenir une géante rouge, eh ben il s’est dit « ouh la la, je sens que ces planètes vont me faire chier… » et il s’est mis à les regarder de travers. Eh hop ! Ce ne sont pas les planètes qui ont bougé, c’est le Soleil ! Il s’est renversé de 6° pour les regarder de travers, mais pas trop pour qu’elles se rendent compte de rien et qu’elles arrêtent leurs conneries, et pouf, on a une anomalie. Ah non mais moi je l’ai toujours dit, hein, c’est très simple. Il aurait dû me demander, Kuiper. On serait pas à se poser la question encore aujourd’hui.


Alors bon, ok, du coup là, y a l’équipe de Mike Brown et l’équipe d’Alessandro Morbidelli, qui est l’un des pères du modèle de Nice, qui proposent que l’hypothétique Neuvième Planète qui a une orbite inclinée par rapport au plan principal soit à l’origine de la perturbation gravitationnelle qui expliquerait l’inclinaison de 6° de nos huit planètes. Bon. D’accord. Ce serait donc un argument de plus en faveur de son existence. Mais franchement, c’est moins rigolo. Parce que ça voudrait dire qu’on a sans doute un élément perturbateur qui a dévié toutes les planètes du plan équatorial du Soleil. Et ça, le Soleil, je vous le dis, ça va finir par l’énerver…



LE VOL D’ESSAI DU NEW SHEPARD

Bon enfin ! En attendant le jour où on pourra observer cette neuvième planète pour confirmer son existence, voici une petite sélection de dates… Le 19 juin, c’était le vol d’essai du New Shepard de Bleu Origin, la société de Jeff Bezos, qui est le fondateur d’Amazon, et non seulement tout s’est déroulé à la perfection puisque le lanceur a atteint l’espace avec de revenir à la verticale et que la capsule a été récupérée, mais en plus c’était de toute beauté. Je peux vous dire qu’avoir regardé ça en direct, c’était un truc de malade, mais le revoir en replay, on ne s’en lasse pas !!






JUNO EN ORBITE AUTOUR DE JUPITER

Deux semaines plus tard, le 4 juillet, la sonde américaine Juno réussissait sa mise en orbite autour de Jupiter – elle n’a pas beaucoup envoyé de photos pour le moment, celle-ci est la plus emblématique avec et il faudra patienter encore un peu pour des images en HD – et sa mission sera entre autre de sonder l’atmosphère de Jupiter.






YUTU À LA RETRAITE

Et tout comme on a définitivement perdu Philae le 27 juillet, la Chine a annoncé la mort le 4 août de Yutu, son rover lunaire qu’on appelle également le Lapin de Jade, après 31 mois de présence sur la Lune. Il n’a pas toujours été en bonne santé puisqu’il avait déjà été annoncé mort en février 2014 avant de redonner signe de vie, sans pouvoir bouger cependant, mais en octobre 2015, il est devenu le rover ayant travaillé le plus longuement sur la Lune, battant le record du Lunokhod 1 soviétique en 1971.






LES TWEETS

Les tweets, maintenant ! D’abord celui d’Edgar Morin que j’ai trouvé très poétique ! « L’amour nous transforme à la fois en satellite et en Soleil. » Bon par contre je l’ai pas compris. Je trouve ça beau mais j’ai rien capté. Mais c’est joli !



 

 

Et le deuxième tweet, c’est celui de Sarcastic Rover, la version cynique de Curiosity que je vous conseille de suivre parce qu’elle est toujours super drôle et super pertinente, et là en l’occurrence elle est plus pertinente que drôle parce que voici ce qu’elle dit : « La peur ne pose pas des robots trop cool sur Mars. La peur n’encourage pas les jeunes filles à étudier les sciences. La peur ne vous rend pas fort. Mais l’espoir peut faire tout ça. » Voilà. Rien d’autre à ajouter.


 


CARTES POSTALES MARTIENNES

Puisqu’on parle de Curiosity il faut absolument qu’on fasse un tour du côté de Mars, hein, y a eu trop de cailloux fascinants, ces dernières temps, et Curiosity fête ses 4 années terrestres sur la planète rouge le 6 août. Avant ça, cette image toute pourrie, là, elle est quand même émouvante parce que c’est la première photo d’ExoMars, la mission européenne qui arrivera à destination le 19 octobre…





Et en attendant son arrivée, donc, Curiosity nous offre des tas de photos incroyables de cailloux hallucinants – le premier, ce n’est pas tant la pierre elle-même que son ombre. Regardez comme c’est découpé… C’est dingue, hein, après des milliards d’années, l’érosion aurait complètement poli le truc, mais comme les vents sont très très faibles sur Mars, les cailloux ont encore des reliefs hyper détaillés, hyper fins… Ou alors il y a une autre explication, hein, je suis pas experte en géologie martienne, j’avoue.





Le deuxième, c’est un détail sur une autre pierre, très très étonnant ! Alors ce truc me fascine. Je n’ai absolument aucune idée de ce que ça peut être. Mais ces lignes parallèles, là… C’est génial. C’est fascinant.





La troisième image, c’est marrant parce qu’on dirait que les pierres sont bouffées par des mites ! Vous imaginez ? Des mites qui se nourriraient de cailloux ? Ce serait rigolo. Ah !!! Mais voilà !! C’est peut-être elles qui mangent les roues de Curiosity, aussi !! Mais tout s’explique !





Trêve de plaisanterie – dernière image… Rien de particulier à première vue… Mais observez bien… Regardez… Oui, là-bas, en haut à droite de l’image… C’est trop choupi. Mars est une artiste. Elle sculpte des œuvres d’art dans ses roches…





Mars, I love you.


LES LIENS

Mars I love you, Mars I WANT YOU et dans les bidules 2.0 de cet épisode je vais vous donner toute une série de liens tous plus fous les uns que les autres, et le premier c’est l’endroit où vous pouvez trouver tous ces sublimes posters de la NASA sur Mars, justement, ils sont téléchargeables gratuitement en version HD.



Il y a aussi ceux-là, hein, tout aussi sublimes, téléchargeables gratuitement. D’ailleurs je crois que c’est Antoine qui m’en avait offert quelques-uns ! Antoine, tellement merci, tu n’as pas idée d’à quel point j’ai hâte d’avoir enfin un vrai appart pour pouvoir les encadrer et les admirer tous les jours – mais avec un peu de chance ça devrait arriver dans quelques mois, je ne manquerai pas de t’envoyer une photo…


Autre lien, autres images d’un autre monde, mais ce sont des photos, cette fois-ci – la NASA a mis à disposition toutes les photos prises lors des missions Apollo… Attention, c’est très addictif, et vous pourriez avec des palpitations ou la larme à l’œil tellement c’est beau, vertigineux et émouvant.


Pour ceux qui sont équipés d’un casque de réalité virtuelle, vous pouvez visiter la navette Discovery ! Et ça fonctionne tout aussi depuis un simple ordinateur. C’est génial, ce truc.


Dans le même style, et pour revenir à Apollo, on peut visiter le module de commande et se rendre compte de ce qu’ont dû endurer les astronautes de ces multiples missions… Les sardines lunaires, on aurait pu les surnommer.


Et toujours du côté Apollo, sachez que la NASA a rendu public le code source d’Apollo 11, celui qui a permis à Neil Armstrong et Buzz Aldrin de devenir les premiers humains sur la Lune, et qui a été codé par Margaret Hamilton. Bien entendu, je vous mets tous les liens dans la description sous la vidéo, et sur mon blog florenceporcel.com dans le billet dédié à cet épisode !


BIENTÔT DES LEGO POUR 5 FEMMES DE LA NASA ?

En parlant de Margaret Hamilton… qui est donc une femme, hein – oui, c’est une femme qui a écrit à la main et sans aucune erreur le code informatique qui a permis les premiers pas lunaire, j’ai choisi pour la rubrique personnalité de cet épisode de vous parler de cette proposition faite à Lego de représenter justement 5 femmes notables de la NASA : il y a donc Margaret Hamilton, qui a juste inventé le logiciel tel qu’on le connaît aujourd’hui, mais aussi Katherine Johnson, qui a calculé les trajectoires des missions Mercury et Apollo – à la main et sans erreur ! – sinon on aurait perdu quelques astronautes ; Sally Ride, la première Américaine dans l’espace ; Mae Jemison, la première afro-Américaine dans l’espace ; et enfin Nancy Grace Roman, surnommée la « mère de Hubble ». La proposition a récolté les 10 000 signatures nécessaires, dont la mienne, en deux semaines seulement, et Lego va étudier la proposition pour voir s’ils produisent ce projet ou pas. Affaire à suivre, mais ce serait quand même pas mal…


Et si je termine sur ces Lego de femmes de la NASA, c’est parce que ça me fait une transition toute trouvée pour vous parler de mon livre, qui va sortir dans un peu plus de 2 mois, parce qu’il y aura justement un chapitre dédié à Katherine Johnson et Margaret Hamilton qui méritent leur place dans l’Histoire – bien qu’elles soient toujours vivantes.



J’ai donc l’immense plaisir de vous montrer la couverture de mon livre, qui s’appelle donc « L’espace sans gravité » – vous me connaissez, maintenant, hein, vous savez qu’on n’est jamais à l’abri d’une vanne pourrie – et j’y raconte 31 anecdotes insolites, accidents navrants et personnalités hautes en couleur dans les domaines du spatial, de l’exploration et des sciences de l’Univers…




Il sortira le 19 octobre, soit le même jour que la mise en orbite d’ExoMars et la descente de Schiaparelli sur le sol martien, donc je peux vous prédire que ce 19 octobre, je vais beaucoup beaucoup pleurer de bonheur, d’excitation et de soulagement. Parce que j’ai trop hâte !! Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de 6 mois de boulot à raison de 100 heures de travail par semaine, ce livre. C’est vraiment ce que j’ai fait. Vous comprenez pourquoi j’ai pas pu faire beaucoup de vidéos, depuis janvier ?…



Bref, j’ai trop hâte que vous puissiez l’avoir, je suis hyper angoissée aussi parce que j’y ai mis toute mon énergie, tout mon cœur et toutes mes tripes et qu’évidemment c’est toujours un peu flippant d’attendre le retour des lecteurs… J’espère qu’il vous plaira mais en tout cas, sachez que j’ai fait de mon mieux ! Et pour les plus impatients, sachez qu’il est déjà en pré-vente à la Fnac, qu’il sera édité chez Marabout et qu’il coûtera 12,90 euros…


En fait cette année j’ai mené 3 gros projets de front : le livre, donc, Spatialiste sur la chaîne String Theory à laquelle je vous conseille de vous abonner, et également une bande-dessinée ! Alors là par contre il va falloir être encore plus patient parce qu’elle sortira en mars 2017 chez Delcourt… C’est Erwann Surcouf au dessin, ça y est le scénario est terminé, et je suis surexcitée parce que j’ai hâte de voir le résultat… Bref, ça va être trop chouette et j’espère que ça vous plaira aussi !!


Du coup je suis censée me reposer un peu au mois d’août, mais je n’y arrive pas donc vous avez droit à cet épisode 56, et pour rattraper mon retard, je compte tourner pas mal de vidéos – il y aura notamment deux belles magnifiques Perles du PAF, entre autres choses… Et comme je ne ferai pas d’épisode 57 avant début septembre, sachez que je serai au festival Frames à Avignon les 3 et 4 septembre en compagnie de plein de mes camarades vidéastes…


Merci à tous d’être aussi nombreux à m’écouter, à me soutenir sur Tipeee, à me laisser des commentaires sur Youtube ou sur iTunes – je les lis tous et vraiment je suis comblée parce que vous êtes top. Ce mois-ci je fais ma coupure annuelle de réseaux sociaux mais n’hésitez pas à me suivre sur Twitter et à liker ma page Facebook sur laquelle je poste une actu liée au spatial et aux sciences tous les jours – ça reprendra à la rentrée – et faites tourner cette vidéo pour diffuser la culture scientifique tout autour de vous et n’hésitez pas non plus à vous abonner à la chaîne Youtube, ce qui m’aiderait beaucoup.


Je vous souhaite un beau mois d’août, on se retrouve à la rentrée, et en attendant prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire !

[PERSO] Le succès, YouTube, le sexisme et moi

mars 30, 2016 dans Personnel, Société

Hier matin, j’ai tweeté, à la fois blasée et fatiguée, la capture d’écran d’un commentaire sexiste. J’avais juste envie de râler, de témoigner de ce qu’une femme qui s’expose sur Internet peut recevoir, encore, en 2016.

J’ai enchainé sur quelques tweets expliquant que ces commentaires sexistes incessants m’empoisonnent, me touchent, m’angoissent, et j’ai fait référence à un débat qui a eu lieu il n’y a pas longtemps sur la question du sexisme dans le succès modéré des youtubeuses scientifiques en France (par rapport à leurs homologues masculins).

 

 

Malgré moi, j’ai rouvert ce débat. Comme j’ai à nouveau besoin des services de la SNCF et que DONC mon TGV est annulé, mais remplacé, mais on sait pas quand, j’en profite pour exposer mon point de vue et mon histoire en plus de 140 caractères.  

Du CV-court-métrage à « La folle histoire de l’Univers »

Ma première vidéo date de novembre 2009. Dire si je suis une ancienne sur les Internets, même si ça n’avait rien à voir avec les sciences (pour les plus observateurs d’entre vous, vous noterez quand même qu’Étienne Klein était déjà là…)

 

 

C’était un CV-court-métrage et le succès qu’il a remporté, à la fois en ligne et dans les médias, m’avait déjà confronté aux commentaires sexistes, de la simple « blague » vaseuse aux menaces de viol et de mort.

 

Deux ans plus tard, ce CV-vidéo m’a permis d’être embauchée par StoryCircus où ma formation de comédienne, mes compétences d’auteure et mon aisance sur les réseaux sociaux ont fait de moi la personne idéale pour intégrer l’équipe d’une émission dingue : Le Grand Webze.

 

Le projet était trop ambitieux, l’émission n’a pas survécu à son quatrième numéro. Coup dur. Il fallait que je pense à autre chose.

 

J’ai alors fait mon « coming-out » scientifique sur mon blog en partageant un projet un peu fou que je venais de créer : l’Univers en 30 comptes sur Twitter. J’étais passionnée de sciences, je ne l’avais jamais dit, et je trouvais l’outil Twitter intéressant à plus d’un titre. Je n’ai pas seulement créé tous ces comptes, j’ai aussi créé à chacun une fiche personnage avec des traits de caractère, des qualités, des défauts. À chaque fois que je prends les rênes d’un compte, c’est un personnage que j’interprète : un mélange de comédie virtuelle et de travail d’auteur.

 

L’accueil reçu a dépassé mes espérances. J’ai voulu aller plus loin, proposer autre chose, toujours lié au spatial et aux sciences de l’Univers – d’autant plus que ce que j’aurais voulu voir dans les médias n’existait nulle part. J’ai développé des concepts de vidéos de vulgarisation de tous types : des programmes courts, du moyen format, des projets plus longs.

 

Au sein de la même prod, j’avais enchaîné sur le Vinvinteur et je voulais profiter d’avoir un pied à France 5 pour essayer de vendre au moins un des concepts. J’ai monté des dossiers, aiguisé mes arguments, été aidée, entourée et soutenue par des producteurs. Il y a eu plusieurs années de démarchage – en vain.

 

Je savais que ça serait long et j’avais quand même envie de proposer des contenus – en attendant. Il était hors de question que je mette en place un ersatz des concepts que j’essayais de vendre, il fallait donc que j’en trouve un autre.

 

C’est comme ça qu’est née « La folle histoire de l’Univers« . Le programme se présente sous la forme d’une vidéo, constituée d’une voix-off sur des images d’illustrations, divisé en 8 rubriques (toujours les mêmes) dans lesquelles se distribuent l’actualité du spatial et des sciences de l’Univers et des sujets non-datés. Les rubriques « personnalité » et « date » servent souvent à présenter un personnage historique, une théorie dont c’est l’anniversaire, l’histoire d’une découverte, etc.

 

Donc, Bruce, quand tu dis ce genre de chose, non seulement sur Twitter mais dans toutes tes interviews dans les médias, oui, ça m’énerve.

 

 

J’explique la relativité restreinte, l’histoire de Pluton, la vie et la mort des étoiles, ou l’intrication quantique sur Youtube depuis 2012. Donc depuis 4 ans. Et voir son travail balayé d’un revers de la main, ce n’est pas très agréable.

 

Un ami, Vincent Touati, m’a conseillé de mettre mon programme également sur iTunes. Je n’aurais jamais pu le faire sans son aide technique, j’en profite pour le remercier une fois encore. Il s’est vite avéré que les téléchargements iTunes étaient 100 fois, voire 1000 fois, plus importants que les vues sur Youtube – d’où le fait que j’en parle comme d’un podcast.

 

 

Encore faux : j’ai voulu continuer à le mettre en ligne sur Youtube – d’où la limite à 15 minutes maximum par vidéo : lors de la première saison, mon compte ne me permettait pas de mettre en ligne des contenus plus longs. J’aurais pu m’éviter cette limite en me retirant de Youtube, mais je ne voulais pas.

Le format de « La folle histoire de l’Univers » m’était dicté par deux contraintes. La première était technique et financière : je n’avais pas les moyens de m’acheter caméra, son, lumière, logiciel de montage, etc – je ne pouvais donc pas me filmer, d’où la voix-off.

La deuxième était personnelle et sociétale : je n’étais pas prête à devoir faire face, à nouveau, à la logorrhée sexiste des commentaires qui m’avait déjà bien retournée à l’époque du CV-vidéo. D’où la voix-off.

Le harcèlement extrêmement violent dont j’ai été victime lors de l’épisode du Vinvinteur sur le sexisme dans les jeux vidéo m’a convaincu que la voix-off sur « La folle histoire de l’Univers », C’ÉTAIT UNE BONNE IDÉE.

Ma chaîne Youtube comme un laboratoire

J’ai donc échoué à vendre des concepts de vulgarisation scientifique à des chaînes de télévision. Mais le besoin d’aller plus loin que « La folle histoire de l’Univers » était de plus en plus présent, et l’envie de me mettre en scène, de jouer une comédie moins virtuelle que sur Twitter était de plus en plus forte.

Mais j’avais toujours aussi peu de moyens financiers et j’étais bien traumatisée par les différentes sortes de harcèlement dont j’ai été victime (s’il n’y avait eu que celui du Vinvinteur, ç’aurait été trop facile…) Il fallait également que je réécrive les concepts que j’avais essayé de vendre de manière à pouvoir les produire toute seule.

J’ai donc mis du temps. C’est la raison pour laquelle j’ai commencé à faire des vidéos « classiques » tardivement. C’était en décembre 2014 et j’ai commencé avec les « Perles du PAF » – concept que je n’avais pas proposé aux chaînes de télévision, bizarrement, mais qui était une sorte de pied à l’étrier, et de manière pour moi de régler ma déception de n’avoir pas pu pouvoir faire quelque chose dans ce média-là.

Bien sûr, les commentaires sexistes ont été là tout de suite – j’en ai d’ailleurs toujours eu sur « La folle histoire de l’Univers », mais c’était anecdotique puisque (c’est comme ça que je l’explique) je n’exposais pas mon image. Mais contrairement à ce que j’avais pu subir, c’était supportable. J’ai donc continué.

J’ai continué, en testant à la fois des formes d’écriture, des techniques de montage, des rythmes, des décors, des personnages. Je vois ma chaîne Youtube comme un laboratoire où je teste des trucs – comme une gigantesque expérience. Je garde, j’affine, j’abandonne, je modifie, je tiens compte des retours, ou pas ; bref… Je ne m’interdis rien. Je fais surtout des choses qui me tiennent à cœur – même si c’est pas toujours au point techniquement parce que je ne suis pas réal, ni chef op, ni ingé son, ni monteuse, ni graphiste, ni… etc.

Mon auto-critique

Je connais mes limites. J’ai conscience des nombreux défauts de ma chaîne Youtube.

Je n’ai pas d’identité visuelle bien définie par exemple : pas vraiment de logo, pas de générique qui soit partout le même, pas de cartons tout faits.

Je fais des listes pour les différents concepts que je teste mais je multiplie les listes et pas les vidéos à l’intérieur de ces listes – ce qui peut donner l’impression que je m’éparpille, que je n’ai pas deux ou trois concepts forts à retrouver à intervalles réguliers.

Il y a des vidéos où j’ai besoin d’autres personnages que moi-même pour faire avancer le schmilblick – et d’autres non.

Il y a « La folle histoire de l’Univers » qui est un exercice qui se rapproche plus du journalisme, avec des reportages, des interviews ; et les autres vidéos qui s’approchent plus de ce qu’on attend d’un youtubeur. Ça peut déstabiliser un internaute qui ne saurait pas trop à quoi s’attendre de cette chaîne multifonction. J’aurais sans doute dû dédier une chaîne au podcast, et en ouvrir une deuxième pour les vidéos.

Au-delà du fond, il y a aussi la forme : je suis seule, de A à Z, pour écrire, tourner, monter, promouvoir. Je viens de la télé, je sais ce que c’est que de produire du contenu audiovisuel – et croyez bien que ça implique des dizaines de corps de métier différents. Je suis seule, avec des moyens financiers limités et des compétences techniques au ras des pâquerettes parce que j’apprends sur le tas – et toute seule, encore une fois.

Alors non, ma chaîne ne peut pas avoir le succès d’un DirtyBiology qui a des moyens techniques et de post-prod que je n’ai pas. Ni celui d’un e-penser dont l’identité visuelle est irréprochable et qui a des formats bien définis. Ni celui d’un Axolot qui a un talent de conteur incroyable, qui n’est pas tout seul et qui a accès à des endroits dingues. Ni… Et je pourrais continuer longtemps comme ça.

Le sexisme et les youtubeuses scientifiques

Bruce m’accuse de me plaindre que ma chaîne ne décolle pas parce que je suis une femme.

C’EST FAUX, je n’ai jamais dit ça – pas plus aujourd’hui que les autres jours : je parle des youtubeuses scientifiques en général, pas de mon cas personnel.

 

Mais c’est sûr que quand on me demande d’argumenter, je parle du cas que je connais le mieux : le mien. Ça peut donner l’impression que je prends mon cas pour une généralité, mais vraiment pas, non. Seulement, en 140 caractères, c’est pas simple d’expliquer ça. D’où le contresens de Bruce – que je ne blâme pas pour ça.

Je connais les raisons qui font que ma chaîne ne « décolle » pas malgré mon ancienneté, le sérieux avec lequel je travaille, le temps que j’y passe et la passion que j’y mets. J’en ai décrit quelques-unes ci-dessus, je ne vais pas y revenir.

NÉANMOINS.
Néanmoins le sexisme de notre société ne doit pas être minimisé dans le fait que – comme c’est étrange – aucun des poids lourds de la vulgarisation scientifique sur le Youtube français n’est une femme.

Bien entendu que le fait d’être une femme, en sciences, sur Youtube, en France, joue en notre défaveur !

Ce n’est évidemment pas la seule raison de nos succès mitigés. Mais c’en est une, qu’il ne faut pas minimiser (oui, j’insiste).
Et je ne l’ai pas inventé : les débats que nous avons eus, avec statistiques, témoignages, et captures d’écran de commentaires des youtubeuses parlent d’eux-mêmes.

Il y a un problème de sexisme. C’est évident.
Il faudrait une étude sociologique sur ce sujet. Il est bien plus complexe, bien plus insidieux que : « On prend pas au sérieux/on n’est pas habitué aux filles qui parlent de sciences ».
C’est la société, c’est l’éducation, ce sont les stéréotypes qu’on a tous – moi la première – intégrés et contre lesquels il est difficile de lutter tellement ils sont ancrés en nous, c’est un millier de facteurs qui font que le sexisme est un élément qui nous freine.

Et quand on partage nos expériences et nos commentaires, ce serait pas mal que les hommes évitent de reprendre tout ça à leur compte en se faisant passer pour les victimes qu’ils ne sont pas.

NON. Personne, Bruce, personne, JAMAIS, ne te demande de t’excuser d’être un homme. Non, jamais. Nulle part.
Nous par contre, en tant que femme, c’est tous les jours. Sur Youtube ou dans la vraie vie. Au bureau ou dans la rue.

Bien entendu que ton succès tient en partie au fait que tu es un homme !

Je suis certaine que tu n’as pas la naïveté de réellement croire le contraire. Ton succès tient en partie au fait que tu es un homme, tout comme avoir un meilleur salaire tient en partie au fait d’être un homme, tout comme avoir un poste à responsabilité tient en partie au fait d’être un homme, tout comme ne pas être victime de harcèlement de rue tient en partie au fait d’être un homme, tout comme être pris au sérieux dans un magasin de bricolage tient en partie au fait d’être un homme, tout comme être chirurgien plutôt qu’infirmière tient en partie au fait d’être un homme, etc, etc.

Mais quand on se plaint des violences sexistes, quand on dit qu’être une femme joue en notre défaveur, nous ne disons pas : « Excusez-vous d’être des hommes. »
NON.
Nous disons seulement : « Nous voudrions que ces violences sexistes et que cette discrimination cessent. » C’est très différent.
On n’attaque personne – encore moins nos camarades. On essaye juste de se défendre contre les abrutis qui sont trop nombreux.

Je persiste et signe : oui, le fait que les femmes aient moins de succès sur Youtube, en sciences, en France, EST lié à un problème de sexisme.
Pour répondre à Bruce qui pense que non, je n’ai rien d’autre à lui montrer qu’une comparaison du nombre d’abonnées des femmes et de ceux des hommes, ou que les commentaires sexistes qu’on se prend dans la gueule à longueur de journée et qui prouvent qu’on ne peut pas d’exposer quand on est une femme sans qu’on nous regarde comme un bout de viande – ce que nous racontons est donc souvent secondaire.

Je me suis rendue compte, moi-même, que quand je regarde une femme sur un écran, je regarde comment elle est présentée d’abord – alors que quand je regarde un homme, je commence par l’écouter, et ensuite je le regarde. C’est insidieux. C’est difficile à expliquer. C’est inconscient la plupart du temps. Mais c’est un fait.
Il n’y a pas d’étude qualitative, quantitative, sociologique sur le sujet. (En tout cas, pas à ma connaissance.)

Mais ça ne veut pas dire que ça n’existe pas, et Bruce (et ceux qui pensent comme lui, hein ! je prends juste Bruce comme exemple parce qu’il s’est exprimé sur la question hier, rien de personnel évidemment) peut bien penser le contraire, il n’a pas d’argument non plus. Dire qu’il y a du sexisme partout, pas seulement sur Youtube, ce n’est pas un argument.
Nous ramons dans ce domaine particulier, en partie parce que nous sommes des femmes. Et cette partie (qui ne fait pas tout ! on est d’accord) ne doit pas être minimisée. Ce serait pas mal de se sentir un peu soutenues – en tout cas pas enfoncées.

Que la culture scientifique gagne !

Je suis ravie du succès de Mickaël, Léo, Germain, David, Baptiste, Bruce, Sébastien. Ravie, revigorée, ragaillardie, parce que moi qui ai essayé d’amener les sciences à la télé (à ma toute, toute, toute petite échelle, hein), leur succès est la preuve que j’avais raison : il y a un public pour ça. J’étais juste un peu en avance et ces chaînes n’existaient pas à l’époque où j’ai constitué mes dossiers. Je manquais de chiffres d’audience pour convaincre. Mais peu importe, c’est de l’histoire ancienne.
Ce qui compte, c’est que la culture scientifique touche le plus grand nombre. Des centaines de milliers de personnes et des millions de vues, c’est bien plus que ce que la télévision aurait pu faire. Et c’est cool, putain.

Alors peu importe mon cas personnel. Evidemment que j’aimerais avoir plus d’abonnés. J’aimerais surtout, en fait, que la culture scientifique sur le web ne se prive pas des youtubeuses, pour élargir encore plus le public touché. Et pour atteindre un public féminin, sous-représenté aussi.

Je n’ouvre pas les commentaires pour ce billet parce que je n’ai pas le courage de modérer les horreurs sexistes qui vont immanquablement tomber. Désolée pour le débat, pour les échanges, pour les avis argumentés. Mais je suis trop fragile par rapport à toute cette violence en ce moment pour m’infliger ça.

Je voudrais remercier toutes les personnes qui me soutiennent sur Tipeee et qui me permettent de continuer à expérimenter. Comme je ne gagne pas du tout ma vie avec les vidéos et que ça prend un temps fou (ma vidéo sur les ondes gravitationnelles, juste pour donner un exemple, c’est 35 heures d’écriture), vous me permettez de dégager des journées pour continuer à en faire quand même. Je ne pourrais plus, sans vous.

Je remercie toutes les personnes qui écrivent des commentaires constructifs et qui m’envoient leurs encouragements. C’est ça qui me fait tenir quand j’en peux plus des abrutis.

Sachez enfin que je n’ai pas le nez sur mes compteurs. Ma chaîne est très importante pour moi pour ce qu’elle m’apporte en terme de partages, d’échanges, de créativité, de connaissances, de rencontres. J’y mets tout mon cœur, et ça n’a pas changé d’un iota entre 45 et 16 000 abonnés. Ce serait pareil à 3 millions.

Mais quand je mets mes tripes, six mois de mon temps et une énergie infinie à constituer un contenu comme « La folle histoire de l’Exoconférence« , pour la seule raison que je ne veux pas garder pour moi la chance inouïe de pouvoir côtoyer les personnes incroyables qui y participent, et qu’on me dit que j’ai forcément couché avec chacun des intervenants pour pouvoir parvenir à ce résultat, je sais que je devrais supprimer et oublier. Mais c’est humiliant. C’est profondément humiliant et c’est compliqué de vous parler de ce commentaire-là encore aujourd’hui, plusieurs mois après l’avoir reçu. Je le fais pour témoigner, pour dire que ces commentaires, même si on a l’habitude, même si on les subit au quotidien partout, ne sont jamais anodins et nous marquent. Et peuvent nous empêcher d’avancer, de continuer.

Je voudrais également arrêter de lire, en vrac :
- je te défoncerais bien ta chatte de Schrödinger
- tu t’épiles comment ?
- c’est étonnant qu’une femme s’intéresse à Etienne Klein
- on peut bien t’agresser sexuellement puisque tu voles nos emplois
- va te faire engrosser sur Mars sale chienne
- je te verrais bien à la fistinière
- tu suces ?
- t’es moche
- t’es bonne
Et je m’arrête là.

C’est un peu décousu, tout ça… Bref.

Voici des chaînes de vulgarisation scientifique, par ordre alphabétique. Des hommes, des femmes, on s’en fout. Ce qui compte, c’est que la culture scientifique soit partagée.

Merci à vous qui nous regardez.

Astronogeek
Axolot
C’est une autre histoire
DirtyBiology
e-penser
ExperimentBoy
Florence Porcel
La vie sur Vénus
Les Revues du Monde
Micmaths
Motorsport Gigantoraptor
Science étonnante
Scilabus
Sense of Wonder

(Je sais que j’en oublie. PLEIN. Ce n’est pas une liste exhaustive.)

 

ÉDIT DU 04/04/2016

Après la violence des réactions autour de ce billet, je souhaite apporter quelques précisions. Il me semble important également d’apporter une sélection de témoignages ou de commentaires qu’il faudra voir comme des arguments, comme quelques preuves de ce que j’avance.

À ceux qui m’accusent d’avoir fait ce billet pour « le buzz/me faire de la pub/faire mon auto-promo », je vous réponds que le jour où on mettra des cons sur orbite, vous n’aurez pas fini de tourner. Prévoyez un peu de carburant pour accélérer de temps en temps quand même, parce que sinon vous allez finir par vous cramer les fesses dans l’atmosphère. Eh oui, ça sert à savoir ça aussi, la vulgarisation. (De rien, pour le conseil.)

À ceux qui m’accusent de « mettre-mon-échec-sur-le-dos-du-sexisme-sans-me-remettre-en-question », je réponds que vous n’avez pas lu ce billet. Alors je répète, je reformule, je reprécise.
- Les trois-quarts du billet sont dédiés à expliquer mon parcours et les raisons pour lesquelles ma chaîne ne peut pas avoir des centaines de milliers d’abonnés – indépendamment de tout sexisme. Si ce n’est pas une remise en question, je ne vois pas ce que c’est.
- Je n’ai JAMAIS parlé d’échec. D’ailleurs, il y a « succès » dans le titre. Je suis ravie, et surtout honorée, d’être suivie par une telle communauté, qui grossit d’année en année, et avec laquelle j’ai un lien fort (en tout cas c’est ce que je ressens, et j’estime que c’est une très belle histoire).
- Mon message N’EST PAS : « Ma chaîne est un échec parce que je suis une femme. » Mon message EST : « Les youtubeuses scientifiques ne décollent pas parce qu’il y a un problème de sexisme sociétal et culturel qui explique en partie le fait que nous soyons moins nombreuses et que celles qui sont présentes soient moins suivies. »
- Et remettre en question VOTRE déni, VOS a priori, VOTRE comportement, jamais, non, c’est valable pour les autres mais pas pour vous, ça ? L’hôpital, la charité, toussa.

À ceux qui me reprochent de « manquer de preuves, d’arguments, de faits, d’études, de chiffres », effectivement il y en a peu dans ce billet (ce que j’avais d’ailleurs précisé et regretté). Alors ok, d’accord, allons-y.

PARLONS CHIFFRES
- Nombre de youtubeurs scientifiques français au-dessus de 100k abonnés : 6 (Micmaths, Science étonnante, Dirtybiology, Experimentboy, e-penser, Dr Nozman). Nombre de youtubeuses scientifiques françaises au-dessus de 100k abonnés : 0.
- Dans les conventions et assimilés, vous avez croisé combien de youtubeuses scientifiques par rapport aux youtubeurs, déjà ?
- En élargissant à tous les domaines, maintenant. Combien de youtubeurs sont renvoyés à leur sexe de manière dégradante et réduits à un statut d’objet sexuel ? Combien de youtubeuses sont renvoyées à leur sexe de manière dégradante et réduites à un statut d’objet sexuel ?

PARLONS PREUVES
Voici deux-trois petites choses reçues ces derniers jours qui prouvent que le chemin est encore très long.

 


PARLONS TÉMOIGNAGES Et pareil, un échantillon de témoignages reçus ces derniers jours.

 


 

Voilà.
Tout ça va bien au-delà de la question des youtubeurs dans le domaine des sciences. Ça concerne toute la société.
Alors on fait quoi, maintenant ?

Mesdames : faites ce que vous avez à faire, ce que vous avez envie de faire, sur Youtube ou ailleurs. Si vous devez vous poser des questions, la seule valable est celle-ci : si j’étais un homme, est-ce que je le ferais/j’oserais/j’irais ?

Messieurs : auto-censurez-vous. Le sexisme au deuxième degré que vous servirez trois fois l’an renvoie à une réalité quotidienne pour les femmes. Et si vous êtes témoin de propos ou de comportements déplacés, allez discuter avec l’auteur de ce propos ou de ce comportement. Vous serez mieux entendu que la victime ou son entourage féminin.

Le flot de haine et de violence que j’ai vécu ces derniers jours me dit que ça va être encore long. Mais on va y arriver.

Vive Einstein, vive Marie Curie, vive Thomas Pesquet, vive Claudie Haigneré. (Liste non-exhaustive.)

À ceux qui m’ont envoyé des mots d’encouragement et de soutien… merci. 

[VIDÉO] Les ondes gravitationnelles

février 15, 2016 dans Vidéos, Vidéos de sciences

Que sont les ondes gravitationnelles prédites par Albert Einstein il y a 100 ans et découvertes il y a quelques jours ? En quoi cela va changer notre manière de faire de l’astronomie ?

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La chute des corps sur la Lune
La balle de golf en slow motion
Les ondes gravitationnelles par David Louapre de Science Étonnante
Le 360° de Curiosity

Scientifique consultant : Stéphane Detournay.

[CHANSON] Berceuse pour Philae

février 12, 2016 dans Vidéos, Vidéos de sciences

J’ai la joie de vous présenter ma « Berceuse pour Philae », l’atterrisseur de la mission européenne Rosetta à destination de la comète Churyumov-Gerasimenko.
Bravo et merci à toutes les équipes de l’ESA, du CNES, des institutions, des centres de recherche, des laboratoires et des industries pour les succès de cette mission historique… à rebondissements.

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Clip écrit et réalisé par Virginie Sarrazin.
Étalonnage, effets additionnels et générique par Antoine Sarrazin.
Montage par Florence Porcel et Virginie Sarrazin.

Chanson écrite, composée et interprétée par Florence Porcel.
Enregistrement et mixage par Arnaud Léonard.
Arrangements par Véronique Fruchart.
Arrangements pour cordes et cordes par Arnaud Léonard.

Tourné en Champagne en août 2015 sous un soleil à faire fondre cent comètes, avec la participation de Wifi.

Merci au blog Ciloubidouille pour les plans de la fusée, et merci à Pythagore pour m’avoir permis de calculer les longueurs des triangles du toit de notre fusée au millimètre près.

[PODCAST] La folle histoire de l’Exoconférence

décembre 13, 2015 dans A la une, La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le deuxième hors-série de ce podcast où je vais vous parler de l’Exoconférence, le spectacle d’Alexandre Astier qui règle la question de la vie extraterrestre…

La version audio (.mp3) est disponible également. Pour vous la procurer, cliquez sur l’image !

Merci à Serge pour son aide précieuse !

LA CULTURE AVEC FRANÇOIS ROLLIN
Alexandre Astier se glisse à nouveau dans la peau de celui-qui-sait pour dispenser un savoir à ceux-qui-ne-savent-pas. Un hommage au travail de François Rollin, parfaitement assumé.
Pendant ce temps-là, François Rollin donne son point de vue sur le paysage culturel d’aujourd’hui…

L’IMAGE AVEC CHRISTOPHE GALFARD
Alexandre Astier commence son spectacle en évoquant de nombreuses images, réelles ou imaginées. Christophe Galfard, physicien théoricien ayant fait sa thèse avec Stephen Hawking et auteur du brillantissime « L’Univers à portée de main », m’a parlé de l’appréhension des distances, de l’image emblématique du cosmos et de sa fascination pour la question de la vie extraterrestre.

L’UNIVERS 2.0 AVEC BRUCE BENAMRAN
Alexandre Astier donne des conseils d’applications d’astronomie pour pouvoir regarder le ciel sans se perdre. Et qui de mieux qu’un Youtubeur pour cette rubrique ? Surtout quand ce Youtubeur fait la première partie du spectacle…

LE TWEET AVEC GUILHEM BOYER
Alexandre Astier est sur Twitter sous le pseudonyme de @sgtpembry. Mais par quel truchement ?? J’ai voulu comprendre pourquoi. Il m’a également parlé de son rapport avec ce média. Guilhem Boyer, community manager du CNES, a analysé la manière dont il gère son compte. Et le bilan est positif.

Alexandre Astier n’a pas manqué de me notifier le jour où il s’est rendu chez Étienne Klein pour préparer le spectacle. Le filou :-)

Et comme la vengeance est un plat qui se mange froid, je n’ai pas manqué de lui rendre la pareille quand, à mon tour, je me suis rendue chez lui pour qu’il me parle de son rôle dans le spectacle…

 

LA PERSONNALITÉ AVEC ÉTIENNE KLEIN
Du coup, qui de mieux qu’Étienne Klein pour être la personnalité de ce hors-série ? Au-delà de l’Exoconférence et d’Alexandre Astier, pour lesquels il a beaucoup d’estime, d’admiration et de respect, nous avons papoté de sujets aussi divers que l’origine de l’Univers, le temps dans les équations de Newton, la matière noire, et la théorie de bidule-truc. Je vous jure que c’est vrai.

L’INFO AVEC MICHEL TOGNINI
L’Exoconférence est bourrée d’informations sur l’astrophysique, les cosmogonies diverses (et surtout variées), et la manière dont les mythes extraterrestres ont émergé. Parmi ces mythes, beaucoup sont déconstruits par Alexandre Astier à l’aide du bon sens. Il évoque notamment le pilotage des soit-disant soucoupes volantes ainsi que le retro-engineering. Qui de mieux placé qu’un astronaute, pilote d’essai et militaire, pour confirmer ses dires et développer sur les OVNI et les PAN ?

LA DATE AVEC JACQUES ARNOULD
16 juin 2024. Au-delà du fait qu’Alexandre Astier fêtera ses 50 ans ce jour-là, l’Humanité apprend que la vie existe ailleurs. Comment réagira-t-on ? Que se passera-t-il dans la tête d’Alexandre ce jour-là ? Pour compléter son point de vue, je suis allée recueillir celui de Jacques Arnould qui a un métier unique au monde : chargé d’éthique dans une agence spatiale (le CNES, en l’occurrence).

L’ÉVÈNEMENT AVEC HERVÉ COTTIN
C’est le thème central du spectacle et c’est une question que tout le monde se pose : sommes-nous seuls dans l’Univers ? Le jour où un début de réponse positive nous arrivera sera un évènement incomparable dans notre histoire. Mais comment pourrait-on découvrir cette vie ? Où ? Quand ? À quoi ressemblerait-elle ? Et d’ailleurs… qu’appelle-t-on la vie ? Hervé Cottin, astrochimiste au LISA, m’en a longuement parlé dans un entretien passionnant…

LES ANAGRAMMES DE L’EXOCONFÉRENCE D’ALEXANDRE ASTIER
Parce que je m’ennuyais un dimanche soir, je me suis amusé à chercher des anagrammes de l’expression « l’Exoconférence d’Alexandre Astier ». (OUI BON. On a les occupations qu’on peut.) Certes, j’en ai trouvé quelques-unes qui ne veulent absolument rien dire – malgré leurs tournures grammaticalement correctes. Mais la dernière a quelque chose…

PERCEVAL EST-IL UN EXTRATERRESTRE ?
Tout fan de Kaamelott qui se respecte a bien remarqué que Perceval était un personnage spécial. Peut-être n’est-il pas l’enfant dans un corps d’adulte que l’on croit. Ou plutôt, si. Ou finalement, pas tout à fait… Questions existentielles, don mathématique, naissance inconnue et toujours le nez tourné vers les étoiles…
Mais alors… Perceval viendrait-il d’ailleurs ?

Bon, Alexandre n’a jamais voulu me donner la réponse mais j’aurais essayé.

Sinon, en plus de tous ces intervenants, je me suis aussi entretenue avec Patrick Baud, de la chaîne Axolot, grand spécialiste des curiosités et de l’étrange. Je ne pouvais pas passer à côté de son avis sur la question de la vie extraterrestre !

Je me suis également longuement entretenue avec mon ami Michel Felet, un journaliste passionné par le domaine du spatial, qui a interviewé les plus grands noms et côtoyé les plus grands mythes. Ne ratez pas son témoignage, il a des histoires étonnantes à raconter…

J’espère que ce hors-série vous aura plu ! Si c’est le cas, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne Youtube et à partager la vidéo le plus possible.
Merci à la générosité de tous ceux qui m’ont filé un coup de pouce sur Tipeee, ça m’aurait aidé à produire cet épisode.
Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air… à ne rien faire. À très vite :-)

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 49

juin 16, 2015 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 49ème épisode de ce podcast où je vais vous parler de concours de géographie depuis l’espace, de voile solaire, d’une université d’été sur les systèmes orbitaux et des nombreux corps qui composent notre système solaire…

 

PHILAE S’EST RÉVEILLÉ !!! :D

Et avant toute chose, la nouvelle qui vient de tomber au moment où je m’apprêtais à enregistrer la voix-off !! Alors du coup je l’intègre tout de suite : Philae s’est réveillé !!! Notre petit atterrisseur qui s’était endormi en novembre dernier après une arrivée rocambolesque sur la comète Chury a donné signe de vie et c’est trop cooooooool… Pas plus d’infos pour le moment parce que ça vient donc tout juste de tomber à l’heure où j’enregistre ce podcast mais j’espère qu’on aura tout plein de nouvelles très vite.

 

« C’EST PAS SORCIER » DEVIENT « L’ESPRIT SORCIER »
Et commençons donc avec un peu de culture. Vous connaissez sans doute l’émission « C’est pas sorcier » qui s’est arrêtée il y a un an et demi après 20 ans de bons et loyaux services ? Personnellement je n’ai jamais vu un seul épisode puisque j’ai grandi sans télé mais on m’en a dit beaucoup de bien.
Alors voilà, ils se trouvent qu’ils reviennent sous une nouvelle forme, sur le web et avec un nouveau nom : l’esprit sorcier.
Et pour ce faire, ils ont mis en place une campagne de crowdfunding il y a quelques jours pour pouvoir se financer…

Ils peuvent dire merci à tous effectivement puisque le premier palier de 50 000 euros a été atteint en seulement 5 jours !

Tout ceci est intéressant. Vous ne le savez sans doute pas – puisque ça n’a rien donné – mais j’ai essayé, ces trois dernières années, de proposer des programmes scientifiques à la télévision. Ça allait du programme court de 2 minutes au magazine hebdomadaire en plateau – donc des formats très différents pour des budgets très différents. J’avais des producteurs qui me suivaient, des dossiers que j’ai présentés, etc.
Mais ça n’a jamais pris. On me donnait toujours deux raisons : le manque de budget d’une part – ce qui n’était pas vraiment un argument à mon sens pour les programmes courts – et le fait que la science fait peur, est chiante ou trop compliquée ou les deux, et n’intéresse personne.
Et t’as beau savoir que ça intéresse du monde, que ça devrait être une obligation de service public de parler de sciences à la télé, que c’est loin d’être chiant, effrayant ou les deux, rien n’y fait, tu te retrouves face à un mur et tu peux juste rien faire d’autre que laisser tomber.
Alors oui ça m’a fait chier et oui j’ai dû abandonner mais ce projet d’esprit sorcier est fort instructif.
Déjà c’est cool que eux ne lâchent pas l’affaire (bon moi j’étais personne, aussi, c’était quand même plus compliqué…) et le fait que 50 000 euros aient été collecté en 5 jours prouvent bien que les sciences intéressent du monde et qu’il y a un public. Notez que je le savais déjà, mais ça fait du bien d’avoir une preuve.

Alors voilà, je mettrai tous les liens sous la vidéo pour aller voir ce qu’ils proposent, ça m’a l’air très bien, je leur souhaite bonne chance, et je leur dis surtout merci.

Et pour conclure avec la parenthèse 3615MyLife, sachez que tous les programmes courts que j’avais proposés ou que je voulais proposer, je les fais maison, maintenant, et c’est les vidéos que je vous propose depuis plusieurs mois sur ma chaîne Youtube. J’ai mis un peu de temps à m’y mettre parce que je gardais plus ou moins espoir de les faire produire, mais à un moment il faut se rendre à l’évidence et faire les trucs soi-même parce que sinon on n’avance pas.

Bref ! Bravo à l’équipe de C’est pas sorcier de se lancer dans cette nouvelle aventure et je leur dis un gros merde, voilà.

Mais du coup à force de raconter ma vie, je ne vous parle pas beaucoup d’espace…

UNE UNIVERSITÉ D’ÉTÉ SUR LES SYSTÈMES ORBITAUX
Passons du coup à l’événement de cet épisode qui est quelque chose dont je n’avais jamais parlé et il s’agit d’une université d’été ! Elle se tiendra à Toulouse du 29 juin au 10 juillet et elle s’adresse aux étudiants et aux enseignants qui s’intéressent au spatial – mais c’est aussi accessible pour des passionnés. Toutes les interventions seront en français – et ce seront des ingénieurs, des enseignants, des industriels ou encore des astronautes qui s’en chargeront ; des visites sont prévues, de la plus ludique comme la Cité de l’Espace aux plus costaudes comme Airbus Defence and Space ou Thales Alenia Space ; des dizaines de sujets seront abordées comme les débris spatiaux, le statut juridique de l’espace, les ballons-sondes, Curiosity, Rosetta, ou encore les enjeux du secteur spatial ; bref…
Si vous jetez un œil à l’emploi du temps de ces deux semaines, il y a de quoi avoir le vertige.
Si ça vous intéresse, il faut vous inscrire sur le site univespace.fr – et vous avez jusqu’au 25 juin. Bien sûr ça a un coût : 200 euros pour les étudiants et 720 euros pour les enseignants.
Personnellement j’adorerais mais c’est bien au-delà de mes capacités financières… Mais l’année prochaine, peut-être, sait-on jamais ! En tout cas si vous y êtes, surtout n’oubliez pas de live-tweeter, ce serait cool !!

Et on me signale aussi une nouvelle formation internationale en astrophysique à la fac d’Aix-Marseille pour ceux que ça intéresse – je vous indiquerai le lien sous la vidéo et sur mon site florenceporcel.com si vous voulez plus d’informations. Il y a le programme détaillé des deux années du master, la procédure d’inscription et toutes les infos nécessaires.

SPACE GIRLS SPACE WOMEN
Restons connectés avec le bidule 2.0 de la semaine et il s’agit du projet Space Girls que vous pouvez notamment retrouver en ligne. Space Girls Space Women, ce sont des portraits photo et vidéo de femmes qui travaillent ou qui évoluent dans le milieu du spatial – je vous propose d’en découvrir trois, trois Françaises, en l’occurrence…

Voilà, il y en a bien sûr beaucoup d’autres, qui font des choses très différentes dans différents pays du monde, c’est passionnant de les écouter et c’est surtout un très beau projet qui est également une expo photo itinérante, qui se trouvera à Paris du 18 juin au 1 novembre prochain au Musée des Arts et Métiers et sur les grilles du jardin de l’Observatoire.

STEPHANIE, LA FILLE DE L’ASTRONAUTE
Ma personnalité de la semaine n’est pas vraiment une fille de l’espace mais disons qu’elle y tourne son regard parce que son papa s’y trouvait… Stephanie est une adolescente de 13 ans à qui son père astronaute manquait alors qu’il était en mission là-haut, alors elle a décidé de lui écrire un message qu’il pourrait voir à travers l’objectif d’un appareil photo. Elle s’est donc associée à la marque de voitures Hyundai qui a mis à sa disposition 11 voitures pour écrire à l’aide des traces de leurs roues dans le sol d’un lac asséché du Nevada un message de 5 kilomètres et demi de kilomètres carré – quand même.
Son papa – qui pourrait être Terry Virts – a bien eu le message. Et c’est un très joli coup de com’ pour Hyundai, accessoirement…

UN CONCOURS DE GÉOGRAPHIE DE L’ESPACE
Et puisqu’on lorgne du côté de l’ISS restons-y, avec un concours de géographie par tweets interposés. Figurez-vous que tous les mercredis, Scott Kelly, qui va rester un an à bord de la Station, poste une photo – qu’il aura prise lui-même, évidemment – de quelque part sur Terre avec le hashtag #spacegeo et la première personne à deviner quel est cet endroit recevra une impression de ladite photo que Scott Kelly dédicacera une fois qu’il sera de retour sur Terre.
C’est cool, non ? Pour jouer, il faut le suivre sur Twitter évidemment et lui donner votre réponse le plus rapidement possible et lui répondant directement et en n’oubliant pas le hashtag #spacegeo.

 

200 JOURS DANS L’ISS POUR SAMANTHA CRISTOFORETTI
Et si Scott Kelly est toujours dans l’ISS à l’heure où je vous parle, trois de ses collègues sont revenus sur Terre le 11 juin dernier, dont l’astronaute européenne Samantha Cristoforetti qui a d’ailleurs battu le record du séjour le plus long dans l’espace pour une femme – 200 jours d’affilée ! comme elle le montre sur cette photo – et on peut la voir ici être extraite de la capsule Soyouz juste après leur atterrissage dans les plaines du Kazakhstan. Ils sont quand même incroyables, les astronautes – ils arrivent après 200 jours en apesanteur et quelques heures les plus dangereuses qui soient pour rentrer dans l’atmosphère et atterrir, et ils sont là, frais comme des gardons, à pouvoir soulever leurs bras tranquillou. Ah ils m’épatent. Grand sourire radieux de l’astronaute italienne, en tout cas, qui fait bien plaisir à voir.

 

LES 25 ANS DE HUBBLE
Autre date d’importance – qui date un peu si je puis dire – ce sont les 25 ans du télescope spatial Hubble qui a donc fêté son quart de siècle en orbite le 24 avril dernier et pour l’occasion, des images toutes plus belles les unes que les autres ont été dévoilées, que ce soit des animations comme ce que vous êtes en train de voir ici, ou bien des photos et des diaporamas, ou encore des livres qui font honneur à cette incroyable machine qui sonde jusqu’aux astres les plus lointains – et donc les plus vieux – de notre Univers… Joyeux anniversaire en retard, Hubble, et on attend évidemment avec impatience le James Webb Space Telescope qui prendra la relève très vite.

 

UNE VOILE SOLAIRE TESTÉE GRÂCE À DES FONDS PRIVÉS
Restons en orbite autour de notre jolie planète avec un projet novateur et citoyen : la voile solaire LightSail a été testée avec succès, même si ce fut un peu laborieux, et elle est ensuite retombée dans l’atmosphère comme prévue.
C’est l’organisation privée à but non lucratif Planetary Society, qui avait été fondée entre autres par Carl Sagan et qui promeut l’exploration spatiale, qui a mis au point ce projet de voile qui devra permettre l’année prochaine de propulser une sonde spatiale juste par la force des photons, les particules de lumière, qui la pousseront à travers l’espace en heurtant la voile. Alors ce ne sera certes pas bien rapide, mais ce sera au moins économique.
Pour ce test – qui aura été financé par les membres de l’association et qui aura coûte 4,3 millions de dollars – c’est un nano-satellite qui a été lancé pour tester 4 choses : des logiciels, des systèmes mécaniques, des systèmes de communication, et évidemment le matériau de la voile.
Et ça, c’est sûrement le plus impressionnant. Vous voyez le film alimentaire transparent qu’on arrive jamais à utiliser correctement ? Bon, eh ben cette voile solaire, elle est de 2 à 4 fois moins épaisse que ce truc-là. Truc de malade, quand même.

Bref – après deux pannes, la voile a réussi à se déployer et la caméra embarquée a pu en envoyer une image avant de retomber se consumer dans l’atmosphère quelques jours plus tard. Bravo à toute l’équipe qui a dû subir un grand huit émotionnel pendant la vingtaine de jours qu’a duré la mission. Cette expérience uniquement financée par des fonds privés ouvre donc une voie nouvelle à la propulsion spatiale, et c’est pas rien !

DE MERCURE À PLUTON/CHARON, EN IMAGES…
Et justement, tiens, pour finir cet épisode, je vous propose qu’on se propulse par le biais d’images dans notre système solaire… Tout d’abord cette image de Mercure, qui n’est pas très intéressante en soi sauf quand on sait que c’est la toute dernière qu’a prise la sonde Messenger avant de se crasher sur son sol… C’était le 30 avril dernier.

Du côté de Vénus j’ai pas grand-chose – bon après c’est Terre-Lune mais on connaît pas mal – Mars ! tiens. Alors du côté de Mars j’ai du lourd. Ça, déjà. Ça, on dirait un peu un mélange des menhirs de Carnac et d’une œuvre d’art contemporain. C’est 100% naturel et pris en photo par Opportunity. Je trouve ça trop chouette.

Pendant ce temps-là, de l’autre côté de la planète, Curiosity continue son petit bonhomme de chemin et sachez qu’elle a dépassé les 1000 jours martiens. C’est super classe.

Juste après Mars et avant Jupiter, dans la ceinture d’astéroïdes, se cache la planète naine Cérès et ses mystérieuses taches blanches… On sait toujours pas ce que c’est. Peut-être de la glace. Les scientifiques attendent d’autres images et d’autres données pour se prononcer.

Autour de Saturne, Cassini tourne toujours et elle avait déjà fait ce cliché très impressionnant d’Hypérion – qui ressemble à une grosse éponge – mais à chaque fois qu’elle passait près de cette lune, elle photographiait le même côté.

Mais enfin, il y a quelques jours, elle a pu la voir sous un autre angle… La photo est moins dingue mais au moins on change de profil !

Et enfin, aux confins de notre système solaire, la sonde New Horizons est à moins d’un mois de son arrivée autour de Pluton et Charon. Voici la dernière image en date de cette planète naine double… Rendez-vous le 14 juillet pour la rencontre !

Et voilà, c’est la fin de ce 49ème épisode de « La folle histoire de l’Univers », merci beaucoup de l’avoir suivi – vous pouvez le regarder ou l’écouter sur différents supports, à savoir sur iTunes, sur mon blog, directement sur Youtube où vous pouvez vous abonner à la chaîne pour me filer un coup de pouce, et sur l’application gratuite Stitcher en version audio si vous êtes au volant.
Dans ma dernière newsletter c’est Aurélie Bordenave qui m’a fait l’honneur de mettre en images la bouderie de Messenger qui s’est fait voler la vedette par un vilain cargo russe qui s’est viandé sur Terre alors que c’était pas prévu… Je l’en remercie – Aurélie, pas le Progress évidemment – parce que c’est toujours super émouvant de voir ce qu’on imagine dans sa tête prendre forme en dessin. Et dans la prochaine, ce sera un strip de Pascal Mabille ! Si vous voulez le voir, il faut vous inscrire à ma newsletter, il suffit juste de donner votre mail sur mon site et j’en envoie une tous les mois.

Vous pouvez également liker ma page Facebook où je poste des infos ou des vidéos tous les jours, mon compte Twitter où je live-tweete des décollages de fusée dès que je le peux, et je remercie chaleureusement tous ceux qui ont la gentillesse de m’aider sur Tipeee – ça me sert à acheter du matériel qui me serait complètement inaccessible si je n’avais pas ce genre de cagnotte. Un grand merci, donc.
Désolée d’avoir mis autant de temps à sortir ce numéro 49 mais en plus de tout le reste, j’ai déménagé à l’autre bout de la France, alors forcément, c’était pas simple…
Merci en tout cas de me suivre toujours, de m’encourager, de commenter, de me suggérer des liens, des infos… Ça me fait plaisir de savoir que vous êtes derrière, nombreux. Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air à ne rien faire…

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 48

avril 23, 2015 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers et je vous souhaite la bienvenue dans le 48ème épisode de ce podcast où je vais vous parler d’astéroïdes, d’une photo historique, de tweets de l’espace et d’une expo lumineuse…

PLUTON (ET CHARON) EN COULEURS POUR LA PREMIÈRE FOIS !
Et commençons justement avec la photo historique : ça y est ! La sonde New Horizons se trouve à moins de 100 jours de Pluton et elle a réussi à faire ce cliché qui est donc la toute première photo en couleurs que l’œil humain puisse voir de Pluton et Charon… Faut quand même avouer que c’est vachement mieux qu’un des clichés précédents qui ne montrait pas grand-chose… Bon, certes, c’est encore un peu flou mais on distingue nettement les deux corps dans les tons beige, rapprochés l’un de l’autre. Je rappelle que la sonde doit arriver le 14 juillet à destination après une traversée du système solaire qui aura duré 9 ans et demi…

UNE MISSION ESA/NASA POUR ÉVITER L’IMPACT AVEC UN ASTÉROÏDE
Outre New Horizons, il y a des corps naturels qui traversent le système solaire, et ceux qui nous inquiètent le font dans l’autre sens puisqu’il s’agit des astéroïdes… Les experts de l’Agence Spatiale Européenne ont identifié environ 500 astéroïdes qui pourraient menacer la Terre dans les 100 prochaines années – ce qui n’est pas négligeable – mais la probabilité pour qu’un impact ait lieu reste très faible donc pas de panique.

Enfin… pas de panique, c’est quand même vite dit, parce qu’on risque à tout moment de se faire méchamment frapper par un gros caillou – la météorite de Tcheliabinsk que personne n’avait vu venir nous l’avait rappelé – et pour des raisons de sécurité il faudrait à tout prix que les agences gouvernementales aient une mission toute prête à envoyer en cas de menace réelle.

On n’y est pas encore, mais il y a des groupes de travail qui commencent quand même à plancher dessus. Le 13 avril dernier, justement, l’Agence Spatiale Européenne a réuni plusieurs scientifiques pendant quelques jours pour travailler sur une étude de cas. Cette année, le scénario – fictif évidemment – impliquait la détection d’un astéroïde qui nous foncerait droit dessus et qui heurterait la Terre le 3 septembre 2022. Il faut savoir que lors d’un exercice de ce genre précédent, personne n’avait réussi à se mettre d’accord et que l’astéroïde serait tombé sur Nice…

Mais du coup, on en est où, concrètement, des solutions à ce problème ? Eh ben figurez-vous qu’en 2022, on va tester une technique dans des conditions réelles. C’est une mission conjointe ESA/NASA et le but de l’opération est simple : l’ESA va envoyer une sonde vers l’astéroïde Didymos pour recueillir des données sur sa lune, qui a été nommée Didymoon, du coup, et ensuite la NASA ira y crasher un impacteur à grande vitesse pour tenter de la dévier de sa trajectoire – et on verra si ça marche. Tout ceci à 11 millions de kilomètres de la Terre et sans aucun danger pour nous, évidemment.
Maintenant, il n’y a plus qu’à espérer pour qu’un gros caillou ne nous menace pas vraiment avant 2022, quoi…

UNE APPLICATION POUR DÉTECTER DES ASTÉROÏDES
Et justement, si vous êtes astronome amateur et que vous avez un télescope, vous pouvez aidez la NASA à repérer une éventuelle menace – et contribuer à sauver le monde, du coup – si si c’est classe.
Pour ça, il vous suffit de télécharger une application – compatible PC, Mac et Linux – et d’y télécharger les images prises par votre télescope. Ensuite, un algorithme qui est plus efficace de 15% par rapport à celui utilisé pour repérer les objets de la Ceinture d’astéroïdes entre Mars et Jupiter analysera les images et pourra y détecter d’éventuels nouveaux objets.
Il n’y a pas de configuration à faire et en plus elle est en open source, donc modifiable si ça vous chante.
Je vous mets évidemment tous les liens sous la vidéo, et dans le billet dédié à ce podcast sur florenceporcel.com

MÊME JOUEUR ESSAYE ENCORE POUR SPACEX
Plus terre à terre, maintenant… Le 14 avril dernier, SpaceX a envoyé une capsule de fret Dragon vers la Station Spatiale Internationale – rien de bien incroyable jusque-là, même si le fait que tout se soit bien passé reste quand même du domaine de l’incroyable dans ce secteur à risque qu’est le spatial, ne l’oublions pas – mais c’était surtout l’occasion pour la firme d’Elon Musk de tenter une deuxième fois de faire revenir le 1er étage du lanceur à la verticale sur une barge flottante.

Je ne sais pas si vous vous souvenez de l’essai précédent que je vous avais déjà montré, mais là quand même, mais si c’est encore loupé, y a une nette amélioration.
Le truc arrive tranquille, bien verticalement, à l’endroit prévu – ce qui est déjà hyper bluffant – et tout se passe bien jusqu’à l’arrivée – jusqu’à ce que ça explose après avoir malencontreusement basculé. Bon. Mais on avance, on avance !
En tout cas je sais pas vous, mais moi je kiffe trop de voir l’évolution de tout ça, c’est vraiment chouette de la part de SpaceX de partager tous ces essais avec le grand public…

#YEARINSPACE
La capsule avec des vivres et des expériences scientifiques est arrivée à bon port, et justement dans la Station se trouvent désormais 2 astronautes, sur les 6 actuellement à bord, qui vont y passer 1 an au lieu de 6 mois.
À ce propos je vous présente mes excuses pour avoir dit une grosse ânerie dans l’épisode précédent, ce ne sont pas du tout les deux Russes qui vont rester un an, mais Scott Kelly, un Américain, qui a son jumeau resté sur Terre pour comparaison, et Mikhaïl Kornienko, un Russe, donc.
Le but de cette mission est évidemment de voir comment se comportent les astronautes, d’un point de vue physique, physiologique et psychologique, pendant un an dans l’espace, en apesanteur, dans un endroit confiné – et ce pour préparer les futurs vols habités vers Mars même si un an dans l’ISS, c’est le Club Med par rapport à une mission de plus de 2 ans à des dizaines de millions de kilomètres de la Terre…

QUAND SAM PARLE À THOMAS DEPUIS L’ESPACE
Le tweet de cet épisode nous arrive directement depuis l’ISS, justement, il s’agit de Samantha Cristoforetti qui répond avec beaucoup d’humour à notre astronaute Thomas Pesquet qui s’entraîne en vue d’une future mission et qui visiblement a appris à ses dépends que ranger correctement ses affaires évite de perdre sa serviette… et de se retrouver avec une autre – héhéhé.
Et Samantha de lui répondre depuis l’espace qu’elle est très fière de lui, qu’il apprend vite, et qu’il répète après elle : la réponse est 42 !
Mais surtout, dans ce tweet, elle lui envoie également une photo de la France prise de là-haut la nuit… et c’est très beau.
Voilà.

 

LE PROJET DE KAREN URIOT
La personnalité de cet épisode s’appelle Karen Uriot, elle a 26 ans et elle termine sa thèse en biophysique à l’institut Jacques Monod à Paris – elle travaille sur la caractérisation des interactions entre deux protéines à la surface des cellules, pour les connaisseurs.
Quel est le rapport avec la choucroute, vous allez me demander – et vous aurez raison. En fait, cette jeune femme a un projet génial : elle veut ouvrir un espace de co-working dédié aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie, aux arts, et aux maths – donc environ à tout ce qui me parle – qui serait aussi un salon de thé – donc environ le paradis sur Terre en ce qui me concerne.
Mais le mieux, c’est encore qu’elle vous le présente elle-même…

J’adorerais vraiment qu’un tel lieu puisse se monter – et pas que à Paris, d’ailleurs – et si vous voulez l’encourager, elle participe à un concours dont le premier prix est un kit pour l’aider à monter son entreprise. Alors je suis très à la bourre, je sais, on n’a que jusqu’à samedi, le 25 avril, pour voter, mais si on s’y met à plusieurs et qu’on vote tous les jours, ça peut faire la différence parce qu’elle est dans le top 3 à l’heure où je vous parle. Donc n’hésitez pas à lui filer un coup de pouce si le projet vous parle, c’est vraiment une démarche que je voudrais encourager à fond.

CULTURE
Et finissons avec un peu de culture et je voudrais vous signaler l’exposition « L’odyssée de la lumière » dont voici le teaser…

Alors d’accord, c’est à la Cité des Sciences à Paris, mais si vous êtes loin ce n’est pas grave, il y a un super webdoc qui est fait autour de l’expo et que je vous indiquerai dans les liens, évidemment. En tout cas c’est cool d’avoir des contenus comme ça en parallèle, ça permet de profiter de la culture sans avoir forcément le musée dans son secteur géographique…
Je l’ai vue, cette expo, évidemment, et si vous y passez, n’hésitez pas à faire un tour dans cette salle un peu magique et totalement planante où on se croirait flotter dans l’Univers…

Voilà, c’est sur ces paroles emplies de modestie et d’humilité que se termine ce 48ème épisode de « La folle histoire de l’Univers », merci beaucoup de l’avoir suivi.

Je vous rappelle que vous pouvez le trouver sur plusieurs supports : sur ma chaîne Youtube d’abord, n’hésitez pas à vous abonner et à partager la vidéo, tout ça me rend bien service ; il est disponible également sur iTunes où vous pouvez mettre des étoiles et des commentaires qui me donnent la force de continuer quand je suis un peu fatiguée (parce que créer un contenu comme ça, c’est énormément de travail et que ça m’arrive comme tout le monde d’avoir des coups de mou) ; vous pouvez également le retrouver en version audio sur Stitcher, une application gratuite, pour l’écouter dans les transports en commun, dans une voiture ou au bord de la plage, que sais-je, mais surtout envoyez-moi une photo si c’est un endroit qui peut m’envoyer du rêve, et là c’est pareil, vous pouvez mettre des étoiles et poster un commentaire. Et bien sûr, je le relaye sur mon blog avec tous les liens, les images, les vidéos etc si vous voulez aller plus loin.

Sur mon blog, d’ailleurs, vous pouvez vous inscrire à ma newsletter, j’envoie des nouvelles une fois par mois avec un petit strip inédit – voici le premier si ça vous amuse de le voir… Il suffit de laisser votre adresse mail et je m’occupe du reste.

Du côté de Facebook, je poste une vidéo par jour en fonction de l’actualité de l’espace et des sciences sur ma page « La galaxie de Florence Porcel » et vous pouvez bien sûr me retrouver sur Twitter où j’essaye de live-tweeter le plus d’évènements possibles en rapport avec l’espace.
Et bien sûr, merci, merci beaucoup à tous les tipeurs qui me filent un coup de pouce financier – ce qui me permet d’enregistrer ce podcast avec un meilleur son et d’avoir pu m’acheter un bon logiciel de montage. Avec la très grosse cagnotte du mois dernier que je toucherai bientôt, je vais m’acheter du son pour mes autres vidéos, pour info. D’ailleurs n’hésitez pas à faire un tour sur ma chaîne Youtube pour aller voir les autres contenus que je propose en plus de mon podcast…

Et je vous laisse avec quelques images… Elles sont tournées par un astronaute qui s’appelle Michel Tognini, qui est allé deux fois dans l’espace, et qui m’a emmenée faire un tour en avion. Si. Siiiii si si. Donc voilà, si vous voulez savoir ce que ça fait de voler avec un astronaute, regardez ça – et attention, c’est moi qui pilote… Prenez soin de vous, prenez soin de notre planète, et n’oubliez pas de rester le nez en l’air… à ne rien faire. À très vite !

[VIDÉO] 3 choses à savoir sur…

avril 19, 2015 dans Vidéos, Vidéos de sciences

Dans ma démarche de développement de ma chaîne Youtube, voici un nouveau format de vidéo ! Le concept : donner 3 informations en 3 minutes environ sur un sujet précis, par le biais de 3 personnages différents. N’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne !

Voici d’ores et déjà les deux premiers numéros, sur Olympus Mons et l’Univers…

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 47

mars 15, 2015 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officiel de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 47ème épisode de ce podcast où je vais vous parler d’eau liquide extraterrestre, de loupe gravitationnelle, de drôles de bestioles cosmiques et d’une BD au pays des physiciens.

LE RETOUR DE L’EXPÉDITION 42
Commençons par l’événement de la semaine avec le retour de l’expédition 42 sur Terre tôt le 12 mars. L’Américain Barry Wilmore, le Russe Alexander Samokutyaev, et la première femme russe dans l’ISS Elena Serova ont quitté la Station Spatiale à bord de leur Soyouz, la rentrée dans l’atmosphère s’est bien déroulée, le parachute s’est déployé sans problème, ils ont atterri comme prévu dans les plaines du Kazakhstan et ils ont été extraits de la capsule un par un. Pendant ce temps-là, l’équipage 43 est toujours là-haut et ils seront rejoints par l’Américain Scott Kelly et les deux Russes Mikhaïl Kornienko et Guennadi Padalka qui décolleront de Baïkonour le 28 mars prochain. Et ce sera un jour important parce que les deux Russes ne vont pas faire une mission de 6 mois comme c’est le cas pour le moment pour tous les équipages dans l’ISS, mais de un an ! Le but, comme l’a précisé la NASA, est de « collecter des données biomédicales pour préparer les missions habitées de longue durée dans l’espace ». C’est pas dit comme ça mais l’objectif ultime est évidemment Mars, on n’y est pas encore mais ça se prépare, ça se prépare…

DU STREET ART FRANÇAIS DANS L’ISS !
Restons du côté de l’ISS avec la rubrique culture et cette fois-ci, je vais vous parler de street art !… Le 12 mars, quelques heures seulement après le retour sur Terre de l’expédition 42, l’astronaute italienne Samantha Cristoforetti a installé la première œuvre d’art de l’ISS, et c’est celle d’un Français qui s’appelle Invader ! Je suis sûre que vous avez déjà vu ses œuvres, soit dans la rue ou en photo, il fait des petites mosaïques qui représentent un petit extraterrestre pixellisé inspiré du jeu vidéo Space Invaders, vous voyez ? Eh ben une de ses mosaïques était dans le dernier ATV, la capsule européenne de fret, qui a décollé le 29 juillet dernier, elle mesure 15 centimètres sur 10 et représente un petit alien rouge avec des yeux blancs sur fond noir posé sur une ligne gris métal avec un bout de la Terre dans le coin en haut à gauche.

Et ça y est, elle est donc collée au module européen Columbus de l’ISS ! Je trouve ça vraiment chouette qu’il y ait de l’art là-haut – et d’autant plus que ce soit un peu geek et que ça vienne d’un artiste français – et j’ai l’impression que c’est passé complètement inaperçu en France.
En tout cas je vous mets le lien vers l’interview d’Invader dans Télérama sur mon blog florenceporcel.com et sous la vidéo, elle est super intéressante et il raconte comment ça a pu être possible.

L’ÉCLIPSE DE SOLEIL DU 20 MARS 2015
La date de la semaine c’est évidemment le 20 mars prochain puisque ce jour-là, il y aura une éclipse de Soleil au-dessus de l’Europe ! Elle sera partielle en France, de 80 % à Lille à 63 % à Nice, par exemple. À ce propos, si vous voulez savoir comment se passe une éclipse, où aller la regarder et vous procurer des lunettes, je vous conseille d’acheter le dernier numéro de Ciel & Espace qui consacre évidemment un dossier complet sur cet événement et qui fournit une paire de lunettes. Et surtout, surtout, ne regardez JAMAIS le Soleil sans protection, ça peut vous poser des problèmes très graves qui peuvent aller jusqu’à la cécité – ce serait vraiment dommage de devenir aveugle. Donc si vous voulez l’observer, n’oubliez pas les lunettes, ne réutilisez pas celles de l’éclipse de 1999, ne faites pas vos propres lunettes chez vous, et n’utilisez pas non plus de lunettes de soleil – et si vous ne savez pas où trouver des lunettes spécial éclipse, sachez qu’il y en a donc dans le dernier numéro de Ciel & Espace. Le maximum de l’éclipse, ce sera à 10h29, en matinée, heure française, ça ne dure que quelques minutes donc si vous le pouvez, n’hésitez pas à prendre une pause et à sortir la voir. Je vous souhaite une bonne observation, en tout cas !!

LE GORAPHILAE
Quittons la Terre, l’ISS, et la Lune, allons un peu plus loin voir du côté du tweet de la semaine et c’est Le Gorafi qui l’emporte avec ce tweet qui m’a fait glousser pendant un quart d’heure : « La sonde Philae refuse de se mettre au travail et demande à être appelée désormais Son Altesse Reine de Tchouri et des Immensités ».

 

Comme toujours, ils sont très drôles, et ils se réfèrent évidemment à l’actualité puisqu’on essaye à nouveau de communiquer avec Philae depuis jeudi, le 12 mars – décidément, il s’en est passées, des choses, ce jour-là !! – sans succès pour le moment – la fenêtre est ouverte jusqu’au 20 mars, et après s’il n’y a pas de signal, on réessayera en avril où on aura sans doute plus de chances parce que la comète se rapproche de plus en plus du soleil, ce qui fait que les panneaux solaires de l’atterrisseur vont pouvoir avoir de plus en plus d’énergie pour réveiller tout ça… À suivre !

IL Y A TRÈS LONGTEMPS, UN OCÉAN MARTIEN
Et ailleurs dans le système solaire, il se passe quoi ? La semaine dernière, c’était un peu une spéciale planètes naines, mais là on est plutôt dans la team océans extraterrestres… Du côté de Mars, des scientifiques de la NASA ont observé l’atmosphère de Mars pendant 6 années terrestres, soit 3 années martiennes environ, avec des télescopes à infrarouge depuis la Terre. Et ils en ont conclu que Mars avait abrité un océan qui recouvrait la moitié de son hémisphère nord sur une profondeur qui pouvait dépasser les 1600 mètres. Cela dit, 87 % de cet océan a disparu dans l’espace – il reste un peu de cette eau sous forme de glace au pôle nord, et peut-être qu’il y en a encore dans les profondeurs, mais ça on ne sait pas trop. En tout cas, un des chercheurs dit que Mars a très probablement été humide plus longtemps qu’estimé jusqu’alors, ce qui suggère qu’elle aurait été habitable plus longtemps. Avec le méthane découvert récemment, ça fait pas mal d’indices sur une vie possible là-bas, qu’elle soit présente ou passée…

CONFIRMATION D’UN OCÉAN SALÉ SOUS GANYMÈDE
Toujours dans les océans extraterrestres, la NASA, encore elle, vient de confirmer la présence d’un océan d’eau liquide salée sur Ganymède, une des lunes de Jupiter – ou plutôt en-dessous parce qu’il est situé sous sa croûte de glace de 150 kilomètres d’épaisseur. Cet océan a une profondeur de 100 kilomètres, ce qui est considérable quand on pense que le point le plus profond de la Terre, c’est la Fosse des Mariannes (et hop, j’en profite pour faire un bisou à ma petite sœur !) avec une altitude de – 10 971 mètres exactement. J’imagine même pas la pression de malade qu’il doit y avoir au fond de l’eau de Ganymède, quoi. En tout cas les chercheurs pensent que cette eau a pu communiquer avec la surface il y a très longtemps. Ça ajoute un astre de plus à la liste des potentiellement habités dans le système solaire extérieur, avec notamment Europe sur laquelle on fonde beaucoup d’espoirs…

UNE CROIX D’EINSTEIN AVEC UNE SUPERNOVA
Sortons du système solaire maintenant, avec l’image de la semaine qui est une première, puisqu’il s’agit d’une croix d’Einstein avec une supernova ! On y voit une galaxie avec quatre points lumineux tout autour qui forment une sorte de croix, et ces quatre points lumineux sont l’image d’une seule et même supernova située derrière la galaxie. C’est un phénomène tellement rare que les astrophysiciens en cherchaient depuis 20 ans ! C’est Hubble qui l’a trouvée et elle valide encore une fois la théorie de la relativité générale qui prédisait que des objets très massifs, comme des galaxies ou des amas de galaxies, pouvaient agir comme une loupe sur les rayons lumineux – d’où l’appellation de lentille gravitationnelle.

Pour vous expliquer comme ça fonctionne, imaginez une toile de trampoline. Installez-y une boule de bowling au milieu, du genre bien lourde. Du coup elle déforme complètement la toile sous son poids, vous voyez le tableau, bon – ben la boule de bowling, c’est la galaxie de la photo. Maintenant imaginez que vous êtes à un bout du trampoline et que vous avez un pote à l’autre bout, avec évidemment la boule de bowling entre vous deux. Votre pote est accroupi et tient ses mains refermées sur quelque chose sur le bord de la toile. Ça, ses mains, c’est la supernova qui se trouve donc derrière la galaxie. Et le principe d’une supernova, c’est quand même une étoile qui explose, donc il va ouvrir ses mains et envoyer les billes qu’il y avait à l’intérieur – et qui symbolisent les photons, les particules de lumière – violemment devant lui. Et les billes, qu’est-ce qu’elles vont faire ? Eh ben elles vont suivre la courbure de la toile du trampoline, notamment autour de la boule de bowling. Y en a qui vont passer à gauche et d’autres à droite. Ce qui veut dire que vous, vous allez voir la lumière de la supernova passer de part et d’autre, vous donnant l’impression qu’il y a en plusieurs – alors qu’il n’y en a qu’une ! Et c’est exactement ce qu’on voit sur l’image de la croix d’Einstein avec les quatre images de la supernova autour de la galaxie. Alors évidemment, comme toutes les analogies, ce n’est pas exactement satisfaisant puisqu’on voit la toile du trampoline comme un objet à 2 dimensions alors que l’univers possède 3 dimensions d’espace, et que vous pouvez votre pote derrière la boule de bowling avec qu’en vrai on ne peut pas voir la supernova derrière la galaxie – on ne peut en voir que la lumière qui nous en parvient, donc, après qu’elle a emprunté un chemin courbe dû à la masse de la galaxie sur son chemin entre elle et la Terre.

Et cette image représente encore plus qu’une énième validation de la théorie de la relativité générale, puisque les loupes gravitationnelles aident les astrophysiciens à calculer la masse de matière noire présente dans une galaxie ! Ils ont pu déterminer que les mirages de la supernova ne nous étaient pas parvenus au même moment – alors que ces images proviennent d’une unique étoile qui a explosé en un instant unique. Ça veut dire que les rayons lumineux qui ont contourné la galaxie ont parcouru plus ou moins de distance avant de nous arriver. Ce qui veut dire qu’il y a des endroits avec plus ou moins de matière noire dont la masse oblige les rayons lumineux à la contourner plus ou moins. Et plus il y a de matière noire à un endroit, plus la toile de l’espace-temps sera déformée, plus la lumière devrait faire un détour et plus elle mettra de temps à nous arriver.

Et apparemment, les astrophysiciens ont déjà une petite idée de la répartition de la matière noire à cet endroit-là de l’Univers puisqu’une autre image de la supernova devrait nous arriver dans quelques années – en tout cas, c’est la prédiction permise par le modèle actuel et ils vont la guetter pour savoir s’il est bon ou s’il faut le revoir ou l’affiner. Tout ça est assez fascinant, quand même ! Surtout quand on pense que la supernova se situe à 9,3 milliards d’années-lumière de nous. Et la galaxie entre nous deux à environ 5 milliards d’années-lumière. Ouais. C’est des trucs, tu sais c’est… ouais, non, on peut même pas savoir, en fait.

Tiens d’ailleurs, ça me fait penser à un truc ! J’ai lu cette info, l’autre jour, titrée « US 708, l’étoile qui file à travers la Voie Lactée », et à un moment on tombe sur cette phrase géniale : « cette étoile se déplace assez vite pour sortir de notre galaxie dans quelques 25 millions d’années ». Assez vite – 25 millions d’années :D
Vous voyez c’est aussi pour ça que je fais ce podcast, parce que quand on commence à toucher à ce genre de sujet, c’est tellement inimaginable que ça en devient vertigineux, fascinant et super excitant. Et puis surtout, c’est des trucs qu’on peut tellement pas concevoir que c’est limite orgasmique – intellectuellement parlant évidemment – de s’imaginer qu’on comprend quand même des choses, que des gens manipulent ces concepts tous les jours, qu’on en a des images, mieux ! qu’on vit dedans et qu’on en fait partie, et surtout qu’on sait calculer, remonter dans le temps, calculer la trajectoire de cette étoile, prédire quand on aura une autre image de la supernova, savoir combien de matière noire il y a à 5 milliards d’années-lumière d’ici… Bref, je ne me lasserai jamais – du moins je l’espère – de lire des choses pareilles et de les partager avec vous. Et puisque je viens de parler d’Einstein, il y a cette citation qui illustre à la fois bien et mal ce que je viens de dire : « Ce qui est incompréhensible, c’est que le monde soit compréhensible. »

TRINH XUAN THUAN
Alors oui en effet, on comprend beaucoup de choses du monde, mais je pense que plus on avance, et plus Einstein a tort… dans le sens où on ne comprend pas 95 % de ce qui compose l’Univers. Ça fait quand même beaucoup. Et du coup ça m’amène à la personnalité de la semaine, un astrophysicien qui s’appelle Trinh Xuan Tuan, et je vous propose d’écouter sa réponse à la question que Sciences et Avenir lui a posée, à savoir : « quelles sont encore les grands problèmes de l’astrophysique ? »


ASTRO. Trinh Xuan Thuan explique "l'ajustement… par sciencesetavenir

Voilà, donc on n’est vraiment pas sorti de l’auberge et je ne suis pas sûre que le « monde compréhensible » d’Einstein soit encore tout à fait d’actualité – sans compter la physique quantique qu’on sait utiliser mais dont on ne comprend pas encore totalement le pourquoi du comment du fonctionnement.

D’ailleurs, l’autre jour, j’ai appris en écoutant « La conversation scientifique » d’Etienne Klein, sur France Culture (que je vous conseille chaudement) qu’on ne sait pas expliquer pourquoi l’eau est à l’état liquide à une fraction au-dessus de zéro, et qu’elle passe immédiatement à l’état solide à zéro. On comprend comment. Mais on ne sait pas pourquoi ça se passe d’un instant à l’autre, sans une phase de transition où elle serait à moitié glace et à moitié liquide… Bref, on ne comprend pas vraiment. Et pourtant c’est un truc plutôt quotidien. Mais non. Alors bon, pas si compréhensible que ça, ce monde…

Bref, revenons sur Trinh Xuan Thuan – je vous conseille de lire « Le cosmos et le lotus » où il raconte son parcours, d’où il vient, comment et pourquoi il en est venu à devenir astrophysicien, tout ça dans un contexte sociopolitique super intéressant et que je connais mal puisqu’il est vietnamien, il baigne dans la culture française, et il est parti faire ses études, puis sa carrière aux Etats-Unis… Et en même temps, il nous parle un peu du cosmos, donc c’est un très chouette bouquin qui se lit très facilement et que je vous conseille. Et de lui, j’ai beaucoup aimé « Désir d’infini », aussi. Je sais que je vous en avais déjà parlé mais voilà, il fait partie des scientifiques que j’aime bien lire.

UNE ILLUSTRATRICE CHEZ LES PHYSICIENS
Et en parlant de lire, je voudrais vous signaler le bidule 2.0 de la semaine et c’est une BD en ligne, d’une illustratrice qui a passé quatre mois au Laboratoire de Physique des Solides et qui en a fait une bande dessinée disponible gratuitement en ligne et qui fera aussi l’objet d’une expo. Il y aura neuf épisodes, déjà deux sont disponibles, et je mettrai évidemment tous les liens pour aller voir ça sur mon blog, florenceporcel.com et sous la vidéo sur Youtube.

Et voilà, c’est la fin du 47ème épisode de ce podcast, merci beaucoup de l’avoir suivi. La semaine dernière j’ai complètement oublié de vous tenir au courant du projet Mars One, je suis désolée… Vous l’avez peut-être vu dans la presse ou lu sur les réseaux sociaux puisque j’y ai partagé les dernières infos, mais je ne fais pas partie des 100 candidats qui ont réussi à accéder au troisième tour des sélections. Donc voilà, il reste un seul Français en lice mais c’est terminé pour moi. Merci encore pour votre soutien, en tout cas, ça été 18 mois de folie et je suis absolument ravie d’être arrivée dans les 660 shortlistés sur plus de 200 000 à travers le monde – donc aucune déception, c’était dingue !

Je voudrais vous signaler que c’est en ce moment la Semaine des Mathématiques, jusqu’au 22 mars, avec des tas d’évènements et d’activités organisés un peu partout – n’hésitez pas à vous renseigner autour de vous je suis sûre qu’il y a des trucs sympa à faire, à voir ou à écouter pas loin de chez vous.

Merci à tous ceux qui m’ont permis d’atteindre la première place audio et vidéo confondues dans la catégorie Sciences et Médecine d’iTunes, devant tout Radio France – ça fait quand même bien plaisir, je vous avoue… Et ce podcast est également disponible sur Youtube, n’hésitez pas à vous abonner à ma chaîne, ça m’aide énormément, si vous aimez ce contenu, et évidemment n’hésitez pas à partager les vidéos aussi pour me filer un coup de pouce.

Si vous avez l’habitude de vous laver dans des piscines de billets verts, vous pouvez toujours en laisser quelques-uns sur mon compte Tipeee mais évidemment sans aucune obligation. J’en profite pour remercier tous les tipeurs, vous êtes des grands malades, je vous kiffe.

Et sachez que vous pouvez me retrouver sur Twitter et que je poste désormais une vidéo par jour sur ma page Facebook, liée à l’actualité quand c’est possible.

N’oubliez pas l’éclipse du 20 mars avec des lunettes adaptées, prenez soin de vous et de notre planète, et une fois que la Lune aura fini de vouloir rivaliser avec le Soleil, continuez donc de rester le nez en l’air à ne rien faire…

[PODCAST] La folle histoire de l’Univers 44

janvier 12, 2015 dans La folle histoire de l’Univers, Vidéos

Bonjour à tous ! Je suis Florence Porcel, community manager officielle de l’Univers, et je vous souhaite la bienvenue dans le 44ème épisode de ce podcast.
Il est enregistré dans des circonstances un peu spéciales, en plein cœur des attentats à Paris, mais je veux vraiment poster cet épisode pour continuer à transmettre du savoir, des connaissances, de l’actualité qui fait rêver. C’est ma petite pierre à l’édifice d’un monde que j’essaye, à mon humble échelle, de rendre meilleure…
Donc ! Je vais vous parler de l’atterrissage historique de Philae sur la comète, d’avancées dans le domaine de l’exploration habitée, de la vie dans la Station Spatiale Internationale et d’un fabuleux court-métrage…

 

HISTORIQUE : PHILAE S’EST POSÉ SUR LA COMÈTE !
Et l’événement du moment est évidemment historique, puisque nous nous sommes posés pour la première fois sur une comète ! Et quand je dis nous, c’est certes l’humanité avec un artefact, mais aussi parce que c’est une mission européenne… Pour l’anecdote, la NASA a passé la journée du 12 novembre à expliquer aux internautes qu’elle n’y était pour rien dans cet exploit.
Mais revenons justement sur cette fameuse journée, riche en émotions et surtout en surprises… À la fois tout et rien s’est déroulé comme prévu, c’était des moments absolument dingues à vivre. D’ailleurs pour ma part j’étais à la Cité des Sciences avec le CNES et j’étais bien entourée puisque Bruce, de la chaîne e-penser et Sébastien du Collectif Conscience étaient là aussi pour qu’on puisse vivre cet événement tous ensemble… Et ça restera un souvenir trop génial.
Voici donc une petite rétrospective en images de ce qui s’est passé à 500 millions de kilomètres de la Terre ce jour-là…

Il était une fois, dans l’Univers, Rosetta et Philae. Leur mission fut conçue l’année de ma naissance, en 1983. Son financement arriva plus de 10 ans plus tard, en 1994, et c’est le 2 mars 2004 que la sonde Rosetta et l’atterrisseur Philae quittèrent notre jolie planète.
À ce moment-là, sur la Terre, Twitter n’existait pas encore et un jeune homme du nom de Mark Zuckerberg avait créé Facebook un mois auparavant.

Mais Rosetta et Philae filaient déjà dans l’espace et commençaient leur long périple. Les merveilleux ingénieurs et scientifiques de la Terre leur avaient calculé une trajectoire à peine croyable où elles purent profiter de l’assistance gravitationnelle des planètes pour se propulser à chaque fois plus loin et gagner à chaque fois plus de vitesse.

Pendant leur visite du système solaire intérieur, elles croisèrent des astres et envoyèrent des selfies à la Terre. Là par exemple, avec Mars. Et puis elles firent de drôles de rencontres, aussi. L’astéroïde Steins en forme de diamant en 2008, par exemple.

Et petit à petit, elles s’éloignèrent du Soleil pour mieux se rapprocher de la comète Chury, le but de leur voyage. Alors elles décidèrent de se reposer et commencèrent à hiberner dans le froid interplanétaire. En janvier 2014, presque 10 ans après leur départ, Rosetta se réveilla. Toute l’équipe sur Terre était très heureuse de la retrouver en pleine forme. Commencèrent alors les dernières étapes de leur périple avant la rencontre tant attendue avec la comète Chury. Il y eut des manœuvres à gogo, des séries de freinage à la pelle, et bien sûr… les premières images de la comète que les Terriens attendaient avec grande impatience. Quelle ne fut pas notre surprise alors que nous découvrîmes que Chury avait un double noyau et la forme d’un canard en plastique ! Ce fut un moment de sidération et d’excitation mêlées à la crainte que la mission ne se complexifie pour le petit Philae.

Mais comme la mise en orbite de Rosetta autour de la surprenante comète se déroula absolument sans accroc, on s’inquiéta sans excès. Et puis le grand jour arriva. Le 12 novembre, Philae dut se séparer de Rosetta après plus de 10 ans de vie commune et plus de 6 milliards de kilomètres parcourus. Certes, ça crée des liens, mais le petit Philae prit son indépendance avec une joie non dissimulée. Alors qu’il entamait sa descente vers Chury, il se retourna une dernière fois et pris une photo de Rosetta en guise d’adieu. Rosetta, de son côté, suivit d’un regard tendre le petit Philae… jusqu’à ce qu’il disparaisse.

Mais Philae était très excité par son aventure et commença à mitrailler Chury. Il prit un premier cliché… puis un deuxième à 40 mètres de la surface. Et enfin, à l’heure prévue et à l’endroit exact calculé par son équipe, Philae toucha pour la première fois le sol de la comète. En voici le son… Encore une fois…

Mais le filou Philae, qui ne s’était pas dégourdi les jambes depuis plus de 10 ans, décida de bloquer ses harpons qui l’auraient tout de suite cloué au sol. Il fit donc un rebond de 2 heures pour visiter Chury et ses sublimes paysages avant de se décider enfin à se poser définitivement. Mais comme il avait pris un peu trop d’élan, il rebondit encore et finit sa course de guingois contre une falaise. Nullement impressionné, le petit Philae, désormais premier artefact à se poser sur le sol d’une comète et définitivement entré dans l’Histoire, prit alors le premier cliché de sa nouvelle maison !

Mais bien décidé à faire une blague à Rosetta et aux Terriens tout là-bas, il resta bien caché de manière à ce qu’on respecte son intimité. À l’heure qu’il est, le filou Philae n’a toujours pas été retrouvé ! Confortablement installé malgré un de ses trois pieds en l’air, il mena à bien la plupart des expériences scientifiques pour lesquelles il avait été programmé. Puis, épuisé, et après avoir pris soin d’envoyer toutes les données précieuses à son équipe et s’être légèrement déplacé pour mieux capter la lumière du soleil à l’approche du gros astre, il s’endormit pour un repos bien mérité. Il pourra être réveillé mars prochain… Pendant ce temps-là, sur Terre, les scientifiques et les ingénieurs bouleversés se remirent de leurs émotions pour continuer à travailler sur la mission… Et voilà pour l’histoire de Philae ! Suite au prochain épisode…

 

UN TOUR DE LUNE CHINOIS

En Europe, on était tellement excité par l’atterrissage de Philae sur la comète qu’on a un peu éludé l’actualité spatiale du reste du monde… Et pourtant, il s’en est passé, des choses intéressantes ! Après s’être posés sur la Lune il y a maintenant 1 an avec Chang’E 3 et le Lapin de Jade, ils viennent d’en faire le tour avec Chang’E-5-T1… Ils ont décollé le 24 octobre dernier et le but de cette mission était de tester la rentrée dans l’atmosphère d’une capsule qui contiendra des échantillons lunaires prélevés lors d’une mission future… Chang’E-5-T1 était juste un test, en fait. Après 4 jours de voyage, elle a contourné la Lune à environ 13 000 kilomètres de distance – et elle en a profité pour prendre cette photo très très très impressionnante et très très très émouvante…

Elle a ensuite largué la capsule qui s’est posée comme prévu le 31 octobre en Mongolie… Toute cette mission est une réussite pour la Chine, qui rapportera donc un jour des échantillons lunaires, mais qui semble également préparer des futurs vols habités vers notre satellite – comme le montre ce montage publié sur le site Enjoy Space et qui compare Chang’E-5-T1 à leur capsule habitée… Rien d’officiel du côté chinois, cependant, mais on peut raisonnablement le penser étant donné leurs ambitions.

LE PREMIER TEST RÉUSSI DE LA CAPSULE AMÉRICAINE ORION

Il n’y a pas que la Chine qui a des ambitions de missions habitées ! Le 5 décembre dernier était un jour historique pour les Etats-Unis qui ont fait le premier pas vers une mission martienne habitée en testant leur nouvelle capsule Orion ! Elle a décollé de Cap Canaveral sans aucun problème et on a pu tout suivre en direct grâce à la web TV de la NASA qui a retransmis la mission. Tous les lanceurs sont équipés de caméras, maintenant, grâce auxquelles on peut regarder, en direct, donc, la Terre s’éloigner doucement… C’est toujours incroyablement émouvant… La capsule Orion a atteint 5800 kilomètres d’altitude, bien loin des 400 kilomètres de la Station Spatiale, elle a traversé deux fois la ceinture de Van Allen intérieure qui nous protège des vents solaires et des rayons cosmiques, puis elle est revenue vers la Terre. L’objectif était de tester le bouclier thermique, qui a donc très bien résisté à une température de 2200 degrés en entrant dans l’atmosphère, mais aussi l’ordinateur de bord et les parachutes. Evidemment, les scientifiques et les ingénieurs ont profité de ce vol de test – donc à vide, hein, il n’y avait pas d’astronautes dedans – pour y placer plus de 1000 capteurs qui ont transmis des données notamment sur les vibrations, le bruit, et la température. Orion servira à envoyer des hommes et des femmes sur la Lune sans doute, dans un premier temps, mais l’objectif visé est le voyage habité vers Mars.

 

Elle a amerri de manière très gracieuse dans le Pacifique après un vol qui s’est déroulé à la perfection… Bravo à la NASA pour cet exploit !!
Et comme tous les évènements liés à l’espace, je rappelle que c’est retransmis en direct sur Internet – je live-tweete quand je le peux, donc n’hésitez pas à me suivre sur Twitter si vous voulez suivre ça également en direct dans un coin de votre ordinateur ou de votre bureau…

WANDERERS
En attendant que des Américaines et des Américains voyagent vers la Lune ou Mars, je vous conseille très, très, très vivement d’aller regarder ce court-métrage qui est tout simplement le plus sublime que j’ai jamais vu.
Il s’appelle Wanderers, qui veut dire vagabonds, et il traite justement en moins de 4 minutes des voyages futurs de l’humanité dans le système solaire, sur la voix de Carl Sagan et avec les paysages les plus réalistes qu’il m’ait été donné de voir dans une fiction.
Il a beaucoup été partagé sur les réseaux sociaux, mais si vous ne l’avez pas vu, courez-y.
Je l’intégrerai évidemment dans le billet dédié à ce podcast sur mon blog et dans les liens sous la vidéo Youtube.

Wanderers – a short film by Erik Wernquist from Erik Wernquist on Vimeo.

Et puisqu’on est dans la culture, je vous conseille également à nouveau l’Exoconférence, le spectacle d’Alexandre Astier sur la question de la vie extraterrestre, qui est actuellement en tournée d’hiver et qui reprendra à partir de septembre prochain dans toute la France à nouveau. C’est passionnant, intelligent, drôle, et émouvant. Un beau spectacle d’un grand artiste – ne le manquez pas si vous pouvez vous l’offrir, il fait voyager presque autant que le court-métrage Wanderers…

ROMAIN CHARLES, DE MARS500 À MDRS147
Pour rester dans le thème du voyage… Je vais bientôt partir aux Etats-Unis pour simuler une mission sur Mars dans le désert de l’Utah, au sein de la 148ème équipe à se relayer dans la Mars Desert Research Station. Mais avant de vous en parler en détail, j’ai enfin pu rencontrer Romain Charles, le Français qui a fait partie de l’expérience Mars 500. Mars500, c’était une équipe de 6 hommes qui ont justement une mission vers Mars, aller-retour, pendant environ 500 jours. Et Romain fait également partie de l’équipe 147, celle juste avant nous dans l’Utah que nous allons relever, donc…
Autant de raisons pour lesquelles j’ai voulu lui poser tout plein de questions sur Mars500, sur son métier, sur son rapport à la communication dans le domaine du spatial sur les réseaux sociaux… Et il m’a fait l’honneur de me raconter une très jolie histoire qu’il n’avait jamais racontée publiquement jusqu’ici, ça concerne les mineurs chiliens qui étaient restés bloqués sous terre il y a quelques années de ça – je vous laisse écouter…

Et ce sera notre tour à partir du 24 janvier jusqu’au 8 février, donc. La Mars Desert Research Station, c’est un module d’habitation qui accueille des équipes depuis une petite quinzaine d’années pour recueillir le plus de données possibles pour préparer les futures missions habitées vers Mars. C’est géré par la Mars Society, une organisation internationale à but non lucratif, qui promeut l’exploration humaine de Mars et qui met en œuvre des tas de choses pour aller dans ce sens. Donc voilà, je fais partie de l’équipage 148 grâce à Lucie Poulet, notre commandant, dont je vous avais déjà parlé, et mon rôle sera de communiquer autour de la mission. Je posterai donc des nouvelles toujours sur notre blog, sur Twitter et sur les réseaux sociaux – mais en respectant toujours un décalage de 20 minutes pour respecter la simulation d’un vrai séjour sur Mars qui se trouve à environ 20 minutes-lumière de la Terre, donc.
Je ferai des photos, des vidéos, des billets bilingues, j’organiserai sans doute des petits évènements sur les réseaux sociaux… N’hésitez pas à suivre tout ça si ça vous intéresse, en tout cas moi j’ai vraiment hâte, ça va être beaucoup de travail mais je suis sûre que ça va être une expérience super fun aussi !!

FRIENDS IN SPACE
Et justement, en parlant d’interactions avec les réseaux sociaux, j’en viens au bidule 2.0 et à Samantha Cristoforetti, l’astronaute italienne actuellement dans l’ISS dont parlait Romain tout à l’heure…
On peut lui faire coucou grâce à une application : quand la Station passe au-dessus de nos têtes, il suffit de la « poker », en quelque sorte, elle peut nous répondre depuis l’espace.
Ça s’appelle « Friends In Space » et c’est aussi un réseau social entre passionnés du spatial qui ne durera que les 6 mois de sa mission.

L’IMPRESSION 3D DANS L’ESPACE : ÇA FONCTIONNE !
Restons dans la Station Spatiale avec l’image de cet épisode : il s’agit du premier objet imprimé en 3 dimensions dans l’espace ! C’est un rectangle en plastique blanc, avec un trou dans chaque coin du bas, et sur lequel est inscrit en lettres en relief « made in space, NASA ». Ce n’est pas juste un premier test pour rien puisqu’il s’agit d’une pièce de l’imprimante 3D – le but étant évidemment à terme qu’elles puissent se répliquer.

La chef de projet de la NASA, Niki Werkheiser, a d’ailleurs déclaré, je la cite : « Cette impression réussie est le premier pas vers la mise en place d’un véritable banc de fabrication extra-terrestre. Si demain nous utilisons des imprimantes 3D dans l’espace pour remplacer rapidement des pièces, la priorité est d’être capable de fabriquer l’imprimante elle-même. »
Imprimer des pièces de rechange pour des réparations et créer des nouvelles imprimantes, ça a l’air donc bien parti, mais le plus rigolo, c’est que la chef de projet avait précisé qu’il suffirait d’envoyer des objets par e-mail, désormais – et c’est chose faite, déjà !

Parce que si ce premier test a été rendu public le 25 novembre, les astronautes ont eu besoin d’une nouvelle manivelle en décembre et hop ! un mail de la NASA pour leur fournir le fichier de l’objet réalisé à l’aide d’un logiciel 3D et bim ! la manivelle toute neuve a été imprimée dans l’espace.
C’est trop cool, non ? Je trouve ça hyper cool, moi.

3 TWEETS POUR LA TERRE
Et je termine avec le tweet, ou plutôt les tweets puisqu’ils sont au nombre de trois… Ils ont été postés par Alexander Gerst le 8 novembre dernier depuis l’ISS également, et voici ce qu’ils disent…
Pour savoir que les humains peuvent vivre dans l’espace, il m’aura fallu 6 mois là-haut.
Pour réaliser à quel point la Terre est belle, il m’aura fallu une minute.
Et pour prendre conscience de la fragilité de notre petite planète bleue, je n’aurai eu besoin que d’un seul coup d’œil.

 

 

C’est la fin du 44ème épisode de la Folle histoire de l’Univers, merci beaucoup de l’avoir regardé ou écouté dans ces circonstances particulières – j’ai beaucoup de choses chouettes à vous signaler mais je n’ai pas trop le cœur de m’y attarder, alors je vous donne les infos un peu brutes, désolée pour ça.

D’abord le prochain mardi de l’espace aura lieu le 20 janvier au Café de Pont Neuf à Paris – l’entrée est libre mais c’est 6 euros la conso – et le thème sera le champ magnétique terrestre, j’y serai sans doute.

Autre date dans l’agenda, c’est Etienne Klein qui se produira sur la scène du théâtre du Rond-Point le 23 janvier à 18h30 pour parler du boson de Higgs – et pour le coup je ne pourrai pas y être parce que je serai dans l’avion en direction de l’Utah et je suis bien dégoûtée. Vous me raconterez…

Ça c’était pour les Parisiens – à tout le monde je conseille « Objectif Mars », un docu de France Culture vraiment très chouette auquel Romain Charles et moi-même avons participé – c’est d’ailleurs dans ce cadre que j’ai pu le rencontrer et lui poser toutes mes questions de tout à l’heure…

J’ai la joie immense de vous annoncer, non sans fierté, je vous avoue, la sortie du « Projet Mars », d’Andreas Eschbach aux éditions L’Atalante. C’est un roman qu’on peut lire à partir de 13 ans mais que j’ai dévoré malgré mon âge canonique, il est en 5 tomes, et j’ai écrit les préfaces des 4 premiers… Voilà, je suis vraiment folle de joie, j’ai hâte de les avoir entre mes mains, et vous me direz ce que vous en aurez pensé – sortie prévue le 22 janvier…

Je vous signale que grâce à des moyens techniques que j’ai enfin pu me procurer, je me suis lancée dans la vidéo où je parle de choses autrement qu’en voix-off, ça s’appelle les Perles du PAF, il y a déjà 4 épisodes, et j’espère que ça vous plaira !! Parce que j’ai d’autres projets de ce genre dans mes tiroirs que je compte bien mener à terme…

Je me suis également créé un compte Tipeee, je ne me sens pas trop de vous expliquer la démarche pour le moment mais j’y reviendrai au prochain épisode, vous saurez tout c’est promis… Dans tout les cas je remercie chaleureusement les 10 premiers tipeurs, merci à vous, vraiment…

Et merci également à tous ceux qui téléchargent ce podcast via iTunes, qui le regardent sur Youtube, n’hésitez pas à laisser des étoiles, des commentaires, à vous abonner à ma chaîne et la page Facebook du blog.

En cette année internationale de la lumière, je vous souhaite une merveilleuse année 2015 – je suis sûre, je suis persuadée, malgré tous les évènements récents, qu’elle sera belle, qu’elle nous offrira des moments magnifiques, et n’hésitez pas à partager vos connaissances autour de vous, c’est l’année de la lumière, pas de l’obscurantisme.
Je vous embrasse, prenez soin de vous et de notre planète, et n’oubliez pas, surtout, de rester le nez en l’air à ne rien faire…